JE PENSE, JE RESSENS, J’AGIS!

            Mes amis, il existe quelque chose de plus puissant que nous qui nous fait agir. La présence de cette Puissance nous fait ressentir que l’homme détient un très grand rôle.  Alors, permettez-moi de prendre quelques instants pour vous placer devant vos responsabilités, pour vous faire prendre conscience d’elles, comme chaque génération se doit le faire.  Souvenez-vous que vous êtes responsables de votre propre évolution, de celle de votre époque et de celle de votre progéniture.

            Tout dépend de vous tous et de chacun d’entre vous.  Si nous veillons tous à nous réaliser, il adviendra des merveilles.  Cependant, il faut se demander comment il peut être possible de percevoir ce qu’il y a de merveilleux à l’intérieur de nous si nous fixons toujours notre attention sur le monde extérieur.  C’est pour cela qu’il a été dit que, pour se réaliser, il faut entrer à l’intérieur de soi, où tout prend naissance, où TOUT EST.  En fait, par nos besoins et nos désirs, nous projetons à l’extérieur de nous ce que nous découvrons à l’intérieur de nous.

            Je ne pourrai jamais assez vous répéter que vos pensées et vos paroles sont de puissants instruments d’action.  Que vous le réalisiez dès maintenant ou que vous ne le réalisiez que plus tard, par vos pensées et vos paroles, vous détenez un pouvoir grandiose.  Mais à quoi peut-il servir si nous nous sentons obligés de souffrir et de trébucher pour évoluer?  N’empêche qu’il reste possible de changer le monde, notre monde, si nous prenons conscience des outils que nous possédons.  Car nous changerons le monde extérieur dans la mesure où nous changerons notre propre monde.

            Je vous crois capables de comprendre mes paroles et d’adopter l’idéologie que je vous propose, de la vivre pour vous transformer plutôt que pour transformer le monde extérieur.  Il dépend de vous que vous assumiez votre vie et cela, de la manière dont vous êtes prêts à la diriger maintenant.

            Je m’émerveille de voir l’écolier s’appliquer à son pupitre, mais j’aimerais mieux le voir consacrer ses énergies dans le chantier de l’apprentissage de la vie, où il apprendrait à vraiment vivre et à VIVRE PLEINEMENT.  Je concède que nous avons besoin d’apprendre des techniques, les moyens de bien agir.  Ainsi, il est important et précieux de passer un certain temps sur les bancs d’école, mais il importe autant de prendre conscience de la vie.  Si, dans notre vie, nous n’utilisons pas les acquisitions que nous faisons à l’école, à quoi sert d’y passer autant de temps?

            Je voudrais vous placer face à vous-mêmes.  Actuellement, vous êtes des jeunes qui découvrez la vie.  Mais lorsque, enfants, vous vous trouviez dans ce corps dans lequel vous pouviez à peine crier, vous représentiez la génération à venir et vous portiez toute une responsabilité en tant que petit paquet de vie.  Mais, maintenant, êtes-vous capables de vous voir remplir votre rôle dans la société dont vous faites partie, et avec tout l’amour que vous pouvez faire jaillir de la totalité de votre être?

            Essayez de vous imaginer dans ce rôle en considérant à quel titre la responsabilité vous en incombe, que vous le vouliez ou non.  Si vous acceptez ce rôle aujourd’hui, il vous deviendra plus facile de l’assumer demain;  si vous ne l’acceptez pas, alors, cela vous deviendra de plus en plus difficile.

            Je désire vous aider, je veux vous donner un équipement et un outillage précieux pour votre vie présente.  De quel outillage devez-vous prendre conscience dans ce moment des plus importants?  JE PENSE, JE RESSENS, JAGIS!  Vous devez d’abord savoir que VOUS PENSEZ, que vous avez le pouvoir de penser et de penser correctement.  Puis, vous devez savoir que VOUS RESSENTEZ de tout votre être.  Enfin, vous devez savoir que VOUS AGISSEZ, que vous avez le pouvoir d’agir et de réagir. 

            Pour moi, la vérité la plus importante, c’est que nous sommes les instruments et les prolongements d’un Pouvoir qui agit à travers nous.  Pouvez-vous imaginer pour un moment ce qui se produit si nous entravons ce Pouvoir qui agit à travers nous?  Pensez-y bien!

            Si vous vous attardez à y penser, vous concevrez que, aussi longtemps que vous permettez à l’énergie de passer librement à travers vous, vous pouvez surmonter n’importe quel état d’être.  Vous devez bien comprendre que tout ce que nous projetons dans cette vie, sur le plan physique et psychique, n’est que passager : l’enfance, l’adolescence, la maturité… tout passe.

            Vous devez tous passer à travers le stade de vie que vous avez atteint.  Et si vous agissez avec conscience, vous constaterez que la présente phase de votre vie peut vous apporter une grande et merveilleuse compréhension.  Il ne dépend que de vous de réfléchir ainsi.  Voilà toute une responsabilité, n’est-ce pas?  Mais vous ne devez pas vous en effrayer puisque vous avez le pouvoir de changer et de surmonter tout ce qui peut se présenter à vous afin de vivre plus pleinement et librement.  Lorsque nous acceptons que nous sommes les créateurs de nos états d’être et que nous prenons conscience de ce merveilleux PRIVILÈGE de pouvoir connaître et comprendre, nous savons que nous pouvons changer toute attitude et appliquer toute prise de conscience dans notre vie.

            Si vous voulez y réfléchir un peu, vous admettrez que la vie vous a toujours demandé d’offrir quelque chose que vous aimiez pour vous préparer à en recevoir une autre, encore plus grande.  Vous avez rarement dû donner plus pour recevoir moins ou moins pour recevoir plus.  Vous pourrez mieux comprendre cette vérité en méditant sur elle.

            Mes amis, la méditation représente un outil précieux.  Cependant, méditer, ce n’est pas réfléchir, c’est établir un état d’être.  Et, à mon avis, l’état d’être fondamental que nous devons établir consciemment, c’est celui de l’harmonie et de l’amour.

            Accepteriez-vous de vous joindre à moi quelques instants pour méditer afin de nous rendre conscient de l’état amoureux qui habite chacun de nous?  Laissons cet état merveilleux jaillir à travers nous. Dans votre esprit, imagez un tableau noir et, sur lui, écrivez le mot AMOUR.  Avant de le laisser s’effacer, attendez… et permettez-vous de ressentir cet AMOUR.

            Veillez à devenir amoureux du vent, du soleil, du sol, des arbres…  Cela requiert un petit effort : il suffit de s’asseoir et de ressentir que le plus GRAND AMOUREUX qui soit a créé toutes choses.  Alors, si ce Grand Amoureux nous a tout donné, ne pensez-vous pas que nous devrions nous appliquer à prendre davantage conscience de ce grand AMOUR dans les manifestations qui nous entourent?

            D’après moi, c’est la meilleure technique que je puisse vous donner pour vous aider à comprendre que le monde dans lequel nous vivons est amoureux de nous.  En retour, devenez amoureux de lui et, je vous l’assure, vous verrez vos problèmes disparaître.

      Laissez-moi vous donner ma conception de l’état amoureux : être amoureux, c’est être patient, tolérant, infiniment compréhensif, c’est tendre une oreille pour vraiment écouter quand un autre veut vous parler, c’est prendre conscience qu’il faut se taire pour permettre à l’autre de s’exprimer.  Ces attitudes sont des actes amoureux.  Nous pouvons nous affirmer avec ferme conviction que la Voie que nous avons choisie est celle de l’amour et que nous sommes libres de l’exprimer et de la vivre.

             Mes amis, pour en arriver là, il faut savoir comment se pardonner.

           On entend souvent ce mot pardonner.  Et je crois que ce qu’il y a de plus difficile, c’est de savoir le faire et comment le faire.  Laissez-moi vous proposer un petit moyen : admettez que tout est éphémère et vous réaliserez que, dans l’ordre de la compréhension, l’erreur que vous avez commise était normale et nécessaire.  Dans cet état d’esprit, vous gagnez le pouvoir de pardonner à l’instant même.  Et vous pouvez aller de l’avant, sans complexe de culpabilité, gardant la liberté de vivre amoureusement.

            Lorsque nous faisons une erreur de jugement, nous devons nous pardonner, en accepter les conséquences et corriger notre attitude mentale.  Voici un exemple pour illustrer ma pensée : si vous avez échappé un verre de lait sur le tapis, une fois que c’est fait, pouvez-vous y changer quelque chose en criant, en pleurant et en vous culpabilisant?  Non.  Vous devez vous pardonner cet impair et prendre les moyens pour nettoyer le tapis au meilleur de vos connaissances.  N’est-ce pas que c’est simple?

            C’est par manque de connaissance, d’attention ou de jugement que nous commettons des erreurs.  En y repensant, vous pouvez découvrir pourquoi vous l’avez commise et comprendre que vous ne vous y êtes pas pris de la bonne manière.  Ainsi, en acceptant les conséquences de votre geste, vous surmontez votre état d’être en amendant votre conduite.

             Mes amis, les erreurs ont quelque chose de salutaire tant que nous nous en servons pour grandir.  Ceux qui ne passent pas aux actes, de peur d’en commettre, retardent grandement leur évolution.  Mieux vaut agir en s’exposant à commettre cinquante erreurs par jour que de ne rien faire, retenu par la peur.

            La loi de l’échange régit tout cet univers, toute cette vie.  De quoi retourne cette merveilleuse loi?  Prenons un exemple : en ce moment, vous êtes les enfants de vos parents.  Il vous est sûrement arrivé de penser que vos parents sont gauches et maladroits ou qu’ils sont peccables.  Mais je peux vous assurer sincèrement que nous, les adultes, nous avons perçu nos parents et nos enseignants de la même manière.  Chacun perçoit les autres selon ce qu’il est lui-même.  Et je constate que cette habitude se transmet d’une génération à l’autre.

           Pour l’instant, nous ne pouvons pas remettre à nos parents tout ce qu’ils nous ont transmis, mais l’échange devra se poursuivre par les efforts que nous ferons pour redonner l’équivalent à nos propres enfants et à ceux qui nous entourent.  C’est ainsi que nous pouvons le mieux comprendre la loi de l’échange et que nous pouvons au mieux apprécier les efforts de ceux qui nous ont précédés.

            Mes amis, je vous demande de nouveau de mettre en pratique ma technique amoureuse le plus souvent qu’il vous est possible de le faire.  Arrêtez-vous de temps à autre pour contempler la création amoureuse qui vous entoure.  Vous découvrirez cet état en vous et vous ressentirez une force et une puissance qui vous permettront de surmonter n’importe quelle difficulté!

            Tentez l’expérience!

           Commencez toujours par vous pardonner, pour pardonner ensuite à ceux qui, autour de vous, essaient de vous donner quelque chose autrement que vous aimeriez le recevoir.  Devenez conscients de ce fait, intégrez-le dans votre mode de vie et je suis assuré que vous n’aurez jamais de motif à le regretter.  Même si tout semble contrarier votre pensée, voyez des êtres amoureux dans les frères et les sœurs humains qui vous entourent.

            Voyez, le Grand Amoureux se tient là et il vous aide!

            Quand je parle du Grand Amoureux, je parle de Dieu qui se manifeste à travers chacun de nous.  Croyez-vous en cette réalité?  Peut-on se permettre de l’ignorer à cause de certains êtres qui empêchent Dieu d’agir librement en eux?

         Voyez-vous, j’ai appris qu’il n’existe pas un acte, pas un geste que pose la nature ou l’homme qui soient complètement dépourvus d’amour.  C’est peut-être difficile à accepter, mais si la Source elle-même est amoureuse, tout ce qui en émane doit l’être aussi.  Et, même si les manifestations amoureuses ne se traduisent pas toujours totalement et parfaitement, nient-elles l’Amour qui est en tout?  L’Amour est là!  Laissons-le s’exprimer à travers nous.  En nous faisant vraiment conscients du moment présent, nous découvrons que tout provient de cette Source, de cette Puissance, de cette Présence.  Alors, nous comprenons que l’Amour EST et que nul ne peut le déformer.

            Au lieu de dire qu’il faut faire mal pour guérir, nous devrions dire qu’il faut devenir conscient pour guérir.  Voilà qui est différent.  Si je trébuche et me casse la figure, c’est en me relevant, non en restant au sol, que je verrai l’état amoureux se relever aussi.  L’interprétation de la réalité devient tout à fait différente, n’est-ce pas?

            Mes amis, cet état amoureux ne participe pas d’une histoire ou d’un conte : il existe réellement, et nous pouvons en voir toutes les manifestations.  Lorsque nous disons que la nature se donne à sa nature, c’est tout aussi vrai.  L’Amour EST.  Les formes peuvent se donner, se redonner et changer, mais l’Amour demeure.  C’est ainsi que nous voyons l’Unité, plutôt que la division, et que nous comprenons mieux notre origine amoureuse.  Mais, pour y parvenir, nous devons laisser cet Amour circuler à travers nous.

            Un jour, on m’a posé cette question que je vous soumets à mon tour : «Quelle serait la pire chose qui puisse vous arriver?»  Pour ma part, je ne le sais pas, parce qu’elle ne m’est pas encore arrivée.  Mes amis, constatez les états d’être que nous pouvons nous créer à partir d’une question de ce genre.  Si nous vivions chaque instant de notre vie dans l’état amoureux, pensez-vous que nous pourrions sombrer dans le malheur aussi souvent?  Supposez que, un bon matin, je vous dise : «Aujourd’hui, c’est votre dernière journée à vivre dans cette forme physique.»  Comment réagiriez-vous?  Quelle serait la première chose que vous feriez?  Attendriez-vous assis que la journée se passe?  Sûrement pas.  Mais pouvez-vous faire autrement que de vivre chaque journée, d’instant en instant?

            Au lever, essayez de vous imaginer que vous entrez dans une journée complètement nouvelle!  Alors, vous devez la vivre complètement car, le soir, vous mourez pour vous réveiller, le lendemain, gratifié d’une vie encore toute neuve!  N’est-ce pas une réalité emballante que je vous présente?  L’une des plus grandes et des plus belles réalités, c’est de vivre constamment dans l’instant présent.  C’est beau de souhaiter vivre mille ans, mais, pour y parvenir, il faut commencer par vivre maintenant, ici.

             Si nous prenons une fleur dans notre main et que nous la trouvons belle, voyons-nous vraiment sa beauté?  Réalisons-nous vraiment son aspect merveilleux?  Allez cueillir une fleur et regardez-la bien : observez sa forme, sa couleur, sa nature belle et délicate.  Comment pouvez-vous penser que le Créateur, qui a conçu de si belles et grandes choses dans la nature, ne vous en ait pas donné de plus belles et de plus merveilleuses?  Veuillez croire que si un être plus grand que nous pouvait nous prendre dans sa main, il ne pourrait que s’exclamer : «Quelle beauté!  Quelle beauté au-delà des merveilles!»

            Le Yoga nous demande de ne pas nous arrêter à la surface des choses.  Il nous invite à plonger pour voir ce qui existe vraiment dans cette vie.  Quand nous nous regardons agir, entre gars et filles, nous constatons que les comportements de nos semblables varient, d’où nous passons nos commentaires.  Mais percevons-nous la merveille qui se cache à l’intérieur de ces êtres?  Que retenons-nous de ces petits corps physiques qui abritent tout un mécanisme, tout un univers?  Pourquoi cherchons-nous à découvrir l’univers par l’extérieur quand il est tellement plus grand par l’intérieur?  Voyez-vous, mes amis, l’homme de science a voulu connaître l’air qui l’entoure, le vaincre, il l’a vaincu.  Il voulait connaître la terre, il l’a connue.  Il voulait connaître le feu, il en a fait l’expérience.  Mais pourquoi est-il dit : «Homme, connais-toi toi-même»?  Parce que l’homme se cherche encore, est encore en voie de se découvrir lui-même.

          Comment se fait-il que l’homme semble connaître tout ce qui l’entoure sans se connaître l’homme lui-même?  Imaginez : actuellement, l’homme n’utilise que cinq pour cent de ses capacités.  Alors, qu’en serait-il et que serait le monde s’il en utilisait cinq pour cent de plus?  Mes amis, avec vous, j’essaie de développer le centre merveilleux qui vous permettrait d’atteindre le dix pour cent.  Et ce centre, c’est le CENTRE AMOUREUX.

            En ce moment, l’homme a fort bien développé son centre physique et son centre de la sexualité et de la procréation.  Mais, si je pouvais vous aider à les intégrer au centre amoureux, un centre supérieur, imaginez ce que vous pourriez réaliser!  Le centre de la procréation ne sert pas seulement à perpétuer la forme humaine, il fournit aussi la force et la puissance créatrices que nous exprimons à travers les arts et la science.  Supprimez ce centre de l’homme et il s’abaisse au-dessous de la bête la plus féroce.  Et ce n’est pas encore tout à fait vrai puisque, dépourvue de son centre de procréation, la bête peut faire quelque chose alors que, sans lui, l’homme ne peut rien faire, devenant dénaturé dans tous les sens du mot.

       Joignez les énergies du centre sexuel à celui du centre amoureux et vous ressentirez un tout autre état d’être.  Au lieu d’accomplir les choses banalement, nous nous donnerions à tout de toute notre âme, de tout notre être.  Quelle différence!  Au lieu de créer des choses qui ne nous accommodent qu’un certain temps, pour nous détruire par la suite, nous en créerions qui nous serviraient pour longtemps, parce que nous les aurions pensées dans l’Amour. 

           Permettez-moi un petit conseil : vivez pleinement et amoureusement votre vie.  Laissez chacune de vos pensées s’imprégner d’Amour avant de l’émettre à l’extérieur de vous.  Pensez-y sérieusement et vous verrez que le jeu en vaut la chandelle.  Si je vois mon voisin faire des choses qui me dérangent, je me rappelle que c’est un être, une entité, et je le laisse agir selon son besoin de se connaître lui-même;  je le laisse s’exprimer de la manière qu’il veut le faire;  je l’accepte amoureusement.

           De nos jours, si nous sommes aussi impatients et intolérants, c’est que nous ne concevons qu’une façon formelle d’agir.  Chacun de nous doit prendre conscience de son état amoureux et agir dans cet état rempli de respect.  Sachons agir sans sortir des cadres.  Au contraire, apprenons à agir à l’intérieur des cadres que nous avons choisis.  Lorsqu’une personne croit nécessaire de s’exprimer d’une façon plutôt que d’une autre, nous la trouvons souvent bizarre ou gauche.  Mais est-ce là témoigner de patience et d’acceptation?  C’est dans ce processus d’adaptation que nous devons appliquer notre patience et notre acceptation.  Soyez assurés que si ceux qui ont parcouru la Voie de la recherche ne se penchaient pas sur ceux qui ne l’ont pas complétée, la lumière ne jaillirait pas souvent.  Celui qui applique la tolérance peut comprendre qu’un autre agisse à sa façon parce qu’il respecte l’expression de sa propre individualité.

            Dans l’univers, pas une chose n’est pareille à une autre.  Toutes se ressemblent, mais présentent les différences de leur unicité.  Il n’existe pas deux manières de penser identiques.  Bien que nous utilisions tous le même outillage, nous le faisons différemment, conformément à notre niveau de conscience et de connaissance.

         Un jour, nous pourrons communiquer différemment, sans possibilité d’erreur.  S’il existe présentement des aspects améliorables, c’est que nous ne comprenons pas le sens de la communication.  Par exemple, la parole représente un moyen de communication merveilleux dans la mesure que nous nous en servons de façon constructive.  Imaginons que, ici, alors que nous sommes très calmes, nous entendions soudainement un cri de terreur.  Devrions-nous dire que ce cri provient d’une personne prise de peur?  Nous le ressentirions immédiatement sans poser la moindre question, n’est-ce pas?

          Par cet exemple, vous pouvez constater qu’il existe, entre nous, des moyens de communication qui nous informent immédiatement de son objet.  Si nous approchons une personne très amoureuse, nous le ressentons, nous n’avons pas besoin de nous questionner sur son état.  À ce moment-là, il s’établit une communication sans faille parce qu’elle comporte la confiance, la patience, l’acceptation…  Il se produit une communication directe.   

 

Janaka-anandâ © 1980-2014 Yogi Inn, Vermont, USA.

                      

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