L’ORDRE, FONDEMENT DE L’HARMONIE

Le Créateur a conçu la Pyramide cosmique qui désigne la Hiérarchie des êtres, le Grand Architecte de l’Univers trônant seul au sommet ou à la pointe.  Car il a été dit : «…Dieu a ordonné, et tout a existé».  Cette citation partielle révèle que Dieu est le Principe de l’Ordre et détient le Pouvoir de tout ordonner.  Il aide à comprendre le sens de l’Ordre, la Première Loi du Ciel, qui se définit comme le Principe cosmique qui détermine la normalité inévitable, naturelle et coutumière dans tous les Univers, conformément au Plan créateur de Dieu, supportée par la Causalité et la Finalité cosmiques.  Ce Principe spirituel établit rigoureusement le rôle, le rang, la place, la position, l’arrangement, la disposition, l’organisation, la méthode et le processus de tout ce qui est, d’où, au-delà des apparences, rien ne peut se produire au hasard ou par erreur.  Ainsi, toute chose détient une raison d’être, et il appartient à tout être conscient d’en tirer la meilleure leçon évolutive et d’en faire le meilleur usage.  En concevant son Idée créatrice, Dieu a décidé de tout, il a tout préparé et disposé selon sa Volonté, dans l’infini du Cosmos, ce qui élimine toute notion de fantaisie, de caprice, de privilège, de favoritisme, de partialité, de prodige, de sort.  Car, dans les Univers où elles peuvent s’exercer, Dieu a également prévu la marge de sa Grâce et la Liberté.

L’Ordre désigne le Principe cosmique qui agence tout, à tous les niveaux de l’existence, dans un système parfaitement régulier, cohérent et intelligible, selon une progression hiérarchique et synarchique qui soumet naturellement l’inférieur au supérieur.  Dans la perspective inéluctableordre-planetaire et irrécusable de l’Unité, il assigne à chaque être sa place, sa position, son tonus vibratoire, son rôle fonctionnel, conformément à la dynamique du Principe de l’Évolution.  Autrement dit, au sens évolutif, tout Pouvoir est conféré selon le degré de Savoir.  Dans le Système cosmique, le Ciel ne peut pas être pris d’assaut.  Cette maxime mystique illustre que l’Évolution ne se produit pas par la seule détermination de la volonté à s’arroger par la force un état d’être ou un pouvoir.  Le Principe de l’Ordre révèle l’Unité du Multiple dans la Conscience de Dieu.  Il établit progressivement tous les êtres dans l’Échelle évolutive, du plus petit au plus grand, du plus inachevé au plus complet, du moins évolué au plus évolué, dans un état de conformité parfaite à la Loi unique.  Il détermine le degré de compatibilité et de complémentarité des divers éléments du Cosmos tout entier.

Dans le Cosmos, tout répond au Déterminisme absolu de la Cause première, qui voit à ce que rien ne se produise sans cause et à ce que tout effet corresponde rigoureusement à sa cause.  Ainsi, nulle part la moindre réalité ne peut se produire dans l’arbitraire.  Ici, le mot «déterminisme» n’implique pas que tout soit prévu à l’avance dans les moindres détails.  Il précise plutôt que tout arrive conformément à un Plan inéluctable qui ne peut échouer dans sa Finalité ultime.  Ce mot n’ouvre donc pas la porte aux notions de «sort», de «destinée», de «prédestination», de «fortune» ou de «fatalité».  Le mot «Dieu» évoque une Perfection idéale ou achevée, mais le mot «Créateur» évoque une Perfection qui se fait et se découvre conformément au Principe évolutif.  Ainsi, Dieu est à la fois l’Être-Un éternel, immuable et parfait, «Celui Qui Est Ce Qu’Il Est» de toute éternité et l’Être-Un qui se morcelle ou se multiplie apparemment, qui se contemple et se découvre progressivement dans l’Unité.  En même temps, Dieu sait tout de lui-même et découvre peu à peu qui il est dans toutes ses parties.  Ces deux notions fusionnent et se réconcilient dans l’expression qu’il est «la Source éternelle» ou «le Moteur immuable (non mu) qui meut tout».  Ainsi, l’Ordre désigne la rectitude de la Pensée divine, consacrée à la Gloire de Dieu, telle qu’elle est contenue dans la Loi divine.

Au plan individuel, le Principe de l’Ordre requiert de chaque être qu’il découvre qu’il est irremplaçable dans l’Économie cosmique et qu’il est doté d’un rôle fonctionnel à l’intérieur du Plan divin :  dans l’Ordre ancien, qui précédait l’Ère de l’Ascension, il avait reçu une «mission cosmique», celle de se connaître parfaitement lui-même, à l’intérieur de lui-même, au fil de ses expériences en incarnation, et un «service humanitaire», celui de partager ses découvertes avec ses semblables, d’aider ses semblables et d’assister sa planète d’accueil et les créatures des règnes inférieurs au sien dans leur évolution. Il réussira d’autant mieux qu’il vivra dans l’ordre, la méthode et la discipline et qu’il saura affirmer : «Centré sur le moment présent, Je Suis toujours au bon endroit, pour vivre la meilleure expérience évolutive, au moment le plus opportun, toujours comblé de toutes les connaissances et de tous les moyens parfaits dont j’ai besoin et Je m’investis toujours au meilleur de ma compréhension et des moyens que je détiens dans l’immédiat.»  Encore doit-il comprendre, au-delà des apparences, la différence entre la perfection du moment et la Perfection des perfections à laquelle il est ultimement appelé au terme de son périple évolutif.

Tout être humain doit connaître son But ultime.  Cet Idéal suprême consiste à prendre complètement  conscience du fait qu’il est un Fils de Dieu parfait, dans son Essence et sa Nature originelles, conçu qu’il a été, à l’Image et à la ressemblance de son Créateur.  Mais il a choisi d’obnubiler temporairement ce souvenir, en s’incarnant dans la densité et la dualité, pour écarter toute distraction dans sa quête d’évolution spirituelle.  Mais il doit savoir que cette Perfection lui est déjà acquise, qu’elle n’est pas à faire, mais qu’il n’a qu’à la redécouvrir, au gré de ses expériences, en activant ses potentiels latents de co-créateur.  C’est cette redécouverte qui mène à ce qu’on appelle diversement la Maîtrise totale, l’Illumination suprême, la Libération ultime (ou transcendantale), l’Affranchissement final, le Jugement dernier, la Réintégration dans la Source, le Retour au Père (ou au Royaume), la Réintégration dans le Paradis, l’Entrée dans le Nirvana (ou le Néant primordial), l’Assomption au Ciel ou l’Ascension personnelle.

Conformément au Principe de l’Ordre, l’être humain n’est pas appelé à tenter de s’édifier un paradis artificiel dans la matière, mais à s’accomplir dans la Lumière de Vie.  Aussi devrait-il déterminer ses priorités et ses objectifs en conséquence de cette perspective ultime.  Il devrait déterminer ses choix par rapport à son Destin éternel et consacrer toutes ses énergies, d’instant en instant, à réaliser son plan de vie.  A chaque incarnation, chacun se fixe un plan de vie déterminant la part du Plan cosmique qu’il lui incombe de réaliser ou de manifester, assisté des Maîtres du Destin.  Voilà ce qui le rend précieux au regard du Créateur et ce qui en fait un être irremplaçable, unique, original, rare.  Aussi doit-il exécuter ce mandat, qui exprime pour lui la Volonté de Dieu, au lieu de vivre par procuration ou par personne interposée.  Il devrait orienter toutes ses expériences en ce sens, donc tous ses choix, toutes ses activités et toutes ses recherches, à chaque instant.

Voilà comment cet Ange déguisé, qu’est l’être humain, peut réintégrer l’Ordre cosmique et s’y maintenir.  Cela s’appelle «servir Dieu dans l’amour et la dévotion», accomplir son devoir d’état ou répondre à son engagement spirituel.  Ainsi, au terme de son expérience évolutive personnelle, pourra-t-il fusionner en lui le Ciel et la Terre ou l’Essence et la Matière, redécouvrant le Dieu-Homme qu’il est de toute éternité.  Il y arrivera d’autant plus rapidement qu’il cheminera avec Dieu, le choisissant comme son Roc solide ou son Fondement ferme et stable.

La portée concrète de la loi de l’Ordre

 

  1. S’abandonner avec confiance à Dieu, conscient qu’il pourvoira généreusement à tous ses besoins réels (qui ne correspondent pas forcément à ses attentes capricieuses et fantaisistes) dans la réceptivité, mais sans passivité, pour devenir attentif et vigilant en regard de l’occasion favorable et du moment opportun d’agir, pour progresser sans cesse.
  2. Accepter la nécessité de développer progressivement tous ses potentiels, conformément à la loi des cycles et de son rythme personnel, sans jamais chercher de raccourci sur la voie évolutive.
  3. Vivre dans l’instant présente dans un esprit de continuité entre le passé et l’avenir, mais sans ressasser son passé désuet ni se projeter vainement dans le futur. Plutôt profiter de son présent, s’éclairant du passé pour mieux orienter l’avenir.
  4. Veiller à changer ce que l’on peut dans sa situation actuelle s’adaptant et s’en remettant à Dieu pour le reste, conscient que son degré de frustration, dans l’expérience, témoigne de son degré de résistance à la vie.
  5. Toujours éviter de prendre plus qu’on n’a besoin ou de prendre plus qu’on ne peut immédiatement employer, donc éviter de se faire des réserves stériles, du fait que l’économie attire la pénurie et que la réserve constitue un doute face aux possibilités de Dieu de pourvoir à son présent.
  6. Accepter de ne pas recevoir ce que l’on demande si cela doit constituer une erreur de choix ou une entrave à son évolution.
  7. Évaluer toute chose dans sa juste perspective, dans une adéquation au réel, en considérant tout comme un moyen d’apprentissage et d’expérience, ne subordonnant jamais la fin aux moyens que l’on obtient, tirant toujours de toute situation et de toute circonstance une leçon salutaire.
  8. Accepter tout ce que Dieu donne, mais se satisfaire de ne rien posséder s’il en décide ainsi, comprenant que s’il tarde à répondre, c’est une bénédiction qu’il donne, sachant que ce qui est demandé pourrait distraire de son but.
  9. Accepter que Dieu enlève de sa vie tout ce qui constitue un faux moyen ou écarte toute personne qui pourrait agir dans son environnement comme un ennemi déguisé qui tente subrepticement d’écarter de sa véritable voie.
  10. Accepter les résultats de ses œuvres au lieu d’en désirer d’autres, sachant qu’en obtenant des résultats différents, on pourrait se détourner de sa route. Comprendre que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs que chez soi.
  11. Savoir apprécier et employer ce que l’on possède déjà pour se montrer digne de recevoir davantage.
  12. Accepter ses limites temporaires sans pour autant les concevoir comme permanentes. Faire les proclamations utiles (claires, nettes, précises, vivantes, convaincues) pour s’en sortir, attendant leur manifestation dans l’ordre et l’harmonie, à travers le temps et l’espace, au moment opportun.
  13. Accepter les privations nécessaires (renoncement) pour désencombrer sa conscience.
  14. Accepter de ne plus vivre et de ne plus faire ou de continuer à vivre et à faire selon que Dieu en décide, sachant qu’il appelle alors à développer une nouvelle compétence ou à approfondir une compétence qu’on explore en soi. Accepter même de faire une chose qui pourrait déranger son bien-être ou contrarier sa conscience si tel est le vœu de Dieu, confiant qu’on y explorera un nouveau potentiel utile.
  15. Ne rien réprimer, supprimer, contraindre de ce qui est essentiel à la nature. Donc, voir à combler tous ses besoins légitimes et tous ses désirs licites, satisfaisant tous les besoins naturels de son corps, de ses sens, de son mental, sans provocation artificielle, sans complaisance ni ostentation.  La volonté ne doit jamais tenter de contraindre la Nature.
  16. Développer en harmonie les trois dimensions de son être: soumettre le corps et l’âme à leur Maître commun, l’Esprit divin en soi.
  17. Vivre constamment dans la conscience de son but ultime et lui subordonner tous ses autres moyens (Réalisation totale, Accomplissement suprême, Maîtrise parfaite), au lieu de se laisser dériver sur le courant de la vie et de répondre à la mentalité grégaire. Ce qui est folie aux yeux des hommes est souvent sagesse aux yeux de Dieu, mais sûrement, ce qui est sagesse aux yeux de Dieu est souvent considéré comme folie aux yeux de la masse.
  18. Vivre ce qui est à vivre au lieu de chercher à vivre ce que l’on croit être à vivre, même si cela répugne à son esprit routinier ou à sa conscience morale.
  19. Accepter de changer progressivement selon les lois de l’Évolution, non dans la révolution, qui n’apporte jamais rien de stable, de valable et de permanent. Ne pas chercher à entraver l’ordre de la Nature ni à interrompre le cours normal des événements.  Toute décision hâtive et soudaine contrevient à l’établissement des nouvelles conditions souhaitées, entraînant de la tension et des retards à cause de la résistance et de la confusion.
  20. Ne faire qu’une chose à la fois, bien la faire et la mener à terme. Ne jamais remettre au lendemain, mais passer à l’action immédiate, profitant du meilleur tonus énergétique.
  21. Œuvrer avec assurance, confiance et détermination, plein d’ardeur, d’audace et de courage, sans jamais de témérité ni de provocation.
  22. Poursuivre des recherches pour connaître son biorythme propre, les cycles naturels, comme son propre ­rythme de croisière.
  23. Toujours œuvrer pour plaire à Dieu sans attachement (désir de récompense, attentes personnelles, désir de profit, désir de profiter du fruit de ses œuvres) ni aversion (refus de ce qui doit venir, acceptation, adaptation, indulgence, tolérance, compréhension).
  24. S’investir en tout avec endurance, supportant joyeusement et patiemment les difficultés et les contrariétés, sachant canaliser son ressentiment.
  25. Considérer tout ce qui arrive avec équanimité et sérénité, acceptant la répercussion agréable ou désagréable de ses actes, sachant se remettre en question et opérer les changements nécessaires pour parvenir à ses fins.
  26. Agir de façon responsable, acceptant la nécessité de compenser pour ses torts, de s’amender de ses erreurs, avec ferme propos de ne pas les répéter indûment, pour réintégrer l’ordre et l’harmonie. Ne jamais chercher de bouc émissaire ou de justifications fictives à ses travers, se percevant comme le sujet de ses actes et l’objet de toutes ses conséquences.
  27. Garder sa place en toute circonstance en respectant l’espace psychique des autres et en faisant respecter le sien, refusant toujours d’interférer dans la vie des autres pour mieux s’occuper de ses propres affaires.
  28. Apprendre à placer le Bien cosmique au-dessus du bien collectif et à équilibrer les ressorts du bien collectif et de son bien personnel.
  29. Refuser de monopoliser les biens ou d’accaparer les gens au point de souffrir de leur perte, de leur absence ou de leur séparation, reconnaissant que nul n’est propriétaire de ce qu’il possède, n’en étant que le régent ou l’intendant temporaire.
  30. Refuser d’encombrer sa vie de biens inutiles ou son mental de connaissances stériles (intellectualisme gratuit, spéculation vaine, érudition mal comprise, froide cérébralité).  Tout ce qui est utile, c’est l’expérience intime.  Éviter de construire sur des cadavres (éléments désuets, rétrogrades, anachroniques, archaïques, involutifs).
  31. Éviter de construire sur le sable mouvant de ses croyances, hypothèses, interprétations, préjugés sans fondement, qui ne conduisent qu’à l’illusion, à la superstition, à l’à-peu-près et à la peur.
  32. Refuser de se sentir redevable de quoi que ce soit, mais exprimer une profonde gratitude pour tout ce qui vient, comme cela vient.
  33. Cesser de se méprendre sur son identité véritable: l’homme n’est ni homme ni Dieu, il est Dieu- homme.
  34. Éviter de rabaisser Dieu à sa mesure, mais préférer s’élever à sa stature pour toujours lui ressembler davantage.
  35. Croire constamment à sa dignité innée, refusant de se laisser inféoder, inférioriser, culpabiliser décourager, déstabiliser, déprimer ou abattre, refusant toute influence externe indue. Éviter de nourrir les projets des autres dans l’émulation, la concurrence, la rivalité, l’immixtion, mais affirmer son indépendance et son autonomie par son unicité et sa rareté, dans une expression originale de soi.  S’accepter inconditionnellement comme on est et se réconcilier avec la vie.
  36. Agir sans se préoccuper du résultat, sachant adapter ses techniques aux fins qu’on poursuit.
  37. Accepter le monde comme il est et tel qu’il est. Accepter la réalité pour ce qu’elle est, une manifestation transitoire et éphémère.  Rester d’actualité en s’ouvrant à la nouveauté et au changement.
  38. Refuser de présumer de ses forces et de ses aptitudes pour éviter de succomber à la témérité, à la performance, à l’activisme, à la contention, aboutissant au surmenage et à l’épuisement ou aux accidents de parcours.
  39. Voir le bien progresser en tout et partout, puisque tout évolue vers le mieux.
  40. Respecter la loi du Juste Milieu (un peu de tout sans abus), évitant les extrêmes qui perturbent l’harmonie et entraînent dans la confusion.
  41. Savoir réprimer les désirs inutiles qui entraînent dans le cercle vicieux de la quête du plaisir et de la concupiscence. Les sens sont tyranniques, demandant toujours plus, liant toujours davantage à la matière.
  42. Savoir qui aider, à qui donner et comment le faire, pour ne pas déranger les consciences ni transgresser la loi de la Justice immanente. Intervenir quand on a l’autorité et la compétence, non par vanité, par amour-propre, par prétention.
  43. Toujours produire des actes de pure bonté et de véritable bienveillance, pour rester évolutif, sans complaisance ni lâcheté. Même dans la critique et les sanctions nécessaires, conserver des intentions constructives.
  44. Savoir reconnaître ses besoins et faire appel à l’aide auprès des bonnes personnes, si besoin est, sans se retrancher derrière sa fierté et sa vanité. Demander de l’aide simplement, sans étalage inutile, sans complaisance dans le mal, sans apitoiement sur son sort, sans exposer ses misères.
  45. Éviter de résister au mal. Laisser à Dieu le soin d’abolir le mal, à moins qu’il ne soit de sa responsabilité de défendre une digne cause.
  46. Apprendre à bien discerner entre les contraires (bien et mal, essentiel et accessoire, utile et inutile, important et dérisoire, etc.) Et à toujours choisir la meilleure part.  Respecter les lois et les principes cosmiques plutôt que les préceptes d’une morale étriquée et sclérosante.
  47. Apprendre à penser merveille, à ressentir l’émerveillement et à agir de façon merveilleuse dans toutes ses entreprises, retrouvant l’esprit d’enfance, non le puérilisme et l’infantilisme.
  48. Percevoir sans cesse la vie comme un grand jeu amoureux, ce qu’elle est effectivement. Savoir lire, derrière les apparences, la conscience qui s’affermit sans cesse par l’évolution de la Lumière de Vie.  Concevoir la vie comme un champ d’expérience transitoire pour sonder l’infini.  Avancer toujours sereinement contre vents et marées.
  49. Concevoir toute difficulté comme une occasion de développer un nouveau potentiel et de l’affermir complètement, non comme une situation d’échec ou une malédiction. Toute difficulté est en soi une bénédiction pour qui sait y lire l’appel évolutif de la vie.
  50. Toujours s’investir de façon réaliste, pratique et pragmatique, alliant parfaitement l’intuition (support de la sagesse) et l’imagination (support de l’intelligence), subordonnant la dernière à la première, pour accomplir, en soi, le Mariage du Ciel et de la Terre et ainsi répondre à la dynamique de l’Ordre absolu.

La loi de l’Ordre fonde celle de l’Harmonie

 

N’étonne-t-il pas que, dans la Grèce antique, Harmonie soit la fille d’Arès (Mars), le dieu de la Guerre, et d’Aphrodite (Vénus), la déesse de l’Amour?  Bien sûr, il faut traduire le mot «guerre» par «vitalité dynamique» ou «force vitale» et le mot «amour» par «attraction magnétique» ou «puissance du désir».  Pourtant, ce fait n’en explique pas moins clairement que l’état d’harmonie naît de l’équilibre entre deux puissants pôles d’attraction opposés, mais compatibles et complémentaires, donc de l’état du Juste Milieu.  Cet état naît à la suite d’un échange intense entre deux forces apparemment irréconciliables  –l’électricité et le magnétisme, la masculinité et la féminité, l’imagination créatrice et l’intuition inspiratrice, l’activité et la passivité, l’émissivité et la réceptivité– qui cherchent longtemps à s’équilibrer, mais qui n’y parviennent qu’après avoir pondéré leurs extrêmes.

C’est probablement la musique qui illustre mieux le dynamisme de ces principes.  Cet art exprime très bien les règles de l’accord, gage d’harmonie.  L’harmonie résulte alors de l’émission d’au moins trois notes complémentaires, jouées simultanément, qui produisent trois sons qui s’équilibrent dans l’audition.  Elle ressort d’une note tonale (majeure), d’une note modale (mineure) qui appelle une médiane (neutre) comme point d’appui qui favorise le repos.  Les extrêmes se pondèrent toujours dans la tempérance ou la modération du juste milieu, conformément à la loi du Triangle.  Le balancement du pendule illustre la même loi.  Mis en action, il oscille d’un côté à l’autre à égale distance du point central, dans un rythme constant, finissant par s’immobiliser au point central, où il trouve le repos.

En général, l’être humain est porté à définir l’harmonie par rapport à lui-même, alors qu’elle constitue un attribut de l’Ordre cosmique et de la Nature qui s’expriment en accord.  Car l’harmonie règnerait partout, même si l’homme n’existait pas.  C’est même en lui que l’harmonie est la plus difficile à réaliser parce que son mental parvient difficilement à la concevoir omniprésente, au-delà des apparences.  Il ne faut pas confondre l’harmonie avec l’équilibre.  L’équilibre engendre l’harmonie, mais l’harmonie engendre la beauté.  Tout ce qui est équilibré est harmonieux et tout ce qui est harmonieux est beau.  L’équilibre de toute chose résulte de l’accord spontané de l’Ordre cosmique et de la Nature.

Toutes les merveilles du monde résultent de l’accord conclu entre le Monde d’en haut, le Monde de l’Essence (ou de l’Esprit), et le Monde d’en bas, celui de la Substance (ou de la Nature).  De ce fait, l’homme ne peut réintégrer l’harmonie que dans la mesure où il parvient à rétablir le même accord entre ses désirs matériels et son aspiration spirituelle.  La Nature se soumet à l’Esprit, s’adapte à sa Volonté, parce qu’elle est conciliante et réceptive.  Elle exprime ainsi une harmonie qui ne peut jamais être prise en défaut.  Si on ne réussit pas à le réaliser facilement, c’est que l’homme a déréglé bien des aspects de la Nature.  Quoi qu’il en soit, l’homme ne peut trouver l’harmonie que le jour où il s’adapte à son milieu et se soumet à la Volonté de Dieu (au Plan cosmique).

Parce qu’il joue à l’apprenti-sorcier, l’homme arrive difficilement à réaliser en lui l’état d’harmonie.  Depuis qu’il s’est incarné sur le plan terrestre, il est devenu, par le jeu d’événements de portée considérable, le formateur de sa propre conscience.  (Nous référons ici à l’épisode de la sortiepyramide-de-cristal du Paradis terrestre ou de la Chute de l’homme.  Dans ce contexte, le mot «chute» devrait être remplacé par «descente en incarnation».  Mais, pour y parvenir, il joue souvent à l’illusionniste.)  A l’origine, son destin l’appelait à révéler sa véritable réalité de chef-d’œuvre de la Création.

Toutefois, s’étant perdu dans la densité matérielle qu’il s’est imposé d’expérimenter, il a cru pouvoir élaborer une nouvelle sagesse, en marge de l’Ordre cosmique, et l’asservir à son usage.  Coupé de sa Source divine, il s’est improvisé le seul maître et le grand mentor de son évolution.  Son génie lui a fait développer une science prodigieuse, mais sa science reste sans âme ou sans conscience.  Il a libéré l’atome au risque de se détruire en l’employant.  Après avoir découvert la Puissance de l’Univers dans les phénomènes de l’électricité et des radiations atomiques, ne serait-il pas temps qu’il se conforme à la Sagesse supérieure avant de déclencher une catastrophe?  L’harmonie qu’il cherche serait à ce prix.  Car l’homme s’illusionne à croire qu’il n’est en relation qu’avec ses semblables et qu’il n’a pas à tenir compte des autres règnes.  L’Univers se tient et ne fait qu’un.  En sapant son fondement, il se menace lui-même.

L’homme a rompu son Alliance avec Dieu et l’Univers, voilà ce qui a engendré son manque d’harmonie intérieure et l’empêche d’accéder au bonheur.  Surtout qu’il considère la connaissance de Dieu comme une quête illusoire, vaine et futile.  Alors, il cherche vainement ailleurs, un but vague et imprécis qui puisse vraiment le motiver.  Il a entrepris la quête d’un paradis artificiel et la conquête de l’espace.  Or ce n’est que l’amour, fondement de l’harmonie, qui peut le conduire à la sagesse.

L’harmonie résulte de la fusion de la vérité, de l’amour et de la sagesse.  Les mystères de Dieu et de la Nature sont inscrits dans le corps et dans l’âme de l’homme.  Ainsi, il ne trouvera l’harmonie avec ce qui l’entoure que dans la mesure où il saura trouver où elle prend son origine, soit au cœur de son être.  Il doit décider de régénérer son corps et de le transcender, en se reliant à son âme, ce qui lui fournirait l’occasion d’expérimenter sa vraie nature, son être réel, dans sa vie présente, en se mettant au service des autres.  Ce n’est qu’en réalisant sa vraie nature qu’il rétablira sa santé physique et mentale et qu’il retrouvera son équilibre.

Sans cet équilibre, l’homme ne pourra jamais goûter aux fruits de l’amour, de la santé, de l’abondance et du succès, fondements de l’harmonie.  C’est en établissant un équilibre entre ses trois dimensions (corps, âme et Esprit) qu’il entrera dans cet état d’être.  Le Ciel, pays de l’harmonie, n’est pas un lieu, mais un état d’être.  L’harmonie est la clef qui ouvre la porte sur la voie de la communication intime et de la communication universelle, voie qui mène, dans la sérénité, jusqu’à la Réalisation dans la sagesse.  Dans les diverses étapes de son périple évolutif, l’homme explore progressivement les divers stades de son éveil spirituel et il accroît son degré d’harmonie.  La Nature, comme les êtres simples, sont très sensibles à ses progrès et ils le lui rendent bien.  Si chaque être humain apprenait à mieux diriger les énergies à travers lui, l’équilibre se rétablirait au sein des communautés qu’il forme, voire dans toute l’humanité, ce qui déboucherait sur la paix et l’harmonie.

Comme toute autre créature, l’homme est le produit de l’Étincelle de vie engendrée par deux pôles différents, compatibles et complémentaires.  Ces polarités, qui ne s’opposent pas, doivent se donner l’une à l’autre, pour ainsi dire s’épouser, afin d’engendrer l’harmonie.  Cela implique que l’homme doit unir la Matière et l’Esprit en lui.  Puisque le bonheur est le but de la quête évolutive de l’Univers, il reste forcément accessible à l’homme.  En se conformant à sa destinée, il pourrait trouver le degré ultime d’harmonie, d’où l’humanité pourrait connaître la paix nécessaire à son épanouissement.  Pour y arriver, il faudrait que chaque être humain élève sa pensée au-delà des apparences, au-delà des sens physiques, au niveau où vibre la Vérité.  Voilà la direction qu’il doit prendre.  Par sa pensée, l’homme peut concevoir la Voie unique que suit l’ensemble des énergies de l’Univers et qui lui permettra de les fusionner toutes en lui.  Il suivra alors lui-même la Voie de l’Harmonie.

La pensée est source d’harmonie quand elle est bien maîtrisée.  L’homme peut l’amener à épouser la Nature et à moduler ses forces créatrices de manière à s’accommoder de sa condition terrestre et de diriger à son gré son évolution.  Cela lui permettra d’assumer les étapes successives du développement de sa conscience dans son expérience.  Toute créature est conditionnée par le flux et le reflux des énergies cosmiques inépuisables qui imprègnent l’Univers et en forment la trame.  Il ne reste à l’homme qu’à apprendre à s’en servir pour évoluer, ce qui lui permettra de connaître l’harmonie.  C’est du reste la raison pour laquelle il se réincarne.  Par ce processus évolutif, il cherche à réaliser la plus haute harmonie pour devenir plus lumineux et plus heureux.

L’harmonie prend ses racines dans le cœur de l’homme, d’où elle rayonne sur toute la surface de la Terre.  Dans ses rêves chimériques, il a tort de la chercher ailleurs.  La réalisation de l’harmonie doit devenir l’objet principal de sa quête et sa réalisation maîtresse.  En incarnant la vérité, l’amour et la sagesse, il agira pour son plus grand bien et pour celui du monde entier.  L’homme s’est perdu dans les méandres du labyrinthe de la Matière, mais il en trouvera bientôt l’issue.

Pour un être particulier, se mettre en harmonie ne signifie pas vibrer à l’unisson de tous ses semblables, en se percevant comme un atome indifférencié de la collectivité humaine, mais trouver sa propre tonalité, son ton individuel, et l’exprimer.  Chacun doit faire entendre sa propre voix, émettre son propre dire, afin de participer à la vérité collective et l’enrichir.  Nul ne doit se conformer à l’identité collective ni en prendre le contre-pied pour en inverser les valeurs.  Chacun doit plutôt regarder d’un œil curieux et bienveillant comment la mentalité grégaire de l’identité collective s’exprime et comment il participe lui-même à sa construction en tant qu’être social.  Alors, au lieu de suivre les prescriptions de la conscience morale, renforcée par la morale collective, il choisira de suivre sa voix intérieure, qui lui révélera les valeurs qui sont importantes pour lui, ce qui lui permettra d’accorder les autres formes de la morale à ses désirs profonds par un mécanisme purement inconscient.

Quelqu’un a dit que l’harmonie amenait un être à chanter en accord avec les voix discordantes qui se font entendre autour de lui.  C’est une jolie manière d’expliquer que l’harmonie constitue l’art de rendre compatible ce qui est complémentaire.  Il est vrai que pour en arriver à cet état d’acceptation, il faut renoncer au jugement qui ramène tout au bien ou au mal.  L’harmonie traduit le degré supérieur d’équilibre en soi-même, d’accord avec l’Univers et de conformité avec le Plan créateur de Dieu.  Elle résulte de la découverte du sens des valeurs et de l’aptitude à tout situer dans sa juste perspective.  On se sent harmonieux quand on est en accord avec ce qu’on ressent, pense, dit et fait.  Voilà qui donne le signe qu’on sait être vigilent à chaque instant et qu’on est éveillé à sa réalité profonde.  Un être harmonieux ne peut porter en lui de conditions discordantes, d’où il n’en engendre pas à l’extérieur de lui.

L’harmonie exprime un état d’accord intérieur extatique qui confère une paix telle qu’on l’irradie partout, l’étendant à ceux qu’on aime, à ceux qu’on accompagne, même à ceux qui ne sont pas en accord avec soi.  Il y aura toujours des êtres moins évolués ou conscients qui déconsidéreront les autres et les jugeront autrement qu’ils sont.  Mais celui qui persiste à vivre dans l’harmonie peut être assuré que sa réalité percera tôt ou tard et que ses liens d’amour et de compréhension se renforceront avec tous ses semblables.

C’est lorsque la volonté personnelle d’un sujet s’accorde avec la Nature universelle et avec la Volonté cosmique qu’il expérimente l’harmonie.  Cet état résulte de l’accord de la conscience objective, dans ses pensées, ses paroles, ses ressentis et ses actes, avec la Nature et avec la Conscience cosmique et de la conception d’un idéal toujours en expansion.  Pour atteindre cet état et le maintenir, il faut savoir comment faire face aux responsabilités qui découlent du niveau de conscience qu’on a acquis et accroître sans cesse son degré d’amour.  L’amour incline toujours vers la liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité et le service désintéressé.

L’harmonie résulte du contentement et de la satisfaction à tous égards ou sur tous les plans.  Elle se ressent d’abord comme le sentiment du devoir accompli dans ses tâches quotidiennes.  Elle grandit constamment malgré les hauts et les bas de la vie.  Tout être évolutif peut connaître des épisodes particuliers de paix, de tranquillité, de sérénité et d’équilibre.  Ces moments peuvent lui permettre de comprendre la portée supérieure d’un phénomène naturel, l’étendue soudainement plus vaste d’un principe spirituel sur lequel il a longuement médité ou obtenir l’évidence qu’il doit prendre une nouvelle orientation dans sa vie.  Alors, tout lui paraît plus clair et il croit avoir définitivement avoir gagné du terrain.  Mais jusqu’à ce qu’il ait réalisé son Idéal ultime, il réalisera que tout est toujours à recommencer dans sa continuité évolutive.  Car, le moment d’après, la clarté dans laquelle il a émergé vient à s’estomper.  Alors, ses doutes et ses incertitudes reviennent l’assaillir.  En pareil moment, seule sa volonté pourra le motiver à progresser sur le Sentier évolutif, qu’il sait être le bon, mais dont il ne perçoit pas la fin.

Une fois qu’un être a surmonté les principales difficultés –les embûches de son subconscient, les protestations de son mental, la maîtrise de ses conditions d’existence– il éprouvera une harmonie grandissante.  Chacun éprouve l’harmonie à sa façon, mais ce qui la fonde se ressemble dans ses grandes lignes.  Dans l’harmonie, on acquiert rapidement une certitude :  celle de vivre conformément à ses aspirations profondes et d’avoir choisi la bonne direction, après avoir plus ou moins longtemps hésité à la croisée des chemins.  Alors, l’angoisse existentielle (ou le mal de vivre), toujours présente, diminue, la peur de la mort s’estompe, parce qu’on réalise qu’elle est un passage initiatique ou une nouvelle naissance dans un monde de conscience supérieur.

L’harmonie provient également du fait de se sentir en véritable transformation.  On acquiert une sensibilité nouvelle à ce qui est bien, bon, beau, vrai et juste.  On connaît la joie bienfaisante du contact, peut-être rare, mais réel, avec le Je Suis cosmique, lors de ses méditations.  On découvre en lui des forces nouvelles qui préservent mieux de la maladie et de la pénurie.  On se sent encore en mesure d’entreprendre et de réussir des tâches qui paraissaient, auparavant, hors de portée.  De mieux en mieux, on prend une nécessaire distance avec les difficultés qu’on rencontre, qu’on surmonte plus facilement, d’où elles sont suivies de moments de plénitude.  L’harmonie, on la perçoit encore comme une revalorisation dans la nécessité inéluctable de se tourner vers ceux qui trébuchent encore dans l’obscurité, en donnant de soi-même pour que le message du Salut ou de l’Ascension parvienne à un nombre toujours plus grand de chercheurs incarnés.  Alors, on s’accomplit dans l’amour, fondé sur la fraternité, la compréhension et la compassion.

La meilleure manière d’accélérer l’accroissement en soi de l’harmonie, c’est de méditer souvent.  Car on l’expérimente d’abord en laissant vibrer son esprit subconscient avec la partie de son moi dans laquelle le Maître intérieur, son Je Suis demeure.  Là, dans la partie la plus intime de son être, on peut attendre que les vibrations divines remplissent son âme pendant qu’on s’installe dans une attitude calme et paisible.  La manifestation de cette communication, ressentie autant dans l’esprit que dans le corps, aide à parvenir à un état d’accord avec tout l’Univers et avec la Conscience cosmique.  C’est à ce moment là que le moi (l’ego ou la personnalité) peut réaliser ce qui est juste et valable dans ses choix, connaissance qui contribue à apaiser le monde entier.

Dans cet état idéal, le monde terrestre se relie aux plus hauts plans de conscience.  Alors, les énergies qui remplissent la Conscience cosmique descendent dans la conscience individuelle, y œuvrant avec la même force.  Peu importent ses occupations au cours de la journée ou les distractions du monde, on peut à volonté s’en dégager, pour tourner son attention vers l’intérieur, afin de ressentir un puissant sentiment d’être dirigé et protégé, qui surgit de l’intérieur, de l’Unité.  On atteint cette réalisation en pratiquant régulièrement la méditation dans une forte détermination et un désir sincère d’atteindre la Maîtrise totale.  On atteint cet état d’harmonie en s’adaptant à cette direction intérieure, non seulement dans des moments privilégiés, mais dans chaque aspect de l’existence et dans sa globalité, du fait qu’on vibre à l’unisson du Pouvoir divin.

En répétant cet exercice, sa vie devient pleine et on réussit alors dans toutes ses entreprises, affranchi de toute inquiétude et de tout tracas, capable de s’abandonner à la Providence divine, confiant en son aide constante.  On se laisse porter par le courant de la vie qui meut l’Univers, profitant de sa puissante force naturelle de propulsion vers l’avant.  En demeurant dans cet état d’être, on voit toute chose s’harmoniser en soi et autour de soi, et on perçoit différemment tout ce qui existe dans l’Univers, d’où on reçoit l’aide de toutes ses créatures.  On devient alors un canal à travers lequel coule la vérité, l’amour et la sagesse, et on illumine le monde.  On voit les gens offrir un bon accueil parce qu’on leur apporte la paix et le bonheur.  Tous se sentent mieux en sa présence, à cause de ses merveilleuses vibrations et de la plénitude de vie qu’elles inspirent.  Même les animaux en viennent à tourner vers soi la tête, dans une attitude de bienveillance, parce qu’ils sentent l’amour qu’on porte et qu’on partage avec eux.

Quand on est harmonieux, on rayonne de subtiles puissances d’accord et de cohésion, distillant la vraie paix et la vraie richesse, celles qui viennent de l’âme.  Face à la critique destructive, on vole sans sourciller au-dessus de ces marais, et on garde immaculée sa blanche parure de lumière.  En bref, on pourrait dire que l’harmonie naît de la foi, de la connaissance intérieure et de la responsabilité face à son destin.  Car l’harmonie se définit, d’une part, par le sentiment de bien-être et d’accord avec soi-même, son milieu social et son environnement physique, découlant du fait qu’on est apte à réagir spontanément et de manière adéquate aux événements et aux circonstances de la vie, disposé à changer ce qu’on peut et à s’adapter pour le reste.  Mais, de l’autre part, l’harmonie inclut également la réalisation de son identité propre avec la Conscience cosmique qui pousse à fusionner avec elle pour manifester l’état de plénitude et de maîtrise parfaite de sa conscience.  Voilà l’ultime responsabilité et le destin suprême de chaque être.

Mais, pour vivre en harmonie avec la Conscience cosmique, il faut plus que méditer pendant quelques instants chaque jour et lire des textes de spiritualité.  Il faut incarner dans sa vie les lois et les principes qu’on apprend dans le respect des conditions que l’harmonie exige de soi.  Ces conditions impliquent qu’on devienne très amoureux, donc très tolérant, fraternel et serviable, qu’on garde l’esprit ouvert à l’intuition et qu’on se fasse très large et universel dans ses pensées et sa conduite.

Les pensées négatives, comme une conduite égoïste ou agressive, même si elles ne se produisent qu’occasionnellement, engendrent des blocages énergétiques et coupent de la Source divine.  On devrait tisser une trame de vie remplie d’altruisme, de bonté, de bienveillance et de générosité, remplie aussi d’esprit d’invention et de créativité.  Conscient qu’il existe des forces cosmiques qui agissent en soi et partout, il faut vivre en accord avec elles, si on compte en tirer les plus grands avantages évolutifs.  Mais ces forces deviendront tutélaires, protectrices, productives, bénéfiques.  On en recevra les meilleures inspirations et tout l’aide requis pour combler tous ses besoins à tous égards.

Vivre n’est pas aussi difficile qu’on le croit, si on sait comment s’y prendre, malgré que la Terre reste une école évolutive.  Au fil des jours, si on sait rester réceptif et accordé, on passera à travers les expériences nécessaires pour croître, se révéler à soi-même et on attirera toutes les bonnes occasions de confirmer le discernement et la sagesse qui contribuent au bonheur.  Tout est souvent une simple question de savoir changer son point de vue par rapport aux diverses circonstances qu’on traverse.  Par exemple, maugréer contre la température, à cause d’une erreur de prévision personnelle, en regard d’une activité à laquelle on aurait souhaité s’adonner, cela ne change rien à la bonté de la Nature.  C’est plutôt un manque de perception spirituelle que d’agir ainsi.

En tel cas, il vaudrait mieux s’adapter et opter pour une autre activité.  Il n’y a rien de mal ou de bien dans quoi que ce soit : c’est par l’usage qu’on fait des choses et par l’interprétation qu’on en fait qu’on porte des jugements faux ou subjectifs.  Ainsi, on perturbe soi-même son harmonie intérieure.  Bien qu’elle place le bien commun et le bien universel au-dessus du bien particulier, la Conscience cosmique sert aussi le bien individuel, toujours disposée à aider celui qui cherche à s’améliorer et sait faire la part des choses.

Toutefois, si on sait vivre en harmonie avec l’Esprit divin, on découvrira des occasions nouvelles de grandir, menant des expériences qui, bien qu’elles paraissant étranges, à prime abord, amèneront à développer de nombreux talents et des aptitudes nouvelles et éveilleront de nouvelles potentialités.  On constatera que son esprit se clarifie et que sa conscience s’élève comme d’elle-même, du fait qu’elle se charge d’une plus grande énergie.  Ainsi, on développera une ardeur accrue à entreprendre des tâches évolutives.  Tout son être se remplira d’un amour vrai qui embrassera, toute l’Humanité.  On y découvrira une plus grande joie et on aspirera à recevoir encore davantage.

Surtout, on sentira une inspiration divine supporter toutes ses activités et on se concentrera davantage sur son devoir d’état, fût-il très humble, très contraignant ou très solitaire.  Convaincu de suivre parfaitement son plan de vie, on ressentira constamment cette paix profonde qui porte le nom de plénitude.  On n’expérimentera la félicité ou la béatitude parfaite qu’au bout de son périple évolutif, pas avant.  En effet, l’aptitude au bonheur se développe lentement.

L’être humain peut croire qu’il pourra connaître un jour l’harmonie parfaite, car c’est l’état d’être naturel du Cosmos, dans lequel tout fonctionne dans l’ordre et en accord, dans lequel tout concourt à la manifestation immédiate de la Vérité, de l’Amour et de la Sagesse, dans lequel tout arrive au bon moment.  Aïvanhov a dit : «En travaillant sur l’harmonie, vous toucherez le cœur des choses, l’Âme universelle, le centre, et de là, viennent des ordres, des courants, des forces qui transforment et organisent tout…  Le Ciel et les esprits ne peuvent pas vous exaucer tant que vous ne possédez pas l’harmonie, la paix absolue…  L’harmonie est à la base de tous les succès, de toutes les réalisations divines.  Il faut se concentrer toute la vie sur l’harmonie et c’est ensuite qu’on pourra commencer à exécuter des travaux qui donneront des résultats pendant l’éternité…  Alors, maintenant laissez tout de côté pour ne penser qu’à l’harmonie et à vous harmoniser jour et nuit.  Quand vous y arriverez, d’un seul coup vous comprendrez toutes les lois de l’Univers, parce que l’harmonie vous donnera la possibilité de tout comprendre d‘un seul coup.»

En passant, la loi de l’Harmonie est régie par la constellation du Scorpion (ou du Serpent, selon les cultures).  Ce signe zodiacal démontre comment l’harmonie commence par l’accord avec la vibration de l’instant présent, en s’y fondant, sans devenir identique à elle, pour mieux couler avec la vie.  L’harmonie découle de l’union du mental et du cœur dans ce qu’on fait, avant de devenir un état de sérénité de l’âme en regard de toutes choses.  Cet état témoigne de l’absence totale d’aversion, de mécontentement, d’antagonisme qui permet d’envisager tout sans passion, sans rancœur, sans parti pris.  Ultimement, elle permet de maîtriser les forces naturelles qui produisent la vie en abondance et l’abondance de la vie.

 

LA LOI DE L’ORDRE

 

Le mot ordre se définit par l’esprit d’organisation dans le temps et l’espace, s’appliquant à tout, soumettant toutes choses.  Sans ordre ni méthode ni discipline, nul ne peut se faire réceptif aux principes supérieurs et assurer sa pleine expansion, car il trouve toujours de l’opposition quelque part, ce qui se manifeste par des blocages.  Toutefois, il faut éviter de devenir l’esclave de ses méthodes et de sa discipline qui ne servent qu’à engendrer des engrammes d’habitude qui facilitent l’existence.   Les principes divins assurent qu’il existe une place pour chaque chose qu’il faut mettre et maintenir à sa place.  Il y a également un temps pour chaque chose, car chaque chose vient en son temps, à son heure.  En cela le miracle surgit toujours de la conjonction parfaite du bon choix au bon moment et au bon endroit.

Refuser de se conformer à ces maximes, c’est s’entraver et se compliquer la tâche, c’est se retarder en écartant des occasions favorables qui pourraient tarder à se présenter de nouveau.  Toutes les réalités servent celui qui sait se faire son propre maître et sait établir, dans le respect, son pouvoir sur elles.  Vivre dans l’ordre, c’est reproduire, dans son propre univers, l’Ordre supérieur.  Cela commence par la direction de ses pensées, de ses sentiments, de son agir.

Un être commence à entrer dans l’ordre en se fixant un but valable, en définissant son Idéal ultime, et en orientant toutes ses énergies pour le réaliser.  Comme il a été promis, à celui qui se consacre à l’essentiel, le reste vient par surcroît.  Il ne reste qu’à diriger ses énergies vers ce But suprême dans une volonté sereine et efficace, animée par une motivation puissante, mais mesurée.

Dans le Cosmos, tout est ordonné, de par nature.  L’existence de Dieu, qui est Perfection, assure que tout soit beauté, équilibre et harmonie.  Ainsi, si quelque chose, par le libre arbitre, tente de sortir de l’Ordre général, tout l’y ramène de gré ou de force, au moment opportun.

Le Créateur, par la Providence ou la Justice immanente, a prévu que tout soit gouverné par des lois strictes, rigoureuses, immuables, parfaites.  Ainsi, dans un univers intelligent et lumineux,  conscient et sage, chacun se meut et tire son être dans un courant qui se dirige du Centre aux plans inférieurs et, des plans inférieurs, au Centre, rien n’étant laissé au hasard.  Dans le monde, rien n’arrive sans cause, et les moindres détails de chaque vie obéissent aux principes universels et absolus.  La Loi traite tous les êtres sur un plan d’égalité, donnant de la même façon à tous, sans faire d’acception particulière ni d’exception.  Elle ne respecte personne en particulier, mais respecte tous les êtres, appréciant chacun au même titre, par le biais de l’ensemble.  Elle ne conçoit tout que dans l’Unité.  Mise en mouvement, elle agit parfaitement, mathématiquement, rigoureusement.  Sa nature est de communiquer et de donner;  celle de la créature, de recevoir, en demandant et en acceptant ce qui vient comme réponse.

Allégoriquement, l’Acte divin qui gouverne le Cosmos est représenté par un axe vertical immobile, l’Arbre cosmique, autour duquel s’enroule la Création en mouvement, en évolution.  Dans son domaine, la conscience individuelle de l’être humain sert de canal à travers lequel se manifeste l’Esprit divin, par le truchement de son âme.  En cela, chaque personne possède sa propre sphère individuelle d’action, qu’elle doit choisir et accepter.

Mais il existe aussi une double Hiérarchie pour assister le Créateur dans son œuvre d’expansion : une Hiérarchie de support, directement reliée à la Conscience divine, qui veille au bon déroulement de l’Évolution, et une Hiérarchie d’aide, issue de la chaîne évolutive, établie à partir du degré de conscience ou de sagesse spirituelle.  Il faut savoir que parmi ces êtres évolutifs, des Directeurs planétaires choisissent certains êtres, dans le secret ou à leur insu, pour accomplir certains devoirs spirituels ou missions cosmiques, soit pour manifester ou exprimer des aspects particuliers de la Divinité unique, la Source suprême, d’une manière privilégiée.  Il ne s’agit pas d’un choix arbitraire, issu de l’arbitraire d’un individu ou de ses possibilités innées, mais d’une sélection à partir d’une ouverture de conscience particulière au gré de ses expériences.

Cette personne n’est pas toujours consciente, bien qu’elle obéisse à des ordres.  Mais c’est ainsi que le monde s’achemine vers la Perfection spirituelle, l’État idéal d’accomplissement ou de réalisation, dans l’Ordre originel et éternel.  Dans ce système, l’être humain, doté de liberté, est une entité souple, réceptive, capable d’adaptation bien supérieure à ce qu’il imagine.  Il peut faire n’importe quoi, voire tout accomplir, sur le plan spirituel, s’il le désire et s’il s’y consacre sciemment, s’engageant à agir dans l’Amour pur, à servir le bien commun et à incarner son But suprême dans l’Ordre divin.

© 2005-15 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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3 Responses

  1. Marc

    Bonjour chère j’aimerais vous dire merci pour aider notre éclairage. Vous savez. Croyez vous cincerement. Que dieu a voulu que nous nous entretuons. Et toute cette guerre. Mondiale. Cette famine qui nous guette. Je vais gardé toutes mes expériences pour me donne un coup de pied Pour aller donné à nos âme Justice. Amour. Ses pas dieu qui m’a mi sur cette terre. Mes bien nos créateurs. Dieu est une béquille. A qui on peux sapuiller. J’aime l’amour La joie. Je suis l’amour j’aime la vie. En. Passant. Qui est le plus fou. Celui qui voit rien. Ou celui qui fais sanblant de rien voire. S u r. Se Bonne soirée à vous. Remplis de bonheur. Marc

  2. Bertrand Duhaime

    Pouvez-vous me donner la preuve que ce sont vos créateurs qui vont ont mis sur Terre, et non pas Dieu, ou détenez-vous cette preuve? S’agit-il d’une certitude d’expérience ou d’une croyance suite à une lecture à laquelle vous avez adhéré sans la faire confirmer par votre Centre divin? Vous êtes capable de lire dans les Registres akashiques pour parler avec autant d’apparente certitude? Vous avez obtenu personnellement une révélation intérieure? On peut dire n’importe quoi n’importe quand, sauf qu’il faut savoir valider ses sources, car elles sont validables, autant pour confirmer sa vérité que pour augmenter sa courte honte, si on se trompe. Il y a des croyances inoffensives, mais d’autres peuvent devenir dangereuses, en écartant de la Voie et de la compréhension de son destin.

  3. Myriam Bahuaud

    Merci infiniment Bertrand
    Tout ce que vous écrivez me parle tellement… Enfin, je n’ai pas encore tout lu mais le peu que j’en ai lu témoigne de l’ esprit éclairé que vous avez … Vos textes sont lumineux . Quelle richesse
    Je voudrais partager avec votre permission quelques passages choisis, en citant votre source, sur mon facebook. J’ai de nombreux amis que votre guidance intéressera.
    Je suis un peu gênée car je dois vous avouer que j’ai déjà extrait quelques unes de vos pensées, mais j’ai pris bien soin de vous citer.
    J’espère que vous ne m’en voudrez pas, et j’attends votre autorisation pour de nouveaux posts.
    Amicalement
    Myriam Bahuaud