L’INQUIÉTUDE, L’UNE DES PLUS GRANDS SABOTEURS DE LA VIE EN MOUVEMENT…

Un proverbe suédois rappelle que l’inquiétude donne aux petites choses de grandes ombres.  Joost Van Den Vondel en a écrit: «L’inquiétude sursaute au frisson d’une feuille.»

L’inquiétude désigne le trouble ou le souci engendré par l’appréhension d’un danger réel ou présumé.  On parle d’agitation mentale, d’état d’alarme, d’absence de quiétude, de repos, de paix, de tranquillité.  Cet état plus ou moins pénible résulte généralement de l’attente d’un événement qu’on redoute contraire, d’une souffrance appréhendée, de la crainte d’un danger, de l’incertitude d’un résultat, de l’irrésolution du caractère.  Il traduit l’état d’un mental dépourvu d’amour et de lumière, ce qui engendre l’appréhension, le souci, le tracas, l’angoisse.  En philosophie, il s’agit d’un état d’agitation, d’instabilité d’un esprit insatisfait ou tourmenté.

À proprement parler, l’inquiétude n’est pas un sentiment, mais, plutôt, le fruit d’une opération mentale qui consiste à imaginer un événement redoutable, par extrapolation de la situation présente, et à se faire du souci à son sujet.  Ainsi, elle ne porte pas sur le présent, mais sur le déroulement potentiel d’un événement, en s’appuyant sur le présent, pour appréhender la situation.  Il s’agit d’une démarcheinquietude cognitive d’anticipation impliquant la répétition de pensées reliées à des scénarios menaçants ainsi qu’à leurs conséquences potentielles.  Elle s’alimente à même l’imagination pour supputer un fait hypothétique réaliste ou irréaliste.  Elle accompagne davantage une personne triste ou déprimé, qui se sent impuissante, comme victime du destin, qu’une personne qui a l’habitude de se prendre en main.  Il s’agit d’une personne incapable de lâcher-prise qui veut tout contrôler et qui s’attache à la peur de perdre quelque chose.

 Si elle n’est pas pathologique, l’inquiétude peut représenter un processus d’adaptation utile, puisqu’elle peut servir à réduire l’angoisse, à préparer une personne à des événements éprouvants et à l’encourage à penser à ses problèmes : elle la motive à identifier des obstacles potentiels dans la poursuite de ses buts et à trouver des stratégies permettant de leur faire face. À l’inverse, avec le temps, la personne trop portée à s’inquiéter s’expose à tenter de masquer son problème en prenant des médicaments, en fumant exagérément, en s’adonnant à l’alcool ou à la drogue.  À moins qu’elle soit portée à parler sans arrêt, à remettre au lendemain, en passant à l’attaque dès qu’elle se sent menacée, ou en se faisant bourreau de travail.  Et c’est sans compter les nombreux symptômes physiques comme le stress, l’hypertension, les allergies, les ulcères, les migraines ou les maux de tête, la difficulté à se concentrer, les tics nerveux, les crampes abdominales, la digestion nerveuse ou autres, qui minent sa santé et peuvent raccourcir sa vie.

L’inquiétude est le premier pas sur le chemin de la peur qui culmine en frayeur et en angoisse.  C’est un état pénible et diffus, déterminé par l’attente d’un événement malheureux, l’anticipation d’une souffrance, à cause d’une incertitude ou de l’irrésolution.  C’est un sentiment très dissolvant qui, par la loi d’attraction, attire son lot de complications.  Chacun devrait se rappeler que le Tout peut tout, d’où il reste impassible, incapable de s’émouvoir ou de s’inquiéter de quoi que ce soit.  Alors, celui qui s’unit à lui n’a plus rien à s’inquiéter non plus, s’il lui garde sa confiance.  Avec le Tout, il forme toujours une majorité qui agit à son avantage.

Un être gagne à cesser de s’inquiéter une fois pour toutes.  Chacun s’inquiète toujours trop. N’importe quelle inquiétude est de trop. L’inquiétude est inutile, il n’y a rien à en faire, elle ne sert aucun but, à part surcharger. Elle prend de son énergie et ne rend rien en retour sauf plus d’inquiétude. Il faut faire un meilleur choix.  L’inquiétude s’inquiète. L’inquiétude pense à ce qui pourrait mal tourner.  Elle amène à s’inquiéter même après que quelque chose ait mal tourné. Car alors, on s’inquiète de ce qu’on pourrait avoir mieux fait si on pouvait reworrymonter dans le temps. Or nul ne peut remonter pas retourner dans le temps, défaire le passé.  Alors, au nom de l’amour de soi, on gagnerait à laisser aller l’inquiétude et la remontrance. À la laissez aller avant, pendant et après le fait.  Il faut juste lui permettre de partir.  L’inquiétude tente de convaincre qu’il existe un mal ou une menace à chaque détour.

Quelle chose vaine que l’inquiétude! Et pourtant, quelle emprise elle exerce! L’inquiétude a été bonne à tromper, faisant croire qu’elle préviendrait la malchance ou le malheur. Quel imposteur que l’inquiétude! L’inquiétude n’apporte aucune protection; elle ne sert qu’à apporter ou rappeler le malheur. Un être est déjà malheureux quand l’inquiétude le consume.  Il vaudrait mieux qu’il s’appuyer sur la prémisse qu’il n’y a rien de mal et que rien de mal n’arrivera que de s’inquiéter.  Il faut laisser l’inquiétude sur une île déserte, soit la laisser mourir de sa belle mort.

Si on y pense bien, aujourd’hui est le jour pour ce qu’on redoutait hier, et pourtant, tout se passe pas trop mal.  Si une personne peut faire quelque chose pour régler son problème, il lui est inutile de s’inquiéter;  si elle ne peut rien y faire, elle ne gagne rien à s’inquiéter.  L’inquiétude ne règle rien des problèmes redoutés, à part troubler l’esprit et miner les forces vives dans l’immédiat.  À l’inquiétude, il faudrait préférer la vigilance qui amène à ne rien faire qui puisse attirer d’ombre puisque, dans la troisième dimension, celle de la densité et de la dualité, tout répond à l’Attraction qui s’exprime par la Causalité.

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