UNE ILLUSION TENACE : LA NÉCESSITÉ DE VIVRE DANS LA PÉNURIE

Qui ne veut pas être beau, libre, riche, vibrant, heureux?  Qui ne veut pas davantage de ceci ou de cela qui lui plaît, le satisfait, le comble ou lui convient?  Alors, que ne donnerait-on pas pour découvrir la clé de la prospérité, de la vie éternelle et du vrai bonheur!  Sauf qu’il y en a qui sont tellement intoxiqués par leurs préconceptions fausses et limitées qu’ils font perdurer leur malheur… ce qui est bien fait pour eux!

En effet, la pénurie, la faiblesse, les carences, la limitation, tout cela ne fait pas partie d’une fatalité, mais de l’ignorance, d’un manque de connaissance ou de l’incurie, d’un défaut d’assumer ses responsabilités créatrices.  Une situation a beau s’expliquer de manière karmique, nul n’y est assujetti à jamais.  La compréhension d’une errempty-pantryeur ou d’un point d’ignorance harmonise une situation, annule la conséquence qu’ils représentaient ou manifestaient.  En effet, puisque le Créateur a engendré tous ses enfants dans la Perfection, il n’est pas normal qu’un être incarné manque de quoi que ce soit.  Même que c’est lui qui, par son incompréhension, se condamne à cet état qui, par moments, peut devenir si frustrant, si décourageant, si démobilisant, si douloureux, très souffrant.

Comme chacun aspire à obtenir davantage qu’il n’obtient déjà, du moins dans ce qui le comble, certains se demandent déjà si je ne vais pas, pour eux résoudre la grande énigme de leur impuissance apparente.  Et cela se pourrait bien!  Mais qu’est-ce que l’être étrange qui écrit ces mots peut bien vouloir laisser entendre?  Simplement que l’Absolu a tout créé dans l’esprit d’un Grand Jeu amoureux dont certains ont, à travers leurs expériences heureuses et malheureuses,  perdu le sens.

Avant même que l’être humain ait demandé à l’Absolu, celui-ci lui avait déjà tout donné : l’intuition pour savoir quelle réalité utile créer;  l’imagination pour façonner les plus beaux moules de pensée;  et l’abandon confiant dans la foi, sans jamais chercher les moyens d’obtenir ce qu’il convoitait, pour voir ses moules se remplir d’énergie jusqu’au degré de densification auquel il appelait une réalité à laquelle il aspirait apparaître.

Autrement dit, rien ne peut manquer à celui dont la tête et le cœur fonctionnent en parfaite alliance et dont la spirale individuelle est ouverte aux deux extrémités, autant dans la réception que dans le partage.  Rien ne peut manquer à celui qui est parfaitement ouvert  au courant de la vie, au sens qu’il n’inclut en lui, consciemment ou inconsciemment, aucun obstacle à la libre circulation à l’énergie créatrice qui ne peut que se moduler spontanément à ses désirs, à ses besoins, à ses aspirations.  Un être ne perd jamais que dans ce qu’il oublie de se donner ou dans ce qu’il tente de retenir, par peur de ne pas parvenir à le reproduire grâce à la maîtrise de ses facultés spirituelles.

Vous avez bien compris, il est là le secret : savoir s’ouvrir et rester ouvert.  Ou peut-être, mieux dit, pour celui qui vit dans le marasme et le dénuement : découvrir la manière de reproduire l’ouverture originelle, ce qui ne peut se produire que dans l’expression de l’esprit d’enfance.

Chacun devrait y penser et mettre en œuvre ce que cette pensée lui inspire : il ne manque jamais que de ce qu’il se refuse pour diverses raisons : par méconnaissance des lois de la vie, à défaut de recourir à ses facultés psychiques, par manque de confiance en lui-même, par perte du sentiment de l’estime personnelle ou de sa dignité originelle, par oubli de sa grandeur innée, par manque de foi en Dieu, par son vécu dans la séparativité, par manque de générosité, en raison d’un trop grand attachement et quoi encore.

S’il ne mettait pas d’entrave à la circulation de la vie à travers lui, il ne pourrait qu’être à l’image et à la ressemblance de son Créateur et s’exprimer en conséquence.  À chaque instant, il obtiendrait tout ce dont il a besoin pour s’exprimer dans la grâce, le bien-être, la douceur, la simplicité, la facilité, conformément au destin qui lui est dévolu à l’intérieur du Plan cosmique.   Plus un être sait s’aimer, mieux il sait s’évaluer, plus il assume sa liberté, plus il prend d’expansion.  Plus un être s’ouvre, aux deux bouts, plus il reçoit, dans ce devoir qu’il a de reproduire fidèlement, à tous égards, l’état de son Créateur, auquel il est identique, et de vivre comme lui dans l’opulence de chaque instant.

La morale de ce principe, c’est qu’il n’y a que l’être incarné qui peut se priver des bienfaits et des bénédictions quotidiennes de la vie.  Dans la pénurie, les carences, les limitations apparentes, il n’y a jamais de fatalité ni de punition, il n’y a jamais qu’une leçon de vie, que l’être incarnée peut accepter ou refuser de prendre, celle de veiller à découvrir en quoi il se prive inutilement d’une vie plus abondante, plus aisée et plus heureuse.  Et cela ne se produit dans son univers que parce que, dans l’ignorance de sa réalité, trop projeté vers l’extérieur, s’occupant trop ailleurs, il ne cherche pas à découvrir où se loge en lui le blocage.

Dans la vie, aucun état ne peut s’améliorer sans qu’il y ait compréhension du facteur qui s’oppose à cette manifestation.  On aura beau dire et répéter que l’être incarné peut améliorer son sort en recourant à la pensée positive, en prononçant des décrets, en étudiant les lois de la vie, en formant des moules de pensées clairs, nets, précis et vivants, rien ne se produira si un être ne commence d’abord par repérer et dissoudre en lui l’obstacle qui s’oppose à une manifestation souhaitée.

Pour celui qui a bien compris le message, voilà que, dans sa quête de réaliser ses vœux, il saura par où commencer.  Car le jour où il aura reproduit en lui, aux deux extrémités, l’ouverture originelle, il vivra dans l’opulence sans même avoir à demander, le courant de la vie se moulant à vibration pour reproduire, dans l’immédiat, son moindre désir, son moindre besoin, sa moindre aspiration.

Du reste, c’est le symbole que représente le tube digestif, qui va de la bouche à l’anus.  La bouche doit accueillir autant de nourriture saine que le corps en a besoin.  Dès lors, le corps prend de lui-même ce dont il a besoin dans ce que la bouche, sagement inspirée, lui a offert et qui glisse dans le tube digestif, retournant le reste à la Nature, par l’évacuation finale.  Car dès qu’il tente d’accaparer plus que ses besoins, sous l’instigation d’un mental sceptique, il favorise la putréfaction en plus de développer des réserves qui, par l’accumulation, finissent par d’abord menacer sa santé avant de menacer son existence même.

Tout appartient à qui sait jouer le Grand Jeu amoureux de la Vie, faire bon usage de ce qu’il reçoit, exprimer sa gratitude pour ce qu’il possède déjà, en pensant à échanger et à partager le reste sans délai.

© 2013-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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