RÉFLEXION SUR LES SERVICES GOUVENEMENTAUX

 

Ici, au Québec, la Société Hydro-Québec achève d’imposer à la population des compteurs dits «intelligents», pour remplacer les anciens, dont des employés doivent passer régulièrement faire la lecture pour établir la mensualité à payer à cette société d’État.  Malgré l’endettement du gouvernement, dont elle sert de vache à lait, avec sa puissance de rouleau compresseur, sans consultation des citoyens, ladite société entend imposer au peuple ce nouveau gadget à un coût onéreux en raison de la grandeur du territoire et de la faible densité de la population.  Bien que trois fois plus étendu que la France, le Québec compte quand même moins de huit millions d’habitants.  Cette initiative qui vise à moderniser les équipements de la firme, très Assemblée-nationalesoucieuse de son prestige au titre d’une des plus grandes sociétés hydroélectriques du monde, si ce n’est la plus grande, amènerait à congédier beaucoup d’employés, ce qui, à ses dires, pourrait représenter une grande économie pour le gouvernement et la nation.

Comme nous sommes apolitique, dans notre présent commentaire, notre intention n’est pas d’appuyer la société ni le syndicat qui, à grands frais de publicité, tente de faire valoir son point de vue pour s’attirer la sympathie et la collaboration du public afin de faire arrêter les procédures de l’implantation du nouveau compteur.  Nous préférerions plutôt susciter des réflexions qui pourraient remettre les choses à leur place dans un monde où, dans la majorité des pays, les gouvernements assument la complète gestion des divers pays, sans trop tenir compte de l’opinion des citoyens, sauf lorsque des élections s’annoncent.

En effet, qu’est-ce que la démocratie pour des peuples qui ne peuvent, en général, se prononcer sur leurs gouvernants élus, qu’après le mandat complet d’un parti politique, dont le terme varie selon les pays, mais qui est assumé, tour à tour, selon l’intérêt et l’assentiment qu’ils peuvent susciter chez les gens, par des factions liées par des idées politiques bien établies et une ligne de parti, parfois par un programme politique, séduisant, mais très aléatoire, s’il vient à brusquer la population et éveiller son mécontentement.  Car, c’est bien connu, en politique, la quête du pouvoir prévaut davantage que le courage d’innover et de servir les intérêts du peuple.  Entre deux mandats, le peuple, qui est sans cesse appelé à obéir comme s’il était formé de minus, n’a à peu près rien à dire.

En premier lieu, malgré le fait que les divers pays ne pourront probablement pas s’en passer avant quelques décennies,  il faut dire que tout gouvernement est parfaitement illégitime, redoublant et entravant le système de la Régence divine, diversement appelé la Causalité, la Justice immanente, l’Approvisionnement universel ou la Providence divine.  Lorsque l’espèce humaine se mêle de redoubler le système divin par un organisme fantoche, elle ne doit pas s’étonner que Dieu semble de croiser les bras, lui donnant l’impression d’exister en marge du monde, sans le moindre intérêt pour lui.

À notre avis, l’être humain qui assume sa pleine souveraineté n’a pas besoin de se faire dicter sa conduite par un système extérieur.  Croire qu’un être humain a besoin de l’aide et de la protection d’un organisme concret de grande puissance, c’est oublier que chacun attire selon sa vibration pour prendre, quotidiennement, sa leçon de vie et se montrer plus sage dans l’avenir.  Chaque être ne peut attirer à lui que ce qu’il porte en lui, consciemment ou inconsciemment.  Dans cette veine, collectivement, les gens s’attirent le gouvernement qu’ils méritent.

Pour ceux qui voudraient contester ces assertions, ce qui est leur droit, la réflexion pourrait s’orienter autrement.  Alors, on pourrait se demander si le gouvernement est une invention du peuple ou si le peuple est une invention du gouvernement.  Autrement dit, est-ce le peuple qui a choisi de se donner un gouvernement ou si c’est le gouvernement qui a fait le choix de se donner un peuple?

De toute évidence, le gouvernement est issu de la volonté du peuple qui l’a établi dans l’espoir qu’il œuvre à son service.  Or, dans la majorité de nos démocraties, aucun gouvernement n’est vraiment voué au service du peuple, mais plutôt à son idéologie et à sa survie.  Et il est prêt à inventer toutes les théories pour tenter de démontrer sa nécessité.  Pour le reste, il ne s’occupe vraiment du peuple que lorsqu’il a besoin de lui pour se faire réélire ou éviter d’être renversé.  Même que, si on poussait plus loin une enquête, ce qui n’est pas notre propos de ce jour, on découvrirait que, présentement, il est au service d’instances étrangères occultes qui le dépassent, notamment de puissances financières, qu’il a raison de bien se garder de faire connaître.  Et, entre gouvernements, fait la loi celui qui est le plus riche et le mieux armé, donc le plus fort, comme ont su le démontrer récemment les États-Unis, l’URSS et la Chine.  Chacun d’entre eux a toujours semblé dire : «Je règne parce que je m’appelle Lion

Notre deuxième sujet de réflexion vise l’usage des ressources naturelles d’un pays que chaque gouvernement — qui ne cesse d’inventer de nouveaux ministères, de nouveaux services et de nouveaux organismes, souvent des monstres de bureaucratie peu utiles et efficaces, à part mener des enquêtes et établir des comités, pour gagner du temps, mais dont il ne tient jamais compte des conclusions — veut toujours vendre aux plus offrants ou à la parité des autres pays, de manière à en tirer de grandes redevances.  Car c’est bien connu, plus les gouParlement-fédéralvernants se tiennent loin du peuple, interposant des intermédiaires, moins ils sont accessibles et vulnérables.

À part la nécessité de garnir les coffres de l’État, qui dépense souvent sans compter, pourquoi un pays riche en une ressource particulière devrait-il obligatoirement la vendre à ses citoyens, si ceux-ci en ont besoin, aux prix concurrentiels du marché mondial ou des autres régions d’un même pays, dans le cas de nations fédérées?  Pourquoi, au contraire, les citoyens ne pourraient-ils pas bénéficier de cette manne et se la procurer au meilleur prix, surtout s’il s’agit d’une denrée ou d’un produit essentiels?  Qu’est-ce qui oblique un État à vendre ses ressources à ses propres citoyens au prix fort?  Pourquoi ne suivrait-il pas l’exemple du Venezuela qui offre le pétrole à ses citoyens à un prix dérisoire, alors qu’il vend le reste aux autres pays au prix du marché mondial?

Ici, au Québec, l’électricité est une énergie propre et renouvelable actuellement en surproduction, que l’on tente, à grands frais de démarches et de publicité, d’exporter dans les autres provinces et aux États-Unis, au moment où on s’apprête à construire de nouveaux grands barrages sur la Côte Nord.  Pourquoi, dans un choix génial, notre gouvernement national ne vendrait-il pas bon marché cette énergie à ses citoyens déjà les plus taxés et imposés du Canada, presque du monde?  Là, on comprendrait que, à l’occasion, dans une initiative marginale, un gouvernement se mêle enfin de penser à son peuple et de le soulager dans son fardeau fiscal!

Il y a quelques années, on a tenté de diaboliser Kadhafi, le tyran contesté et, finalement, déchu de l’État libyen.  Pourtant, dans bien des cas, on aurait dû s’inspirer de sa conduite, car il a beaucoup fait, dans des initiatives semblables, pour relever les niveaux social, économique, éducationnel et culturel de son peuple, ce dont on n’a jamais trop parlé.

 

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