S’OUVRIR AUX IDÉES NOUVELLES, UNE NÉCESSITÉ DE L’HEURE… 

   Toute habitude finit par devenir mécanique, rigide et, de plus en plus, tyrannique.  Toute routine incline vers la monotonie et l’ennui, se démontrant plus ou moins paralysante, ankylosante, stérilisante.  C’est par la répétition des actes que se crée l’habitude qui installe dans une zone inquiétante de sécurité, de bien-être et de confort.  Avec le temps, l’acte qui avait la fragilité d’un fil d’araignée finit par prendre la solidité d’un câble de métal.  Il crée des engrammes… et des ornières profondes.  On en vient à tourner en rond au bout de sa laisse.

   Pourtant, du point de vue spirituel, il n’y a qu’une habitude qui trouve grâce aux yeux de l’être évolutif : celle de penser et d’affirmer que les diverses réalités s’accomplissent dans l’Ordre, soit comme elles devraient être, en développant sa certitude de pouvoir les atteindre, de n’être privé d’aucune connaissance ni d’aucun moyen pour se réaliser soi-même dans sa totalité, du fait qu’on se sent uni à son Centreidées-nouvelles divin, qui représente le Pouvoir absolu et le Bien parfait.

   Pour le reste, chacun gagne à se tirer de ses habitudes en s’ouvrant à la nouveauté qui s’attire par l’attraction ou la distillation d’idées nouvelles.  Le nouveau attire du nouveau.  Alors, celui qui veut évoluer rapidement gagne à s’ouvrir résolument, mais avec sagesse et prudence, aux idées nouvelles qui se présentent à lui.  Puisque les idées ne se présentent pas au hasard et sans but, toute idée du genre, bien intégrée, peut représenter un cortège de nouvelles possibilités.  La plupart du temps, elles apparaissent précisément pour conduire vers plus d’être.

   Quand une nouvelle idée se présente à soi, il est normal qu’elle puisse surprendre, saisir et laisser perplexe, même déranger ou agacer.  Souvent, elle se pointe de manière erratique, à la manière d’une illusion ou d’une fantaisie.  Elle agit à la manière d’une balle qui bondit et rebondit, heurtant le mur de ses attitudes et de ses préjugés.  Et on s’empresse de la qualifier de folle ou de farfelue.  Pourtant, à moins de chercher spécifiquement à éveiller le discernement, dans la majorité des cas, même sous le couvert du mystère et de l’illogisme, elle vise à révéler un aspect bénéfique, à activer une potentialité de son être.  Mais si, par automatisme, on persiste à lui prêter ses propres conclusions bien arrêtées et une fin de non recevoir, on peut l’entraver et se priver d’une bonne occasion.  En pareil cas, on ne parvient qu’à démontrer à quel point on est prévisible, obtus, conditionné, étroit d’esprit.

   Il vaudrait mieux garder l’esprit ouvert, se familiariser avec les idées nouvelles, les apprivoiser à son rythme et à sa manière.  Chacun gagne à se remettre constamment en question, à se demander s’il reste prêt à apprendre, ce qui est un témoignage de jeunesse intérieure.  Car, pour la plupart, simplement à observer leur vie morose, médiocre, triste, étriquée, les gens pourraient se demander ce qu’ils peuvent bien avoir à perdre à s’ouvrir à de nouvelles propositions.

   C’est en accueillant les idées nouvelles qu’un être en vient à trouver son avantage et à atteindre son centre.  Jusqu’à ce que, un jour, il n’ait plus à essayer de sortir de sa prison en tentant de forcer les bonnes occasions, parce que, par la bonne habitude de répondre aux injonctions immédiates de la vie, la plénitude se présente à lui d’elle-même.  N’êtes-vous pas d’accord que les idées les plus saugrenues peuvent finir par se démontrer les plus productives ou les plus évolutives?

   Rejeter une idée nouvelle du revers de la main, pour la simple raison qu’on ne la sent pas opportune, adéquate, efficace, c’est souvent se condamner à la stagnation et, par ricochet, à la frustration, ce qui amène à terminer ses jours dans l’ennui et l’amertume.  Tous peuvent deviner qu’il existe une réalité plus heureuse et valorisante que celle qu’ils manifestent dans leur vie quotidienne, répétitive, trop ordinaire.  Tous cherchent ce quelque chose, mais en tournant en rond, du fait qu’ils suivent les ornières de leurs routines et de leurs habitudes, qu’ils n’émettent plus que des idées cristallisées, déjà trop souvent explorées.

   Pourtant, les résultats grandioses, émerveillants, enthousiasmants, ne peuvent répondre qu’à l’audace et à l’éveil d’esprit, deux attributs qui portent à ex7005a4209b2d4af_fileplorer les nouveaux sentiers.  Hélas, en général, à l’inverse, la majorité des gens ne découvrent une nouvelle vérité ou une nouvelle solution qu’au point critique engendré par leur entêtement dans l’égoïsme et le terne retour dans leurs cercles vicieux.  Mais, alors, ce qu’il est difficile de démolir les vieilles structures mentales, de reconnaître ses illusions, de rejeter ses faux espoirs!  Et plus un être attend pour se remettre en question, plus il lui est difficile de le faire.

   Ne vaudrait-il pas mieux rester alerte, jeune, vibrant parce qu’on reste ouvert, réceptif, souple, disponible au changement?  Sauf que le changement ne se produit que par l’acceptation et l’incarnation d’idées nouvelles!

   En ce moment, la nécessité de s’ouvrir aux idées nouvelles s’impose du fait que la Terre a complété sa vieille histoire et qu’elle s’est dotée d’une nouvelle trame subtile, au plan atmique, appelée le treillis énergétique.  Ainsi, celui qui conserverait ses anciennes manières de penser, de juger, d’appréhender le monde et d’agir ne pourrait que s’emprisonner dans la trame de la troisième dimension, en rapide dissolution, limité à la compréhension de la densité et de la dualité, ce qui l’amènerait à vivre dans la frayeur, dans certaines événements à venir et lui imposerait un transfert sur une autre planète évolutive semblable du Cosmos à un moment ou l’autre de l’Ascension terrestre.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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