LES ÉLÉMENTS ET LES ÉLÉMENTAUX, LE SUBSTRAT DE LA CRÉATION…

On aurait parfaitement raison de définir l’Élément comme un Esprit de la Nature ou comme le Recteur d’un élément particulier (air, feu, eau et terre) qui préside à la formation et à l’activation des éléments subtils de l’air (sylphes et sylphides), du feu  (salamandres), de l’eau (ondins et ondines) et de la terre (gnomes et gnomides), régissant surtout les gemmes, la flore et la faune.  Les Élémentaux forment ainsi les Esprits archétypes associés à l’un des quatre éléments de la Nature.  Ils sont les Régents des éléments de la Nature.

 L’Élémental, une Entélémentauxité subtile, agit sous la direction de Devas de la Nature et des Constructeurs de la Forme et elle œuvre à maintenir l’écosystème dans l’harmonie et la régénération, préparant le terrain de l’évolution spirituelle des êtres incarnés en favorisant l’expansion de la Flamme consciente directrice.  Dans ce contexte, la terre désigne la forme concrète;  le feu, le mouvement, la locomotion et l’aspiration;  l’eau, la croissance, les sentiments et le pouvoir de reproduction;  et l’air, le pouvoir créateur de la parole, l’éclair fulgurant et la vérité du Jour éternel.   Selon les diverses Traditions, on les appelle devas, nymphes, dryades, oréades, épiméliades, agréades, fées, lutins, elfes, feux follets, gobelins, spirites, truges, lémures, phantasmes, djinns, tattvas, etc.

Dans le Tarot, les Élémentaux sont respectivement représentés par l’épée, le bâton, la coupe et le denier.  Ailleurs, ils le sont par la lampe, l’épée, le bâton et l’autel de cristal.  Dans certains contextes, ces entités réfèrent aux formes-pensées ou aux égrégores.

Toutefois, les Élémentaux, issus de l’Éther ou de l’Essence subtile, réagissent les uns sur les autres, tour à tour se produisant l’un de l’autre ou se détruisant l’un par l’autre.  Chacun conduit vers une autre réalité que lui-même dans le sens involutif ou évolutif.  L’air et le feu agissent comme principes actifs, tandis que l’eau et la terre, passifs, leur servent de révélateur.  Les diverses combinaisons de ces élémentaux et de leurs rapports révèlent la complexité et la diversité infinie de la Manifestation, ainsi que leur perpétuelle évolution d’une combinaison à une autre, suivant la prédominance de tel ou tel élémental.  Les divers phénomènes de la vie se ramènent aux manifestations des élémentaux qui déterminent l’essence des formes de la Nature.

Autrement dit, la Nature réalise son œuvre de génération et de destruction au moyen des élémentaux.  Chacun d’eux est issu de la combinaison des deux principes primordiaux.  Ainsi, l’eau procède de la froideur et de l’humidité;  l’air, de l’humidité et de la chaleur;  le feu, de la chaleur et de la sécheresse;  et la terre, de la sécheresse et de la froideur.  Chacun d’eux est représentatif d’un état : liquide, gazeux, igné ou solide.  Et à chacun d’eux est associé un ensemble de conditions données de la vie, dans une conception évolutive où le déroulement du cycle commence avec l’eau, animée par l’air (parole), activée par le feu (amour) pour finir avec la terre (densification).

C’est sur le fondement de ces valeurs universelles que reposent les opérations de l’Alchimie et des disciplines initiatiques : formation, épanouissement, culmination, déclin-transition.  Dans le processus initiatique, on voit le candidat sortir de terre, se purifier (eau), se réduire (feu) et s’envoler (air), s’affranchissant par paliers de la vie matérielle pour accéder à l’Illumination pure.  L’air désigne l’intellectualité et il s’associe aux signes des Gémeaux, de la Balance et du Verseau;  le feu, l’ardeur, le courage, l’aspiration et l’enthousiasme, et il s’associe au Bélier, au Lion et au Sagittaire;  l’eau, la sensibilité, les sentiments, l’échange et la reproduction, et il s’associe au Cancer, au Scorpion et aux Poissons;  enfin, la terre, indice de matérialité ou d’Esprit cristallisé, s’associe au Taureau, à la Vierge et au Capricorne.

Les Esprits de la Nature font partie du processus de la Création et ils appellent l’humanité à collaborer au Plan divin.  Ils rendent possible la croissance et le développement des formes naturelles.  Plus anciens que la Terre physique, ils se déplacent librement à l’intérieur les énergies de la créativité cosmiques.  Ces Maîtres du Royaume des bâtisseurs et de ceux qui extériorisent la forme, des Constructeurs inférieurs de la forme matérielle, comprennent parfaitement les besoins de la Terre et de l’Humanité, mais ils exercent leur autoritémagicien d’abord dans la Nature.  Ils n’inventent pas les modèles de la Nature, mais ils les construisent conformément à ces archétypes et ils les maintiennent en existence tant qu’ils sont utiles.

Les Élémentaux ne sont pas au service du règne humain, bien que le Créateur les ait appelés à collaborer avec ceux qui agissent de façon évolutive.  Ils obéissent au Seigneur Pan, une divinité qui rappelle allégoriquement le Maître de la Nature.  Alors, si un être humain requiert leurs services, il doit leur laisser leur liberté en évitant de tenter de les contrôler.  En fait, ils sont les égaux des êtres humains, bien qu’ils jouent un rôle fonctionnel différent, servant d’abord la Gloire de Dieu.

Pour l’instant, le pouvoir des Élémentaux apparaît plus puissant que celui de l’être humain parce qu’ils savent mieux que lui rester en relation harmonieuse avec les énergies cosmiques.  Ils savent que dominer ne consiste pas à contraindre par la force, en s’appuyant sur un droit de régence, mais conduire par l’exemple amoureux dans la communion, la compréhension, l’attention et le service à l’Idéal.  Et c’est ce qu’ils font en établissant et en entretenant le plan physique qui sert de plateau à l’évolution des âmes.

Pour résumer, on peut dire que les Élémentaux désignent les modalités vibratoires successives de l’Éther qui agissent à tous les niveaux de la Manifestation.  Ces entités vitales, qui habitent les éléments, sont revêtues de formes prâniques ou énergétiques.  Ils sont les Gardiens hiérarchisés de l’Univers et ils veillent à assurer l’Ordre harmonique des systèmes et des planètes.  Ils suivent une trajectoire évolutive distincte de celle des humains, détiennent leur  propre forme de vie et ils œuvrent en groupes.  Gentils et habiles, mais souvent distants, selon le taux vibratoire des êtres qu’ils rencontrent, ils entretiennent la Nature dans ses moindres détails.  Plus nombreux qu’on pourrait les penser, leur Hiérarchie subtile regroupe tous les êtres des Régents des planètes aux Gardiens des atomes.

LES ÉLÉMENTS

éléments

Au premier sens, l’élément désigne l’une des cent quarante-quatre manifestations différentes de la Manifestation physique, dont certains ne sont captés que psychiquement.  Il s’agit des manifestations différentes, causées par l’association des électrons en atomes, dont 98 sont connus de la science.  Dans un deuxième sens, il s’agit des particules de Dieu, des portions du Tout, qui apparaissent comme le substrat des choses ou de chacune des quatre essences tirées de l’Éther, illustrant des degrés successifs de densification, qui constituent la pierre d’assise de l’Univers.  Alors, on parle de l’air, du feu, de l’eau et de la terre, soit des différentes modalités de l’Éther subtil (l’Essence cosmique).  Pour éviter de les confondre avec les éléments chimiques, certains préfèrent les appeler principes ou élémentaux.  Dans la Grèce antique, on les associait respectivement à «Héra» (air), «Hestia» (feu), «Aphrodite» (eau) et «Déméter» (terre), les enfants d’«Éthérie» (l’Espace ou l’Éther).

L’Éther 

L’Énergie de la vie et la Puissance créatrice du Monde matériel.  En correspondance avec le chakra atmique, d couleur mauve, il s’agit du Fluide cosmique, de la Lumière astrale, du Grand Principe créateur et divin qui relie le Ciel et la Terre.  Présent partout et en tout, rien ne se fait sans lui.  Son union avec les autres élémentaux, qui, du reste, procèdent de lui, il engendre la vie, le mouvement et l’esprit.  On le dit plus petit que les plus petits tout en étant plus grand que les Mondes, tellement il est subtil et puissant.  Voilà le fil qui relie mystérieusement le Monde humain au Monde divin, la Lumière qui est à l’origine de la Manifestation de la matière vivante.  Symbolisé par le serpent, il constitue un élément d’équilibre et de synthèse.  Cet élément essentiel et immatériel, indispensable à la transformation de toutes choses, surgit de Dieu.  C’est la Quintessence ou la Cinquième Essence, l’Espace, l’État de vide, le Substrat subtil omniprésent, le Principe invisible de la Matière dont est fait l’Univers, dont il remplit touts les interstices.  Dans sa projection, il se module successivement en air, en feu, en eau et, ultimement, en terre, selon son intensité vibratoire.   Mieux dit, c’est l’Essence la plus subtile qui remplit la totalité de l’espace, vibrant sur une certaine fréquence pour enregistrer ou absorber toutes les impressions de la vie.

L’Éther, l’Énergie pure, le Grand Véhicule ou l’Agent intermédiaire pénètre tout l’espace, même la conscience.  Certains nient son existence parce qu’ils le remplacent par le «Noùs» ou par la «Matrice originelle», mais il n’en reste pas moins le médium par lequel les manifestations sidérales sont agencées.  Voilà le Fluide subtil, impondérable, qui remplit tous les espaces, qui pénètre dans tout, sans ne se mêler à rien, diversement relié, selon les versions, à Uranus, à Saturne et à Mercure.  Doté d’un mouvement libre et d’une force rayonnante, il s’exprime en volutes, en vortex ou en spirales.  Il constitue l’extension du Soi spirituel ou le Soi spirituel lui-même, la modalité obligatoire de l’Esprit en train de se représenter des objets.  À titre de réceptacle du Cosmos, on le compare au corps ou au ventre de Dieu.  Ce courant de vie, le plus élevé, en constant flux et reflux, donne naissance à quarante-neuf types d’énergies.  Passant par le Centre égoïque du Cosmos, il s’irradie dans un mouvement transversal pour alimenter, dans la mesure de ses besoins, les formes solaire, planétaire ou humaine.  Cet état de vide plein est sous-tendu par une structure grillagée qui lui est propre.  Dans l’Hermétisme, on le considère comme la Lumière intra-minérale.  Ailleurs, on en fait le Souffle de la Lumière de vie.  Dans le Bouddhisme, on l’appelle le Vide-Espace qui remplit et manifeste tout.  Dans la Tradition égyptienne, on le nommait le «Nout» qui devint, par la Grèce, le «Noùs».  Dans l’être humain, l’Éther s’exprime par le chakra christique (le Lotus aux mille pétales) et par le chakra laryngien.  Il figure le support fondamental de sa vie en ce monde.  C’est par lui qu’il modèle sa réalité quotidienne et celle d’autrui.  Cette matière sensible enregistre l’empreinte de sa qualité d’être au niveau de ses pensées et de ses paroles.

L’Air 

L’élément subtil masculin, chaud et humide, abstrait et mobile, qui figure le premier degré de condensation de l’Éther cosmique.  Dans le processus de l’Ascension, cette force électrique, qui vole comme une flèche, illustre la révolution du feu, arrêté dans sa force ascendante par l’eau, mais réactivée par le Souffle de l’Esprit, la Force d’aspiration ou d’élévation.   Correspondant au chakra de la gorge, elle régit la Puissance du Verbe créateur ou le Son primordial.  C’est en elle que vibre l’Aum primordial, le Son unique qui a tout créé tout au long de l’Émanation.  Relié au Règne des Intelligences, elle correspond au plan causal et il engendre le plan mental.  Premier principe de la composition des formes, elle engendre l’ouïe, l’odorat et le tact, ouvrant la conscience aux plans spirituels.  Elle assure la fixation des plantes et l’humanisation du monde.  Elle exprime la Vérité comme elle est et il s’exprime au-delà de l’entendement.  airIl véhicule le Grand Plan du Créateur lui-même.

En Alchimie, l’air désigne le Mercure sublimé.  Il désigne la Conscience active qui s’engendre d’elle-même et par elle-même, qui se perçoit d’elle-même, lui permettant, si elle se matérialise ou s’incarne, de remonter d’elle-même à sa Source divine originelle.  C’est le «Solve», le Principe spirituel ou le Courant spirituel libre qui rend ou garde les choses subtiles, soit gazeuses.  Il figure la Vie invisible, mobile, universelle, purificatrice, raréfiante (spiritualisante).  Régi par les Anges, il engendre le règne animal et il sert de milieu propice à l’apparition du Son et de la Lumière.  Il permet encore la dissémination de la Force vitale et la propagation des vibrations interplanétaires.

Pour distinguer l’air que tout animal incarné peut respirer de la force électrique que désigne cet élément, on emploie souvent l’expression air subtil.  Ce monde invisible, situé entre le Ciel et la Terre, mais qui engendre le  Cosmos, le Corps de Dieu, est relié à Brahmâ, donc à Jupiter et à Vénus.

Le Feu :

L’élément issu de l’Éther, situé, d’un point de vue vibratoire, entre l’air et l’eau, un principe subtil sec et chaud, associé à l’été et au Sud.  Correspondant au chakra du plexus solaire, il exprime un mouvement ascendant qui préside à la croissance, à l’aspiration, à l’expansion et à l’élévation de la conscience, retournant tous les corps à leurs éléments simples et premiers par la combustion, produisant la cendre.  Il symbolise l’illumination progressive de tout par l’Intelligence suprême, la Force ardente de l’Esprit universel qui purifie et clarifie l’idéal et stimule l’évolution verticale, la progression vers feule Haut.  Par son ardeur et sa chaleur, support de l’affect, le fondement du désir et de la motivation qui meut la volonté à l’action, il produit la sensibilité, assure la croissance et l’expansion, supporte la locomotion.  Il libère ce qui bloque la circulation de la vie, nettoyant la matière, ce qui favorise une reconstruction appelée transmutation.  Il consume un lien devenu lourd d’une mémoire liée à des événements qui perturbent la personnalité et encombrent le psychisme.  Associé au plexus solaire et au foie, comme énergie du pouvoifeu-1r, il exprime les divers degrés tangibles de l’ego, la trace de la marque solaire indispensable à la maturation.  Au niveau spirituel, il brûle, consume et transmute les voiles de la densité, tirant de l’illusion.  Au niveau évolutif, il transforme le désir, qui lie à la Terre, en amour pur et en aspiration spirituelle, servant de véhicule à l’intuition.   Selon la Tradition mystique, né du Vide plein, le feu serait apparu spontanément, immédiatement apte à tout transformer sans être changé ou altéré en lui-même.  Il fonde l’ardeur, le courage, la motivation, la volonté, la vérité rituelle, le zèle (dévotion à une cause).  Ni solide ni liquide, mais vif et mouvant, insaisissable, il réduit toute chose à sa nature essentielle.  Ce qui en fait un catalyseur essentiel dont il faut savoir se servir avec discernement et prudence parce qu’il présente de graves dangers entre les mains de l’ignorant et du téméraire.  En effet, ce principe actif et pur, qui ne brûle pas vraiment, mais transforme ou transmute, favorise la reconnaissance de la réalité essentielle d’un être.  Il constitue l’agent de la mort initiatique qui engendre un état vibratoire supérieur en libérant des entraves de la matière brute.  Il transforme la matière en cendre et en énergie.  Il figure l’amour très doux de l’Esprit qui se propage d’un être à un autre sans jamais s’éteindre, maintenant partout le bon ordre.

L’Eau

L’élément de la Nature qui résulte d’un mouvement descendant de l’Éther qui se densifie ou se contracte, permettant la manifestation formelle au niveau éthérique et en assurant la stabilité et la souplesse.  Cet élément humide, mobile, compact et froid sert de substrat à toute forme de vie.  Correspondant au chakra sexuel, il illustre tous les aspects de la vie avec le flot des sentiments et des eaumouvements de la vie affective, recouvrant le monde de l’inconscient, du rêve, de la vie subtile, où tout se renouvelle et se régénère.  Il accélère la croissance des êtres vivants, comme la décomposition des cadavres.  Il étanche la soif, lave, nettoie, purifie, dilue, supportant l’élimination et la procréation.  En fait, relié à la Lune, il assure la fertilité et la fécondité.  Il doit être imprégné de l’air et vivifié par le feu, sans quoi il se corrompt.  Limpide et transparent, il prend toujours la forme du contenant qui le reçoit, un indice de versatilité, d’adaptabilité, de souplesse et de réceptivité.  Il prépare le corps pour la cérémonie sacrée de l’Initiation suprême.

La Terre 

Comme élément, la terre symbolise la densification ultime de l’Énergie divine.  Elle est relié au plan matériel (concret, tangible et palpable) qui peut fournir les moyens d’expérience, la sécurité (en comblant les besoins primaires que sont la nourriture, ce qui fait l’abondance et donne les instruments divers).  Correspondant au chakra coccygien, c’est le point d’ancrage ou d’enracterre-1inement qui fournit la terrevitalité (santé) et la sécurité (pouvoir matériel ou créativité) et qui explique les lois de la Nature.  Ce principe magnétique (passif ou réceptif) exprime la densité, la fixation, la condensation, la cohésion, l’inertie, la cristallisation, relié à Saturne.  C’est le réceptacle et l’aliment de la Chose unique dont le Soleil est le père et la Lune, la mère.  Il est associé au règne minéral.  On le dit compact, immobile, sec et froid.  Voilà, comme on le dit en Alchimie, la minière des métaux qui fournit la matière de l’œuvre.  Il s’agit alors du corps physique à transmuter par les énergies (la force vitale).  Car la terre est reliée aux choses extérieures, à la vie matérielle et au corps.  La terre fournit le substrat à la force vitale et à l’expérience.  Il s’agit de la force qui arrête l’air dans sa chute verticale, devenant l’élément terrestre.  Cette force naît de l’interaction du feu et de l’eau.  Il exprime la douceur, la soumission, le service, le support, la fermeté, la stabilité, la solidité, l’humilité, la simplicité dans la multiplicité.  Matière première ou substance universelle, c’est la Vierge pénétrée par la bêche ou la charrue, fécondée par la pluie, semence du Ciel.

***

Dans son évolution, l’être humain s’incarne sur la terre (centre-racine), dans un état primitif, où il s’applique à survivre et cherche à s’établir une demeure permanente, subvenant à ses besoins à la sueur de ses bras et cherchant à assouvir sa sensualité et ses pulsions.  Avec le temps, coupé de son pouvoir, il finit par trouver l’univers matériel fort contraignant, entravant, en raison de ses limites, de ses carences, de ses obstacles, de ses difficultés, de ses souffrances.  Alors, stimulé par ses rêves grandioses, qui dépassent ses possibilités de réalisation, au niveau où il s’investit, il cherche à se désaltérer dans l’expression de sentiments plus nobles et à se rafraîchir d’idées plus élevées, espérant pouvoir dissoudre la forme éléments-1qui le contraint.  Mais l’eau (centre sacré) qui stimule son corps de désir, le ramène dans la concupiscence, ce qui retarde sa quête de paradis pour un moment.  Emporté dans un cycle de grandes illusions, il finit par se sentir, plus que jamais, prisonnier des limites inhérentes au plan où il s’exprime.  Alors, pris de dédain, souvent déprimé, il redouble d’ardeur et il appelle le feu (plexus solaire), le principe d’aspiration, qui lui inculque soit l’ambition, qui le fait incliner vers les jeux de pouvoir, ou qui lui inculque la motivation de se dépasser sans cesse.   Alors, le candidat éprouve une joie fugace, car le feu le réchauffe et le stimule, mais il finit par engendrer un brouillard qui réduit sa clarté mentale et fait surgir d’autres illusions bien entravantes.  Mais, s’il sait s’aimer et s’aimer (centre cardiaque) et s’il persiste à travers les épreuves, le brouillard se dissipe et il émerge dans l’air (centre laryngien).  Par sa froideur, l’air finit par condenser les vapeurs, ce qui permet d’éclaircir le ciel intérieur, permettant de découvrir la lumière (la vérité) du Jour éternel (centre frontal).  À ce niveau, il s’extrait du bruit mental et il découvre la puissance créatrice de sa parole.  Alors, franchissant la Porte des Dieux, l’être humain découvre un Soleil intérieur (centre coronal) qui brille sans obstruction, qui apaise sa souffrance et guérit ses plaies, le conduisant jusque dans l’Éther (lotus aux mille pétales), au cœur de son âme ou de son centre caché.  Et, ultimement, il peut y fusionner avec son Esprit (Soleil cosmique), son Étincelle divine, au-delà du ciel christique.  Ainsi, l’homme provient de l’Éther, descend par l’élément feu, s’épanouit dans l’eau, se réalise dans l’air, accédant à sa maîtrise dans l’élément terre.

 

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime

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