L’EAU, SOURCE DE PURIFICATION ET DE VIVIFICATION, ET SES CONTEXTES…

Comme on l’a déjà expliqué, l’eau est le liquide le plus répandu dans la Nature, constituant l’élémental ou élément subtil nécessaire à l’expression de la vie et de la germination et à la fusion des éléments naturels.   C’est la Substance première de la Manifestation concrète qui accélère la croissance des êtres vivants et la décomposition des êtres morts.  Elle étanche la soif des êtres, les laves, les nettoie et les purifie.  Reliée au règne végétal et à la lune, elle évoque la Terre féconde.  L’eau peut se corrompre si elle n’est pas vitalisée par le feu (la vitalité) et l’air (l’Esprit).  On l’assosource de montagnecie à la nature émotive et psychique de l’être : sentiments, sexualité, reproduction, clarté mentale, puissance de raisonnement logique, discernement, échanges primaires (le donnant pour donnant), sens commun ou bon sens, télépathie, magnétisme animal, cellule familiale.  Elle correspond au plan éthérique du fait qu’elle prend toujours la forme du contenant qu’elle remplit.  Au niveau psychologique, elle constitue le grand véhicule de l’inconscient avec ses pulsions imprévisibles et ses forces maternelles : pardon, service, détachement, sociabilité, civilité, élimination, paix, harmonie mentale, foi, vocation, affection, qualité de la spiritualité, essence de vie (élément créateur primordial de la vie matérielle), purification, dégagement de l’ego, souplesse, décontraction, versatilité, émotivité, etc.

Sous l’aspect d’élémental, l’eau illustre un mouvement descendant, donc densifiant ou contractant, engendrant la manifestation de la forme et en assurant la stabilité.  A cet égard, l’eau agglomère, assure la cohésion et la résistance, favorise le mélange et la fusion.  On l’associe au sacrum, au pubis et au goût.  On la dit humide, mobile, compacte et froide.  C’est la Puissance spirituelle sans forme propre, figure de l’Esprit ou de la conscience qui, chez l’homme, prend la forme de ses choix, de ses pensées, de ses projets et de ses sentiments, révélant ses aptitudes mentales.  Sous sa forme spécifique, cet élémental fluide, fuyant, informe, changeant, peut vaincre le roc.  Elle illustre le Substrat duquel naît toute vie : le placenta de la Mer ou de la Mère.  Elle inculque le rythme et la profondeur des sentiments qui peuvent devenir aussi bénéfiques ou maléfiques que les mouvements de l’Océan, la Grande Mer unique, pouvant changer inopinément selon le contexte et le tonus des situations.  Cet élémental illustre tous les aspects de la vie avec le flot des sentiments et les élans de la vie affective.  Rappelant la pureté originelle de toute créature, l’eau sert de principe dynamisant du changement et des transformations.  Source primordiale de la vie, elle favorise l’union de l’Esprit et de la Matière.

L’eau recouvre le monde de l’inconscient, du rêve, de l’après-vie, où tout se renouvelle, se guérit, trouve l’immortalité.  Reliée à l’Autre Monde, comme le disent les Celtes, elle assure la qualité des transmissions diverses, notamment des relations interpersonnelles et des contacts psychiques.  Elle supporte la confiance, favorise l’écoute du monde intérieur, aide à comprendre l’inaccompli en soi, sert de miroir à la création, imagespermet la communion entre les êtres, supporte la vitalité, sert de vagues-eauboisson commune aux êtres vivants (le vin servant de boisson sacrée aux élus).  Bien que très douce, elle peut devenir très puissante, vigoureuse et flexible, s’abandonnant sans résistance à la gravité, ce par quoi elle suggère la nécessité du renoncement et du lâcher-prise.  Dans son mouvement vers le bas, quand elle produit sa contraction, elle engendre l’élémental terre pour compléter la liste des élémentaux essentiels à la vie.  Elle permet donc la manifestation de la forme solide.  Elle détient le pouvoir de faire naître et renaître la vie, symbolisant en elle-même la vie qui s’écoule.  Elle est la dépositaire des secrets du passé, car elle constitue la réserve de la mémoire, suscitant la mouvance du monde sensible.  Elle transmet l’Amour absolu sous cette forme irrationnelle qui préside à tous les instants de la vie.

L’eau, source de vie, auxiliaire de purification, moyen de régénération, définit la Masse indifférenciée qui contient l’infini des possibles, donc toutes les promesses de développement, comme toutes les menaces de résorption.  Elle constitue la forme substantielle de la Manifestation, se situant à l’origine de la Vie.  Médium de fertilité, de pureté, de sagesse, de grâce, de vertu, de justice, de providence, de divination, de liberté, de détachement, d’abandon, de mesure, de révélation, de perfectionnement, de simplicité, de transparence, d’union, elle se laisse couler en suivant la pente des terrains qu’elle et humidifie.  Elle donne le signe de la bénédiction et de la bienveillance de Dieu, animant la vie naturelle et la vie spirituelle.  Elle évoque l’Esprit à son état encore inconscient, mettant en mouvement les puissances informes de l’âme, notamment les motivations secrètes et inconnues.  En mystique, on dit qu’elle prépare et nettoie le corps pour la Cérémonie sacrée de l’Initiation.  On la relie à la sexualité et à la procréation.

L’eau représente l’élémental de la Mère divine par lequel elle active le principe féminin.  Elle détermine entre autre le degré et la qualité de l’amour désintéressé qui permet de transformer la vie spirituelle d’un être.  Physiquement, levier des civilisations, elle désaltère, purifie et lave les souillures.  Véhicule de la raison et de la mémoire, elle conserve les traEAUces des objets avec lesquels elle est venue en contact, devenant le dépositaire de nombreux secrets.  Elle constitue les Archives précieuses du passé.  Elle exprime la joie de savoir que quelque chose de divin circule en soi.  En Chine, l’eau est associée au bas, à l’hiver, au nord, au salé, à la gravité, au noir et à la colère.

Selon sa pureté, sa limpidité et sa transparence, l’eau révèle la qualité de son monde inconscient, de son psychisme, de ses sentiments, de sa vitalité intérieure.  Elle invite à faire preuve de souplesse dans la vie, à vivre dans la détente et l’harmonie, à s’ajuster aux événements et aux situations, à s’inscrire dans le moment présent, à éviter de s’en faire inutilement, à faire confiance en l’avenir.  Elle suggère de témoigner d’ouverture d’esprit en prenant ses distances en regard d’une situation ou d’une relation pour mieux les comprendre.  Elle appelle à se laisser guider par les événements et ses sentiments pour éviter de forcer les choses.  En toute circonstance, il faut témoigner de réceptivité et d’adaptabilité.  Aussi, faut-il bannir la rigidité de caractère et la tension de la volonté, ne craignant jamais de changer d’opinion ou de position si cela s’avère nécessaire ou découle de nouvelles évidences qu’on a acquises.  Elle propose de vérifier si on n’entretiendrait pas un élément de tension qui empêche l’énergie vitale de circuler librement.  Celui qui veut devenir fécond doit apprendre le lâcher-prise, donc laisser aller ce qui ne sert plus, se mettre à l’écoute des autres et de ses mouvements intérieurs.  On la relie à la mémoire.

 

EAU AGITÉE : Elle exprime la tension, le désordre, le tumulte intérieur.

EAU AMÈRE : Elle exprime l’aridité ou l’amertume du cœur qui aide à faire prendre conscience de sa propre misère.  Certains y voient un signe de malédiction.

Eau-beniteEAU BÉNITE : Eau consacrée par un rituel particulier, chez les Chrétiens, qui dérive de la notion d’Eau première ou d’Eau vierge telle que léguée par les Anciens Mystiques.

EAU BOUILLONNANTE : Elle désigne une énergie solaire attisant l’amour, la ferveur, l’ardeur, le courage, le dynamisme, l’enthousiasme, tout ce qui exalte les sentiments, les pensées et l’agir.

EAU CALME : Eau qui arrose la terre ou abreuve le corps physique, le vivifiant et l’illuminant.  Elle exprime la paix, la sérénité, la quiétude, la tranquillité, le repos, la détente, l’harmonie, l’ordre, la maîtrise de ses sentiments et l’équilibre de son inconscient.

EAU CHARGÉE : Certaines techniques mystiques de magnétisation de l’eau, ajoutées aux prières d’une personne ou d’un groupe de personnes autour d’un récipient contenant de ce liquide, peuvent produire un phénomène que l’on appelle le «chargement de l’eau».  Ces techniques brisent les liens moléculaires de l’eau et donnent une eau vitalisée, de même apparence, mais dont les molécules se sont simplifiées et purifiées.  On croit cette eau plus facilement assimilable et plus active, d’où on s’en sert diversement pour guérir, renforcer la santé, favoriser la croissance physique, éveiller la conscience spirituelle.

EAU CLAIRE : Elle exprime l’état d’un être évolutif et serein, aux idées claires, aux sentiments délicats, au cœur ouvert.  Elle souligne l’harmonie avec soi-même et avec le Monde, une compréhension juste de la vie, un inconscient calme, le détachement des croyances, des opinions, des superstitions, des principes, des jugements, des traditions, des attentes.  Elle identifie un être clair dans sa pensée, au discernement juste, équilibré en tous points.  L’eau claire représente une eau pure et fertilisante.

EAU COURANTE : Elle illustre le renouvellement constant de la vie et assure d’une grande vitalité.

EAU DE LA TEMPÉRANCE : Associée au Serpent de Vie, elle traduit l’équilibre, la modération, le juste milieu, l’équilibre des polarités.

EAU DE LA VIE : Dans l’exégèse chrétienne, il s’agit de la grâce divine.eau de pluie

EAU DE PLUIE : Elle désigne les dons de Dieu à la Terre.  En Alchimie, il s’agit du dissolvant naturel de l’or, indiqué par le symbole ci-contre.  Voir à Pluie.

EAU DE SOURCE : L’Eau primordiale, l’eau lustrale, la Substance même de la pureté originelle.  Voir aussi à source.

EAU DE VIE : Métaphore désignant le signe du Verseau.  Autrement, il s’agit du flot de l’énergie vitale qu’il faut laisser circuler librement sans tenter de l’accaparer ou de se l’approprier.

EAU DESCENDANTE : Expression qui désigne l’eau du Ciel.

EAU DIVINE : Dans les Textes de l’Antiquité, elle désigne l’Ambroisie, la Liqueur ou Boisson des Dieux.  Il s’agit de la force vitale qui remplit tout l’Univers et allume partout la Lumière de Vie, le Feu sacré.  Il s’agit souvent de l’Amour pur (don de soi et service impersonnel).

EAU DOUCE : L’eau calme et fertilisante.

EAU DU LÉTHÉ : Expression tirée de l’Antiquité désignant l’eau de l’oubli de ses origines divines, au moment de l’incarnation.  Le choc de la naissance représente une telle épreuve par les limitations que l’âme ressent en entrant dans la dimension matérielle qu’elle en oublie ses potentialités infinies.

EAU et VIN : Ces deux éléments figurent l’Union sacrale, le Mariage sacré, les Noces cosmique des forces vitales de la Nature (énergie magnétique) et des forces fécondantes eau et vinordonnatrices du Ciel (énergie électrique).  Ils désignent l’harmonie par opposition des forces invisibles compatibles et complémentaires.

EAU FLUIDE : Elle illustre une dissolution.

EAU FORTE : En Alchimie, elle désigne le vinaigre très aigre employé dans la dissolution.  On le représente par le symbole ci-contre.

EAU FROIDE : Les vieilles conceptions, les réalités dépassées, les énergies anciennes et périmées.

EAU HOMOGÈNE : Indice de cohésion et de condensation (coagulation).

EAU IGNÉE : En Alchimie, il s’agit du Mercure.

EAU IMMOBILE : Elle exprime la paix, la sérénité, la tranquillité, la quiétude.

EAU LUSTRALE : Le mot lustral signifiant purificateur ou expiatoire, l’eau lustrale désigne l’eau purificatrice et salvatrice du baptême à cause de ses propriétés lumineuses ou énergétiques, aux dires des exégètes ceau lustralehrétiens.  Car, pour eux, le baptême constitue un rituel expiatoire pour effacer la tache originelle, tare que les mystiques ne reconnaissent pas à l’âme humaine.  Pour le mystique, l’eau lustrale représente une eau très pure parce que chargée un soir de pleine lune, notamment à la pleine lune de mai.  Les druides l’employaient notamment pour chasser les maléfices ou conjurer les sorts.  Ils la préparaient en éteignant un tison ardent tiré du foyer des sacrifices alimenté par du bois de chêne.

EAU MONTANTE : Eau terrestre ou lunaire symbolisant une fécondité accomplie.

EAU NITREUSE : En Alchimie, elle désigne la Mère du Mercure des philosophes.  On la représentait par le symbole ci-contre.

EAU NOIRE : Elle exprime un lourd psychisme (motivations inconscientes sombres).

eau regale EAU RÉGALE : En Alchimie, le mélange de deux parties d’acide nitrique et d’une partie d’acide chlorhydrique, capable de dissoudre l’or et le platine.  Voilà le dissolvant artificiel de l’or alchimique symbolisé par le signe ci-contre.

EAU RIDÉE : Elle désigne les mouvements de l’inconscient qui affleurent à la conscience et provoquent des inquiétudes, des angoisses, des soucis, du vague à l’âme, un mal de vivre, une nostalgie.

EAU POLLUÉE : Elle dénote un état de stagnation, de confusion, de régression.  Voilà l’eau brouillée et souillée des passions, des émotions, de la concupiscence, de la luxure, de la haine.

EAU PRÉCIEUSE : Dans la Tradition aztèque, elle désigne le sang humain nécessaire à la régénération périodique du soleil, le jade vert contenant le Germe de Vie.  C’est le Chalchihuatl, le sang qui jaillit du cœur d’une victime que le prêtre du soleil immolait chaque matin à l’astre du jour pour lui donner des énergies afin qu’il poursuive sa lutte contre les ténèbres nocturnes et pour assurer sa régénération.  La Tradition Maya précise qu’il s’agit d’une eau contenant des parcelles de jade offert au Dieu des pluies et des nourritures, figurant le sang humain jaillissant des victimes sacrifiées offert pour la régénération des pluies et des nourritures.  On peut douter que les Aztèques et les Mayas aient offert des sacrifices humains à leurs Dieux, surtout à la période de l’apothéose de leurs civilisations.

EAU QUE LE VENT DISSIPE : Expression mystique désignant la vie présente, la vie dans l’immédiat.

EAU RADIANTE : Eau qui détient la propriété de révéler la pureté du champ magnétique d’un sujet, appelé aura en sanscrit.

EAU RITUELLE : Dans l’initiation bouddhique des Tibétains, elle symbolise les vœux et les engagements que le postulant exprime.

EAU SALE : Synonyme de l’eau polluée, elle exprime des difficultés ou des problèmes comme les soucis, les inquiétudes, la dépression, la confusion, la nostalgie, les angoisses, une santé chancelante, une chute de vitalité, un déclin des valeurs morales.

EAU SALÉE : On l’appelle l’eau d’amertume dont la principale vertu consiste à préserver.

EAU SÈCHE : Dans la Tradition des Dogons d’Afrique, il s’agit de la parole sèche, de la parole non encore exprimée, de la pensée non proférée, mais remplie de potentialités.  Il s’agit des eaux premières qui précèdent la Manifestation.

EAU SOLEIL : La Force fulgurante de l’Esprit-Saint, le Féminin solaire éternel.

EAU SOMBRE : Il ne s’agit pas ici d’une eau souillée, mais d’une eau telle qu’aperçue dans une lumière moindre, ce qui favorise l’introspection.  La plongée en eau sombre, donc en eau profonde, symbolise l’introspection, l’entrée en soi.

EAU STAGNANTE : Ésotériquement, elle désigne le Manifestant ou le Moteur immobile de qui partent toutes les manifestations  et en qui elles finissent par se résorber.  Dans la Tradition chrétienne et cabalistique, on parle de l’Alpha et de l’Oméga.   Dans le sens concret de l’expression, celle-ci symbolise une mort lente par putréfaction chez un être qui involue.

EAU SUBTILE : Elle désigne le placenta de la Matrice divine ou de la Mère céleste, source de toute vie.  Il s’agit de l’eau en tant qu’élémental créatif, non du liquide à boire.

EAU TROUBLE : Elle décrit l’imagination débridée d’un sujet, le goût du risque pour le risque, les activités fondées sur l’ignorance et l’inconscient.

EAU VIVE : Expression mystique désignant, si l’expression s’écrit avec un trait d’union (eau-vive), les sentiments lumineux, spirituels ou divins.  Autrement, elle réfère à la Vie nouvelle, aux énergies limpides, aux pensées constructives, à la pureté d’intention, aux pouvoirs de guérison et de régénération.  L’eau vive constitue la connaissance de la Pure Vérité qui introduit dans l’Éternité.  Quant au puits d’eau vive, il désigne le Centre spirituel qui détient cette Pure Vérité fécondante, rafraîchissante et purificatrice pour l’âme.  Il désigne donc le cœur.

EAUX DE LA MORT : Les Grandes Eaux qui engloutissent les pécheurs sans toucher aux justes.

EAUX DE L’ESPACE : Il s’agit de l’Éther qui contient les quatre élémentaux (air, feu, eau, terre).

EAUX DU DÉSIR : Cette expression désigne l’Éther.  Certains y voient une allusion mystique au plan astral, le monde des désirs.

EAUX GAZEUSES : Elles figurent les petits instants éphémères de plaisir légitime, les élans spontanés du cœur et les traits d’esprit pétillants, toujours inoffensifs, parce que sans arrière pensée ni l’ombre d’un détriment.

EAUX INFÉRIEURES : Expression mystique identifiant la substance concrète, les possibilités formelles.  Dans la mythologie hindoue, on les dédie aux Apsaras.

EAUX PRIMORDIALES : Évocation de la Matrice universelle en tant que Chaos, donc de la Matière primordiale indifférenciée.  On les associe parfois au Semen christique présent dans les glandes sexuelles.  Dans la Cabale, elles identifient Binah, la Sphère de Saturne.  Chez les Hindous, il s’agit du Grand Pranâ.

EAUX SUPÉRIEURES : Expression mystique identifiant la Substance primordiale avec ses possibilités informelles.  Il s’agit de la Puissance cosmique que la Tradition hindoue dédie aux Nagas, les Serpents de la Vie.

EAU (Baignade dans l’) : Se voir se baigner dans l’eau illustre la bonne santé, la vitalité rayonnante, le succès, le sentiment de plénitude ou de joie profonde, la concbaignaderétisation imminente de ses désirs ou de ses choix.  Pourtant, certains se baignent pour se purifier, pour explorer leur inconscient ou pour fraterniser avec les autres.  Se baigner avec une autre personne exprime le désir de lui ressembler, de mieux la connaître, d’avoir avec elle des contacts érotiques.

EAU (Bassin d’): Toute étendue d’eau entourée de terre, tels l’étang, le marais, le lac, symbolise un miroir, parfois appelé Œil de la terre.  En Égypte, il figurait un mystère à comprendre, désignant une entrée du souterrain du Royaume des morts.  Pour l’individu, il invite à faire le point dans sa vie, dans la détente introspective ou méditative, en prenant le temps de penser à soi et de se choyer, pour retrouver la paix d’esprit et l’équilibre intérieur.  En faisant ainsi le plein d’énergie dans l’amour de soi, on retrouvera sa confiance et sa force, s’assurant de faire poindre à l’horizon de sa conscience la motivation d’opérer des changements constructifs.

EAU (Courant d’) : Le courant d’eau désigne tantôt la vérité intérieure, le mouvement de la Vie, le flot constant des énergies.

EAU (Cours d’) : Selon sa limpidité et son impétuosité, le cours d’eau évoque la qualité et l’intensité de sa force vitale, la pureté de ses sentiments et de ses intentions, la clarté et la netteté de ses perceptions, la transparence de ses mouvements psychiques.  Si on y aperçoit des pierres, celles-ci indiquent la perception de son Moi réel, le Roc de sa vie, dans des facettes particulières.  Ainsi, ces pierres ou ce rocher fournissent des points de repaire, comme les choix judicieux à faire, les réalisations constructives à entreprendre, les relations favorables à cours-d'eaureconnaître, tout cela en se mettant à l’écoute de sa Conscience intime et en observant objectivement les faits.  Si on y prête correctement attention, ils pourront même aider à s’assurer une meilleure position dans la vie courante.  Le cours d’eau lui-même invite à rester souple, spontané, détendu, ouvert;  à accepter sa vision présentement limitée parce qu’on a oublié le passé et qu’on ignore l’avenir.  On est appelé à aller consulter son Centre divin omniscient qui détient une vision élargie de ce dont on n’est pas forcément encore conscient et qui peut servir dans l’immédiat.  Bien qu’on ne connaisse pas tous les tenants et aboutissants de son histoire personnelle, on peut déjà agir pour améliorer son destin ou pour favoriser son évolution.

EAU (Éclaboussures ou Projections d’) : On est appelé à mesurer les conséquences de ses choix ou de ses initiatives, car on risque de s’attirer par compensation, si on n’y prend garde, des affronts, de l’hostilité, une atteinte à sa réputation, un coup à sa crédibilité, du mépris.

EAU (Entrer dans l’) : Désir d’explorer les mouvements de son inconscient ou de ses sentiments.

EAU (Fuite d’) : On peut s’attendre à une perte d’énergie à cause du surmenage, de la tension, des inquiétudes, des soucis, d’abus sexuels;  à un retard dans la réalisation d’un projet;  à découvrir qu’on investit en vain ses sentiments dans une relation.  Il se peut encore qu’on soit concrètement ou subtilement parasité ou qu’on disperse ses énergies en aidant une personne qu’on ne devrait pas aider;  en attaquant la réputation ou la crédibilité d’une autre personne;  en s’apitoyant sur son sort;  en cultivant une mentalité de victime;  en refusant ses responsabilités;  en exprimant des attentes illégitimes;  en renvoyant des personnes de son entourage dos à dos.  Etc.

EAU (Gerbe d’) : Elle illustre une offrande perpétuelle de la Vie.

EAU (Inondation d’) : Voir à Inondation.

EAU (Irrigation d’un cours d’) : On accomplit présentement des démarches convenables relativement à l’évolution de ses projets;  on corrige des choix qui présentent des perspectives plus heureuses pour un prochain avenir;  on apprend à aller directement au but dans ses propos, ses positions, ses objectifs, ses entreprises;  on fait preuve d’une plus grande sincérité ou d’une plus grande pureté d’intention;  on a fini par comprendre les méfaits de l’hésitation, de l’indécision, des louvoiements ou des tergiversations;  on nourrit mieux ses projets d’énergie.  Etc.

EAU (Mare d’) : Voir à Étang.

EAU (Nager dans l’) : Nager dans l’eau exprime diversement un désir de fusion sous un aspect ou un autre de sa réalité (besoin d’équilibrer ses polarités, d’accorder les mouvements de son âme et de son esprit, d’allier son imagination et son intuition);  d’accorder son agir à ses pensées ou à ses sentiments;  de faire monter à la conscience des éléments de l’inconscient.  Quelque part, nageron cherche à associer ses dimensions dans une volonté commune ou dans une collaboration étroite.  On éclaire ainsi son aptitude croissante à mieux diriger sa vie, à réduire ses attentes par rapport aux autres, à agir de façon plus libre, indépendante et autonome, sans appui, s’il le faut.  C’est en étudiant l’harmonie de ses gestes et la limpidité et l’intensité du courant d’eau qu’on comprendra si on évolue avec aisance ou difficulté relativement à sa façon d’agir et de réagir.  Chose certaine, on désire progresser ou renaître.  Plus la nage semble facile, plus l’aspect constructif du message est puissant et significatif.

Nager avec une autre personne évoque son désir de lui ressembler, de se rapprocher d’elle, d’établir un contact intime avec elle, contact qu’on peut même souhaiter inconsciemment devenir érotique.  Nager entre deux eaux ou au fond de l’eau illustre un désir d’approfondir en soi des éléments inconscients ou des aspects psychiques de sa personnalité, si on n’y éprouve pas de problèmes respiratoires.  Dans le cas contraire, on s’expliquerait sa difficulté à capter les messages de son inconscient et, conséquemment, à résoudre ses problèmes actuels;  Nager dans une eau tiède et calme pourrait ramener à la période de sa croissance fœtale.

EAU (Faire naufrage sur l’) : Indice d’un déséquilibre émotionnel, d’une rupture sentimentale, de la perte de sa paix d’esprit, de craintes ou de perturbations inconscientenaufrages graves, d’un sentiment d’échec, de défaite ou de culpabilité, d’une grande désillusion, d’une grande fatigue, d’un épuisement nerveux, de surmenage, de dépression avancée, d’un sentiment de rejet ou d’abandon, d’un revers cuisant.  Etc.

EAU (Flaque d’) : Sentiments retenus ou négligés qui peuvent éclater et éclabousser.

EAU (Noyade dans l’) : Indice d’une sensation vague d’être dépassé par les événements;  d’un sentiment d’être submergé ou écrasé par ses responsabilités;  de la culture d’une mentalité de victime;  d’une impression d’avoir perdu les rennes de sa vie;  de régression intérieure;  d’une agressivité retournée contre soi;  Quoi qu’il en soit, on éprouve un tel mépris pour soi ou on se sent si minable qu’on souhaiterait retrouver la quiétude et la chaleur du giron maternel. On est prévenu qu’on ne parvient plus à trouver des solutions conscientes à ses problèmes parce qu’on ne comprend plus ce qui se passe au plus profond de soi.  On se sent désemparé, démoli, rempli de confusion, peut-être suicidaire.  Si on n’y prend garde, on se prépare une mort par excès d’eau, donc d’émotivité.

EAU (Ondoiement de l’) : Indice de santé physique et d’équilibre intérieur.  On se sent serein, joyeux, en accord avec ses divers rythmes vibratoires.

pêcherEAU (Pêcher dans l’) : On sent le besoin d’explorer son inconscient, ses pulsions intimes, ses sentiments, ses intentions, ses motivations, ses aspects secrets et fuyants.

EAU (Plan d’) : On possède une vie intérieure ou spirituelle intense.

EAU (Plonger dans l’) : Volonté d’agir, de prendre part à ce qui se passe en soi ou autour de soi, d’entrer dans le feu de l’action, de partager ses sentiments et ses états d’âme, plongerde s’adonner à l’introspection ou à la méditation, d’éclairer des aspects de son inconscient.  Peut-être plutôt cherche-t-on à se régénérer, à se motiver à prendre des décisions plus audacieuses, à faire preuve de confiance en soi, peut-être même, à l’excès, à pécher par témérité ou insouciance.  On est déterminé à comprendre ce qui se passe en soi.

EAU (Portage le long d’un cours d’) : Dans sa phase présente de vie, on souhaite produire plus d’efforts pour mieux connaître ses potentialités;  pour pousser plus loin ses aptitudes ou ses capacités;  pour mieux reconnaître ce qu’on attend de la vie.  On désire se lancer dans l’action soutenue, se surpasser, s’associer à des amis ou à des collègues coopératifs.  Le portage évoque autant l’aide qu’on désire recevoir que celle qu’on veut apporter aux autres dans  une implication réelle.  On se sent armé de courage et de volonté pour explorer de nouvelles possibilités ou de nouvelles facettes de soi-même.  On veut enrichir son expérience personnelle et découvrir ses talents latents à tous les niveaux de son être.

EAU (Réduction à l’) : Dans l’Alchimie chinoise, il s’agit de la purification par le feu qui permet un retour à l’état primordial ou embryonnaire.

EAU (Réflexion de son image dans l’) : On cherche une voie de communication avec son Esprit divin ou à mieux comprendre les désirs de son âme;  on souhaite découvrir un sens plus profond à son existence;  on désire faire face à sa réalité profonde;  on espère agir en pleine possession de ses moyens;  on entend s’intérioriser pour mieux se connaître et se réflexioncomprendre;  on compte explorer ses potentiels latents ou ses talents cachés.  Sous l’aspect négatif, ce choix de se contempler dans l’eau pourrait dégénérer en narcissisme, en érotomanie, en débordement de l’ego.

EAU (Remonter le courant de l’) : Désir de retourner à la Source de ses origines, de récupérer le souvenir de sa première naissance.  A l’inverse, on pourrait s’expliquer une fuite dans l’absolu parce qu’on est mal enraciné dans la Matière.

EAU (Retrait de l’) : On est trop rêveur ou rêvasseur, on donne trop de mou à son imagination débridée, on s’investit de façon trop sentimentale ou romanesque, à tel point qu’on en perd le sens du réel.  On doit retrouver son bon sens, son pragmatisme, son réalisme.

EAU (Signe d’) : Dans les grandes lignes, le natif d’un signe d’eau agit par à-coups, passant par des phases alternées de calme et d’agitation, de mirages et de réalisme.  Il réfléchit constamment sur des sujets d’ordre privés ou public.  Il doit toujours s’occuper pour ne pas perdre l’intérêt pour son travail, sa carrière, ses êtres chers, son évolution, bref pour n’importe quoi.  Il sait se satisfaire des choses telles qu’elles se présentent, souvent porté à privilégier la rêverie dans l’inactivité.  Jamais tiède, il se lance toujours dans les extrêmes.

EAU (Sortir de l’) : Suite à une introspection, on tire présentement des profondeurs de son passé un nouveau sentiment, une nouvelle idée, une nouvelle motivation;  on voit se réaliser un vœu oublié;  on produit un nouvel effort créatif;  on découvre une nouvelle façon d’aimer.  Etc.

EAUX (Traversée des) : Quête de sécurité affective ou émotive;  désir de connaître un niveau supérieur d’amour ou de conscience;  on franchit un obstacle séparant deux domaines d’activités ou deux plans de conscience.

EAU (Tremper quelque chose dans l’) : On désire mettre quelque chose à l’épreuve de la connaissance pour en ressortir plus fort, plus apte, plus convaincu.

EAU (Verser de l’) : Désir de donner gratuitement ou inconditionnellement ses énergies, ses sentiments, son amour, de partager dans la pleine liberté mutuelle.

EAUX (Les Grandes) : Les Grandes Eaux réfèrent à des eaux déchaînées, comme dans un déluge ou une tempête, d’où on s’annonce probablement des épreuves, des revers, des pertes, des souffrances, peut-être une calamité ou une catastrophe, autant de moyens pour clarifier sa vision spirituelle.

marcher-sur-les-eauxEAUX (Marcher sur les) : Cette métaphore indique qu’on compte suivre l’Esprit de Dieu, se mettre à l’écoute des enseignements de son Dieu intérieur, pour apprendre à se maîtriser ou à commander aux éléments de la Nature.

L’EAU DANS LE CONTEXTE DE LA FONTAINE

FONTAINE : Voilà une installation qui permet de débiter ou de distribuer de l’eau, pour l’usage domestique, et qui comprend habituellement une bouche d’eau vive qui s’écoule dans une vasque ou un bassin.  Dans la Tradition assyrienne, Ea ouvrait les fontaines.  Dans l’Antiquité gréco-romaine, Artémis (Vénus) changea sa nymphe Arethuse en fontaine, dans l’île d’Ortigia, pour la dérober aux poursuites du fleuve Alphée.  Ainsi, la fontaine, qui marque un endroit où l’eau surgit de terre, symbolise d’abord la Grande Source de la Vie, qui émet des fontaineeaux changeantes, illustration du mouvement perpétuel et du constant rajeunissement.  Elle donne l’indice d’une régénération ou d’une purification qui permet d’accroître la vitalité, d’assurer la longévité et, pourquoi pas, de conférer l’immortalité.  Car celui qui s’y abreuve s’affranchit des limites de la condition temporelle.

La fontaine donne l’image du renouvellement perpétuel.  Elle illustre la joie ou le plaisir renouvelés.  Elle implique souvent un accroissement de la sensibilité.  Elle lance une invitation à pardonner, à partager, à donner (ou à se donner) dans l’amour gratuit, impersonnel et inconditionnel.  Par sa musique, elle propage la joie simple et suggère de laisser aller ses soucis.  Par ses embruns, elle rafraîchit, d’où elle peut appeler à rafraîchir une ambiance ou un contexte.  Surtout, elle convie à s’ouvrir aux nouvelles possibilités ou aux talents cachés qui veulent surgir du plus profond de soi pour renouveler son être.  On l’associe à la vie amoureuse et sensible, la reliant encore à la créativité, à l’originalité, à l’unicité.  En Alchimie, elle évoque l’Unité du Tout.

FONTAINE D’EAU VIVE : L’Esprit de Vie.

FONTAINE DE JOUVENCE : Dans la Tradition romaine, elle constitue la métamorphose n’une nymphe de Jupiter.  Comme elle émet l’onde de la régénération, ses eaux source-de-Jouvencerajeunissent ceux qui s’y baignent.  Selon les textes, elle désigne diversement la vie spirituelle, la force vitale, le plexus solaire ou l’énergie de l’amour pur.

FONTAINE DE MIMIR : Chez les Germains et les Scandinaves, elle désigne la Fontaine du Savoir, située dans le pays des Géants.  Elle avère sa préciosité par le fait que, pour être admfontaine-de-mimiris à y boire, Odin accepta de céder un œil.  Elle confère la connaissance, les dons de poésie et de prophétie.  Le Frêne, le Grand Arbre invisible de la Vie, le Pivot unique, qui couvre tout l’Univers, y plonge l’une de ses trois racines.  Voir à Fontaine d’Urd et à Fontaine Hyergelmir.

FONTAINE D’ENSEIGNEMENT : Expression mystique qui désigne la Fontaine d’eau vive qui surgit au pied de l’Arbre de la Vie, en plein milieu du Paradis.

FONTAINE DE VIE : Expression métaphorique pour identifier la force vitale en provenance du Grand Soleil central.

FONTAINE DU CHEVAL : Dans la Tradition grecque, il s’agit de la Source Hippocrène, consacrée aux Muses, qui jaillit de l’Hélicon, suite à un coup de sabot de Pégase.

FONTAINE D’URD : Chez les Germains et les Scandinaves, le Frêne, le Grand Arbre invisible de la Vie, le Pivot unique, y plonge l’une des ses trois racines, au plus profond du monde, y puisant sa force vive toujours renaissante.  Voir à Fontaine de Mimir et à Fontaine Hyergelmir.

FONTAINE HYERGELMIR : Chez les Germains et les Scandinaves, le Frêne, le Grand Arbre invisible de la Vie, le Pivot unique, y plonge l’une des ses trois racines.  Située au Pays des Glaces, elle constitue la Source de toutes les eaux.  Voir à Fontaine de Mimir et à Fontaine d’Urd.

FONTAINE INTÉRIEURE : La Source intime que l’esprit veut atteindre pour s’y abreuver et entrer dans l’immortalité.  Souvent, elle désigne le plexus solaire.

FONTAINE PURIFICATRICE DE COULEURS : Les images symboliques.

FONTAINE (Les Trois) : En Alchimie, elles désignent les trois principes du soufre, du mercure et du sel.

L’EAU DANS LE CONTESTE DU PUITS

PUITS : En spiritualité, relié à Saturne et à l’Épouse, ce trou vertical creusé dans le sol, souvent maçonné, pour atteindre la nappe aquifère souterraine, symbolise la Source de toute vie, le Centre spirituel, le Lieu originel, l’état de sagesse et d’inspiration.  Dans cet espace réduit et contraignant s’opère la transformation de l’être.  Il contient l’eau sacrée, l’eau vive, l’essence de la vie, fécondante, purifiante et rafraîchissante, ce nectar qui offre la vraie consolation et assure la croissance spirituelle.  Ce centre de paix, enfoui en soi, au-delà du tunnel, déverse l’eau initiatiqupuitse, l’abondance, la connaissance et la liberté.  Par l’eau, il met en communication les trois mondes, dont le Ciel et la Terre.  C’est le centre du Savoir qu’on atteint dans le silence et le secret, cette voie de communication, synthèse cosmique, où tout être peut contempler le dehors au-dedans de lui-même.  Il dissimule la vérité qui en sort nue.

En psychologie, le puits réfère au ventre de la mère et au désir de s’extraire des conditionnements de l’enfance.  Il explique surtout la manière dont on tire profit de ses aptitudes ou de ses dons naturels.  Mais il peut transcrire un état d’isolement qui frustre mais qu’on ne tente pas de changer.  En tant qu’abîme, il peut marquer la distance qui sépare des autres ou le manque de vision qui amène à s’enfoncer un peu plus chaque jour.  Tout être qui manque d’amour, d’idéal ou de conscience peut descendre au plus bas de l’échelle sociale ou de la voie évolutive ou s’extraire du schème du succès.  Avec raison, on pourrait se demander si on ne vit pas coupé de l’Esprit;  si on n’est pas trop attaché aux affaires du monde;  si on est encore utile à la société (au sens le plus noble du terme);  si on perçoit bien sa relation avec autrui ou avec toutes choses.  À l’occasion, il désigne le lieu des rencontres essentielles qui se font dans la joie et l’émerveillement.  Souvent, il invite à prendre un moment de repos pour réfléchir et mettre de l’ordre dans ses idées ou ses sentiments.  Alors, on doit éviter de se laisser importuner de manière à poursuivre son expansion intérieure dans la sérénité avant de revenir parmi les autres pour rayonner sa nouvelle sagesse.

Le fait de tomber dans un puits pourrait annoncer une phase de confusion et de dépression.  Le puits non recouvert, mais bien rempli d’eau, parle de sincérité, de droiture, d’abondance, de plénitude, de bonheur.

Le puits de mine, cette excavation pratiquée dans le sol ou le sous-sol, pour l’exploitation d’un gisement, peut référer diversement à la matrice de la femme, au ventre de la Terre-Mère, au tunnel subtil, à la plongée au plus profond de soi où toute vérité cachée se dévoile et révèle son prix.  On l’associe aux dimensions inconscientes et aux pulsions irrationnelles.  Le puits de pétrole, ce trou creusé dans le sol, pour l’exploitation industrielle du pétrole, le liquide hormonal de la terre, évoque les ressources brutes des profondeurs de l’être.  Dans certains cas, il renvoie à l’exploitation outrancière des richesses naturelles ou à la pollution de son environnement.

PUITS DE CONLA : C’est un synonyme de «Puits de Segais».

PUITS DE L’ABÎME : En spiritualité, notamment dans la Cabale, on le relie aux Démons du Bershoat, régis par Meririm

PUITS DE SAGESSE : Dans les Traditions orientales, le puits de sagesse désigne un être illuminé, qui, bien appliqué et concentré, travaille dans la solitude, et auquel nul ne porte trop d’attention.  Comme il a triomphé des obstacles ou des contingences de la vie évolutive, il peut discrètement rendre disponible à tous, sans discrimination, le fruit de ses expériences.  Il possède en lui un trésor inépuisable dans lequel tous les gens trouvent ce dont ils ont besoin, si nombreux soient-ils à s’approcher de lui.  Voilà un être né pour guider et pour libérer ses semblables de la densité terrestre.  On le relie à Uranus.

PUITS DE SEGAIS : Dans la Tradition celtique, il s’agit du Puits de la Sagesse de l’Autre Monde, aussi appelé le Puits de Conla.  C’est la Source de la rivière Boyne, ainsi appelé par référence à la déesse Boann.  Il est la Source de cinq courants.

PUITS DES SOUHAITS : Cette expression désigne d’abord tout puits ou toute fontaine dans lesquels on lance une pièce de monnaie dans l’espoir que se réalise un souhait sipuits-des-souhaitsncère.  Cette expression désigne une manière d’utiliser le Tarot divinatoire.  On commence par disposer les cartes (lames) en cercle dans le sens horaire.  Puis on tire une carte et on la place au centre des autres.  Elle agit comme le miroir de sa présente phase de vie.

PUITS D’URDA : Dans la Tradition scandinave, surtout islandaise, il s’agit du puits d’eau blanche qui figure les normes du passé.  Il est gardé par Urda, Verdandi et Skuld (le passé, le présent et le futur).

PUITS SANS FOND : Il réfère au corps sensible (astral) avec ses multiples désirs inassouvis, un corps toujours concentré sur ce qu’il n’a pas et veut acquérir et posséder.  Il garde constamment en réserve une liste des activités à réaliser ou des biens à obtenir.  Il explique cette insatisfaction frustrante de ne pas parvenir à manifester tout ce qu’on veut, désire et souhaite.

PUITS VOTIF : Puits où on lance des pièces de monnaie en formulant sincèrement un vœu.

L’EAU, DANS LE CONTEXTE DE LA SOURCE 

SOURCE : L’endroit d’où l’eau sort de terre symbolise la Puissance mystérieuse, invisible, à l’origine de toute vie et le Lieu où il faut puiser ses énergies.  C’est l’Origine du Savoir, le Centre unique qui distribue l’eau vivifiante qui irrigue le jardin de l’âme.  C’est la Bouche primordiale de l’eau vive ou de l’Eau vierge qui assure l’émergence spirituelle de l’âme.  C’est le Savoir luisource-même, la Fontaine de la connaissance et la Mémoire des origines.

Voilà la Matrice fertile qui assure la croissance des choses et des espèces.  C’est l’Essence universelle.  Dans le Yoga, elle identifie souvent le plexus solaire ou la Monade spirituelle (selon la notion qu’elle comporte).  Quoi qu’il en soit c’est le Point d’émergence de l’Énergie subtile où il faut aller puiser, figurée par le point central dans le symbole du soleil.  Dans la forêt ou la montagne, issue de la matrice terrestre, elle abreuve ceux qui savent la trouver.  La source identifie le point de jaillissement d’une énergie vive ou primesautière.  Chacun doit devenir une source, car celui qui ne devient pas sa propre source aura toujours soif.  Dans une citerne hermétique, tout stagne et se putréfie, finissant par exploser en déjections nauséabondes.  Se faire source, c’est se remplir d’amour et le rayonner, le partager dans un état de détachement inconditionnel;  c’est communiquer avec la Source divine en soi et partager ce qu’on y découvre;  c’est garder les énergies en mouvement à travers soi, s’ouvrant avec sagesse et intelligence à l’échange.  Aussi faut-il savoir lâcher le passé révolu et abandonner les valeurs désuètes pour vivre dans l’instant présent avec toute sa spontanéité.  En effet, la source évoque la générosité même, sans souci d’acquisivité.  Réaliste et intransigeante, sans cruauté, elle donne à qui le mérite sans jamais se laisser abuser.  Elle n’a pas d’attachement pour la reconnaissance.  Elle détient la mémoire respectueuse de la naissance du monde.  Selon son état, elle permet l’analyse de ses mouvements psychiques secrets.  Elle donne une inclination naturelle vers la simplicité et la fidélité.  Elle invite à prendre la vie comme elle vient, toujours souple et adaptable pour épouser le relief des circonstances.  Elle suggère de jouer le jeu amoureux de la vie en apprenant à s’amuser, à refaire ses énergies, à goûter les douceurs de l’existence, à accueillir ce qui convient et à rejeter le reste, en restant toujours libre.  Elle appelle à se donner des permissions, sans se culpabiliser;  à exercer ses droits, sans se restreindre, dans l’autonomie, sans se croire le devoir d’en répondre à qui que ce soit;  à entrer en contact avec les éléments essentiels qui font partie de son être;  à s’accueillir dans sa totalité.

Celui qui entre dans les eaux d’une source ou se lave avec elle s’assimile ses vertus purificatrices et vitalisantes qui stimulent, guérissent et fécondent.  Quant à la Source, elle désigne le Point de commencement et d’aboutissement de tout ce qui est.

 

SOURCE (La) : Dans la Cabale, il s’agit de Kether, la Couronne ou le Diadème, la Volonté divine, le Dessein divin, l’Ego divin, le Savoir suprême, l’Être-Un.

SOURCE D’EAU VIVE : Dieu, l’Alpha.

SOURCE DE DIFFUSION : L’Océan cosmique primordial.

SOURCE DE JOUVENCE : Source qu’on croyait située à l’intérieur de la terre qui conférait l’éternelle jeunesse à celui qui s’y plongeait.  C’est l’Amour pur du cœur ouvert.  On dit aussi fontaine de Jouvence.

SOURCE DE TOUTE ACTIVITÉ : Dans la Cabale, Kether, la Couronne ou le Diadème.

SOURCE DE TOUTE PENSÉE : Dans la Cabale, Kether, la Couronne ou le Diadème.

source-d'HippocrèneSOURCE D’HIPPOCRÈNE : Dans la Mythologie grecque, née d’un coup de sabot de Pégase, elle figure l’inspiration poétique.

SOURCE INDIVIDUELLE : La Présence Je-Suis, le Moi spirituel.

SOURCE SACRÉE : Point d’eau où on peut se rafraîchir et se régénérer.

SOURCE TARIE : Cœur sans amour ou mental sans inspiration.

SOURCE VIVE : Dans la Cabale, c’est Geburah, Mars, la Causalité.  Centre inépuisable et inextinguible de force vitale.  Le dynamisme vital se renouvelle et se recharge au moyen de l’expérience des forces personnelles et de la puissance spirituelle.

SOURCE (Plonger dans une) : Explorer le monde invisible, le monde magique, l’inconscient, où la perception du réel s’effrite et se déforme.

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