LE LIBRE ARBITRE, LA FACULTÉ DE CHOIX, LA CLÉ DE L’AUTODÉTERMINATION…

Le libre arbitre (ou franc arbitre) désigne la faculté de se déterminer absolument, d’être à l’origine de ses actes, sans aucune autre cause que la volonté.  Il régit l’action volontaire par rapport à l’action déterminée ou réflexe ou à l’événement fatal.   Il exprime que l’Univers ne peut interférer avec ce qu’un être a consciemment choisi de vivre, sauf s’il le lui demande et le lui permet.  On peut dire qu’il s’agit d’un libre vouloir, soit de la faculté de se déterminer soi-même et par soi-même à poser certains actes, à partir d’un éventail de choix.  Par extension, le libre vouloir peut désigner la liberté de choisir à son gré, selon sa propre conscience.  En principe, il devrait aider à comprendre que les droits cessent où commencent les devoirs.

Le libre arbitre implique la volonté consciente de faire quelque chose qui ne subit aucune contrainte interne, mais procède d’un être entièrement maître de soi.  C’est le pouvoir qu’a la raison de choisir d’elle-même entre des contraires, de se déterminer par elle-même.  La Vie s’ordonne sûrement autour d’un but, ignoré de la majorité, mais révélant un invisible dessein, libre arbitreappelé le Plan divin, élaboré avec force, de façon permanente, à travers les âges (le temps et l’espace).  Les êtres doués d’intelligence ont le libre arbitre, soit une certaine capacité de choisir les moyens de se réaliser, de s’inscrire dans le Plan cosmique, mais ils n’ont évidemment aucun empire sur le But ultime de la Vie.  Le libre arbitre est le cadeau de la Vie qui permet à chacun de mener ses propres expériences, d’évoluer à son propre rythme, en suivant son propre sentier, ce qui lui permet de développer une individualité propre, distincte de celle des autres, en enrichissant les possibilités de la vie.

Mais il ne faut pas confondre le libre arbitre et la liberté, car le libre arbitre peut dépasser les limites de la liberté.  Le libre arbitre désigne une création liée à la celle du karma, elle-même liée à la création de la falsification du monde.  Il s’est inséré dans le monde il y a plus de trois cent mille ans, au moment de la précipitation au sein des mondes duels (appelée allégoriquement et symboliquement «la chute»).  Il a permis d’expérimenter le monde de l’Ombre et de la Lumière, le monde du bien et du mal, le monde de la dualité. Le libre arbitre appartient à cette expérience.  Quant à la liberté, elle exprime bien autre chose, n’étant nullement colorée par le libre arbitre.  Cette dernière permet de pénétrer les sphères de l’Êtreté et de sortir de la sphère du libre arbitre pour pénétrer les sphères de l’être en soi.  Elle amène à participer à l’Unité, ce qui implique la sortie de la dualité, tout en étant encore au sein d’un corps matériel, donc duel, mais en manifestant de plus en plus clairement au sein de la Vie, au sein de ses comportements, les Mondes unitaires.

Cependant, le libre arbitre ne peut aller jusqu’à contrer le déroulement du Plan cosmique; dans un univers particulier, il ne peut que le retarder temporairement.  Au delà du libre arbitre, l’être humain détient une finalité qui, sans être une destinée qui impose, se fait destin qui dirige ou oriente.  Toutefois, s’il existe, il s’accompagne du libre examen, cette attitude d’esprit par laquelle une personne récuse l’autorité en matière de valeurs, de morale, de religion.  Le libre examen ne doit pas conduire à l’hérésie cosmique. Il s’accompagne aussi de la libre pensée qui souligne le refus de se soumettre à des énoncés dogmatiques.  A. Retti a dit: «Un homme déclarerait: «Je suis un penseur», à peu près tout le monde lui rirait au nez.  Mais s’il déclare: «Je suis un libre-penseur», les sots le regardent avec considération.»

En effet, beaucoup de gens ont été instruits et éduqués au-delà de leur intelligence.  Et on leur a octroyé le pouvoir d’exprimer, par tous les moyens, les infirmités de leur esprit sous prétexte qu’il faut garder à chacun sa liberté d’expression.  Bien des désordres actuels s’expliquent par la contagion de ces esprits faux, névrosés ou sentimentaux.  Le désarroi actuel s’explique par une crise de l’intelligence et de la conscience.  La faculté d’accomplir un acte ne s’accompagne pas forcément du discernement ou de la sagesse.  Dans ce contexte, une personne qui en sait trop, détient trop de connaissances, peut devenir dangereuse, si elle ne détient pas la conscience de ses acquis.

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