LE DEVOIR D’ÉTAT N’EST PLUS… IL A FICHÉ LE CAMP!

Avec l’avènement du processus accéléré de l’Ascension, le devoir d’état, comme la mission cosmique, sont devenus des concepts surannés puisque chacun n’a plus qu’à être dans le moment présent et à rayonner amoureusement et discrètement sa lumière pour s’acquitter de son ordre fonctionnel.  D’autant plus que la compassion, au sens de soulager autrui d’une part de son fardeau,étudiants est devenu interdite, pour que chacun apprenne à assumer ses responsabilités et se prenne en main dans sa liberté.  Ainsi, celui qui se cherche toujours un rôle ou une fonction, des attentes de la personnalité, ne peut que passer à côté de son destin et s’écarter de son propre bonheur.  Il devient anachronique, donc déphasé.  Mais, il y a encore peu de temps, on présentait le devoir d’état comme suit.

 Le devoir d’état correspondait au plan de vie ou à la mission cosmique.  Cette tâche quotidienne, accomplie en se concentrant amoureusement sur l’instant présent, devait coïncider avec la Volonté divine ou sa part du Plan cosmique.  Ainsi, le devoir d’un étudiant, c’était  d’étudier;  d’un commerçant, de vendre ses produits dans l’honnêteté;  d’une infirmière, de prodiguer adéquatement ses soins;  etc.  Dans cette perspective, si Dieu fixe le But ultime ou l’Idéal suprême, l’individu détermine les moyens pour l’atteindre selon sa compréhension: c’est l’alliance du Pouvoir et du Vouloir qui marie le Ciel à la Terre.

Voici comment on concevait le devoir d’état ou la mission cosmique, jusqu’à récemment.  Ainsi, on affirmait le principe comme suit: par la mission cosmique, chacun apprend à se connaître lui-même à l’intérieur de lui-même afin de découvrir la Vérité de son Être et de partager ensuite les moyens d’y parvenir avec ses semblables, ce qui constitue le «service humanitaire».  Mais, dans toute intervention auprès d’autrui, on ne doit partager que ce qu’on maîtrise parfaitement pour éviter d’être déséquilibré dans ses énergies, déstabilisé dans ses conceptions ou contesté.  Ce devoir, souvent d’apparence prosaïque et contraignante, peut sembler ne pas porter de fruits tangibles sur le plan spirituel, du moins dans l’immédiat.  Pourtant, il sert de pont entre Dieu et le sujet incarné, appelé à collaborer à l’œuvre de l’Évolution ou de l’Expansion cosmique, en s’accomplissant lui-même.

En acceptant son devoir d’état, un être accomplit le commandement de l’Amour : amour de soi, du prochain et de Dieu.  Et, pour l’Esprit de Vie qui ne compare pas, il n’existe pas de sot métier ni de tâche plus importante qu’une autre, puisque toute prise de conscience qui en résulte, indispensable à son Plan, porte l’Expérience cosmique plus loin.  Ceci connu, chacun devrait offrir sa tâche quotidienne, quelle qu’elle soit, au Créateur lui-même, comme un parfum d’adoration, de louange, d’hommage et d’action de grâce.  Ce devoir coutumier, même terre-à-terre, répétitif et monotone, transposé sur le plan du service universel, s’unit à l’activité globale du Corps mystique (Sainte Assemblée).  Supporté par l’amour, il infirmiers-infirmièresn’existe jamais de tâche négligeable ou inférieure.  Ce qui compte, c’est le geste d’offrande, l’intensité d’union et la pureté d’intention.

Le devoir d’état vise à trouver sa place dans le monde et à s’y maintenir pour témoigner et servir.  En mettant tout en œuvre pour apprendre à se connaître à travers cette démarche, on parvient à découvrir pourquoi on est né, accédant au bonheur et à la plénitude.  Un morceau de puzzle ne tient jamais si bien qu’à sa place.  Dans l’ordre, tout va pour le mieux, tout peut arriver, tous les espoirs sont permis.  Il y a tant à faire à chaque instant.  Comme s’ajouter un peu plus de sagesse jour après jour, mieux pondérer ses sentiments, accroître l’objectivité de ses jugements, comprendre ses cycles, reconnaître le moment opportun d’agir, semer en bonne terre et au bon moment, laisser germer ses graines jusqu’à maturité afin d’obtenir une bonne récolte, séparer le bon grain de l’ivraie, exprimer sa reconnaissance pour les bienfaits quotidiens obtenus.

Toutefois, le devoir d’état correspond à la tâche quotidienne qu’on ressent devoir accomplir personnellement, par l’intuition, non à celle que la société tente d’imposer.  Et, en cela, il n’est jamais convenable d’abandonner sa tâche pour assumer celle qui incombe à autrui.  Ainsi, le devoir d’état doit être accompli en toute simplicité, dans le courage, la patience et la persévérance, pour la seule raison qu’il doit l’être et qu’il correspond à la Volonté de Dieu.

Il vaut mieux accomplir son devoir d’état de façon imparfaite que d’exécuter celui d’un autre parfaitement.  En se mêlant des affaires des autres, on se prive de précieuses énergies qui amènent à devenir la caricature d’autrui ou à nourrir les projets des autres au détriment des siens.  Il vaut mieux servir ses propres plans pour prospérer, progresser et prendre de l’expansion à tous égards.  Puisque chacun construit ses formes de pensées sur un mode universel, il aide déjà l’humanité, la planète et le Cosmos en se concentrant sur son propre projet de vie.

Voilà pourquoi il existe des porteurs d’espoir qui s’appliquent à des tâches apparemment ingrates que leur grand cœur lumineux s’est promis d’accomplir au nom de la multitude, car l’esprit humain a besoin de ces détours apparents pour commencer à comprendre.  On veillera donc à ne préjuger de rien, car ces âmes dévouées sont aussi utiles que les Sages et les Mages.

Mais il existe encore une multiplicité de devoirs d’état, dictés par l’ici et le maintenant, comme de savoir ajouter un peu plus de sagesse dans ses actes, de pondération dans ses sentiments, de rigueur dans ses jugemouvriersents.  Il faut aussi savoir déterminer ses cycles, reconnaître le moment opportun d’agir (discernement et vigilance), d’apprendre à semer au bon moment, en bonne terre, comme apprendre à laisser germer et pousser ses graines, pour ensuite les récolter, séparer le bon grain de l’ivraie, exprimer sa reconnaissance.  Le devoir d’état correspond à la tâche quotidienne, non à celle que la société impose, mais à celle que l’intuition suggère.  Sivanandâ a dit: «Tous les hommes devraient accomplir leur devoir conformément à ce qu’exigent sa caste et la période de la vie dans lesquelles ils se trouvent. Il n’est jamais profitable d’abandonner sa propre tâche pour assumer celle qui incombe à autrui.»

Le devoir d’état fait comprendre que le Cosmos est un système hiérarchique et synarchique dans lequel chacun est indispensable, et qu’il y détient une place où il peut s’y prendre à sa manière et à son rythme, selon ses moyens et sa compréhension (son ouverture de conscience).

Mais il n’y a plus de devoir d’état, il n’y a plus qu’à faire tout ce qu’on choisit de faire de manière amoureuse et dans la pureté d’intention.  Car il n’y a plus qu’à être et à laisser sa Lumière amoureuse rayonner, sans attente et sans effort, partout où l’on est, partout où l’on passe, en se disant, dans un sentiment d’Unité intérieure : «Là où Je Suis, tout devient meilleur parce que J’y Suis;  partout où Je passe, tout devient meilleur, parce que J’y suis passé.»

© 2002-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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