LES PRINCIPES D’UNE ALIMENTATION SAINE

 

L’alimentation contribue à assurer la reconstruction des cellules par l’apport de matériaux concrets et de force vitale dans l’organisme.  En général, on dit que l’être humain mange pour assurer le développement et le maintien de son corps et pour élaborer l’énergie dont il a besoin pour ses activités physiques, mentales et psychiques.  Car, dans la nomenclature scientifique, on fait rarement référence aux aspirations spirituelles de l’être humain.  Au cours de la digestion, certains éléments sont dissous et simplifiés pour apporter l’énergie mécanique au corps.  Mais la forcealiments-sains1 vitale des aliments vivants et frais augmente la vitalité générale et l’acuité des sens et elle favorise l’évolution de la conscience.  Les aliments inertes et bien cuits n’apportent que les matériaux solides et concrets dont a besoin l’organisme pour élaborer la base matérielle des cellules et l’énergie mécanique. La sagesse requiert qu’on mange pour vivre, non qu’on vive pour manger.

L’être humain qui veut se spiritualiser et développer sa force psychique, pour faire échec à sa propension densifiante ou matérialisante et à la force d’attraction matérielle, a intérêt à consommer des aliments vivants et frais.  Manger de la viande (à part les œufs et les poissons) constitue une transgression à l’injonction «Tu ne tueras point».  En principe, il est interdit de consommer tout être qui manifeste une forme d’amour pour sa progéniture, si minime qu’elle soit.  Mais il existe une tolérance en raison des circonstances de l’évolution humaine, ce qui est démontré par sa dentition, les canines, dans la mesure que les animaux soit traités dans les formes, ce qui implique de leur demander la permission, d’exprimer sa gratitude à l’Univers et de procéder à un abattage digne d’un tel prélèvement.  Sauf que, dans la Nouvelle Ère, celle du Verseau, on devrait déjà commencer à s’abstenir, pour favoriser la transmutation physique.  On conseille également de manger de préférence des aliments de sa région ou de son terroir et au moment où la Nature les fournit.  En effet, chaque région dégage une énergie magnétique, issue de l’énergie tellurique locale, appropriée aux gens qui l’habitent.  On devrait préférer les produits locaux aux produits importés.

Pour se développer harmonieusement, l’être humain doit prêter à l’étude de son alimentation une attention particulière.  La nourriture influe sur la santé, le caractère, les pulsions et les dispositions intérieures.  Il importe de connaître les besoins alimentaires réels de l’organisme et les principes de l’alimentation saine.  En principe, la nourriture doit répondre à quatre nécessités fondamentales : augmenter la vitalité ;  entretenir la forme;  produire la chaleur indispensable à la vie;  combler les besoins énergétiques individuels requis par l’activité extérieure.

Plusieurs sont d’avis que, dans la mesure qu’on sait varier ses plats, la nourriture végétarienne, bien choisie, peut répondre à tous les besoins, écartant les dangers d’intoxication physique et psychique engendrés par une alimentation inadéquate ou trop carnée.  Chacun doit choisir sa nourriture en fonction de sa qualité, de sa valeur nutritive, de la nature des activités qu’il a à produire, même du but qu’il compte atteindre.  Manger n’importe quoi revient à mépriser son corps et son esprit.  Il convient de choisir des aliments utiles, soit nutritifs, sains et agréables au goût.  Dans cette perspective, la nourriture végétarienne favorise le maintien de la santé, fortifie le système nerveux, aiguise l’intelligence, combat la constipation, refrène les passions animales et, à long terme, elle ouvre les pouvoirs occultes.

Bien choisir ce que l’on consomme permet d’éviter l’intoxication, les carences, les surcharges et les encombrements.  L’abus des épices, de l’alcool et des stimulants prédispose à la maladie et mine l’emprise sur soi-même.  En outre, il faut savoir purifier ses aliments qui peuvent avoir été contaminés ou déséquilibrés.  Évidemment, ce n’est pas la nourriture que l’on prend en elle-même qui est la plus importante, mais l’attitude amoureuse avec laquelle on la prépare et l’absorbe.  Cela n’empêche que les règnes de la Nature peuvent véhiculer, à leur insu, des germes en provenance du réservoir de la putréfaction universelle.  Un être psychiquement parasité devient facilement programmable par ce qu’il est convenu d’appeler, en spiritualité, le double ténébreux, si ce n’est par les Forces sombres des plans subtils.

Il est scientifiquement démontré que les gras saturés, le sel, les sucres cuits ou raffinés et les mauvaises combinaisons alimentaires, comme l’alliance des cucurbitacées et des autres fruits ou légumes, l’association des féculents et des sucres, l’excès d’épices et de condiments, peuvent respectivement causer de problèmes de digestion, favoriser la putréfaction intestinale, irriter les viscères et disposer au cancer.  On gagne également à manger les aliments crus avant les aliments cuits ce qui, évite les problèmes de digestion et les hoquets, parce que ces premiers passent directement dans l’intestin, tandis que les deuxièmes doivent séjourner un bon moment dans l’estomac pour bien s’imprégner des sucs gastriques qui produisent  la simplification moléculaire, c’est-à-dire la transformation des macro-molécules (molécules de grande taille) en micro-molécules (molécules de petite taille).  On gagnerait à éviter les sodas ou boissons gazeuses, les boissons énergétiques, les gâteaux et confiseries, les tartinades et les charcuteries, sauf pour s’accorder un petit plaisir occasionnel.

Toutefois, dans le domaine de la nourriture, quand on cherche à s’informer, il faut faire preuve de pondération et de discernement, car des écoles de pensée s’opposent diamétralement.  De ce fait, il faut apprendre à se nourrir conformément à son intuition, en répondant aux messages de son corps.  Chacun mange pour nourrir son corps, pas son âme, bien que la forme d’alimentation se répercute sur le mental et le psychisme.  Toutefois, ce qui est du ressort des appétits physiques ne peut en rien réprimer l’éveil de l’âme, si on leur répond dans la juste mesure.

Dans le quotidien, avant de faire son repas, chacun devrait apprendre à se calmer, à se détendre et à se ressentir.  Alors, il pourrait se demander, le plus simplement du monde, ce dont il a envie et qui lui semble le plus appétissant.  Jusqu’à un certain point, on peut se ficher des normes de la diététique et de sa taille physique.  Si on connaît des problèmes de maigreur ou d’embonpoint, c’est qu’on est perturbé à un autre niveau. En effet, le corps sait naturellement comment employer et éliminer ce qu’on lui donne.  Si on s’établit trop de critères, cela peut dérégler son système et, précisément, expliquer ses problèmes de maigreur ou de surpoids.

Quand on éprouve de graves problèmes de santé, c’est peut-être qu’on ne mange plus pour se nourrir en se faisant plaisir.  Cette attitude engendre un blocage au niveau de l’assimilation et de l’élimination.  Pour comprendre, on peut imaginer le cas d’un sujet qui a envie de manger de la viande mais qui se refuse ce droit parce qu’il s’est convaincu que c’est mal de le faire.  Ou il peut bouder le chocolat parce qu’il croit qu’il fait engraisser.  Nul ne peut nier qu’il existe des règles alimentaires, mais il ne faut pas en devenir esclave.  Si on a envie de manger un produit étiqueté comme mauvais, cela peut traduire un besoin pressant du corps.  En se le refusant, on se malmène et on se limite.  On ne peut passer à un meilleur mode d’alimentation qu’en s’extrayant des normes de l’obligation.  Le corps exprime naturellement son désir pour ce qui maintient sa vibration et sa résonance.  Il faut savoir l’écouter, car c’est en cela que réside le devoir individuel.

Même pour celui qui fait des choix équilibrés, l’alimentation ordinaire, dans sa forme actuelle, est loin de répondre aux exigences accrues de l’organisme humain.  legumineusesCeci tient à de multiples facteurs que des spécialistes éminents ont eux-mêmes identifiés.  Par exemple, cela tient d’abord des particularités génétiques individuelles et de l’état de stress permanent imposé par les sociétés industrielles et les moyens multiformes de pollution qu’elle a inventés.  Encore, on peut penser à la dénaturation de l’environnement et aux technologies agro-alimentaires qui donnent une nourriture à la fois appauvrie en substances essentielles et contaminées par des apports biologiques perturbants.

Or, il reste un fait, l’alimentation tient une grande place dans la vie de chaque être humain.  Dans le domaine concret, par sa nature même, il est obligé d’assurer sa survie en se nourrissant, aussi longtemps que la part de vie que le destin lui a allouée n’est pas épuisée.  Il n’en reste pas moins qu’il est impérieux que chacun prenne garde aux mauvaises habitudes alimentaires et que, puisqu’il ne peut se passer de nourriture, il choisisse de préférence celle qui se démontre la plus favorable à son évolution.

Quoi que l’être humain mange, il attente à une forme de vie, même si celle-ci n’est pas aussi apparente dans toutes les créatures.  Il n’existe rien d’inerte ni rien de stagnant dans l’Univers.  Ainsi, pour s’alimenter, l’être humain doit toujours sacrifier une entité de son environnement.  Mais, à ce niveau d’existence, c’est la règle, toutes les créatures dotées de mouvement vivent aux dépens les unes des autres.

N’empêche que, dans les sociétés dites primitives, l’espèce humaine travaillait avec zèle et elle respectait mieux son environnement.  Mais cela a bien changé depuis qu’il a choisi de préférer son bien-être et d’assouvir sa convoitise en convoitant d’abord le lait des animaux, puis leur chair, ce qui l’a amené à procéder à l’élevage d’animaux de boucherie.  Ainsi, grâce à la domination de la créature la plus rusée, on nous présente désormais avec prétention bien d’autres performances technologiques, qui violent pourtant les lois de la Nature, comme un progrès ou comme un fait de l’évolution.

De façon absolue, selon les codes éthiques, qui dérivent des principes spirituels de la Loi unique, l’être humain ne devrait pas intervenir dans la vie des autres créatures, qu’il considère désormais, au mieux, comme ses compagnons d’évolution inférieurs.  Au niveau des tendances innées des êtres incarnés, on devrait considérer les céréales, les légumes et les fruits comme des aliments purs, garants de vigueur, de sérénité et d’équilibre.  Il s’agit d’aliments susceptibles de guérir les maladies, de prolonger la vie et de développer une civilisation plus raffinée.

En Orient, les anciens adeptes de la spiritualité, comme les moines, préféraient les pommes de terre, les patates et les topinambours, des aliments qui poussent sous le sol, leur ajoutant des racines comestibles telles que les navets, les radis et les betteraves.  Ils appréciaient également les fruits parce qu’ils leur fournissaient les vitamines et les sels minéraux indispensables à la concentration requise pour méditer.  Plus rarement, donc de façon très modérée, pour accroître leurs forces, il leur arrivait de boire du lait.

Le plus souvent, on réservait d’abord cette denrée –avec ses dérivés, la crème, le beurre et le fromage– aux princes qui avaient besoin d’un surplus d’énergie pour conquérir et dompter les tribus rudes et barbares qui vivaient à la périphérie de leur royaume.   On destinait à l’ensemble du peuple les céréales, qui poussent en abondance.

En Orient, on a longtemps considéré la viande, les poissons, les œufs et l’alcool comme des aliments toxiques.  Même de nos jours, les Maîtres de l’Ordre le plus élevé interdisent ces aliments à ceux qui aspirent à la connaissance spirituelle.  Il est vrai qu’une transgression de la Nature, même si on la nie, ne peut qu’attirer à l’espèce humaine bien des chocs en retour qui peuvent conduire à son anéantissement.

Pour notre part, nous ne considérons pas la consommation de la viande comme une tare dans la mesure où celle-ci est prélevée avec respect et consommée avec gratitude.  Mais si elle doit continuer à mener au massacre éhonté d’autres créatures, pour satisfaire le goût de la domination et la cupidité, afin de permettre à d’autres de se repaître de leur sang et de leurs dépouilles, là nous devenons plus réticents à cette pratique.  Et nous aurions tort de ne pas au moins écouter les arguments des Maîtres qui préconisent le végétarisme.

L’espèce humaine ne peut se maintenir sur la Terre qu’en consommant d’autres êtres vivants.  Mais, d’après de nombreuses études, il semble que la consommation de plantes variées peut satisfaire ce besoin primaire.

Les végétaux sont dotés d’une parcelle de vie, mais, reliés à la loi de l’Oblation, ils ne sont dotés d’un mode de vie qui connaît que la croissance et la désintégratialiments-sainston.  Quant aux quadrupèdes, aux oiseaux et aux reptiles, il semble que leur destin ressemble davantage au processus évolutif de l’espèce humaine.  La loi de l’Évolution stipule que, peu à peu, tout être créé se hausse dans la hiérarchie jusqu’à ce qu’il acquière une valeur supérieure à celle qu’il détenait précédemment.   Chose certaine, tout aliment produit un effet particulier sur un être incarné, certains étant préjudiciables non seulement à sa santé, mais aussi à la réalisation de son destin.

Pour mieux nous faire comprendre, les Maîtres orientaux enseignent que l’être humain couronne la hiérarchie évolutive de la Terre du fait que son corps contient les cinq éléments de la Nature (terre, eau, feu, air et éther) et qu’ils sont pleinement activés en lui.  Après lui viendraient les quadrupèdes qui sont dépourvus ou presque du cinquième élément qu’est l’éther.  Les oiseaux n’incluraient que trois éléments actifs (eau, feu et air).  Chez les autres espèces, qui comprennent les reptiles et les insectes, trois principes resteraient en sommeil, seuls les éléments terre et eau y étant activés.  Pour cette raison, aucune pénalité ne découlerait du fait de leur enlever la vie.  Quant au règne végétal, seul l’élément eau y est parfaitement activé, les autres, restant en latence.

C’est pour cette raison qu’on dit que le végétarisme et le végétalisme causent moins de souffrance et qu’il implique peu de conséquences fâcheuses au plan de la Causalité éthique.

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