L’EXPÉRIENCE DE LA TRANSITION REMPLACE CELLE DE LA PRÉSUMÉE FATALITÉ DE LA MORT…

Le mot «transition» évoque d’abord le passage d’un état à un autre.  Au plan individuel, il s’agit d’abord du passage à travers une phase de vide, qui permet de passer d’un vieux monde, qui tombe en pièce, à un nouveau monde qui n’est pas encore né, mais qui amène souvent à se retrouver sans amis, dans un monde d’étrangers.  Alors, celui qui vit cette expérience gagne à faire confiance et à cultiver le lâcher-prise, confiant que son Maître intérieur ou son Centre divin intime le guidera vers ce qu’il cherche.  Dans un sens élargi, il s’agit du retour à la Source originelle.  La transition spirituelle représente le moment culminant d’une démarche ascensionnelle qui passe par la régénération, la transmutation, la transfiguration et l’illumination.

mortAinsi, le mystique et le chercheur spirituel appellent transition ce que le profane appelle la mort, car là où l’homme ordinaire voit une cassure ou un terme, les autres réalisent qu’il se produit, tout simplement, un renouveau dans la continuité, la simple accession à un état de conscience supérieur.  La transition résulte de l’ouverture d’une porte dimensionnelle, d’une naissance dans un plan de conscience plus élevé, qui ne marque nullement la fin de la vie, mais un accroissement de la vie par l’augmentation du taux vibratoire.  Car, pour le mystique et le spiritualiste, la mort ne fait pas partie de la loi naturelle.

Dans ce contexte, la transition représente une transposition des diverses parties d’une unité vivante de matière consciente au terme d’une phase d’existence concrète, donc d’incarnation dans la matière.  Elle consiste dans la séparation de la dualité de l’homme, âme et corps, entraînant la transformation des processus constructifs qui ont maintenu unis, à un certain degré, les éléments matériels composant le corps, dans laquelle ces éléments commencent à se séparer et à retourner à leur forme première de matière vivante.

Après le trépas, chaque être se retrouve dans l’état d’être ou l’état de conscience qu’il a acquis, simplement dégagé du corps matériel.  Il ne monte pas au ciel, il se dirige dans l’une des demeures de la Maison du Père-Mère qui correspond au degré cumulatif d’expérience qu’il a acquis en incarnation.  Autrement dit, lorsque l’âme a complété un cycle dans la forme matérielle, la Monade spirituelle retire le cordon d’argent du corps.  Alors, la Triple Flamme retourne dans la Conscience christique permettant à l’âme, revêtue de l’habit éthérique, de graviter vers son plus haut niveau d’accomplissement.  Entre chaque incarnation, jusqu’à la dernière, elle y reçoit un enseignement.  Sa formation terrestre complétée à tout jamais, la Grande Loi décrète qu’elle ne sortira plus de la Conscience christique.  À ce moment, descendant du cœur du Père, la colombe de l’Esprit saint apparaît juste au-dessus de l’Être christifié, le fondant dans le Moi christique sacré.  Évidemment, on omet ici volontairement les détails des stages intermédiaires qui s’imposent ou peuvent se produire autant à l’intérieur de la Terre que dans le schème lunaire, où chaque âme conserve son registre akashique personnel, en plus de retrouve son diamant subtil et les liens qui la relient à l’Essence totale.

La mort n’est jamais qu’un concept illusoire que l’humanité a inventé pour décrire ce qui se passe lorsqu’un être prend la décision de déposermoment-de-la-mort son corps physique et de réintégrer les royaumes spirituels.  Elle représente le terme d’un cycle d’incarnation qui, de vie en vie, la rend plus consciente, plus subtile et plus achevée.  À chaque incarnantion, peu importent ses erreurs et ses échecs apparents, tout être croit forcément en Lumière en raison des principes dont il a pris conscience et qui a relevé son taux vibratoire.  Jusqu’à très récemment, cela impliquait normalement un retour d’évaluation personnel sur la vie qu’il venait de mener dans la densité et la dualité, en présence de ses guides tutélaires, donc aimants et compatissants, afin de planifier un prochain passage sur Terre, chacun d’entre eux lui fournirait les leçons qu’il avait choisi de placer en face de lui.

Mais désormais, dans la présente Ère d’Ascension, en raison de tout le travail que les êtres humains ont accompli au cours des âges et grâce à l’aide intense et généreuse qu’ils reçoivent du champ d’Énergie divine qui enveloppe la Terre, il n’y a plus aucune nécessité pour aucun d’entre eux de poursuivre ces cycles de réincarnation qui ont représenté une partie récurrente, insoluble et douloureuse de l’illusion toute entière.  Surtout que le Père-Mère — qui n’a jamais demandé, exigé ou imposé la moindre souffrance et n’a plus rien à en apprendre — veut voir la souffrance collective prendre fin.  Ainsi, quand l’humanité se réveillera, car il est certain que cela lui arrivera, et plus rapidement qu’elle ne le croit, elle se retrouvera enfin complètement libérée — délivrée de l’exil qu’elle avait choisi d’endurer dans ce cauchemar qu’était devenue l’Illusion, délivrée aussi du fardeau de la mort.

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Quant à la transition planétaire, elle rappelle que la destinée de l’humanité consiste à évoluer jusqu’à sa perfection.  Comme elle se démontre plutôt paresseuse, elle doit subir des événements chocs qui la purifient pour s’éveiller à sa mission originelle.  Dans très peu de temps, pour toute l’espèce humaine, la vie ne sera plus la même.  Le monde qu’elle connaît, la réalité qu’elle perçoit, son confort matériel, ses projets, ses endroits de vacances disparaîtront et tout ce qu’elle fait présentement deviendra impossible à répéter.  Pour relever le défi de sa transition, l’humanité devra assumer sa vie de façon courageuse, avoir le courage de vivre sa Lumière, agir comme son propre Sauveur.  Sous peu, l’ascension de la conscience personnelle et collective deviendra la préoccupation de la majorité de ses membres.

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