LA NOTION DE RÉALITÉ… CELA QUI EST…

La réalité est loin d’être ce que l’on croit.  En lui-même, ce mot désigne le caractère de ce qui ne constitue pas seulement un concept, une idée de l’esprit, un fait imaginé, un rêve ou un concept fictif, mais constitue un fait matériel, un objet concret, quelque chose qui existe effectivement.  Dès lors, la réalité traduit ce qu’une chose est en elle-même.  Mais qui peut dire ce qu’une chose est en elle-même?  Car celle-ci couvre le fait réel selon la conscience psychique ou le subconscient, affectant diversement la conscience objective de chacun, certains en prenant conscience, d’autres pas, n’en étant pas moins déterminés par ces faits.  En général, elle identifie ce qui est perçu par la conscience ou le degré de l’appréciation individuelle des actualités.  Elle rappelle ce qui paraît constant et identique, bien que tout soit variable à différents rythmes d’évolution.  Mais, peu importe la définition, elle couvre tout ce réalitéqui existe vraiment partout dans le visible (le monde de la matérialité) et l’invisible (le monde des essences).

Étymologiquement, la réalité, un mot qui provient du latin «res», désignant la «chose», évoque le caractère de ce qui existe effectivement, qui est concret, qui est perceptible, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif.  Dans cet ordre, les sensations sont des réalités parce qu’elles ont leur manifestation complète et parfaite dans la conscience de l’être humain, non dans la matière d’où elles émanent.  On ne peut donc se fier à l’actualité de ses perceptions, ni à ses interprétations des réalités, qui restent toujours incomplètes et partielles. la réalité relative est différenciée de la réalité absolue qui est la vraie “nature” des phénomènes.

Pour philosopher, on peut dire que la nature ultime de la réalité réside dans l’absence de soi ou d’ego, dans l’Essence pure.  Autrement dit, il n’y a pas de chose qui existe en soi ou absolument, puisque les phénomènes sont interdépendants et tirent tous leur origine de la même Source unique.  La réalité attire l’attention sur l’esprit ou la conscience, comme seule réalité soir sur la Connaissance transcendante et sur l’Éveil.  La réalité est duelle : il existe d’une part les phénomènes conditionnés, ultimement irréels;  et l’Absolu, la seule réalité, qui se cache derrière l’autre rive.  Pourtant, les deux restes liés, comme vacuité et non-dualité.

Quelqu’un a dit : «La réalité ne peut être perçue que lorsque cesse l’opposition des contraires.»  De toutes les notions qui précèdent, on peut conclure que la seule réalité réside dans l’Essence constante de Dieu.  La conscience humaine n’en révèle que les aspects qu’elle veut en expérimenter.  Au fur et à mesure de son évolution, elle en perçoit une part toujours plus grande.  En fait, d’un être humain à un autre, la réalité est définie en fonction de ce que chacun est capable de percevoir par lui-même ou par ses moyens d’extension (microscope, télescope, etc.)  Il tient donc pour réel tout ce qui se trouve à l’intérieur de son cône de perception.  Pour lui, ce qu’il ne perçoit pas reste irréel, donc n’existe pas, malgré que la réalité procède de la fusion du visible et de l’invisible.  Car certains ont des yeux pour voir, mais ils ne voient pas.

De ce fait, au plan individuel, la réalité ne couvre que ce sur quoi un sujet fait le point en tant qu’intention.  Devient réel pour lui ce à quoi il accorde son attention… et sa foi.  Ainsi, la réalité de chacun n’est jamais aussi rigide qu’on veut bien le croire.  Elle comporte plutôt la substance d’un rêve qui se change à volonté  À chaque instant, un sujet peut attirer tout ce qu’il veut mettre au service de son étude.  Il s’agit pour lui de se concentrer fermement sur sa vision, en concevant ce qu’il veut, plutôt que ce qu’il ne veut pas, et de se déterminer à le réaliser.

Par l’imagination, chacun peut embellir son rêve éveillé à son gré, par le biais d’une imagination claire, nette, précise, vivante, remplie de foi.  Car la réalité ne constitue jamais qu’en la création de la volonté de l’esprit.  Sa réalité, chacun la crée à chaque instant par les pensées qu’il attire ou qu’il entretient, par les paroles qu’il prononce extérieurement ou dans son monologue intérieur, par les choix qu’il fait consciemment ou inconsciemment.

La réalité de l’être humain reste limitée puisqu’il ne peut être conscient que de ce qu’il perçoit par ses cinq sens, de ce qu’il a appris et de ce qu’il est en mesure de se souvenir.  Les connaissances qu’il acquiert sont très limitées par rapport à ce que contiennent tous ses plans de conscience.  Sa conscience lui permet de connaître sa réalité et de réfléchir sur elle, non sur la réalité.  Ses sens ne lui permettent de prendre conscience que d’une toute petite partie de l’Univers.

Toutefois, plus il agrandit le champ de sa conscience, plus il peut intervenir pour transformer favorablement son monde et maîtriser de plus en plus sa vie.  En revanche, plus le champ de sa conscience est limité, plus il subit les assauts du monde qu’il a créé par sa propre ignorance.  C’est dans son cerveau que se crée sa réalité car, à l’extérieur de lui, tout n’est qu’un vaste océan vibratoire.

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