LES RIVALITÉS SEXUELLES TROUVENT LEUR FONDEMENT DANS LE DÉSÉQUILIBRE POLAIRE DES ÊTRES INCARNÉS…

Aristote, une figure mémorable de l’Antiquité grecque, a décrété, dès le IVe siècle avant Jésus-Christ, que la femme n’était qu’un vulgaire «réceptacle» de la substance fécondante du mâle.  Paul l’apôtre, plutôt misogyne, a transposé cette infériorité apparente dans la religion chrétienne, ce qui a longtemps fait l’affaire d’une société plutôt patriarcale.  N’a-t-il pas écrit : «Cependant, je veux que vous sachiez que l’origine de tout homme, c’est le Christ; l’origine de la femme, c’est l’homme; l’origine du Christ, c’est Dieu.» (I Corinthiens, XI, 3)  Si bien que l’Église catholique a tardé à véritablement accepter le fait que la femme pouvait avoir une âme.  En 1851, dans son Essai sur les femmes, le grand philosophe, Arthur Schopenhauer, un esprit a priori éclairé, s’est montré tout aussi dédaigneux de la condition féminine, alors qu’il a écrit : «Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d’intérieur, appliquées au ménage, et des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l’on formerait non à l’arrogance, mais au travail et à la soumission.»   De Xénophon à Jean-Jacques Rousseau, en passant par Spinoza, la femme était invitée à s’en tenir à ses pénates.  Aussi en a-t-il fallu des femmes de cœur et d’esprit, remplies d’audace et de courage, diversement déguisées en béguines, en femmes de tête, en suffragettes ou en féministes, porivalites-sexuellesur commencer à inverser les perceptions et rétablir la femme dans l’égalité de droits et de dignité.  Elle signalaient la remontée des énergies féminines ou lunaires sur la planète, des énergies qui atteindront bientôt leur point culminant.  Car tout excès d’énergie masculine, qui fait des tyrans, infantilise la femme, la confinant à un rôle de servante, de coquette ou d’instrument de plaisir, tandis qu’un excès d’énergie féminine, qui fait des viragos, déprécie l’homme, le rendant impuissant ou l’amenant à se féminiser.

Propos masochistes, histoires sexistes, sifflements, regards osés, touchers intempestifs, comportements transgressifs, violence verbale ou physique, les hommes s’en sont longtemps pris aux femmes qui auraient bien cherché la réaction d’une conduite excessive de leur part.  Chaque sexe est à la fois fasciné et dérangé par l’autre, sachant que, dans la complémentarité, il comporte ce qui lui manque, et, dans son désarroi, chacun d’eux veut s’y trouver une supériorité.  Et, depuis quelques années, certaines femmes semblent avoir découvert un certain plaisir à ce jeu, l’intégrant dans la leur, jusqu’à adopter la tenue vestimentaire masculine.   Fondamentalement, la guerre des sexes, mieux appelée «rivalités sexuelles», vielle comme le monde, repose sur un déséquilibre intérieur au niveau des aspects de la polarité.  Pour accéder à la réalité multidimensionnelle, chaque être doit fusionner l’aspect mâle et femelle qu’il porte en lui-même, mettre un terme à la division, souvent appelée en spiritualtié la «séparativité», soit à la lutte entre l’homme qui veut dominer la femme concrètement, mais qui finit par la laisser le séduire et le dominer subtilement.  C’est le sens de la maxime: «Ce que femme veut, Dieu le veut», qui éclaire bien les réussites de ses manigances en volutes énergétiques que l’homme, trop rationnel et exclusif dans sa concentration, qui oublie de prendre du recul, ne voit jamais trop venir et ne réalise que lorsqu’il a été enserré dans un cocon.

À ce propos, récemment, faisant très cliché, un chroniqueur s’est permis d’écrire: «L’homme et la femme sont souvent en désaccord. Ils s’aiment mais il n’est pas question que l’un cède   à l’autre.  Quand elle veut repeindre les murs de la cuisine, il veut poser de la faïence. Elle souhaitait de l’uni, il désire des motifs.  Chacun argumente, à sa manière et tente de prouver qu’il a raison et que l’autre a tort…  D’ailleurs, c’est bien simple, l’autre n’a pas de goût et, heureusement qu’il est là, sinon la maison ne ressemblerait à rien!»  Et il en est ainsi dans presque tous les  domaines.  Mais il conclut : «Une chose est certaine, si tous deux sont différents, ils sont pourtant compatibles et complémentaires et l’un ne saurait vivre sans l’autre.»

Tour à tour, l’homme et la femme ont dominé la planète dans un jeu de bascule ou de retour du balancier.  Le présent patriarcat dure depuis environ cinq mille ans.  Traditionnellement, les femmes ont toujours fonctionné grâce à leur intuition et à leurs sentiments. À nombre d’époques, les hommes ont également su le faire.  Mais, dans la récente séparation, histoire de la chute ou de la descente, ils ont banni ou occulté leurs sentiments, provoquant un terrible schisme.  Cela résulte d’un coup monté des Dieux créateurs portés à l’imposture pour s’alimenter des perturbations émotionnelles qui allaient en résulter.  Pour désamorcer ce paradigme de violence, les hommes et les femmes doivent apprendre en collaborer en égaux de manière à transformer la majeure partie des structures perpétuant la séparation qui a été orchestrée.  Mais, prioritairement, chacun doit faut apprendre à réunir les deux identités à l’intérieur de lui-même, redonnant sa place à l’énergie de la Grande Déesse.

Il faut savoir que, avant de devenir extérieure, la guerre des sexes se présente comme un conflit interne entre l’électricité et le magnétisme, ce qui témoigne qu’un sujet n’a pas réussi à fusionner ses aspects mâle et femelle.  À mesure qu’un être établit une bonne coopération entre ses composantes viriles et féminines, en lui, il trouve le moyen de coopérer avec les autres, abolissant les formes de discrimination, grâce à l’acceptation de la différence.  Les relations entre l’homme et la femme doivent perdre la connotation de propriété pour prendre une connotation de liberté.  L’un et l’autre sexe doit mettre un terme à ses attentes quant au comportement de l’autre.  Une communion saine doit s’établir par la rupture de la chaîne d’obéissance et de la remise du pouvoir entre d’autres mains.  L’homme doit débloquer son énergie au niveau de son centre sexuel, de son pénis, pour l’élever plus haut.  La femme doit la débloquer dans sa gorge pour reprendre la parole et exercer sa magie.

Dès lors, dans sa quête d’un partenaire, chaque être cherchera un être complet, non pas quelqu’un pour combler le besoin qu’il n’a pas reconnu ou qu’il n’a pas comblé  par lréconciliation-coupleui-même.  Au fil des âges, le mâle a réprimé ses émotions afin d’imposer sa domination sur la Terre.  La femme a accepté de fermer son centre de la parole pour permettre à l’homme de savoir ce que c’est que d’avoir le contrôle de ce système.  Comme tout arrive présentement à un point de stabilisation, chaque sexe devra retrouver sa pleine harmonie intérieure pour collaborer avec l’autre.  En s’accueillant dans la compassion mutuelle, cela se fera facilement.  L’homme et la femme sont destinés à se compléter mutuellement, non pas à s’opposer l’un à l’autre.

Chacun doit intégrer en lui l’essence mâle et l’essence femelle qui constituent un tout.  Une personne entière cherche des relations fondées sur l’équité, l’égalité, la confiance, le désir et le choix mutuels.  Elle ne cherche pas un partenaire pour combler un manque et pour se sentir validé dans ses choix.  Deux êtres complets s’associent en s’offrant mutuellement un tout nouveau territoire à explorer.  Ainsi, ils sont capables de se brancher l’un dans l’autre, d’âme à âme, à partir du désir d’une reconnaissance mutuellement partagée, non à partir d’un besoin, révélateur d’une carence. Et il faut commencer par faire appel à ses propres aspects masculin et féminin, en établissant un dialogue entre eux, afin qu’ils puissent commencer à travailler en association dans l’harmonie et assurent qu’un être retrouve son complet équilibre.

Mais trop d’êtres incarnés cherchent cette compatibilité et cette complémentarité dans l’illusion de l’âme-sœur, qui vivrait quelque part ailleurs, et qu’ils cherchent souvent tout au long de leur vie, alors qu’il s’agit d’une pure invention de pseudo-mystique ou d’erratique du New Age.   Car pour l’homme, son âme-soeur, et pour la femme, son esprit-frère, c’est son Centre divin, la seule entité qui peut assurer la fusion de toutes les dimensions d’un être et le restaurer dans sa complétude ou sa plénitude.

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