L’IMPORTANCE DE LA FLEXIBILITÉ, QU’ON PEUT AUSSI APPELER LA SOUPLESSE

   Au sens bien concret, la flexibilité exprime le caractère de ce qui se ploie facilement.  Dans un sens élargi, elle évoque l’attitude à changer facilement pour pouvoir s’adapter aux circonstances.  Au sens spirituel, contraire de la rigidité qui amène à la résistance ou à la réaction, elle rappelle l’abandon, le détachement, le renoncement au sens de changer ce qu’on peut et de laisser être pour le reste.  Elle repose sur la confiance qu’un Être suprême, rempli d’Amour, régit le monde et veille sur lui, même sur la plus minuscule de ses créatures.

   La loi de la Flexibilité, qui découle de l’adaptation, n’est nulle autre que celle de l’abandon ou de la non-résistance, qui permet de se tirer de la rigidité qui fait obstacle ou opposition au flot de l’énergie.  Elle offre plus qu’un choix entre la passivité et la résistance, elle invite à tirer parti de tout ce qui arrive, même des pires difficultés, en considérant tout comme une forme FLEXIBILITÉd’entraînement évolutif.  Elle implique l’acceptation dans un esprit pragmatique du moment présent.  Cela ne veut pas dire de tout tolérer sans agir, de se refuser à voir les injustices du monde, de se laisser marcher sur les pieds.  Plutôt, elle identifie la vivacité et l’ouverture d’esprit permettant d’entrer dans le courant, sans le suivre, pour s’en servir de façon constructive.  Elle permet de transformer les difficultés et les problèmes en occasions favorables d’évoluer.

   Avec de la flexibilité, on apprend à tout traiter également, d’où la vie devient moins pénible, cessant d’être un combat.  On apprend à agir au lieu de résister.  On tire le meilleur parti de tout, même de l’épreuve, pour en tirer une leçon et une force.  On ne perçoit plus aucune expérience en termes de bonne ou de mauvaise, mais en termes d’expérience agréable ou désagréable qui instruit sur soi-même.   Quand l’un pousse, on tire;  s’il tire, on pousse;  et si une force se dirige sur soi, on s’enlève d’où on est, ce qui est toujours pour son plus grand bien.  On gagne à toujours regarder plus grand que sa personne et à concevoir les choses dans leur évolution.  Tout peut servir à fortifier l’âme.  Comme il n’y a pas de hasard ni de punition, tout contribue à rendre plus fort, plus sage, plus complet ou achevé, plus conscient.

   Dans la vie, on gagne à dépasser le stade des appréhensions, des jugements, de la culpabilisation, de la peur, des remords et des regrets.  Il n’y a rien d’injuste : tout est un jeu qu’il faut savoir jouer.  Et pour savoir le jouer, il faut en apprendre les règles.  Dans une perspective plus large que l’entendement, les lois spirituelles prévalent toujours.  En pensant ainsi, on apprend à voir qui on est, où on en est et à faire de son mieux, à son rythme, dans les circonstances.  Comme quelqu’un l’a dit, on développe la sérénité d’accepter ce qu’on ne peut changer, le courage de changer ce qu’on peut changer et la sagesse d’en connaître la différence.

   Avec le temps, la flexibilité permet d’apprécier des événements qui, autrefois, troublaient et à voir les deux côtés d’une situation pour choisir de se concentrer sur l’aspect le plus constructif de tout, même d’une difficulté.  Nul n’est forcé de gaspiller ses énergies en vain dans la résistance.

   En somme, la flexibilité appelle à l’acceptation totale et inconditionnelle de ce qu’on est, de ce qu’on fait, de ce qu’on a à vivre et des personnes avec qui on vit présentement, tout en continuant à grandir, à apprendre, à agir efficacement dans chaque situation qui se présente.  Elle amène à s’accepter, à se pardonner ses erreurs sur le champ, à s’adapter aux situations et aux êtres dans le moment présent, à rester ouvert aux expériences de la vie dans leur totalité au lieu de les fuir.  On y apprend l’art d’être déraisonnablement heureux à travers les aléas de la vie.

   La flexibilité ou la souplesse est l’ingrédient qui favorise l’adaptation, un facteur de survie.  En effet, l’adaptation évoque le principe spirituel qui rappelle que l’être humain, doté du pouvoir créatif, peut changer des réalités, dans son univers personnel, mais qu’il doit accepter les conditions qui le dépassent, comme ceux qui émanent du Plan divin, de l’Ordre naturel ou ceux qui ressortent d’autres univers personnels dotés du libre arbitre.  Puisque tout change et se transforme, puisque nous faisons partie d’un Univers qui est dans un état constant de mutation, nous devons penser à nous adapter sans cesse aux nouvelles réalités.  Le choix de survivre et de vivre.

   Tous les Maîtres vantent, avec raison, les mérites de l’adaptation.  En effet, la sérénité et la joie révèlent un degré positif d’adaptation;  la douleur et la souffrance surgissent, eux, d’un manque d’harmonie et d’accord, donc d’une adaptation mauvaise ou précaire.

   L’adaptation se définit précisément par le rapport d’équilibre entre un sujet, son monde intérieur et son milieu.  Elle donne le sentiment d’être à la hauteur de son destin.  S’adapter, c’est s’accommoder de la réalité, se conformer aux impératifs de la Vie.SOUPLESSE

    S’adapter, c’est comprendre ce qui arrive et ce qui doit être, pour soi, au-delà de ses attentes.  C’est être capable de reconnaître l’apparition d’un nouveau besoin, la nécessité de changer d’orientation, l’importance de laisser passer un nouvel afflux de force ou de dynamisme.

   L’adaptation, c’est l’aptitude à réagir de façon appropriée à une situation nouvelle ou inattendue, la capacité de trouver les moyens les plus avantageux pour répondre à une nouvelle réalité ou accepter une nouvelle force en action.  Elle aide à accepter le mouvement sans cesse renouvelé de la vie, qui va de l’avant, à s’abstraire progressivement de sa personnalité.  Son but précis est de synthétiser dans l’être le besoin et la force.  Malheureusement, l’homme tient trop à son passé et à sa sécurité.  Il a toujours peur de l’inconnu.  Il préfère reproduire ses gestes antérieurs et ses réflexes dépassés à innover et à changer.

   Pour s’adapter, il faut être capable de suspendre momentanément sa réaction, dans une situation nouvelle, mais dans le désir expectatif de trouver mentalement une solution, évidemment la solution la plus pertinente à cette situation à laquelle on est confronté.  Dans cette pause, on cherche dans sa mémoire ou on s’abandonne à l’intuition pour trouver des déductions logiques et les appliquer de son mieux.

     

© 2014-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.