LA CULPABILITÉ REPRÉSENTE UN FREIN ÉVOLUTIF MAJEUR… 

Le dictionnaire définit le mot «culpabilité» par «le fait plus ou moins diffus de commettre ou d’’avoir commis une faute ou par le sentiment de responsabilité ou de remords d’une offense, d’une transgression, d’un délit, d’un crime, d’un tort, d’un travers, d’une tare, d’une faute, d’une erreur, d’un échec, d’un péché, qu’ils soient réels ou imaginés»Elle implique qu’un être croit avoir mal fait, mal parlé, mal pensé ou mal éprouvé, d’où il mérite une sanction, il doit être lavé ou purifié ou il doit compter sur une réhabilitation.  

La culpabilité est un trait universel que chaque être humain éprouve à divers degrés.    Elle est liée à la notion de faute, d’erreur, de péché ou d’échec. Quand on commet ce qu’on perçoit comme un écart à ses principes, on n’ose plus se regardimageser en face.  On se sent coupable et on éprouve de la honte.  Puis, lorsqu’on est parvenu à bien se culpabiliser, on s’expose à deux dangers : le premier consiste à se dénigrer, à se faire des reproches, à revenir constamment sur sa faute présumée;  le deuxième, plus courante, comme c’est le cas chez la plupart des criminels, consiste à s’arranger avec sa conscience de manière à ne rien éprouver en se justifiant par toutes sortes d’arguments faciles et arbitraires.   On comprendra que ni l’une ni l’autre de ces attitudes ne peuvent aider à échapper définitivement au sentiment de culpabilité.  Alors, on peut se demander de quoi la culpabilité retourne et s’il existe des moyens de s‘en délivrer de façon facile et définitive.

En fait, la culpabilité ressort de cette partie de la conscience humaine qui montre qu’on n’est pas à la hauteur et qui déclare coupable de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, de ses sentiments ou émotions.  La culpabilité est une manifestation intime qui devrait être considéré comme un don plutôt que comme un moyen de torture psychique.  Cependant la plupart des êtres humains ne le voient pas de cet œil.  Aussi, plutôt que de traiter leur culpabilité, ils font tout leur possible pour l’étouffer.  Pourtant, la culpabilité est cette voix intime tenace qui est censée faire réaliser qu’on n’a pas respecté une norme proposée de l’intérieur.

Ainsi, au chapitre du sentiment de culpabilité, il se produit un jeu entre un tribunal (une instance intérieure d’apparence extérieure) et un accusé (une instance purement intérieure) de manière à établir la différence entre la culpabilité effective ou objective et le sentiment de culpabilité, soit la manière dont la faute est ressentie par celui qui est accusé, par les autres ou par lui-même.

La culpabilité, c’est un sentiment, parfois douloureux et contraignant, mais nécessaire à toute vie sociale,  qui surgit de l’impression de ne pas être juste, d’avoir, en fantasme ou en réalité, enfreint un tabou, de nourrir un désir défendu, d’avoir eu un comportement coupable face à telle personne ou à telle situation.  Il en naît une forte angoisse et une tendance à l’accusation personnelle.  Dans certains cas, ce sentiment se rappelle si douloureusement au souvenir qu’il en vient à empoissonner toute l’existence.

Quand on y pense bien, on peut découvrir deux formes à la culpabilité : il y a la bonne culpabilité et la mauvaise. La mauvaise culpabilité fait de l’individu un coupable en permanence.  Celui-ci en vient à éprouver un sentiment vague, diffus, d’être fautif, sans pouvoir le relier à un élément précis?  Il tourne en rond piégé par son sentiment envahissant?standing  Il s’agit évidemment d’une fausse culpabilité qui n’a pas de raison d’être : elle ne provient que d’une mauvaise image qu’il entretient de lui-même.  Il gagnerait à la rejeter comme un vêtement qui n’est pas sien.

Mais il existe une bonne forme de la culpabilité, une forme qui instruit.  Celle-là porte sur des faits précis et réels que sa conscience dénonce : un mensonge, un vol, une trahison ou des paroles blessantes.  La particularité de la bonne culpabilité, c’est qu’on peut y mettre un terme.  Alors, on gagne à ne pas hésiter et à refuser de la traîner partout avec soi.   Plus tôt on y met un terme, plus vite on récupère son estime de soi, sa sérénité et son énergie.

N’empêche qu’il faut savoir reconnaître ses fautes.  Chacun, par ses paroles, ses actions, ses pensées, ses sentiments, ses silences, commet des impairs.  Comme le disent les religions, chacun est peccable.  Par ces méfaits, on peut se causer du tort ou causer du tort aux autres.  Alors, sans se dénigrer, on doit éviter de tenter de s’arranger avec sa conscience comme si on pouvait s’innocenter de n’importe quelle manière.  On gagne à savoir avouer ses fautes et à en demander pardon.  Il s’agit du meilleur moyen de se dégager de la culpabilité et de prévenir une impasse relationnelle.

La culpabilité, c’est le choix personnel un peu masochiste de ne pas se trouver digne d’une nouvelle occasion.  Ce sentiment éclaire un blocage au niveau du cœur qui provient d’une impression de rejet ou de trahison.  Il exprime une incapacité à pardonner ou à se pardonner qui maintient dans l’amertume et entretient la jalousie (l’envie du bonheur présumé et injustement mérité de la part des autres).  Elle ressort de la propension aux jugements éthiques étriqués et hâtifs, surtout fondés sur l’exagération des détails.  Elle illustre un relent de perfectionnisme qui néglige de tenir compte de sa situation d’être évoluant et qui, par méconnaissance de ses moyens réels, amène à se placer la barre trop haute.  Au lieu de mener à incarner la perfection du moment, qui impose d’agir au meilleur de ses moyens et de ses connaissances, elle impose d’exprimer dans l’immédiat la Perfection des perfections.  Elle témoigne d’une incompréhension de l’Amour d’un Dieu impassible qui ne juge jamais et qui couvre de sa providence toutes ses créatures.

Le sentiment de culpabilité est vain, il garde lié à un passé stérile.  Quand une chose est faite, elle est faite!  Il ne reste qu’à harmoniser le mal qu’on a fait ou qu’on s’est fait.  Les remords ne peuvent que contribuer à rendre malheureux et à donner plus de retentissement dans la rétribution de l’acte malencontreux.  Dieu ne pense jamais à se venger ou à punir: il laisse agir ses Lois immuables, impersonnelles, impassibles, neutres, qui rétribuent tous de la même manière.  On serait plus créatif en cherchant à se comprendre qu’à se condamner, à apprendre à s’aimer avec ses grandeurs et ses faiblesses.  Peut-on avoir honte d’une conduite stupide fondée sur une fausse identification, sur l’erreur d’une conscience encore limitée?  Vaudraiaccusationt mieux consacrer le temps qu’on perd à se culpabiliser à comprendre comment on peut ouvrir sa conscience à la Vérité et à l’Amour.  Pour le reste, c’est avant d’agir qu’il fallait y penser!  De toute façon, il vaut mieux faire cinquante erreurs par jour que de ne rien faire!  Car celui qui commet une erreur apprend.  Mais ce n’est pas une invitation à commettre délibérément des erreurs…

La culpabilité provient souvent du doute sur son droit de faire des choix.  Il se peut qu’on vive une trop grande dépendance à l’égard du regard des autres ou de Dieu ou qu’on résiste à l’Éros (pulsion de vie).  On refuse de reconnaître la légitimité de ses pulsions originelles à cause des schémas proposés par le Surmoi collectif.  La meilleure façon de cesser de s’accuser, c’est d’accepter qu’on est aussi parfait qu’on pet être à chaque instant de sa vie.  Pour parvenir à la perfection, il faut accepter la perfection du moment, sinon, on s’en écarte à cause de la tension qu’on entretient.  En général, on se sent coupable parce qu’on se ment à soi-même du fait qu’on n’est pas fidèle à ses engagements ou à ses promesses, d’où on ressent le besoin de se punir.  De toute évidence, on ne peut établir une relation constructive en se considérant dans l’erreur ou le manque ou en se perdant dans les regrets et les remords.  Aussi, lorsqu’on ne se sent pas bien avec soi-même ou avec les autres, on gagne à rapidement regagner sa confiance en soi, son acceptation inconditionnelle de soi, son estime de soi intégrale.  On peut toujours affirmer : Je Suis un Fils de Dieu et Je Suis parfait comme Je Suis.  Jour après jour, je m’accomplis au meilleur de mes moyens et de ma compréhension.  Il n’existe aucune raison de tolérer une situation dans laquelle on se sent déprécié, dévalué, rejeté, exclu de l’amour.

Le sentiment de culpabilité peut prendre trois formes principales : le regret, le remords et, à sa phase ultime, la honte.

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Indépendamment des traits de personnalité, il n’est pas toujours facile de comprendre pourquoi certaines personnes se sentent coupables pour un tout ou pour un rien.  Il faut savoir, comme l’explique la psychologie, que le sentiment de culpabilité trouve souvent son origine dans la prime enfance.  L’enfant vient au monde totalement démuni, impuissant, dépendant.  Si ses parents ne le nourrissent pas et ne s’occupent pas convenablement de lui, il ne peut que mourir.  En revanche, l’enfant se rend compte rapidement que lorsqu’il pleure, on cherche à découvrir et à combler son besoin.  C’est ainsi que, inconsciemment, il pressent détenir du pouvoir sur son entourage, ce qui le dégage largement de son sentiment d’impuissance.

Toutefois, simultanément, il développe un sentiment de culpabilité.  Car, lorsque son entourage ne répond pas à ses besoins comme à l’habitude, il commence à de demander s’il n’aurait pas fait quelque chose de mal qui lui attirerait cette sanction.  Dans la même veine, si sa mère est fatiguée, déprimée, débordée, l’enfant peut se sentir responsable des humeurs d’une personne aussi significative culpabilité3pour lui.  D’où l’importance de la qualité du lien parental avec l’enfant, particulièrement avec la mère, afin que celui-ci puisse tempérer ses émotions fluctuantes d’être dépendant.

 En outre, le sentiment de culpabilité ne peut qu’être lié à la peur de l’abandon durant l’enfance. L’enfant a besoin de se sentir aimé et il a besoin que cet amour lui soit démontré par des actes d’aide et de tendresse, des marques de soutien et de réconfort, des signes d’appréciation personnelle.  Si, par leur attitude négative, les parents attirent davantage son attention sur ses travers que sur ses forces, il ne peut que développer un sentiment de petitesse.  En outre, s’ils ne savent pas comment corriger ces mêmes petits travers, n’ayant de cesse de le menacer de lui retirer leur amour dès qu’il commet une erreur, il grandit dans la crainte d’être abandonné.  Alors, il ne tardera pas à se croire perpétuellement en faute et, par conséquent, à se croire coupable du moindre problème qui surgit, autant dans sa propre vie que dans ses relations.

L’enfant a besoin d’être encadré, dirigé, orienté, mais il n’a sûrement pas besoin d’être emprisonné dans un cadre de domination parentale.  L’éducation doit viser à le rendre libre, autonome, indépendant.  C’est pour avoir connu une éducation trop sévère que des êtres, devenus adultes, finissent par avouer qu’ils ne savent plus qui ils sont, qu’ils ne savent rien faire d’autre que de fonder les principes de leur vie sur le regard d‘autrui, qu’ils ont toujours l’impression de ne jamais être à la hauteur des attentes de leur milieu.

 Enfin, le sentiment de culpabilité est forcément lié aux valeurs de la société dans laquelle un être grandit.  En Occident, par exemple, l’éducation est marquée par les valeurs religieuses qui se fondent, d’une part, sur une longue liste d’obligations et d’interdictions et, d’autre part, sur la crainte de la faute et sur le sentiment de culpabilité.  Après cela, on se demande pourquoi il est aussi difficile de se délivrer de cet obsédant sentiment qui amène à vivre dans une crainte sourde et à se replier sur soi.

Pour tout dire, la culpabilité, qui peut engendrer de la souffrance, est à l’âme ce que la douleur est au corps.  On ne peut pas dire que la douleur soit bonne en elle-même, mais on peut au moins lui reconnaître une fonction : elle tire l’attention sur un problème qui demande à être traité au mieux dans les meilleurs délais.

Ainsi, on peut dire que la culpabilité, malgré la souffrance qu’elle comporte, détient également sa fonction.  En effet, elle ne doit pas amener à attenter à l’intégrité personnelle, elle doit  intervenir comme un catalyseur du perfectionnement, elle doit viser à rendre meilleur.  Chacun gagne à reconnaître les erreurs qu’il a commises, à en assumer la responsabilité, à éviter d’en incriminer les autres (même s’ils détiennent leur part de responsabilité) et à résoudre de s’en sortir grandi.  En toute situation, il importe de renverser les sentiments négatifs afin qu’ils puissent inculquer la force de faire plus de bien ou de produire plus de lumière.

La propension à se culpabiliser démontre ostensiblement qu’on traîne un problème de conscience parce qu’on fuit les messages d’une voix intérieure qui, lumineuse ou ténébreuse, juge, émet des reproches, blâme, censure.  À un niveau ou à un autre, on est pris de remords ou de regrets ou on se fait des reproches à soi-même.  En l’occurrence, en se dévalorisant, on sabote sa paix intérieure, on brûle vainement ses énergies, on réduit sa qualité de vie, on limite sa joie.  Pour tout dire, on empoisonne peu à peu son existence quand on se tourmente indûment et qu’on devient autodestructeur.  Car la voix de la culpabilité ne provient jamais du Centre intime, qui ne juge jamais, mais d’un inconscient envahissant.

En cela, il faut éviter de confondre la culpabilité et le sens des responsabilités.  La personne responsable se laisse stimuler par une conscience claire d’elle-même, ce qui implique une reconnaissance et une acceptation de ses forces et de ses faiblesses.  La personne de conscience fragile, qui se culpabilise sans cesse, est davantage portée à se punir, à se cacher pour voiler sa honte, à se racheter de ses torts, ce qui l’amène à se déprécier et à régresser.

À vrai dire, comme il a été dit précédemment, il existe deux types de culpabilité : la culpabilité objective, saine, et la culpabilité subjective, malsaine.  La culpabilité objective résulte du fait qu’on a commis un acte répréhensible, qu’on le sache ou pas.  La culpabilité subjective amène diversement à se sentir coupable d’un acte qui n’est pas répréhensible ou à ne pas se sentir coupable d’un acte qui est condamnable.  C’est l’expérience de celui qui pose délibérément un geste qui est en désaccord avec ses valeurs.  La culpabilité saine dépend toujours de deux facteurs: qu’un être ait dérogé à ses valeurs, à ses principes, à ses critères, à ses standards alors qu’il avait le choix de le faire.  En pareil cas, l’expression impulsive n’élimine pas le caractère libre de l’action.  Comme on dit, le mouvement intérieur (par exemple la colère) n’emporte pas un être, un être se laisse emporter par son mouvement intérieur par manque de maîtrise personnelle.

Dans ce contexte, la culpabilité devient un terme générique qui recouvre toute une gamme d’émotions.  Un être se sent en colère contre lui-même d’avoir outrepassé ses principes.  Il n’admet pas de blesser injustement alors qu’il vient de le faire.  Il s’en veut encore d’avoir cédé à une impulsion.  En outre, il éprouve de la peine d’avoir blessé une personne qu’il aime. Il le regrette du fait qu’elle ne méritait pas un tel traitement.  L’action qu’il a posée a engendré un déséquilibre en lui, un déséquilibre qui consiste essentiellement en un désaccord avec lui-même.  Somme toute, la culpabilité lui indique qu’il a été infidèle à lui-même dans une situation où il avait le choix de se conformer à ses valeurs.  Mais à quoi tout ce remous intime sert-il à part survolter et miner les énergies?

Ailleurs, il peut s’agir d’une culpabilité de camouflage.  Il s’agit d’un déguisement du refus personnel d’assumer ses propres désirs, sentiments ou choix.  Par exemple, on peut savoir ce qu’on veut, mais on ne répond pas à ses attentes.  On considère cet état comme une émotion mixte du fait qu’elle comporte plusieurs émotions dont certaines sont habilement travesties. Dans ce genre de culpabilité, on trouve généralement de la colère, de la peur et, parfois, de la peine.  On ressent de la colère contre le fait de devoir porter ce qu’on vit et contre celui qu’on tient responsable d’être dans la situation de prendre une position qu’il trouve difficile à prendre; on éprouve la peur d’afficher ses priorités, la peur des conséquences de son choix et la peur de montrer sa colère.  Enfin, on ressent de la peine à l’idée de décevoir.  Mais à quoi tout cela sert-il vraiment?

C’est fort simple, cela évite d’assumer pleinement ses actes.  Aux yeux de celui qui la porte, la culpabilité diminue à ses yeux sa responsabilité dans le choix qu’il s’apprête à faire.  Il considère son action comme moins grave puisqu’il sent qu’il va la poser à regret.  Notamment, dans l’exemple qui précède, l’auteur a moins l’impression d’être égoïste s’il se sent se sens coupable, ce qui lui permet d’obtenir grâce à ses yeux.  Dans certains cas, sous prétexte de culpabilité, il s’abstient tout simplement d’agir.  Cette attitude sert encore à neutraliser la réaction de l’autre.  Si l’auteur démontre ou avoue poser un geste avec réticence, l’autre devrait lui en tenir moins rigueur.  L’aveu de sa culpabilité lui sert de moyen de manipulation propre à apparemment diminuer les conséquences de son geste.

Voilà comment, dans la vie de chacun, la culpabilité de camouflage remplit souvent les deux fonctions à la fois: elle donne bonne conscience et elle règle la réaction d’autrui.  Elle s’avoue d’autant plus pernicieuse qu’elle sert de subterfuge pour échapper à son devoir de s’assumer.

Dans certains cas, le sentiment de culpabilité, un état relatif au groupe social auquel un être appartient, peut aller jusqu’à reposer sur la conviction d’une responsabilité personnelle dans un événement fâcheux dans lequel on n’est pas intervenu directement ou dans lequel on n’aurait pas pu intervenir.  On trouve un exemple extrême dans le malaise ressenti durablement par un enfant suite à la maladie ou décès d’un autre enfant ou d’un parent, un malaise qui se greffe sur le souvenir de sentiments négatifs à l’égard de cette personne.  Il est habituel d’éprouver passagèrement un sentiment de culpabilité à l’occasion du travail de deuil d’un proche, mais il faut finir par s’en dégager.

Dans la culpabilité, l’absence de fondement objectif d’ordre causal peut priver celui qui est envahi par ce malaise des possibilités de s’en délivrer comme s’il s’agissait d’une responsabilité directe.  Alors, la réparation, qui permettrait la reconstruction de l’estime de soi, devient problématique en raison de son caractère plus ou moins irrationnel.  Le sentiment de culpabilité peut perturber durablement un individu au point de devenir le prétexte d’accumuler les motifs de culpabilisation.  La psychothérapie ou la psychanalyse peut aider à mettre un terme à un tel cycle de culpabilisation systématique. En général, ce type de culpabilité est intimement lié à la triade de la victime, du sauveur et du persécuteur.

Toutefois, la culpabilité n’est pas toujours liée à un événement négatif ou une action négative.  Un être peut la ressentir dans le cas d’un manquement à une règle établie par une autorité, par une collectivité, par le propriétaire d’un lieu ou d’un territoire.  Il peut la ressentir lorsqu’il se sent décalé par rapport aux valeurs de la société dans laquelle il vit.  Ce peut être le cas pour un être qui vit dans une contrée étrangère par rapport aux normes du travail, du mariage, de l’éducation des enfants, de la manière de se vêtir, etc.

En général, le sentiment de culpabilité ne découvre pas son véritable visage, sachant se cacher derrière certains comportements répétitifs que l’auteur lui-même peut avoir du mal à repérer.  À titre illustratif, voici quelques comportements qui peuvent indiquer qu’un être vit un complexe de culpabilité.  Parce qu’il se sent indigne, il éprouve des difficultés à s’accorder du plaisir, à prendre des vacances, à prendre du bon temps, voire à se permettre ce qu’il qualifie de perte de temps.  Il peut être porté à choisir un partenaire de vie ou un métier qui ne lui convient pas à seule fin de se punir.  Dès que le bonheur croise sa route, il s’empresse de le transforme en malheur.  Il est porté à s’accabler de reproches, à se croire responsable des conflits ou des erreurs de ses proches.  Il ne sait pas accepter un mot d’affection ou un compliment.  Si ses parents lui ont appris que la vie n’est qu’une corvée de labeurs et de sacrifice, il peut se sentir coupable chaque fois qu’il trouve plaisir à quelque chose.  À l’occasion, il peut se sentir paralysé dans ses capacités d’agir, surchargé par le poids de sa culpabilité.

Dans d’autres cas, un être peut éprouver un manque de sécurité face aux autres, allant jusqu’à croire que ceux-ci ne l’aiment pas.  Il peut être porté à accepter tout ce qu’on lui demande sans mot dire.  Sous couvert d’altruisme, il peut se forcer à nier sa liberté individuelle et son besoin de repos.  Il peut être porté à offrir des cadeaux pour se faire pardonner une longue absence ou une bonne colère.  Il peut lui arriver de critiquer les autres sur qui il projette inconsciemment ses propres fautes.  Il peut cacher des problèmes sexuels attribuables à des expériences charnelles hors du mariage, à des abus sexuels subis dans son passé ou au fait d’avoir eu un père dominateur ou une mère castratrice.  Il peut s’entêter à protéger une personne qui, dans le passé, lui a fait subir un traumatisme grave.  Parce qu’il ne peut se permettre d’accuser le vrai coupable (un père, une mère, un membre de la famille, un ami, une connaissance) il peut chercher à se punir lui-même, s’en trop s’en rendre compte, pensant ainsi protéger le coupable.

La culpabilité est un sentiment aussi répandu que pénible à vivre.  Sain lorsqu’il survient en réaction à une faute, il peut envahir l’existence et faire vivre dans la confusion s’il devient pathologique.  En outre, il existe une bonne et une mauvaise façon de traiter la culpabilité.  D’abord, essayer de la nier ou de la cacher ne règle en rien le problème.  La culpabilité, c’est le moyen que la conscience utilise pour faire savoir qu’on vit en marge de ses normes.  Il faut du courage pour avouer ses torts, ses fautes, ses erreurs.  C’est pourquoi il faut parfois compter sur l’aide de son Centre intime, toujours compatissant, pour y arriver.  Il peut toujours apporter son concours pour aider à relever la tête et à reprendre le sentier de la vie.

Trop d’individus essaient de se débarrasser de la culpabilité par tous les moyens sans produire l’effort évolutif qu’elle requiert.  Évidemment, il apert que leur intervention reste sans succès.  Car, contre leur attente, la culpabilité ne s’exprime pas sans raison.  Même quad elle perturbe, elle procure un avantage qui dépasse de loin les tourments qu’elle inflige.  Mais ne peut le reconnaître que celui qui accepte d’aller au fond de cet étrange sentiment.  En réalité, elle conforte un sujet dans l’illusion de sa toute-puissance.

Si on ne peut pas changer grand-chose à son passé, on peut à tout le moins améliorer son avenir.  Alors, il faut se demander comment on pourrait bien se débarrasser des sentiments de culpabilité qui peuvent empêchent d’avancer dans la vie.  On peut commencer par se demander si on a des raisons valables de se sentir coupable. Dans tel acte particulier, a-t-on appliqué une volonté délibérée de faire mal à autrui?  Quelle est sa véritable part de responsabilité dans l’acte qu’on se reproche?  Puis, si on se découvre responsable, on se détermine à assumer.

Dans les autres cas, il faut reconnaître et accepter qu’il existe des situations dans lesquelles on est impuissant.  Par exemple, pourquoi se sentirait-on coupable de ne pas terminer son repas quand on n’a plus faim, même s’il y a des enfants dans le monde qui ne mangent pas à leur faim?  Chacun détient une marge de pouvoir, mais nul ne détient le pouvoir absolu.  Si on est sensible à la faim dans le monde, au lieu de se culpabiliser, on peut choisir de venir en aide à un enfant démuni, selon ses moyens.  C’est plus utile que d’entretenir une stérile culpabilité!  Et si, sans le faire exprès, on a fait du mal à quelqu’un, on s’excuse une fois pour toutes et on passe à autre chose.  Beaucoup gagneraient à se montrer plus tolérants avec eux-mêmes, à se donner le droit de commettre des erreurs.

Il est certain que les problèmes non réglés contribuent à accentuer ou à entretenir le sentiment de culpabilité.  On peut prendre l’exemple d’une personne qui a été infidèle, mais qui n’ose pas en parler avec l’autre partenaire.  Il se peut que ce silence vaille mieux pour l’équilibre du couple.   Il n’en reste pas moins qu’il devient difficile de vivre, jour après jour, avec un pareil secret.  Auparavant, la confession permettait de se libérer de sa culpabilité.  Mais comme elle n’existe plus, il faut trouver un être de confiance à qui parler, un être qui pourra aider à faire la paix avec soi-même.  Cependant, il faut assumer la responsabilité de ses actes.  Dans les sociétés contemporaines, où on se considère souvent comme les victimes du sort ou d’autrui, on a de plus en plus tendance à attribuer la faute aux autres plutôt qu’à soi-même.   Pourtant, il faut savoir prendre sa part de responsabilité.  Être responsable, c’est assumer les conséquences de ses choix, c’est savoir mesurer la portée de ses actes et en accepter les résultats.  D’accord, pour y arriver, il faut commencer par faire un bon travail sur soi, développer sa maturité, son intégrité.  Il faut dire que certaines personnes ne sont même pas conscientes du fait que, dans certains cas, c’est un complexe de culpabilité qui les fait échouer.  De ce fait, au moment où elles s’expriment les faits tels qu’ils sont, les choses se passent mal.  En effet, elles ne réalisent pas que c’est la culpabilité qui les empêche de sortir d’une impasse, qui génère leur mauvais état de santé, qui fait qu’elles se blessent, qu’elles trébuchent, qu’elles se retrouvent toujours au mauvais endroit, au mauvais moment, avec les mauvaises personnes et les mauvais moyens.

La culpabilité est un mal sournois qui est bien souvent à l’origine de l’angoisse ou de l’anxiété.  Elle se fonde très largement sur des peurs inconscientes : celle d’afficher ses priorités;  celle de décevoir; celle d’assumer des conséquences de ses choix; celle d’étaler sa colère;  celle d’assumer ses désirs;  celle de la réaction d’autrui;  celle d’une figure morale ou d’autorité apparemment prête à condamner du fait qu’on se choisisse.  Souvent, ces peurs servent de prétextes pour ne pas agir.   En pareil cas, le sujet établit ses choix de manière à s’éviter de ressentir le regret et le sentiment d’être une personne incorrecte à ses yeux et aux yeux des autres.  Elle est même la cause du mal-être, du manque de confiance en soi, du manque d’estime de soi et de bien d’autres travers personnels.   En effet, la culpabilité crée en soi l’image qu’on est une mauvaise personne qui, au lieu de bénéficier de ses difficultés et de ses erreurs, se juge bien inutilement.   Comment peut-on avoir confiance en soi si l’on se considère comme mauvais ou indigne?

En psychologie, on classe les comportements qui caractérisent cette situation en : névroses obsessionnelles;  conduites d’échec dans la vie affective et professionnelle (Je ne mérite pas);   comportements agressifs («Je me hais et je hais les autres»);  inhibitions physiques et sexuelles («Je ne vaux rien»);  dépression («Je suis triste à l’idée de perdre l’amour de moi-même, à force de me déprécier»);  alcoolisme («Je bois parce que je m’ennuie, parce que je suis triste, parce que je ne m’aime pas»);  altruisme incompris («Je suis parent, je dois me montrer responsable», «Il faut savoir s’oublier», «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour les autres», donc aide à autrui de manière compulsive ou compassion mal comprise);  hypocondrie (inquiétude permanente concernant l’état de sa santé);  délinquance (commettre un délit pour se soulager : dans ce cas, la culpabilité se présente avant le délit); etc.  Comme on le voit, dans nombre de cas, celui qui est coupable ne se sent pas ainsi inconsciemment, mais il démontre, par ses comportements, qu’il a peur parce qu’il porte une grande culpabilité.images (1)

Le pire c’est que, par l’éducation, le complexe de culpabilité peut se transmettre de génération en génération, du fait qu’il est enfoui au plus profond des pensées les plus secrètes de l’être et a fini par s’inscrire dans l’inconscient collectif.  Alors, la situation de celui qui est affligé de ce genre de complexe de culpabilité devient-elle sans espoir de traitement?  Un être ne peut-il pas parvenir à se libérer de ses sentiments de culpabilité?  Tout à fait, s’il sait écouter cette voix qui lui parle a l’intérieur de lui-même.  Il doit savoir porter attention à ses sources cognitives (croyances, opinions, perceptions, jugements, idées, pensées ou valeurs).  À ce propos, il est important d’analyser et de modifier les croyances limitatives qui engendrent des émotions négatives qui, par la suite, déterminent inconsciemment son agir, disposant à se conduire d’une manière profitable ou nuisible à l’atteinte de ses objectifs.  Cette voix si torturante s’appuie sur le discours interne qu’un être se tient.  Il doit écouter comment il se parle, comment il se dit des choses insensées, irréalistes, des choses qui ne coïncident pas avec la réalité.  Il doit prendre conscience clairement de ce langage intérieur qui se déroule en lui et qui le maintient inconsciemment dans la culpabilité et la honte.

Dès qu’un être prend conscience de ce langage intérieur, il se peut que la culpabilité commence à diminuer jusqu’à disparaître complètement.   Il importe donc d’analyser ces structures intimes afin de percevoir la façon dont on a emmagasiné, organisé, code l’information pour donner un sens à son expérience.  Ce n’est que de cette manière qu’on peut adopter des comportements nouveaux mieux adaptés aux situations, plus efficaces, plus satisfaisants pour soi-même, permettant vraiment de se libérer de la culpabilité.  Mais on doit veiller à comprendre qu’un être ne peut pas parvenir à modifier sa manière de penser du jour au lendemain.  Dans certains cas, il peut convenir de se faire assister d’une personne capable d’aider à identifier, à modifier et à éliminer cette petite voix déstructurante.

Pour tout dire, la déculpabilisation commence par la compréhension de la notion de droit qui inclut  l’autorisation d’accéder personnellement au bonheur.  Le sentiment de culpabilité a toujours un effet dévastateur sur la qualité de ses relations puisqu’il brime le besoin fondamental de liberté si cher à tout individu.  Tout être vivant a besoin de son espace pour grandir.  Et, s’il l’a perdu, il peut, il doit le récupérer.  Mais, en cela, le fait de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres s’oppose à l’Ordre des choses.  Car, par là, un être s’emprisonne lui-même ou il tente d’enchaîner autrui, ce qui est une atteinte aux lois de l’amour et de l’innocuité.  Paradoxalement, le fait de se sentir coupable permet d’exercer un certain contrôle sur le monde et les autres.  Elle résulte de la vaine tentative d’échapper à la douloureuse prise de conscience de ses limites et de son impuissance face à certains événements de la vie.  Ainsi, ce n’est pas en luttant contre sa culpabilité qu’on peut réussir à l’éradiquer, puisque, fondamentalement, elle sert généralement d’écran protecteur.  À l’inverse, la culpabilité disparaît d’elle-même dès qu’on accepte son angoissante absence de pouvoir sur autrui. Grâce à ce lâcher prise, on devient en mesure de délimiter avec exactitude, dans ses relations, son degré de responsabilité de celle des autres.  Alors, on découvre qu’on n’est pas responsable de leur destin, encore moins de leur bien-être.  En général, c’est justement dans la mesure qu’on pense l’être qu’on éprouve de la culpabilité quand les choses tournaient mal. Quel sentiment de liberté on retrouve lorsqu’on sait enfin se débarrasser des fardeaux qui ne n’appartiennent pas à soi!

À tout âge, toute démarche d’épanouissement personnel devrait commencer par une bonne session de déculpabilisation.  Mais, à défaut de pouvoir se débarrasser de toutes ses culpabilités, en raison du nombre d’éléments inconscients qui l’entretiennent, le réalisme suggère d’apprendre à mieux vivre avec celles qu’on parvient à reconnaître.  À ce chapitre, il existe de solides raisons pour commencer un bon ménage, seul ou avec de l’assistance.  D’abord, la majorité des sentiments de culpabilité sont disproportionnées par rapport à leur cause réelle. Enfant, chacun a tendance à tout se reprocher, jusqu’au divorce possible de ses parents.  Puis, devenu parent à son tour, l’adulte ne manque pas de s’imputer les difficultés scolaires de son enfant.  Ainsi, chacun se retrouve à la limite d’un fantasme de toute-puissance, celui du poupon qui croit que le monde tourne autour de lui.  À cet égard, un peu de modestie aide à atténuer des culpabilités fondées sur de fausses prétentions.  En outre, le fait de se sentir coupable devient un antidote très efficace contre l’aptitude à apprécier la joie de vivre.  Prendre du temps pour s’occuper de soi, plutôt que des autres, n’a pas reçu de légitimité dans l’éducation des Judéo-chrétiens.  Au point que, quand on choisit de le faire, on ne s’autorise pas à en profiter pleinement.

Il appert que, penser aux autres, plutôt qu’à soi, représente un réflexe assez sympathique que l’on aimerait voir plus répandu dans l’espèce humaine. Cependant, le faire par culpabilité tourne vite à une forme d’altruisme incompris, donc dévoyé.  On ne tarde pas à considérer les autres comme un poids ou un souci et à percevoir l’aide qu’on leur apporte comme un devoir plutôt que comme une expression naturelle de la loi de l’échange et du partage.  Tous conviendront qu’une charge trop forte de culpabilité ne favorise pas les bons sentiments.  Les gens qui vivent dans la culpabilité deviennent souvent, consciemment ou non, des agents de culpabilisation.  Alors, ces êtres déversent leur trop-plein de culpabilité sur ceux qui sont à leur portée, en commençant par leurs proches.  En revanche, reconnaître sereinement les raisons qui empêchent qu’on se libère de ses culpabilités permet de préparer avec ces derniers une meilleure cohabitation.

Dans la plupart des cas, la culpabilité n’est pas que subjective.  À un niveau ou à un autre, on se sent coupable de quelque chose de fondé : il peut s’agir de ses insuffisances, innombrables, de ses petites paresses quotidiennes, qui peuvent aller jusqu’à des lâchetés.  Il faut se rappeler que l’aspiration de tout Judéo-chrétien a longtemps consisté dans la perfection et la sainteté, ce qui contribuait à se placer la barre très haute.  Comme on le sait, toute société, comme toute éducation, repose sur des règles.  Et qui dit règles dit limites contraignantes, si elles ne sont pas arbitraires.  Comment ne serait-on pas porté à les transgresser?  Étudions ce paradoxe.  Certains croient s’être guéris de leurs scrupules de ne pas payer leurs contraventions, mais, dès l’arrivée d’une lettre recommandée qui rappelle l’expérience, se réveille en eux, au niveau du plexus, la peur du gendarme.

On le voit dans nombre de procès, les plus grands criminels semblent ceux que la culpabilité effleure le moins.  De ce fait, qui se permettrait d’accorder sa pleine confiance à un être qui se dirait complètement affranchi de toute culpabilité?  Bref, même s’il le voulait de tout son être, nul ne pourrait se dégager de toute notion de faute.  Et les points de culpabilité varient grandement d‘un sujet à un autre.  Ainsi, le même qui tue et viole sans regrets apparents peut, dans le même temps, se sentir pris d’intenses remords à l’idée d’avoir causé de la peine à sa mère.  En fait, la culpabilité procède d’une séparation de son âme, d’où elle crée un vide dans le psychisme, un vide qu’il faut savoir remplir par une réalité qui fait sens.  Au lieu de perdre trop d’énergies dans la culpabilité, on pourrait rediriger cette énergie dans un projet qui pourrait aider un être dans la détresse. De la sorte, non seulement parviendrait-on à soulager sa culpabilité, mais on la transformerait en un élan dans la contribution au bien commun.  Suite à une faute, nul ne peut ramener la vie, les biens ou le bien-être qui ont été gâchés ou perdus.  Mais chacun peut retrouver son propre potentiel et retrouver son intégrité originelle.  Pour cette raison, il faut éviter de laisser la culpabilité paralyser son être.  On gagne à demander à Dieu de pardonner ses maladresses, si cela rassure.  Ensuite, on renverse sa culpabilité de manière à en faire un tremplin de l’action constructive.  Chaque expérience, agréable ou désagréable, fait grandir en conscience, d’où elle représente un présent de la Vie.  Dès lors, on peut s’amuser à faire de ce qui fut un triste chapitre de sa vie l’introduction au prochain chapitre, centré sur l’amour et la joie de vivre.

Dans la condition humaine, la culpabilité n’a pas que du mauvais, elle détient sa part de vraie lumière.  Elle intervient comme une soupape de sécurité.  Elle rappelle qu’il existe une bonne et une mauvaise façon de fonctionner et qu’il existe des normes relatives aux valeurs.   Elle le signale par une mauvaise conscience qui entraîne un sentiment de culpabilité.  On n’a qu’à observer un petit enfant pour comprendre que l’être humain semble né avec la faculté du discernement spirituel et qu’il semble porter la Sagesse des âges.  Vivre dans la culpabilité, c’est faire le choix personnel un peu masochiste de ne pas se trouver digne d’une nouvelle occasion de s’améliorer et de grandir.  Ce sentiment éclaire un blocage au niveau du cœur qui provient d’une impression de rejet ou de trahison ou d’une impossibilité de rédemption.  Il exprime une incapacité à pardonner ou à se pardonner qui maintient dans l’amertume et entretient la jalousie (l’envie du bonheur présumé et injustement mérité de la part des autres, puisque l’herbe semble toujours plus belle chez le voisin que chez soi).  Pour tout dire, très souvent, la culpabilité ressort de la propension aux jugements éthiques étriqués et hâtifs, surtout fondés sur l’exagération des détails.  Elle résulte de la dualité qui oppose le bien au mal, alors que le mal n’existe même pas, que, après l’obnubilation de la conscience, résultat de la descente dans la densité, il n’existe qu’une progression dans le retour à la Connaissance et à la Subtilité.  Elle illustre un relent de perfectionnisme qui néglige de tenir compte de sa situation d’être évoluant et qui, par méconnaissance de ses moyens réels, amène à se placer la barre trop haute.  Au lieu de mener à incarner la perfection du moment, qui consiste à agir au meilleur de ses moyens et de ses connaissances, elle impose d’exprimer dans l’immédiat la Perfection des perfections.  Elle témoigne d’une incompréhension de l’Amour d’un Dieu impassible qui ne juge jamais et qui couvre de sa providence toutes ses créatures.

Le sentiment de culpabilité est vain puisqu’il garde lié à un passé stérile.  Quand un acte a été posé, il a été posé!  En l’occurrence, il ne reste qu’à harmoniser le mal qu’on a fait ou qu’on s’est fait, car il ne sert à rien de tourner le couteau dans la plaie.  Les remords ne peuvent que contribuer à rendre malheureux et à donner plus de retentissement à la rétribution de l’acte malencontreux.  Il faut savoir que Dieu ne pense jamais à se venger ni à punir: il laisse agir ses Lois immuables, impersonnelles, impassibles, neutres, qui rétribuent tous de la même manière, au moment le plus opportun.  La Loi divine vise à faire comprendre, pas à punir.  De ce fait, puisque l’être humain est un être évolutif, il serait plus créatif s’il cherchait à se comprendre qu’à se condamner, à apprendre à s’accepter et à s’aimer avec ses grandeurs et ses faiblesses.  Peut-on avoir honte d’une conduite stupide fondée sur une fausse identification, sur l’erreur d’une conscience encore limitée?

Au quotidien, il vaudrait mieux consacrer le temps qu’on perd à se culpabiliser à comprendre comment on peut ouvrir sa conscience à la Vérité et à l’Amour.  Pour le reste, c’est avant d’agir qu’il faut penser aux conséquences de ses actes!  De toute façon, il vaut mieux faire cinquante erreurs par jour que de ne rien faire!  Car celui qui commet une erreur apprend.  Mais ce dernier propos ne doit pas être interprété comme une invitation à commettre délibérément des erreurs…  La culpabilité provient souvent du doute sur son droit de faire des choix.  Il se peut qu’on vive une trop grande dépendance à l’égard du regard des autres ou de l’autorité Dieu ou qu’on résiste à la pulsion de vie.  À un niveau ou à un autre, on refuse de reconnaître la légitimité de ses pulsions originelles à cause des schémas proposés par le Surmoi collectif.  La meilleure façon de cesser de s’accuser, c’est d’accepter qu’on est aussi parfait qu’on peut l’être à chaque instant de sa vie.  Pour parvenir à la perfection, il faut accepter la perfection du moment, sinon, on s’en écarte à cause de la tension qu’on entretient.

En général, on se sent coupable parce qu’on se ment à soi-même.  C’est une façon de se rappeler qu’on n’est pas fidèle à ses engagements ou à ses promesses, d’où on ressent le besoin de se punir.  De toute évidence, on ne peut établir une relation constructive en se considérant dans l’erreur ou le manque ou en se perdant dans les regrets et les remords.  Aussi, lorsqu’on ne se sent pas bien avec soi-même ou avec les autres, on gagne à rapidement regagner la confiance en soi, l’acceptation inconditionnelle de soi, l’estime de soi intégrale.  Comme il n’existe aucune raison de tolérer une situation dans laquelle on se déprécie, se dévalue, se rejette, s’exclut de l’amour, on peut toujours affirmer : «Je Suis un Fils de Dieu et, à tout moment, Je Suis parfait comme Je Suis.  Jour après jour, j‘évolue et je m’accomplis au meilleur de mes moyens et de ma compréhension.»

Pendant son incarnation, un long apprentissage, chaque être humain commet obligatoirement des erreurs.  Parfois, selon le sentier qu’il explore, mû par la force du désir, il peut quitter la ligne droite et explorer, pour un temps, une voie parallèle.  Mais son âme, qui agit au plus profond de lui, ne tarde pas à l’inciter à retrouver le bon chemin.  Mais avant de revenir à la voie droite, l’être humain peut commettre des actes, se livres à des pensées, adopter des comportements qui ne sont pas en harmonie avec la nature et les aspirations de son âme.  Chacun peut toujours se laisser emporter par le contexte de son environnement, par ses désirs personnels, par ses illusions intimes, par l’énergie impérieuse de son ego.  Alors, il accumule les erreurs.  Au début, l’être qui s’est retiré de la voie droite n’a pas forcément conscience de commettre des erreurs.  Mais, peu à peu, constatant la souffrance qu’il s‘inflige ou qu’il inflige à autrui, naît un sentiment de culpabilité qui peut devenir plus ou moins lancinant.  Chez la majorité des êtres sains, ce sentiment de culpabilité se renforce de jour en jour du fait qu’il ne peut être annihilé.  Un être peut temporairement l’assoupir, mais il ne peut jamais complètement l’abolir, à moins de faire ce qu’il faut pour s’en délivrer.  À ce moment, ce qui importe pour lui, c’est de s’arrêter et de s’intérioriser pour faire les prises de conscience qui s’imposent.

Il arrive souvent qu’un être ne commence à réfléchir sur sa manière d’agir et ne songe à se remettre en question qu’au moment où il rencontre des difficultés matérielles importantes ou éprouve de réels soucis de santé.  Il s’agit de signaux d’alarme qui tentent de prévenir la personnalité qu’elle doit changer de comportement et, surtout, restaurer sa véritable valeur.  À ce propos, personne ne perd jamais sa valeur, celle-ci n’est jamais qu’oubliée.  Au cours du périple évolutif, il y en a qui en viennent à oublier complètement leur Essence ou leur Réalité, le sens de la vie et leur but ultime.  Ils oublient l’essentiel : leur devoir de s’aimer et d’aimer d’un amour intégral.  Autrefois, de temps à autre, on entendait dire que quelqu’un avait soulagé sa conscience.  Qui y réfléchit bien ne tarde pas à réaliser que nul ne peut soulager sa conscience.  Un être ne peut régler un problème de conscience qu’en réalisant ses erreurs, en se pardonnant, en s’en amendant, en les réparant et en s’armant du ferme propos de ne pas les répéter.  Il ne peut réintégrer la voie droite autrement.  Surtout, il doit promptement se dégager de toute culpabilité par rapport à ses erreurs passées.  À vrai dire, il n’existe pas d’erreurs, il n’existe que des expériences incomplètes.

Au niveau de la dualité et de la densité, chaque être humain ne peut que commettre une multitude d’erreurs.  Cela fait partie de l’apprentissage qui amène à passer de l’inconnu au connu, de l’incontrôlé au maîtrisé.  En soi, il n’est pas grave de commettre une erreur.  Ce qui pourrait être remis en question, ce serait de répéter volontairement ce qu’on sait être une erreur.  Encore que si un être choisit d’agir ainsi, ce ne peut être que parce qu’il n’est pas encore suffisamment convaincu qu’il s’agit d’une erreur.  Une autre chose qui serait questionable, ce serait de centrer son attention sur ses erreurs au point de les nourrir en permanence.  En pareil cas, un être ne réussirait qu’à résister, à vivre dans la tension, à se gâcher la vie et il finirait par se détester.  En présence d’une erreur, c’est tout le contraire qu’il faut faire.  Il faut savoir l’apprécier pour le message qu’elle envoie par rapport à son degré d’inexpérience et l’imprégner de beaucoup d’amour en se disant : «J’ai agi comme je l’ai fait parce que je détenais un niveau de conscience moindre.  Mais, maintenant que j’ai atteint un niveau de conscience plus élevé, je sais devoir changer mon comportement.  Au lieu de perdre mon énergie à m’en désoler, je vais m’en servir pour continuer d’éclairer les autres points d’ombre que je peux encore porter.  Je me pardonne tous mes errements et toutes les erreurs que j’ai commises en cette vie avec d’autant plus de facilité que j’en avais programmé une large part avant de naître pour accéder à une plus grande compréhension de mon être et à une plus grande maîtrise personnelle de ma vie.  Désormais, je m’en remets à l’Énergie divine qui transforme mon être pour qu’elle illumine ma réalité.»

Quand on sait s’extraire des rets de l’ego, il devient bien plus facile que l’on pense de se pardonner les souffrances qu’on a pu infliger à autrui et de pardonner à autrui celles qu’ils ont pu infliger à soi.  Chacun sait fort bien que, sur le plan terrestre, il n’est pas facile de suivre sa voie sans finir par blesser quelqu’un ou par être blessé par un autre.  À cause de l’amour-propre, le plus difficile, c’est d’apprendre à se pardonner à soi-même.  Mais il faut parvenir à le faire si on compte continuer d’avancer.  Au cours de son évolution terrestre, chaque être humain traverse divers niveaux de conscience qui lui permettent progressivement de dissoudre ses incompréhensions et ses erreurs.  Malheureusement, certains sont plutôt portés à se punir à répétition de leurs actes répréhensibles, ce qui les amène à sombrer dans une plus profonde culpabilité.  Quelle mauvaise solution!  Il vaudrait mieux pour eux qu’ils apprennent à découvrir ce que leur conscience leur reproche parce qu’ils n’ont pas agi en harmonie avec leur âme et d’imprégner de beaucoup d’amour tous leurs actes qui ne correspondent pas aux aspirations profondes de leur âme.  Pour le reste, il leur faudrait savoir se déculpabiliser complètement des actes, des pensées, des paroles et des sentiments du H-culpabilite1passé.  Sinon, un être risque de se croire plus mauvais qu’il n’est et à nourrir cette pensée jusqu’à s’en convaincre, ce qui ne peut le mener qu’à s’emprisonner dans une notion complètement erronée par rapport à sa réalité et au sens de la vie évolutive.

Tout ce qui a été vécu ne doit pas servir à se culpabiliser, mais à accéder progressivement à une plus grande lumière spirituelle, à une plus grande ouverture de conscience, à une plus grande maîtrise personnelle.  Aussi faut-il recommander à celui qui chemine sincèrement de se pardonner toutes ses erreurs en actes, en pensées, en paroles et en ressentis pour récupérer sa liberté d’action et avancer avec plus d’aise, de légèreté et d’harmonie.  Ce qui a été vécu a été vécu.  À partir de là, il faut se tourner vers ce qu’il reste à vivre pour le vivre au mieux de sa nouvelle compréhension et de ses nouveaux moyens.  Le passé est passé, on ne peut plus rien y faire, il n’appartient plus à sa réalité immédiate.  Pour qui y pense bien, celui-là peut facilement comprendre qu’il vaut mieux apprendre à bien s’aimer qu’à se culpabiliser de ses erreurs du passé.  L’amour est la clé essentielle de l’existence.  Lorsqu’on saura s’aimer, on cessera de trébucher sur la route, on souffrira de moins en moins, on connaîtra moins la maladie, la pénurie et les limites, car on grandira dans la lumière et on récoltera une nouvelle moisson, plus agréable et heureuse.  Qui s’aime sait se pardonner ses erreurs.  Il sait aimer les autres et leur pardonner leurs erreurs.  De ce fait, il se libère de plus en plus des chaînes dont il s’est entravé.

L’incapacité de se pardonner et de pardonner, qui se manifeste largement par le sentiment de culpabilité, perturbent le psychisme et détruisent le véhicule physique.  À ce jeu, on nourrit son être d’une énergie négative dont il n’a absolument pas besoin.  Beaucoup de maladies proviennent du fait qu’on n’accepte pas sa réalité d’être évolutif, donc perfectible, et de la difficulté à accepter les autres comme ils sont.  À l’inverse, quand on s’offre et offre de l’amour, on se nourrit d’une énergie constructive qui régénère, transmute, transfigure et illumine son être.  En fait, la meilleure manière de se libérer d’un sentiment de culpabilité, c’est d’écrire, sans censure, tout ce qu’il fait remonter à la conscience.  Ensuite, on passe dehors où fait brûler son texte en appelant l’Esprit du vent à diluer dans l’air les énergies négatives qui peuvent ressortir de la combustion du papier et à ramener sur soi une pluie de bénédiction, notamment d’amour de soi et de libération.  Le travail avec le Maître Saint-Germain et la Flamme violette argentée peut produire les mêmes résultats.

L’INEPTIE DU SENTIMENT DE CULPABILITÉ

Le sentiment de culpabilité repose sur l’idée que Dieu est un Juge puissant qui peut punir ou se venger, exprimer sa désapprobation par le courroux.  Il amène à vivre dans la peur d’une sanction, voire d’une damnation, dans un état de regret ou de remords, ce qui engendre de la tension et des blocages évolutifs.   En effet, dans l’ordre de l’apprentissage, à l’École de la Vie, il s’agit d’un sentiment tout à fait vain, mais non stérile, puisque, il aggrave le jeu de la Causalité (juste retour, cause à effet ou action et réaction).  Il amène à oublier qu’il faut passer par la perfection du moment  pour parvenir à la Perfection des perfections ou à la Réalisation de l’Idéal.  Tant qu’un être gravite dans les sphères de la densité et de la dualité, il ne peut éviter de commettre d’apparentes erreurs, par manque de connaissances.  En pareil cas, toute action qu’il pose (acte, pensée, parole, sentiment ou ressenti conscients ou inconscients) engendre automatiquement une réaction de mjugement22222ême nature et de même intensité, la répétition en augmentant les effets, ce qui rend stérile la culpabilité.  De ce fait, personne d’autre que celui qui passe à l’action n’est responsable de la répercussion positive ou négative qu’il a enclenchée, ne la sanctionne, n’impose de compensation.

La Source divine, qui est Amour pur, impersonnel et infini ne juge jamais et il exprime en tout temps la Grâce.  À proprement parler, la Justice divine n’existe pas.  Alors, pour le reste, pourquoi avoir honte d’une conduite impropre qui résulte de l’ignorance ou d’une fausse identification?  Ne vaut-il pas, à la manière de Dieu, s’aimer, mieux se comprendre, s’accepter comme on est, avec ses grandeurs et ses faiblesses, au lieu de se condamner et de se torturer?

Le Diable, Satan ou le Démon, ces notions qui pourraient porter à la culpabilité, en raison de la crainte de se perdre,  cela n’existe pas dans le Système de Dieu.  Le bien et le mal n’existent que dans la pensée, non dans les choses ni dans les expériences, puisqu’ils correspondent à des degrés divers de lumière qui aident à trouver le juste milieu, à développer son Savoir, à activer ses potentialités assoupies.  Autrement dit, le mal n’existe pas dans une réalité, mais dans la manière de la concevoir et de s’en servir, en excès ou en carence, par rapport à ses besoins d’expérience.  Dans l’Ordre évolutif, qui vise à mener un être de l’oubli total de sa réalité à la redécouverte complète, mais consciente, de ce qu’il est, il vaut mieux faire mille erreurs que de ne rien faire du tout.  Celui qui ne court jamais aucun risque n’apprend jamais rien de la réalité qui l’entoure ni de celle qui l’habite.  Ce dernier propos ne doit toutefois pas servir de justification à la répétition délibérée d’actes nuisibles à son évolution.

La culpabilité, c’est l’arme du mental, le seul et unique Grand Adversaire, qui, par la force de l’ego, tente de conserver sa suprématie sur un être qui est pourtant libre de naissance.  C’est le choix personnel un peu masochiste de ne pas se trouver digne de s’accorder une nouvelle occasion de manière à progresser dans la connaissance de lui-même.  Il faut croire que ce sentiment éclaire un blocage au niveau du cœur qui provient d’une impression de rejet ou de trahison.  Ce choix exprime une incapacité à pardonner ou à se pardonner qui maintient dans l’amertume et entretient la jalousie (l’envie du bonheur présumé et injustement mérité de la part des autres).

La culpabilité ressort de la propension aux jugements éthiques étriqués et hâtifs, surtout fondés sur l’exagération des détails.  Elle illustre un relent de perfectionnisme qui néglige de tenir compte de sa situation d’être évoluant et qui, par méconnaissance de ses moyens réels, amène à se placer la barre trop haute.  Au lieu de mener à incarner la perfection du moment, qui impose d’agir au meilleur de ses moyens et de ses connaissances, elle impose d’exprimer dans l’immédiat la Perfection des perfections.  Elle témoigne d’une incompréhension de l’Amour d’un Dieu impassible qui ne juge jamais et qui couvre de sa providence toutes ses créatures.

Le sentiment de culpabilité est vain, il garde lié à un passé stérile.  Quand une chose est faite, elle est faite!  Il ne reste qu’à harmoniser le mal apparent qu’on a fait ou qu’on s’est fait.  Les remords ne peuvent que contribuer à rendre malheureux et à donner plus de retentissement dans la rétribution de l’acte malencontreux.  Dieu ne pense jamais à se venger ou à punir: il laisse agir ses Lois immuables, impersonnelles, impassibles, neutres, qui rétribuent tous de la même manière.  Il vaudrait mieux consacrer le temps qu’on perd à se culpabiliser dans la compréhension de la manière par laquelle on peut ouvrir sa conscience à la Vérité et à l’Amour.  Pour le reste, c’est avant d’agir qu’il fallait y penser!

La culpabilité provient souvent du doute sur son droit de faire des choix.  Il se peut qu’on vive une trop grande dépendance à l’égard du regard des autres ou de Dieu ou qu’on résiste à l’Éros (la pulsion de vie).  On refuse de reconnaître la légitimité de ses pulsions originelles à cause des schémas proposés par le Surmoi collectif.  La meilleure façon de cesser de s’accuser, c’est d’accepter qu’on est aussi parfait qu’on peut l’être à chaque instant de sa vie.  Pour parvenir à la perfection, il faut accepter la perfection du moment, sinon, on s’en écarte à cause de la tension qu’on entretient par sa résistance à l’énergie du moment.

En général, on se sent coupable parce qu’on se ment à soi-même du fait qu’on n’est pas fidèle à ses engagements ou à ses promesses, d’où on ressent le besoin de se punir.  De toute évidence, on ne peut établir une relation constructive en se considérant dans l’erreur ou le manque ou en se perdant dans les regrets et les remords.  Aussi, lorsqu’on ne se sent pas bien avec soi-même ou avec les autres, on gagne à rapidement regagner sa confiance en soi, son acceptation inconditionnelle de soi, son estime de soi intégrale.

Pour se guérir du sentiment de culpabilité, on peut offrir ses peurs à la Lumière divine pour qu’elle les dissolve en son nom.  Encore, pour inverser les énergies, on peut toujours affirmer : «Je Suis un Fils de Dieu et Je Suis parfait comme Je Suis.  Jour après jour, je m’accomplis au meilleur de mes moyens et de ma compréhension.»  Si on y pense bien, il n’existe aucune raison de tolérer une situation dans laquelle on se sent déprécié, dévalué, rejeté, exclu de l’Amour divin et de l’amour tout court.

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