LA CRITIQUE REPOSE SUR UN JUGEMENT DE VALEUR DES PLUS RELATIFS… 

   La critique, qui n’est pas le constat, n’a aucune raison d’être, car elle repose sur un jugement de valeur aussi relatif que celui qui découle de sa formation et de son évolution personnelle.  Chacun a le droit de mener les expériences qu’il veut, pour lesquelles il trouvera toujours des gens d’accord et des gens en désaccord, comme de produire les œuvres qu’il entend, certains les appréciant, d’autres les méprisant.  Que celui qui n’aime pas s’écarte en silence et que celui qui aime exprime sa satisfaction et sa joie afin d’encourager. Comment un être peut-il s’améliorer s’il n’a pas le droit à l’erreur apparente?

   La critique désigne un jugement porté sur quelque chose, une appréciation de son authenticité, une analyse de sa valeur, un blâme à son endroit.  Il peut s’agir de l’examen d’un principe ou d’un fait en vue de pcritiqueorter sur lui un jugement d’appréciation d’un point de vue esthétique, philosophique ou moral.  Il peut encore s’agir du jugement porté sur un ouvrage de l’esprit (littéraire) ou sur une œuvre d’art.  Il inclut même la tendance de l’esprit à émettre des jugements sévères et défavorables, donc à blâmer ou à faire des reproches.

   On dit de la critique qu’il faut en considérer les aspects positifs et en tirer une solution constructive.  C’est oublier trop rapidement que la notion même de jugement exclut la neutralité qui permettrait d’en faire spontanément un instrument de développement puisque tout jugement de valeur comporte un reproche, une censure, un discrédit, ou tout au moins une désapprobation. Quant à celui qui critique, ne le fait-il que pour notre bien ou s’il se laisse mener par ses propres besoins, par ses souhaits subjectifs ?

   Il est très rare qu’un être sache spontanément faire bon usage de la critique personnelle, la saisissant comme une occasion d’apprendre sur lui ou sur autrui.  En effet, la critique atteint l’estime personnel, l’amour-propre, ce qui rend son acceptation aussi difficile que le fait de se montrer bon perdant.  Qui peut dire qu’il apprécie vraiment d’être jaugé ou évalué par autrui.  Car, même si, extérieurement, il parvenait à garder sa contenance ou à sauver la face, en général, ça se passe autrement à l’intérieur, en raison de la frustration plus ou moins intense, du désir de prendre sa revanche ou de contre-attaquer.  Mais il y a pire: donner raison à une critique et s’y soumettre, c’est se faire son propre bourreau.  Mais, puisqu’un être ne peut échapper à lui-même, courber l’échine, éprouver de la culpabilité, se sentir misérable, ce qui revient à se taper lui-même sur la tête, n’est-ce pas agir en inférieur et s’accorder  le pire des châtiments?

   Peu de gens parviennent à répondre ouvertement et complètement à une critique, préférant la garder en eux, la ruminer, surtout si la personne qui critique est en position présumée de supériorité ou d’autorité réelle.  Pendant ce temps, un être rapetisse, ressent du mépris pour lui-même ou nourrit un sentiment d’injustice.  D’une part, celui qui en reprend un autre ou le blâme n’a pas forcément raison.  Chacun est si subjectif et partial, si bon à appliquer la règle du deux poids et deux mesures.   Aussi n’est-il pas très sain d’adhérer spontanément à une critique par impossibilité de la remettre l’opinion d’autrui en question en raison de la peur ou du manque d’énergie, dans l’immédiat, pour remettre en question les propos d’autrui ou pour s’en servir pour corriger une attitude ou un comportement.   Selon la gravité de la blessure et de l’abattement qui peut en résulter, cela peut conduire à l’envahissement du sentiment de manque de valeur, de connaissance ou de compétence et à une perte d’estime de soi et à une diminution du goût de vivre.

   En général, suite à une critique, c’est le sentiment de tristesse ou d’angoisse qui domine et qui produit une déflation de l’ego.  Si elle se répète, un être peut adopter un comportement d’isolement, s’abandonner à la passivité, devenir brouillon dans son travail, sombrer dans la dépression.  Toute critique, qui agit comme un frein, déstabilise, sape l’enthousiasme et démotive, ce qui risque d’entraîner d’autres reproches et d’accentuer les malaises.  S’il se campe dans l’inertie ou dans la réaction, parce qu’il ne sait pas intervenir de la bonne manière, un être s’expose à l’escalade.  Il doit au moins se demander si la critique est pertinente ou fondée, si elle est précise et claire, si elle provient d’une source autorisée ou si elle tient la route.  Souvent les pires critiques sont des ignares dans le domaine privilégié de leurs interventions.  Ou ce sont des gens qui ne veulent pas changer que la vérité d’autrui dérange.  Alors, comment la personne critiquée peut-elle accepter ce qui peut lui servir sans étendre le propos à la globalité qu’il représente, sans se remettre intégralement en question, ce qui est souvent le cas de l’être sensible?

   L’agressivité et la contre-attaque ne sont pas non plus une solution adéquate.  Dans la critique, la tentation peut être grande de tout rejeter en bloc, de blâmer l’autre, de l’accuser méchamment et de l’attaquer au défaut de la cuirasse ou, si cela ne fonctionne pas, de le dénigrer dans son dos.  Chez des êtres qui manquent de discernement et de sagesse, cette attitude ne peut qu’entraîner deux conséquences : l’escalade dans l’agressivité, puisque l’autre pourra en déduire qu’il a visé juste, ce qui ne peut que compromettre la relation;  la montée de sentiments paralysants comme la frustration et la colère, avec leur cortège de comportements agressifs de nature à saper l’énergie, porté qu’on peut être à garder son irritation sur le cœur, ce qui ne peut que tendre la relation et ajouter un problème sur les bras.

   Puisque le hasard n’existe pas, il vaudrait mieux tenter de comprendre la genèse de la critique.  Car tout être attire consciemment ou inconsciemment ce qui lui arrive.  Souvent un être se fait critiquer parce qu’il camoufle une vérité qu’il gagnerait à exprimer ouvertement, avec candeur, sans reproche ni culpabilisation, sans chercher à se défendre.   Sinon, il suscite subtilement un vent d’hostilité autour de lui.

   De toute évidence, tout ce que les autres disent au sujet d’un autre représente le reflet d’une voix intérieure.  Mais il faut situer cette propension dans sa juste perspective.  Ce que quelqu’un dit d’autrui est aussi le reflet de ce qu’il se dit à lui-même ou que l’autre se dit à lui-même.  Celui qui est l’objet d’une critique doit d’abord chercher à savoir si une partie de lui ne serait pas critique à son égard.  En abandonnant ses propres critiques, il pourrait s’apercevoir que les critiques d’autrui diminuent.  Mais ce que les autres disent est aussi le reflet de ce qu’ils sont et de leur façon de voir le monde.  C’est leur opinion qui vaut ce qu’elle vaut.  Peut-être critiquent-ils parce qu’ils se critiquent eux-mêmes.  Alors, n’importe qui peut considérer leurs paroles comme le reflet de leurs croyances, de leur système de valeur, de leur monde de référence, apprenant à rester serein et centré sur ce qu’il pense de lui-même.  Car celui qui réagit trop fortement à la critique démontre qu’il s’évalue encore largement à partir du regard d’autrui.

   Il n’est pas question de donner entièrement raison au critique ou au critiqueur.  Leur problème, c’est qu’ils ne comprennent pas que l’autre, en toute circonstance, agit au mieux de ce qu’il sait, comme ils le font eux-mêmes.  Ils semblent ignorer que tous n’en sont pas au même point dans aucun domaine.  Ils se font d’autant plus sévères qu’ils n’ont pas appris à s’apprivoiser et à se pardonner leurs propres travers.  Ils oublient encore que la critique abaisse l’énergie de l’autre et qu’elle l’empêche de grandir.

   Un être critique toujours autrui parce que, se plaçant dans une position de supériorité, il considère qu’il ne vit pas conformément au système de valeur qu’il définit comme juste ou correct.  Mais, en y regardant de plus près, on peut constater que celui qui critique ne vit pas lui-même en conformité avec son système de valeur.  Tous aiment bien donner aux autres les meilleurs conseils, mais, la plupart du temps, ils ne les appliquent pas eux-mêmes.  Alors, comment un être peut-il devenir probant dans ce qu’il fait ou ce qu’il dit.

   Quant au critique des moyens d’information, il faut s’en écarter parce que, sans être créateurs, sauf de leurs écrits, ils jugent de tout comme des arbitres suprêmes, limitant la créativité des autres, sous le prétexte qu’il y a des œuvres qui mérites d’être produites d’autres pas.  Est-ce vivre et laisser vivre pour que chacun explore son champ d’intérêt particulier?  Nul n’a besoin d’être un génie ou un grand talent pour avoir le droit de s’essayer à ce qu’il veut sans être jugé et démoralisé.  Ils pourraient laisser la société ambiante en décider.

   Le plus grand mal du métier de critique, c’est qu’il y est souvent venu parce qu’il avait subi des ratés dans un autre secteur, ce qui  ne l’empêche pas moins de manquer d’empathie et d’émettre des commentaires désagréables, rarement positifs, sans donner de solutions de remplacement, parce qu’il manque d’envergure et d’esprit d’invention.  Ainsi, il rabaisse en vain les entreprises d’autrui, oubliant que ses perceptions ne sont que question de point de vue personnel, même s’il essaie, mine de rien, de l’imposer aux autres.

   Malheureusement, dans un fait précis, la critique amène à insister sur la faille, à découvrir la faute ou la faiblesse, plutôt qu’à voir ce qui est bon.  Elle ne cherche qu’à savoir ce qui ne marche pas ou ne convient pas, ce qui n’amène pas la solution.  Qui critique un autre travaille en sa défaveur, l’amenant à se sentir moins fort et moins bien, peut être moins talentueux ou intelligent.  C’est la même chose qui se produit quand un être est critiqué, même en son absence.  Tout être peut capter télépathiquement ce qu’on dit de lui, qu’il soit présent ou absent, proche ou loin des gens en conversation.  Même s’il n’arrive pas à identifier l’origine de ces pensées, il ressent un malaise ou une chute de vitalité.  Selon la teneur de ses propos, chacun peut faire monter ou descendre l’énergie d’un autre.

   Il est plus facile de rester en retrait des entreprises collectives et de critiquer que de se rendre utile selon ses talents, ses moyens, ses aptitudes, sans arrière-pensée et sans attente.  Il est plus facile de critiquer les propos d’autrui, d’en nier la validité, que de tenter de se mettre à niveau.  En effet, il existe en effet plus de critiqueurs que de bons juges et de bons ouvriers.  Il existe plus de critiqueurs que d’être de bon vouloir sincèrement engagés dans leur évolution.   «Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus», parce que peu d’individus s’élisent«Que celui qui est sans péché lance la première pierre.»

   Hélas, il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien.  En doutant toujours de l’intégrité des autres et de la validité de leurs entreprises, un être apathique, rempli de dépit, se dispense d’agir et il se donne l’impression d’une vaine supériorité.  Mais, tôt ou tard, à la bonne heure, celui qui s’élève de manière arbitraire sera abaissé et refoulé au pied de l’Échelle évolutive.

 Le constat représente un acte légitime, puisqu’il ressort d’une analyse objective ou de l’examen rigoureux d’une situation qui établit la réalité des faits tels qu’ils se présentent, mais il vaut mieux le retenir, s’il risque de blesser ou d’affecter autrui.  Dans l’ordre de la discrétion et de la retenue, on peut se montrer plus radical à l’endroit du jugement ou l’esprit de critique, qui ne trouvent pas souvent leur place dans une société qui tient à l’harmonie.  Le premier témoigne d’une propension, même d’une bien mauvaise manie, qui, pour se rehausser aux yeux des autres ou à ses propres yeux, consiste à redire contre tout et à toujours se prononcer de façon défavorable sur tout;  le deuxième, une appréciation subjective, fondées sur les sentiments et les valeurs morales ou éthiques personnelles, qui favorise la division, l’hostilité et l’enfermement dans la dualité.

   N’est-il pas un procédé facile que de choisir de se placer en retrait parce qu’on se dit en désaccord avec quelque chose ou qu’on le désapprouve.  Il est plus facile d’émettre du vent que d’y mettre de la sueur de bras en s’impliquant, sans arrière-pensée et sans attente, selon sa compétence, ses moyens et ses disponibilités, pour changer une réalité.  De tous temps, l’expérience a toujours démontré que, dans un monde dépourvu d’amour, de solidarité et d’humanité, il se présente plus de critiqueurs que de bons juges, de bons artisans, de bons collaborateurs.  Car, comme il a été dit, il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien.  Encore, il est plus facile de parler que d’agir.

   Mais l’inclination à critiquer et à juger n’en démontre pas moins qu’un être n’oserait pas s’impliquer dans une situation ou qu’il cherche à s’en dispenser parce que, dans son sentiment de vaine supériorité, il doute de l’intégrité d’autrui, de la validité de leurs entreprises, de la sincérité de leurs motifs.  Ou il ne détient pas la patience de la lenteur d’autrui dans son évolution sur un point particulier.  C’est le penchant de l’être austère, sévère, perfectionniste, du moins en intention, s’il ne l’est pas en fait, qui ne trouve jamais rien à la hauteur de ses conceptions ou de ses espérances.  Pourtant, en général, il se démontre toujours plus indulgent pour lui-même que pour autrui, ce qu’il peut se permettre, pouvant tenter de convaincre les autres qu’il est impeccable du fait que, s’il est cruel en paroles, il n’intervient pas souvent en acte, pour s’éviter que ses faiblesses et ses carences soient reconnues.

   Le critiqueur révèle la tendance de son esprit, très égotique, à émettre des propos stricts, catégoriques, définitifs, péremptoires, surtout de coloration défavorable ou péjorative, sur les êtres et les choses.  Rarement louangeur, dans son jugement négatif, il peut aller jusqu’à l’attaque verbale, au blâme, à la censure, à la condamnation, n’engendrant que tristesse et fomentant la séparativité.  La critique attente à la paix d’esprit, à la bonne humeur, même à la vitalité d’autrui, ce qui en fait une entrave à la fraternité humaine.  C’est généralement l’habitude d’un être qui a été frustré dans ses propres attentes ou qui a connu de cuisants échecs et qui tente de se valoriser par la projection des remarques offensantes, désobligeantes, déstabilisantes.

   Tout homme détient les défauts de ses qualités.  Pour sa part, blessé par l’avancement, la notoriété ou le succès d’autrui, le critique attaque presque toujours le premier, dans une tentative de museler ou d’abattre l’autre ou de  détourner l’attention ailleurs que sur lui.  Il croit pouvoir se rehausser aux yeux d’autrui en rabaissant ses semblables.  Pourtant, même s’il avait raison, il n’a pas reçu, plus que d’autres, la mission de redresser les torts ou l’autorité de découvrir les défauts des autres et de les corriger sans nécessité.  Il gagnerait à apprendre à distinguer, dans les opinions, les productions, les actes, les expériences, les attitudes et les comportements d’autrui la différence utile qui enrichit le monde.  Chacun détient le droit de s’essayer en toute matière, peu importe la qualité du résultat, puisque c’est le seul moyen de s’améliorer ou de développer sa dextérité.  L’action rapporte plus de sains dividendes que l’abstention.  En outre, ayant droit à son jardin secret et à son intimité, chacun a des affaires qui ne regardent pas les autres, comme les autres ont des affaires qui ne regardent personne d’autre qu’eux-mêmes.

   La critique repose sur un jugement qui varie selon la personnalité, la formation et les valeurs personnelles.  Il vaut mieux s’en abstenir, si on ne sait pas faire ressortir les aspects novateurs et constructifs d’une réalité.  En effet, quand on ressent le besoin intime et impérieux de juger comme un malaise vague, il y a fort à parier qu’on émettra un verdict condamnant celui qui l’exprime plus que celui qu’il vise.  Bien que personne ne soit tout à fait délivré de préjugés et de partialité, pour un être le moindrement intelligent, lucide et objectif, il est loisible d’identifier des faits et d’en tirer des leçons silencieuses.  Car il faut retenir que, pour l’être incarné, le simple fait de vivre implique que, par son individualité, il se meut à travers des subjectivités et des a priori, les siens et ceux d’autrui.

   Par la loi de l’Attraction, ce qu’un être envoie aux autres lui revient après avoir accompli sa petite balade cosmique.  Surtout, ce qu’il projette sur autrui lui ressemble du fait qu’il ne pourrait se prononcer sur quelque chose qu’il ne porte pas ou n’a pas intégré.  Le problème, c’est que lorsqu’il vise un autre, si ses paroles, ses pensées, ses ressentis ou ses actes n’atteignent pas leur cible, parce que l’autre n’est pas là pour le prendre, parce qu’il n’est pas fautif ou qu’il sait se protéger, il s’expose à un puissant choc en retour qui comportera la sanction de l’addition de la charge de tous ceux qui, dans le parcours de ses énergies, portent des énergies similaires.  Les vibrations semblables s’attirent, se marient et fusionnent, se renforçant.

   Dans le quotidien, chacun voit bien les autres comme il l’entend, mais surtout, comme il veut bien les voir.  Dans sa conception, il y a une large part d’interprétation et de projection de ses propres qualités ou travers.  L’autre sert de miroir : l’image qu’il dégage ne représente qu’un faible part de lui-même, mais le puissant reflet, même s’il est voilé, de l’identité de celui qui juge ou critique.  Chacun peut trouver dans les autres ce qu’il cherche puisqu’il les magnétise progressivement à le lui donner.  En fait, les autres, comme le monde, sont bons ou mauvais, selon ce que chacun croit, cherche ou attire d’eux.  Il devient tel qu’un être le croit ou l’affirme.  Et nul ne devrait oublier qu’il fait partie de cette réalité qu’il juge ou critique.  Car, même si l’autre était dans son tort, nul n’est invité à condamner ou à surcharger un frère, une expression de l’Absolu, il est plutôt appelé à l’aider et, au besoin, à le secocritique1urir.  À la décharge du critiqueur et du jugeur, il faut dire que, jusqu’à un certain point, celui qu’il critique ou juge l’a tout de même autorisé consciemment ou inconsciemment.   Car, étant maître absolu et directeur unique dans son univers, chacun peut en fermer les portes hermétiquement, dans la mesure où il ne lézarde pas ses dispositifs de protection par une attitude ou un comportement qui prête flanc à l’attaque.   Personne n’a d’autre pouvoir sur autrui que celui qu’autrui lui concède.

   Qui critique sera critiqué, comme qui juge sera jugé;  qui s’abstient de critiquer ou de juger, sera dispensé de critiques et de jugements.  Un être amoureux, lumineux, confiant, sincère, honnête, intègre, accordé, peut affronter n’importe qui et n’importe quoi sans danger.  En cela, tous les êtres sont égaux.  Seules la peur et la soumission peuvent changer toute la donne.  Dans cette perspective, la meilleure manière d’échapper au jugement, c’est de s’en remettre à son Centre divin, de se mêler de ses affaires, de rester centré dans son univers et de développer de l’indifférence à l’endroit du destin d’autrui.  Cela implique qu’un être doit s’assumer, ne rien attendre des autres, ne se sentir l’obligé de personne.  Puisque le destin d’autrui ne regarde que lui, nul n’est appelé à témoigner de la sympathie ou à exprimer de la compassion, il ne peut que se montrer emphatique, fraternel et solidaire.  Ce qui n’empêche pas qu’Il peut l’aider, s’il y est appelé, s’il en a l’envie sincère, s’il détient les disponibilités, les moyens, la compétence et s’il reçoit l’autorisation cosmique d’intervenir.  À défaut de pouvoir se convaincre de ce dernier élément, l’amour pur confère l’immunité.

   Celui qui se maintient dans son champ d’influence se place d’emblée au-dessus des attaques et des interventions intempestives.  Pour le reste, tout être gagne à se libérer progressivement de ses opinions trop humaines, qui mènent à critiquer et à juger, parce que chacun y voit les choses à travers son filtre personnel.  C’est dans la compréhension de ces principes fondamentaux que l’humanité s’engendrera un monde plus heureux.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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