UN POINT DE VUE SPIRITUEL SUR LA CONTRACEPTION

La contraception désigne l’ensemble des méthodes volontaires propres à éviter la fécondation de façon réversible et temporaire.

La sanctification de la procréation nombreuse se fonde sur le fait que les Textes sacrés recommanderaient la fécondité.  C’est une interprétation erronée qui s’appuie sur une injonction humaine et historique qui pouvait avoir du sens au moment de sa promulgation, mais qui a perdu son sens aujourd’hui.  Les prêtres des religions antiques prenaient l’ordre divin de «croître» et de «se multiplier» au sens littéral, alors qu’il faut plutôt y chercher un sens symbolique.  Chez lecontraceptions petits peuples, plus on engendrait d’enfants, mieux on pouvait se défendre contre ses nombreux ennemis.  Et pour les religions, plus les familles procréaient, plus elles donnaient de bras pour défendre la foi du peuple et accroître son rayonnement.

De nos jours, sur une planète presque surpeuplée, qui peut difficilement, à cause des politiques restrictives des pays, nourris tous ses enfants, la contraception prend un nouveau sens.   Elle devient un moyen pratique et licite de mettre un frein à l’accroissement de la population et à l’augmentation de la famine.  D’autant plus que les individus ont trouvé un autre sens à leur vie que de simplement fonder une famille et d’élever des enfants.  C’est une expérience suffisamment vécue pour que certains puissent enfin choisir de s’occuper d’eux-mêmes et de leur propre évolution.  Quant à la femme qui croit ne pas parvenir à s’accomplir pleinement sans enfanter, cela peut s’expliquer par le développement immémorial d’une pulsion atavique, mais cela ne correspond en rien au principe de l’Évolution qui appelle à accoucher complètement de soi-même avant de songer à mettre des enfants au monde, pour s’assurer qu’ils sertont sains, bien assistés et bien guidés.

Le coït, l’acte sexuel avec un partenaire, vise d’autre fins que la procréation, notamment répondre à un besoin, éprouver du plaisir, soulager des tensions, accroître l’amour, participer à un échange magnétique qui rétablit ou harmonise la polarisation, élever sa conscience.  Car il existe même un «coït allégorique» ou «mystique».  Il s’agit d’une expression un peu voluptueuse pour décrire la rencontre du Ciel et de la Nature, amenant les signes (aspects de la polarité) cosmiques à s’inverser spontanément.  Ainsi, le Ciel jusque là conçu comme une plénitude et une félicité accomplies et immuables prend une nature matérielle, tandis que la Terre, jusqu’alors finie et inaccomplie, s’anime et fusionne avec le Ciel.

Sur le plan individuel, ce genre de coït traduit le ravissement sexuel qui se produit occasionnellement dans l’extase divine, mais sans prédominer sur les autres perceptions d’émerveillement à des niveaux plus subtils.  Lorsque le Feu sacré (la force vitale), judicieusement dirigé, s’anime et monte dans les centres d’énergie de l’Arbre de Vie (la colonne vertébrale), il éveille toutes les sensations à tous les niveaux de conscience, procurant une grande jouissance pure dans un bonheur complet à tous égards.

La procréation, qui est l’acte visant à engendrer des enfants ou de donner la vie, dans l’espèce humaine, passe de mode sur une planète déjà surpeuplée.  Il faut le rappeler, par l’injonction: «Croissez, multipliez et remplissez la terre», la «Bible »n’a jamais invité à procréer à tout prix.  Elle invite plutôt à grandir intérieurement, à porter fruit et à transmuter sa portion matérielle (la terre) par l’emploi correct de ses potentiels intérieurs.  À ce propos, nombre d’évidences rationnelles surgissent d’ailleurs.  Comment Dieu aurait-il pu suggérer à un être peccable, inaccompli, de penser à engendrer des êtres avant d’assumer sa propre maturité?  Dieu savait fort bien qu’en formant une famille nombreuse, l’être humain perdait d’autant de temps pour s’occuper de lui-même.

Pour Dieu, le besoin de procréer ne peut sûrement pas prévaloir sur l’accomplissement personnel.  Certes, l’être humain doit voir à perpétuer son espèce, mais il ne peut pas le faire au détriment du Plan de la Lumière.  Posons-nous encore sincèrement d’autres questions.  Peut-on donner ce qu’on n’a pas?  Peut-on vivre un mariage humain harmonieux sans avoir épousé ses terres (profondeurs) intérieures?  L’affection et l’éveil intellectuel des parents peuvent-ils suffire à donner à un enfant le goût de vivre?  Peut-on tolérer que des parents sans conscience et sans idéal procréent?

Si un être choisit d’engendrer une descendance, il doit la vouer au service de Dieu et de l’Évolution, non concevoir cet acte comme un moyen de se prolonger, en tant qu’être inaccompli, de se réaliser ou valoriser par interposition de personne.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

  

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