DIEU, UN ÊTRE HUMAIN PEUT-IL PROJETER OU FAIRE PROJETER UN SORT SUR UNE AUTRE CRÉATURE?

 

Dans mes commentaires sur la sorcellerie et la superstition, j’ai déjà effleuré ce sujet.  Mais, puisque tu me demandes d’y revenir, je vais pousser plus loin mes propos.

 «Sort» est un mot qui veut dire «chose reliée» ou «tablette sacrée».  Selon les contextes, il a pris le sens synonymique de «divination», de «hasard» et de «chance», avant de prendre le sens d’«événement fatal émis» ou «projeté vers un être».  Dans votre univers, le mot sort appartient surtout à la sorts-sorciersorcellerie, cette  opération magique qui vise à contraindre les esprits de la Nature ou à imposer sa volonté à autrui.  Si vous en cherchez bien l’origine, vous découvrirez que cette pratique, surtout occidentale, dérive d’un mélange de pratiques très nobles, d’origine druidique, romaine, germanique et africaine.  À l’origine, le sorcier portait le nom évocateur de «sourcier».  Par son don ou sa formation de «clairsentient», il était chargé de localiser les sources, les filons de métal ou les points telluriques les plus propices au moyen de sa furcelle ou baguette.

Par dévoiement, une chute causée par la quête excessive du pouvoir personnel, cet initié de la Science occulte a fini par devenir un être qui cherche l’initiation dans l’expérience empirique, d’où il se limite dans le temps et l’espace par le genre d’entités subtiles avec lesquelles il fraye.  Depuis sa déchéance, ses connaissances, plutôt concrètes, ne lui permettent pas d’aborder les grandes énigmes de l’Univers.  Il prie et demande sans grand résultat, tentant de contraindre la Nature et ses élémentaux, ce qui, par la loi du choc en retour, peut se retourner contre lui.  En spiritualité, vous dites qu’il recourt aux énergies de Mercure inversé, toute réalité subtile inversée émanant un pouvoir trouble, issu des profondeurs sombres.  Au milieu de vous, cette personne prétend avoir établi un pacte avec les puissances occultes pour opérer des sortilèges ou connaître l’avenir.  Elle traduit la quête d’un être qui manque de fondement stable, de connaissances éclairées et de sagesse.

Mais la notion péjorative qui entache les sorciers, et leur pendant féminin, les sorcières, traduit souvent une projection malhabile du petit peuple qui révèle ainsi l’ombre haineuse de son psychisme, refoulée chez les hommes, ou projetée chez les femmes ou sur elles.  La sorcière, notamment, sert d’antithèse à l’image de la femme idéalisée qu’est la vierge ou la pucelle.  Dans l’histoire, elle constitue une désacralisation de la femme initiée sous l’influence du système patriarcal et de la prédication chrétienne qui voulait soumettre prêtresse, sibylle, magicienne, diseuse de bonne aventure, chiromancienne, autant de rôles féminins que l’Église réprouvait.

Subtil, l’inconscient humain n’a pas tardé à lui substituer la fée, un genre de sorcière apprivoisée, plutôt bénéfique.  Chez chacun d’entre vous, la sorcière, servante du diable, n’est que la projection des énergies créatrices instinctuelles que vous n’avez pas disciplinées ou domestiquées, et qui peuvent se déployer à l’encontre des intérêts du moi, de la famille, du clan, de la société, de la religion.  Alors, dans le rôle de la sorcière, vous chargez une femme des sombres puissances de l’inconscient personnel ou collectif, un travers que vous pourriez démasquer en le faisant remonter à la conscience.  Dans une société patriarcale, vous avez besoin de détester la part de mystère de la femme pour lui refuser plus facilement le droit à l’égalité.  Vous vous dites que vous n’avez pas à respecter ce qui vous paraît vil ou moindre que vous.  Vous pourriez relier cette faiblesse à des éléments de l’autorité paternelle ou maternelle que vous avez mal intégrés.

Pour en revenir au sujet que tu me proposes, la projection de sort reste, en elle-même, incontestablement, une superstition sans effet, mais elle prend retrouve toute son efficacité dès qu’elle trouve un complice, à savoir une victime crédule, qui, par la suggestion personnelle ou extérieure, en raison de ses croyances, de sa crédulité ou de ses peurs, lui donne de la puissance.  Sans ce complice, l’opérateur resterait impuissant, parce que, par une protection innée, celui qui ne croit pas ne peut être imprégné d’aucune impression psychique qui pourrait lui être nuisible.

En fait, personne ne peut projeter de sort, pas plus le sorcier que la sorcière, ou même le diable.  Car tout être humain est entouré d’un cercle de protection très hermétique, si son champ d’énergie est sain.  Ce bouclier protecteur écarte et repousse naturellement toute agression, la retournant vers l’expéditeur, par la ronde cosmique.  Ainsi, la projection d’un sort ne peut atteindre que celui qui l’accepte ou le redoute.  Alors, il affaiblit son aura ou il engendre en lui une fissure qui lui sert de porte d’entrée.  À moins d’une protection spéciale, l’être affaibli par une maladie grave peut présenter des fragilités et devenir vulnérable à la projection de sorts.  Il en va de même pour les gens qui se livrent à des vices ou à des pratiques négatives, notamment à des excès d’alcool, de drogue et de sexe, parce qu’ils criblent leur aura de perforations, ce qui réduit leur immunité spirituelle aux vibrations denses.

Il n’en reste pas moins que, par la nature même de ma Création, personne ne peut jeter de sorts, car toute énergie négative que cet être essaierait de lancer reviendrait contre lui.  En effet, dans mon Cosmos, tout évolue spontanément vers une réalisation plus achevée.  De ce fait, les pensées maléfiques, s’opposant à ma Lumière, ne peuvent avoir la vie longue: elles se détruisent par elles-mêmes.  Les pensées négatives ne peuvent trouver l’appui du Cosmos qui allie spontanément ses forces pour leur faire échec, leur faire écran, en attendant de les dissoudre.

Ainsi, la pensée qu’émet une personne ne peut en atteindre une autre que dans la mesure ou cette dernière l’accepte, consciemment ou inconsciemment, ou l’attire par affinité, en participant, par son état d’être, à son taux vibratoire.  Chacun est parfaitement libre dans son univers : il y est le seul directeur et le maître absolu.  Cependant, puisque la majorité des êtres succombent facilement à leurs passions, cultivent l’inquiétude, la peur, l’angoisse, le doute, la séparativité, abusant souvent de leur potentiel vital ou sexuel, il se forme des ouvertures dans leur champ magnétique par lesquelles les vibrations nocives peuvent inopinément pénétrer leur sphère d’action.  Mais alors, par leur mauvaise vie, ces gens sont responsables de ce parasitage ou de cette imprégnation.

Pour ceux qui n’y croient pas, comme pour l’hypnose, les sorts restent tout à fait inopérants.

 

© 2009-2015 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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