DIEU, QUE FAUT-IL PENSER DU PORT DU VOILE, DE LA PART DE LA FEMME, POUR DES MOTIFS RELIGIEUX?

 

Comment répondre sans blesser les susceptibilités ni éveiller le radicalisme sectaire?  Comme vous le dites si bien : il faut de tout pour faire un monde et tous les goûts sont dans la Nature.  De mon point de vue, ces aphorismes, très pertinents, expriment qu’il me plaît, en tant que Grand Rêveur, de me découvrir progressivement à travers l’immense kaléidoscope des mes diverses manifestations qui servent à valider toutes mes potentialités.  Alors, je ne peux juger des choix que, dans son libre-arbitre, l’être humain, mon émissaire, choisit de vivre, en mon nom, au cours de l’une de ses incarnations, même quand je n’ai plus grand-chose à en apprendre.  Aussi me semblerait-il plus éclairant d’orienter votre réflexion dans une autre direction.

La majorité des religions ont appelé la gente féminine à se couvrir en société et dans les lieux de culte, apparemment pour des raisons de convenance, de décence ou de modestie, alors que, au contraire, dans les mêmes situations et circonstances, elles demandaient à l’homme de se découvrir.  Il faudrait savoir ce qui s’est toujoport-du-voileurs caché derrière ce comportement qui semble chercher davantage que de souligner une différence et d’établir une distinction entre les sexes.  Si le problème est la faiblesse de l’homme face aux attributs féminins ou aux techniques de séduction de la femme, la responsabilité de se changer pour exercer son empire sur lui-même lui revient à lui, non à la gent féminine.  Quant à la femme, comment peut-elle encore croire que je puisse imposer de telles observances comme si j’avais honte des êtres que j’ai créés.  Quoi qu’il en soit, de tous temps, les religions ont prescrit des obligations à l’un et l’autre sexe, notamment le devoir des femmes de se couvrir en public et dans les lieux sacrés, ce qui n’a jamais causé de bien grands problèmes.

Alors, pourquoi le même acte suscite-t-il aujourd’hui autant d’intérêt, voire de passions, attire-t-il autant de commentaires divergents et amène-t-il à autant d’interrogations?  Parce que certains de vos semblables ont commis des actes terroristes qui ont semé la panique dans le monde occidental, des actes posés par une minorité de cerveaux brûlés?  Mais d’où provenaient ces gens?  Ils provenaient des peuples arabes en phase d’affirmation, surtout de la mouvance intégriste des milieux musulmans, qui, après une longue hégémonie plus ou moins heureuse de l’Occident, ont commencé à protester contre une certaine indifférence arrogante, de sa part, et contre la négation de leurs droits.  Suite à un lavage de cerveau, oubliant les principes de la fraternité et de la solidarité humaine, ces êtres dégénérés ont également trouvé une bonne occasion de tenter d’imposer un impérialisme islamique, présentant leur religion comme la seule alternative spirituelle valable dans le désarroi actuel du monde.

Toute affirmation tribale, raciale, nationale, sectaire ou religieuse a toujours engendré de grands malaises chez les gens des autres groupements, allégeances ou dénominations.  Tous les êtres humains, portés à généraliser, ressentent la différence comme troublante, inquiétante, parce qu’elle évoque ce qu’ils ne connaissent pas.  Or, ce qui n’est pas familier à un être devient rapidement suspect.  Alors, pour retrouver sa quiétude d’esprit, il souhaite naturellement écarter et faire disparaître ce qui le dérange ou l’agace, représente pour lui un danger potentiel, dut-il le détruire ou l’anéantir.  Cela fait, il n’a plus besoin des questions sur les carences et les vulnérabilités qui motivent sa réprobation ou sa répulsion, qui peut aller jusqu’à la haine et à l’agression!

Toutefois, pour en revenir à la religion musulmane, le port du voile n’y représente en rien une prescription religieuse.  Contrairement au «Nouveau Testament», qui fait du voile un instrument de sujétion de la femme, le «Coran» le propose comme un simple signe de reconnaissance d’une entité féminine nubile ou mariée, dans son allégeance spirituelle, en plus d’évoquer la séparation entre l’homme et de la femme et de servir comme moyen de mettre la femme à l’abri des agressions extérieures, ce qui réfère évidemment à la convoitise des mâles.  Ce Livre sacré comporte six références au «hijab», le «rideau», que vous traduisez par «voile», mais sans jamais faire proprement référence au vêtement féminin.

En fait, Mohammed a commandé que les femmes de sa maison se voilent pour des raisons purement pratiques, soit pour un motif de protection, après que l’une de ses épouses, plutôt séduisante, ait subi un assaut malencontreux de la part d’un homme à l’esprit libidineux.  Sans trop le vouloir, le prophète a lancé la tradition du port du «hijab», le voile qu’un être porte pour se soustraire à la vue ou s’isoler, mais sans séparer, puisqu’il laisse le visage découvert.  En raison de sa renommée et de son influence, cette recommandation très ponctuelle est rapidement devenue une coutume très largement répandue.  Et c’est beaucoup plus tard que la prescription s’est retrouvée dans le «Coran», peut-être même après la mort du grand homme.

Alors, il ne vous reste qu’à vous demander si cette coutume reste toujours valable dans un monde qui a évolué et qui tente de faire prévaloir l’égalité en droits et devoirs de l’homme et de la femme.  Vous ne devez pas tant questionner le droit de la femme de porter le voile pour des motifs de religion ou de coquetterie que la pertinence de continuer à le faire dans un monde qui a changé nombre de ses valeurs et qui est en train de rétablir l’équilibre et l’harmonie dans les relations entre les hommes et les femmes.  Mais vous pouvez contester à bon droit la volonté des Islamistes ou d’autres confréries mystiques, qui ne comprennent rien à l’évolution spirituelle, de l’imposer à leurs filles pubères et à leurs épouses.  Déjà, nombre de chefs spirituels libéraux de confession musulmane considèrent le port du voile comme un «hadith» faible, donc comme une prescription de faible portée, et ils préconisent sa proscription ou son élimination pure et simple.

Si vous remontez à l’origine de cette prescription, vous notez un fait étrange.  C’est la victime qui, comme si elle était coupable d’un crime, doit s’imposer une conduite qui évite qu’un être faible ou de petite vertu, du sexe opposé, mais dominant, entre en tentation.  Et, de là, on en vient à l’imposer à tout son genre.  Ainsi, cet être de conscience fragile n’a pas à se poser de questions sur son retard évolutif.  Cela en dit long sur la puissance du système patriarcal de l’époque, plutôt misogyne, autant chez les Chrétiens et les Musulmans que chez d’autres peuples et nations, notamment aux Philippines, en Malaisie et en Indonésie.  Curieusement, il a rarement existé des prescriptions semblables chez les peuples primitifs.

Moi, les questions que j’aimerais vous poser, ce sont les suivantes : Êtes-vous né tout vêtu?  Pourquoi tenez-vous tant à vous cacher entre vous et à vous cacher tant de choses?  De quoi avez-vous honte, qu’est-ce qui vous gêne dans la chair et la nudité?  Pourquoi vous vêtez-vous lorsque les variations climatiques ou la nécessité de protéger votre corps ne vous l’imposent pas?  Vous n’aimez pas ce que j’ai créé?  Vous trouvez quelque chose à y redire ou à y corriger?  Comment pouvez-vous le mieux témoigner de la transparence, de l’innocence, de l’intégrité, de l’acceptation inconditionnelle de vous-mêmes si ce n’est en vous présentant complètement nus physiquement et transparents spirituellement?  Quels complexes couvrez-vous derrière vos fausses notions de distinction, de vertu, de chasteté, de décence, de convenance, de réserve, de pudeur, de modestie, d’effacement?

Pour le reste, je n’entends pas nourrir une controverse qui, par votre immaturité et votre inconscience, n’a pas fini d’envenimer inutilement les relations humaines et de diviser les forces de l’humanité.  On n’en finit pas de se prononcer en mon nom, sans jamais me consulter, sous le fallacieux prétexte que je me serais prononcé une fois pour toutes par l’intermédiaire de l’un ou de l’autre de mes émissaires.  Et on tue et se tue mutuellement, en mon nom, comme si, impuissant, je n’avais pas les moyens d’intervenir si les choses n’allaient pas comme elles doivent aller.

Mais les humains, qui ne savent pas vivre et laisser vivre, n’ont ni ma sagesse ni ma patience, pour attendre d’agir au moment le plus opportun.  Alors, ils veulent se charger de mon présumé courroux, de moi qui ne sais qu’aimer, qui ne sais ni condamner, tentant de télescoper le temps.  En fait, c’est un monde à leur vision, non à ma vision, qu’ils veulent établir sur Terre.  Pourtant, si chacun s’occupait de ses propres affaires et le faisait comme il se doit, veillant à évoluer à son rythme, il se retrouverait si occupé qu’il ne trouverait jamais le temps de se battre et combattre jusqu’à la sauvagerie.

Mes enfants, vous ne comprenez rien à mon Plan cosmique et vous ne savez ni vous aimer vous-mêmes ni vous aimer entre vous.  Au nom de vos religions, vous vous divisez au lieu de vous unir.  Sachez que je sais ce que je fais, que je sais où je vous mène et que je sais à quoi je destine votre monde.  Alors, de grâce, veuillez reconnaître votre ignorance et laissez-moi régir ma Création à ma manière!   Quant à vous, vivez dans mon Amour, ma Sagesse et ma Vérité, vivez dans la Paix de mon Unité, dans la confiance en mon Intelligence et en ma Puissance.

© 2009-2015 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime

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