LE SYMBOLISME DES PLANTES AROMATIQUES ET DES CONDIMENTS…

Dans cette étude, nous abordons les agents d’assaisonnement visant à mettre de l’arôme, de la saveur, voire du piquant et du stimulant dans l’expérience immédiate. herbes-fines

ANETH (Anethum graveolens) : Plante aromatique de la famille des ombellifères, à feuillage vert foncé, communément appelée «faux anis», «fenouil bâtard» ou «fenouil puant».  Gage de protection, elle annonce généralement la prospérité et les bonnes occasions.  Dans son sens inversé, elle témoigne de lascivité.  Voilà l’anis des Saintes Écritures dont les graines carminatives et stimulantes servent en cuisine, notamment pour assaisonner les cornichons, appelés «dill pickles».  L’aneth délivre de la tension découlant de l’obsession de la vieillesse et de la mort.  Il dispose à porter sur soi des jugements moins durs.  Il tire les mélancoliques et les maniaco-dépressifs de leurs sautes d’humeur, de leur morosité et de leur stagnation.  Il favorise l’émergence de solutions quand on est confronté à des problèmes angoissants.  Il aide à mieux digérer la nourriture qu’on ingère, comme à mieux assimiler les informations qu’on reçoit.  Il facilite la projection en astral.  Il atténue la paralysie cérébrale et clarifie le mental.  Voir à Anis.

 

ANIS (Pimpinella anisum) : Petite plante herbacée d’environ 50 cm de hauteur, à tige droite, creuse, rameuse, en cylindre, de la famille des ombellifères.  Elle présente des feuilles rares, très découpées, et donne de menues fleurs blanches, en ombelles.  Elle produit des semences très aromatiques que l’on mâche pour assainir l’haleine ou dont on se sert pour obtenir des liqueurs et des petites dragées.  Plante de Jupiter et du Sagittaire, de Meanisrcure et des Gémeaux, elle détient à peu près la même symbolique que l’aneth, mais en plus égayantes et plus subtiles.  En thérapie, on lui reconnaît des vertus stimulante, carminative, galactogène, stomachique, expectorante, diurétique et emménagogue.  Elle renforce le système nerveux, corrige l’atonie du système digestif, améliorant la digestion.  On s’en sert dans les cas de dyspepsie, de coliques venteuses, de gastralgie et de spasmes.  Son parfum susciterait des sentiments amoureux.  On l’appelle diversement anis vert, boucage ou pimprenelle.  L’anis étoilé confère les pouvoirs psychiques et elle appelle les bonnes occasions.  Voir à Aneth.

 

BASILIC (Ocimum basilicum) : Petite plante herbacée rameuse de la famille des labiées qui donne des fleurs blanc rosé en longues grappes au parfum suave, employée comme aromate et comme condiment.  Originaire de l’Inde, où on l’associe à l’amour, on la considère comme très protectrice.  Ailleurs, on l’appelle le roi des herbes et on s’en sert dans certains rituels d’exorcisme et pour préparer une projection.  Si elle constitue un gage d’amour en Italie, elle reste un symbole de royauté en France.  Elle symbolise l’ouverture du cœur à la vie, annonçant une phase de contentement, peut-être d’enthousiasme, mais très sereins.  Elle évoque la prospérité.  Elle amène à s’épanouir dans la confiance et à accepter les situations qui ajoutent de la variété et du piquant dans sa vie.  Elle dissout la peur du rejet ou de l’abandon.  Elle dispose à prendre un temps d’arrêt nécessaire pour faire le point ou se divertir.  Elle aide à mieux intégrer des relations qui ont blessé.  Elle permet de bien ancrer en soi le sens véritable de l’amour et de l’amitié qu’il faut fonder sur un équilibre entre le respect de soi et l’ouverture aux autres.  Elle développe les qualités de diplomatie et de pédagogie.  Elle stimule les organes de la reproduction.  Elle exprime les meilleurs vœux.  Dans la tradition populaire, on le retient comme un gage de bons vœux et de bonnes occasions.  Dans son sens inversé, surtout en Grèce, il évoque l’animosité, la répulsion, la haine.

En thérapie, on attribue au basilic des vertus diurétiques, excitantes, stimulantes, stomachiques et sternutatoires.  On le prescrit dans les cas de digestion lente, de dyspepsie nerveuse, de faiblesse générale, de vertiges, de maux de tête et de migraines, de flatulences.  On s’en sert pour traiter les problèmes stomacaux, pour calmer les nerfs, pour prévenir la carie dentaire, pour régulariser les menstruations.  On en tire une eau vulnéraire rouge pour traiter les blessures consécutives à un coup, comme les ecchymoses et les contusions.  Gage de santé, d’amour et d’abondance, elle devient un puissant support de ses affirmations.

 

CARVI (Carium carvi) : Plante à tiges vertes et droites, à feuilles très découpées et à petites fleurs blanches en ombelles au sommet de la tige.  À la culture, sa racine devient comestible.  Cette plante qui sert d’abord de condiment sert de base dans la préparation du kummel.  Plante associée à Mercure, elle symbolise les communications claires, directes, précises, rapides.  Plante présumément protectrice, surtout contre le vol, elle aide à restaurer la santé et à développer les pouvoirs mentaux.  Elle porte à la lascivité.  En thérapie, on la dit carminative, digestive, stimulante.  On la recommande dans les cas de maladies des voies digestives, de flatulences, d’aérophagie et de grippe.  On l’appelle aussi cumin.

CERFEUIL (Chaerophyllum sativum) : Plante ombellifère cultivée à feuilles découpées, plus ou moins frisées, aromatiques et condimentaires.  Elle symbolise les unions satisfaisantes ou les associations profitables.  Au premier chef, elle exprime la sincérité.  On lui attribue des propriétés anti-hémorroïdales, diurétiques et emménagogues.  On s’en sert surtout dans les cas d’hydropisie et de goutte.

CIBOULETTE : Liliacée à tige creuse étroite et allongée, au goût d’oignon ou de poireau, servant de condiment.  On la dédie à Saturne.  Elle symbolise la nécessité de clarifier la voie évolutive qu’on doit parcourir à travers l’introspection et la méditation.  Elle renforce la volonté d’y parvenir.  Elle redonne confiance dans ses pouvoirs de guérison autant du corps que du cœur et du mental.  Elle éveille la mémoire de son passé lointain pour qu’on y trouve la ciboulettecompréhension de son présent.  Elle fournit l’inspiration courageuse de se libérer d’états désuets et d’attitudes régressives ou périmées.  Dans le registre populaire, on croit à tort qu’elle annonce des petits plaisirs qui pourront être suivis de contrariétés.  Au contraire, cette plante aide à désintoxiquer l’organisme et à retrouver de la joie dans la vie.

En thérapie, on la choisit pour rétablir la couche thermique du corps pour enrayer rapidement les effets nocifs d’un refroidissement et pour renforcer les défenses naturelles.  On lui reconnaît également la propriété d’activer l’action capillaire de la peau qui permet de mieux capter les forces vitales,

CORIANDRE (Coriandrus sativum); Ombellifère à tige lisse et rameuse, à feuilles très divisées et à fleurs en ombelles terminales blanches ou rosées, dont on se sert comme condiment et dont on tire une huile aux multiples usages.  Elle entre également dans la composition de l’eau de mélisse et de diverses liqueurs digestives.  Elle symbolise l’amour, la guérison, la santé et elle exprime l’enivrement de l’âme réceptive à l’Esprit.  Elle favorise l’état méditatif.  Elle attire l’attention sur une valeur cachée, d’où elle invite à éviter de juger sur la mine.

En thérapie, on lui concède des vertus digestives, cordiales, carminatives et excitantes.  On la préconise dans les cas de digestion difficile, de coliques, de flatulences et d’affections gastro-intestinales.  Ajoutée aux plats de légumineuses, elle réduit considérablement les gaz intestinaux.

CRESSON (Sisymbricum nasturtium) : Crucifère aquatique à tige rampante, à feuilles découpées en lobes arrondis et à petites fleurs blanches, cultivées pour ses parties vertes comestibles.  Associée au Soleil et au Lion, elle symbolise le pouvoir, la lumière rayonnante, la joie communicative, la maturité heureuse, la stabilité permanente.  Elle met du piquant dans la vie.  Dans la tradition populaire, elle invite à ne pas abuser de quelqu’un ou à éviter de laisser les autres abuser de soi.  En thérapie, on reconnaît à cette plante des vertus antiscorbutiques, diaphorétiques, diurétiques, expectorantes, dépuratives et rafraîchissantes.  Riche en iode, en principes sulfurés et en vitamine C, on s’en sert dans les cas d’engorgement du foie, de dyspepsie, de scrofule et de scorbut.  Pilée, on s’en sert comme résolutif.  On recourt au suc de la plante fraîche dilué dans un bouillon froid.

On associe le cresson des prés, aussi appelé «cardamine», à l’amour, à l’ardeur, à la fertilité.

CUMIN (Cumimun cyminum) : Plante à tige droite striée et rameuse de la famille des ombellifères, à feuilles apparentées à celles du fenouil et à petites fleurs blanches ou rosées en ombelle.  Il symbolise la protection et la fidélité.  On l’associe diversement à Mercure et au Gémeaux ou à la Vierge.  Son parfum stimule la volonté et renforce l’équilibre psychique.  On s’en sert dans divers rituels d’exorcisme.

En thérapie, on la dit carminative, diurétique, emménagogue, stimulante, stomachique et galactogène.  On recourt alors aux semences en infusion.  On peut en préparer un cataplasme pour résoudre les engorgements.

 

CURCUMA : Il s’agit du «safran d’Inde», une plante de la famille des zingibéracées, dont on exploite surtout la grosse racine.  Il symbolise la purification.

 

ESTRAGON (Artemisia dracunculus) : Plante de la famille des composées à feuilles d’un vert frappant et à petites fleurs jaunes disposéestragones en capitules terminaux, parfois appelée herbe du Dragon.  Plante de la Lune et du Cancer, qu’on appelle le roi des herbes, elle symbolise la victoire sur ses monstres intérieurs imaginaires qui permet de vivre sans peur.  On dit qu’elle naquit là où le Dragon de l’Éden, chassé, posa les pieds.

En thérapie, on la reconnaît comme excitante, fébrifuge et stomachique.  Elle sert de condiment ou d’aromate pour le vinaigre.  On laisse entendre que son parfum incline vers la bonne conduite et qu’il favorise la longévité.

 

FENOUIL  (Foeniculum vulgare) : Ombellifère aromatique d’un vert foncé, glabre et rameuse, à feuilles très divisées, finement découpées, s’insérant sur la tige par une gaine, et à fleurs jaunes en ombelles donnant un fruit ovale, séminoïde, vert jaunâtre.  Gage de force, elle symbolise la protection, la force, la purification, la guérison, le courage, la sévérité, le rajeunissement spirituel périodique et l’éclaircissement de la vision intérieure pour extirper le mal de soi.  Elle évoque un être digne d’éloge ou d’hommage.  Elle invite à rester fermé à la flatterie.  La légende grecque raconte que Prométhée cacha les tisons qu’il avait volés à Héphaïstos, pour les apporter sur terre et les donner à l’homme, dans une tige creuse de fenouil.

En thérapie, on accepte cette plante comme carminative, apéritive, diurétique, aphrodisiaque, galactogène, stimulante et emménagogue.  On consomme les graines pour réduire les flatulences et pour stimuler les voies digestive et intestinale.  On suggère d’utiliser les racines pour régulariser les règles.  On se sert des feuilles en fomentations ou en cataplasmes.  On recommande cette plante dans les cas de coliques infantiles, de manque d’appétit, de problèmes de digestion et d’accumulation d’acide urique.  L’huile essentielle de fenouil est particulièrement dangereuse à forte dose ou en usage  prolongé.

FÉNUGREC (Trigonella foenum graecum) : Légumineuse à tige droite, aux feuilles pétiolées et à fleurs blanches ou jaunâtres, donnant des gousses allongées, parfois appelée sénégrain. Elle est reliée à l’expansion et à la prospérité financière.

Cette plante donne une huile purgative.  Ses graines écrasées, fort nutritives, sont considérées comme guérissantes, lubrifiantes, émollientes, aphrodisiaques, toniques et stomachiques.  On les recommande dans les cas de fièvres, de ralentissement du transit intestinal et d’affections oculaires.

GINGEMBRE (Zingiber officinale) : Plante originaire d’Asie (famille des aromacées ou zingibéracées), à rhizome aromatique, utilisé comme condiment.  Il symbolise l’amour, la force, l’activité, la sécurité, le succès, et le confort ou le bien-être.  On le relie parfois à la fierté de ce qu’on est.  Il exprime souvent le besoin de piquant ou de variété, le désir d’échanger.

En thérapie,gingembre on s’en sert comme stimulant, stomachique, excitant, aphrodisiaque, pectoral, tonique et antiscorbutique.  Le gingembre stimule la thyroïde et l’ensemble des glandes.  Il arrête la diarrhée et corrige l’impuissance.  Il stimule la digestion.  Il réduit le mal des transports.  Il sert d’aliment de longévité, prévenant le vieillissement prématuré.  Il active la circulation dans la région pelvienne.  On le conseille dans les cas d’indigestion, de paralysie  linguale et de crampes menstruelles.

GIROFLIER (Caryophyllus aromaticus) : Arbuste des Antilles, de la famille des myrtacées, qui produit les clous de girofle, boutons séchés de ses fleurs, employés comme condiment en cuisine.  Il symbolise la communication rapide et fluide, la vivacité d’esprit, la versatilité, le goût de l’impromptu.  Il suscite des pensées amoureuses.  Plante de protection, on l’utilise dans certains rituels d’exorcisme.  On l’associe à l’amour, à la prospérité, à la dignité, à la réserve, aux bonnes occasions et au succès.  On le dit diversement associé à Mercure, à Vénus et au Taureau.

En thérapie, on s’en sert comme stomachique et comme odontalgique.  On souligne qu’il irrite les nerfs, à forte dose, et qu’il augmente le désir de la drogue.

LAURIER : Arbuste de la région méditerranéenne, à feuilles persistantes et à fleurs blanchâtres, appartenant à la famille des lauracées.  De tout temps, il a été considéré comme un synonyme de triomphe et de victoire, comme en témoignent les expressions «couronner de lauriers», «cueillir des lauriers», «se reposer» ou «s’endormir sur ses lauriers».  Mais, au sens mystique, il s’agit d’abord de la victoire de l’Esprit sur la Matière, ensuite du succès et de la réussite dans d’autres domaines.  Il symbolise la pureté et l’immortalité.  On dit qu’Adam a pu en rapporter un rameau du Jardin d’Éden pour garder sa motivation d’y rentrer un jour.  En Grèce antique, il constitue l’emblème de la nymphe Daphnis (ou Daphné).  Plus tard, il devint celui d’Apollon qui le réserva à la pythie de Delphes, lorsqu’il y établit son culte après en avoir chassé Python.  A Rome, on s’en servait pour couronner les héros.  Les anciennes prêtresses en mâchaient les feuilles ou en brûlaient pour entrer dans leurs transes  orgiaques ou divinatoires.  De nos jours, et depuis longtemps, on l’utilise comme support de la méditation pour s’ouvrir à l’inspiration spontanée, à l’intuition fulgurante, aux visions prémonitoires ou aux rêves significatifs.  On l’associe à la protection, à la puissance psychique, à la guérison, à la purification, à la force, à la longévité, au succès, au prestige, à la renommée, à l’amour, à la fidélité, à l’honnêteté.  Le laurier évoque naturellement l’immortalité, comme on l’a dit, mais l’immortalité acquise par la victoire sur soi-même.  Il a servi longtemps pour marquer une victoire des armes ou de l’esprit.  On s’en est également servi pour se protéger contre la foudre.  Partout, on le choisit pour couronner les héros, les génies et les sages.  Il révèle les conditions spirituelles de la victoire, à savoir une harmonieuse combinaison de la sagesse et de l’héroïsme, qui favorisent la conquête de la connaissance secrète.  Son parfum stimule l’inspiration prophétique, la vision subtile, la résistance physique, la force morale et prolonge la longévité.  Dans les légendes populaires, on assure que si deux amoureux  partagent un rameau de laurier en deux et en conservent chacun une moitié, ils connaîtront le bonheur et resteront fidèles.  On recommande également à la personne qui cherche l’âme-sœur d’en placer deux feuilles sous son oreiller.  Certains vont jusqu’à dire que ses feuilles peuvent aider à rêver au Diable.  Sans accorder de crédibilité à ces dernières superstitions, nous les mentionnons pour démontrer l’admiration que le laurier a toujours suscitée.

On dit que la feuille de laurier rappelle qu’on ne change qu’à la mort, tandis que sa baie exprime la constance, le fait qu’on ne change pas.  Le laurier terrestre suggère la persévérance et il exprime le gage ou le témoignage d’un sentiment profond et sincère.  Le laurier de montagne évoque plutôt l’aspiration ou l’ambition.  Dans la culture populaire, le laurier-tin signifie qu’on se meurt d’être négligé.

En thérapie, on utilise les baies de laurier comme tonique du foie, stimulant de la circulation et cicatrisant des plaies ulcéreuses ou cancéreuses.couronne de laurier

LAURIER (Couronne de) : Dans l’Antiquité, elle marquait la victoire des héros, des athlètes, des génies, des sages et des artistes.  Elle symbolise la volonté de vivre à travers les hauts et les bas de la vie afin de remporter l’initiation solaire qui transforme les joies et les peines en une mélodie sublime.  En Orient, on l’associe à un être qui est né de lui-même, comme Brahmâ, comme à tous ceux qui ont réussi à mener leur quête spirituelle à terme.  Elle exprime l’état paradisiaque.  Elle sert donc de récompense au vainqueur.

LAURIER-ROSE (Laurustinus ou Viburnum tinus) : Plante buissonnante d’Europe, de la famille des caprifoliacées, qu’on trouve surtout dans le sud-est ou dans le bassin méditerranéen, à l’état naturel, cultivé pour ses feuilles persistantes et pour ses fleurs odorantes, blanches ou roses, de floraison printanière.  Puisque cette plante affectionne les lieux humides, on lui confère des vertus purificatrices.  Plante de beauté et de grâce, en plus d’assurer une grande protection, elle symbolise le contrat passé entre l’homme et l’Invisible.  Elle évoque une attention ou un avertissement.  Elle peut prévenir qu’un secret a été trahi.  Dans la culture populaire, on l’offre comme gage ou témoignage de ses sentiments sincères pour signifier : Prière de vous souvenir ou «Je me meurs quand vous me négligez

LIVÈCHE (Levisticum officinale) : Ombellifère originaire de Perse, cultivée pour ses graines dépuratives et stimulantes et pour ses feuilles qui servent d’herbe potagère ou d’assaisonnement.  On l’appelle diversement «ache de montagne» (ou «des montagnes»), «céleri perpétuel», «gaya à tige simple» et «herbe à Maggi».  Elle symbolise l’amour de la Nature.

En thérapie, on considère que cette plante, également diurétique, stimule le système nerveux.

MENTHE (Mentha) : Plante aromatique et odorante des lieux humides (liliacées) à tige carrée, à feuilles opposée, dentées, lancéolées et pétiolées et à verticilles floraux formant de larges épis terminaux violacés, bleus ou blancs.  Elle symbolise la force physique, la résistance, la confiance en soi, l’inclinatimentheon vers la vertu ou la pratique des bonnes mœurs.  Elle accroît les énergies, chassant les inquiétudes et les doutes.  On la dédie diversement à Jupiter, au Soleil et au Lion, même que selon ses variétés, on lui trouve d’autres associations planétaires et stellaires.  En général, on l’associe souvent à Mercure.  Dans le registre populaire, elle évoque la prospérité, l’amour intense, l’amitié solide, la chaleur des sentiments, la pureté, le retour à la guérison, la protection, la détente sereine et la satisfaction de soi.  On lui attribue un caractère domestique.  Elle peut traduire qu’on se sent traité comme un objet ou qu’on agit comme un serviteur.  On l’offre pour exprimer son désir de devenir un ami.En thérapie, on la dit stimulante, tonique, digestive, analgésique, antiseptique et aromatique.  Elle aide à respirer plus librement, facilite la digestion (prévient l’atonie du système digestif), enraie les coliques hépatiques et néphrétiques douloureuses, soulage les problèmes intestinaux, élimine les douleurs stomacales, réduit les névralgies et les migraines et stimule l’ensemble de l’organisme.  En mâchant ses feuilles, on peut calmer une rage de dents.  On s’en sert abondamment pour aromatiser les pastilles, la pâte dentifrice et la liqueur du même nom.  On en extrait le menthol.  Attention : en usage prolongé, elle peut irriter l’estomac.

La menthe douce est associée principalement à Vénus et au Taureau

La menthe poivrée représente une labiée souvent appelée «baume», associée à Mars et au Bélier, symbole de vitalité, de force, de dynamisme, d’enthousiasme, de volonté puissante.  C’est une plante odorante à tige carrée, à feuilles opposées, dentées, lancéolées et pétiolées, donnant des fleurs bleues ou violacées en larges épis terminaux.  Elle émet une énergie guérissante et adoucissante autant pour les processus digestifs physiques  que subtils.  Elle permet de rester alerte : elle accroît la clarté mentale en dissipant le brouillard des idées.  Elle équilibre l’énergie du feu, ouvrant à l’écoute active.  Elle aide à rétablir l’harmonie dans un groupe, autant dans les relations familiales que professionnelles.  Elle amène à s’ouvrir à de nouvelles possibilités, soit à dépasser les limites qu’on s’impose généralement.  Elle rend plus sensible aux formes-pensées des autres.  Elle invite à respecter les frontières qu’il ne faut pas franchir et à accepter les délais indispensables.  Dans la culture populaire, on l’associe à la purification, à la propension au sommeil, à l’amour généreux, à la guérison, aux pouvoirs psychiques puissants, à la cordialité des sentiments.  En thérapie, on lui reconnaît, en plus puissantes, toutes les vertus des autres menthes.  On doit donc davantage en éviter l’usage prolongé.

La menthe pouliot est une plante qui aide à repousser les formes-pensées négatives et les attaques psychiques.  Elle stimule la glande pituitaire produisant ce curieux effet de mieux faire le tri dans ses pensées pour se libérer de cette impression agaçante d’attirer trop facilement les pensées négatives.  Elle s’avère très salutaire pour les sujets enclins aux dépendances (alcoolisme, toxicomanie, carence affective, schizophrénie, névroses, maladies mentales).  Elle amène les personnes portées à trop se hâter, qui deviennent alors tendues, à se donner plus de temps pour agir.  Elle purifie les cristaux dont on veut se servir à des fins thérapeutiques.  Elle stimule la vision subtile, surtout si on l’applique de manière à couvrir les yeux et le front, tout le long de la colonne vertébrale et la plante des pieds.La menthe verte détient des propriétés très rapprochées de celles de la menthe poivrée, presque aussi énergique.  Aussi symbolise-t-elle l’amour intense, le retour à la guérison, les pouvoirs mentaux puissants, la chaleur des sentiments.

MOUTARDE (Sinapis) : Crucifère à fleurs jaunes dont les fruits fournissent le condiment du même nom.  On se sert de cette poudre pour préparer les sinapismes.  Plante reliée à Mars et au Bélier, elle symbolise la fertilité, le succès, la prospérité et la protection et elle révèle des pouvoirs mentaux puissants.  Elle exprime les aléas d’une nature fougueuse et primesautière, souvent superficielle et primitive, qui manque d’expérience et de sagesse, mais qui saura en acquérir par les revers qu’elle suscitera en raison de sa grande vitalité et de son ardeur indomptée.  Elle évoque les justes retours du principe de la causalité (action et réaction).  Dans son sens inversé, elle annonce des réflexions amères sur sa manière de vivre, des rapports contrariés par un climat hostile où manque le respect, des chocs de conscience provenant de ses proches en raison de ses habitudes délétères ou agaçantes.  On éprouve un regret amer d’avoir agi trop rapidement.  Ou bien, on se montre piquant ou on se sent blessé.  On peut consommer les feuilles de moutarde cuitmoutardees avec d’autres feuilles comestibles plus douces car elles contiennent plus de vitamines A et C, de fer et de calcium, qu’en requiert un repas, ainsi qu’une protéine importante qui améliore le régime quotidien.

La moutarde blanche (sinapis alba), une autre crucifère comestible, produit une graine jaune qu’on recueille pour en confectionner la moutarde de table.  On l’appelle communément moutarde anglaise.  C’est un condiment excitant et stomachique.  Elle contient de la mugrosine et de la sinapine, ainsi qu’une huile grasse.  Quant à la moutarde des champs (brassica kaber), une plante à tige velue et piquante (crucifères ou brassicacées), à feuilles rudes portant une tache rouge à l’aisselle, aux feuilles inférieures découpées et terminées par un lobe plus grand et denté et aux feuilles supérieures irrégulièrement dentées, mais sans queue, elle donne des fleurs jaune pâle en corymbe.  On la range parmi les antiscorbutiques, les apéritives et les vomitives (prise en grande quantité).  On s’en sert pour adoucir l’haleine.  On l’utilise aussi dans les cas d’arthrite, de rhumatisme et de gaz abdominaux.  On en prépare les «mouches de moutarde» employées dans les cas de congestion pulmonaire ou de courbatures lombaires.  Selon les pays, on l’appelle diversement «sénevé des champs», «ravonée jaune», «sanve», «moutarde d’été» ou «moutarde sauvage».  Enfin, la moutarde noire (sinapis nigra) représente une herbe annuelle à tige droite qui peut atteindre un mètre de haut qui porte des feuilles vertes et lisses et donne des fleurs jaunes en  grappes allongées, suivies de siliques (fruits).  En thérapie, on la considère comme antiscorbutique, excitante, rubéfiante et révulsive, prise de façon très diluée en usage interne.  On s’en sert en sinapisme et en bains de pieds (semences broyées en poudre).  On l’utilise également dans les cas de congestion, de syncope et de névralgies.  Cette plante contient de la myrosine et de la myronate de potasse.  En la chauffant, on en tire également le sulfocyanure d’allyle, communément appelé «essence de moutarde», du sucre et du sulfate de potasse.  Il s’agit donc d’une plante très irritante.  En Europe, on évitera de la confondre avec le sénevé, moins irritant, qui porte souvent le même nom de «moutarde des champs».  Au Canada, on évitera de la confondre avec la moutarde noire locale (Brassica nigra).

MUSCADIER  (Myristica moschata ou fragrans) : Arbrisseau des pays chauds de la famille des myricacées donnant la noix de muscade dont on se sert comme épice ou comme aromate.  Plante dédiée à Jupiter, elle symbolise l’amour ardent et la compassion sincère.  Son parfum clarifie le mental, éveille le sens commun (dit bon sens), affine l’intuition et incline vers le respect de la vérité.  En thérapie, on recourt à l’infusion de la noix de muscade reconnue comme excitante.  On s’en sert alors en friction.  Utilisé abusivement, ce condiment détruit le mucus protecteur de l’estomac, provoque des hallucinations, déprime et irrite le système nerveux central.

ORIGAN (Origanum majorana) : Plante vivace et aromatique à tige carrée et rougeâtre (labiées), à petites feuilles opposées et ovales, qui donne des petites fleurs blanc verdâtre en bouquet à l’extrémité des rameaux.  On l’appelle communément marjolaine.  Associée à Mercure et aux Gémeauxorigan, elle signifie le bonheur et la joie.  Dans son sens inversé, elle annonce de la nostalgie ou une déception amère.

En thérapie, on la qualifie d’antispasmodique et de sternutatoire.  On utilise les sommités fleuries en bain, en lotion ou en fumigation.  On s’ensert dans les cas de dyspepsie nerveuse, de catarrhes, de maux de tête et d’insomnie.  On utilise la plante fraîche en cataplasme chaud dans les cas de rhumatisme chronique et de torticolis.  Pour obtenir une poudre sternutatoire, on broie les sommités fleuries, séchées.  En cuisine, on emploie les feuilles et les jeunes pousses comme condiment.  Pour être précis, admettons que la marjolaine est une variété d’origan qui porte le nom latin d’origanum vulgare (origan vulgaire).  On l’utilise dans les cas de tics nerveux, de sautes d’humeur et de spasmes digestifs.

OXALIDE (Oxalis acetosella) : Plante à tiges basses, vertes et tendres partant de la racine, couverte de feuilles trilobées, souvent lancéolées, assez ressemblantes à celles du trèfle, donnant des fleurs blanchâtres ou rosées supportées par un long pédoncule.  On l’appelle diversement alléluia, herbe-de-bœuf, oseille à trois feuilles, petite oseille, oseille de Pâques, pain de coucou, surette.  Elle symbolise d’abord la simplicité et la domination des instincts.  Fleurissant le printemps, elle annonce un renouveau dans sa vie.  Les gens lui prêtent des vertus réconfortantes en amitié.  Dans son sens inversé, elle exprime les serrements qui émanent du regret.  Une variété d’oxalis, appelée petite oseille, est très recherchée pour la consommation.  En principe, le «trèfle à quatre feuilles d’Irlande» (le «shamrock») constitue une variété sauvage d’oxalis.   L’oxalide de montagne traduit la joie.

En thérapie, on utilise la tisane des feuilles d’oseille pour ses propriétés diurétique et rafraîchissante.  On en tire le sel d’oseille.

PERSIL (Petroselinum sativum ou Carum petroselinum) : Plante potagère à feuilles d’un beau vert, plus ou moins découpées et frisées (ombellifères) bien connue, à odeur fortement aromatique.  Elle symbolise l’éternelle jeunesse, toujours joyeuse et triomphante.  Elle évoque diversement l’amour, la protection, la purification, le succès, au sens d’accomplissement reconnus.  Elle rappelle qu’on détient présentement des connaissances utiles qu’on ppersilourrait être porté à négliger.  Elle témoigne d’un caractère gai au penchant festif, donc porté à la célébration.

En thérapie, on lui attribue des vertus apéritives, excitantes, stimulantes, résolutives, carminatives, emménagogues, diurétiques, antiseptiques.  Plante très riche en vitamines A, C, E et surtout du groupe B, elle contient aussi plusieurs minéraux  (fer, magnésium, calcium, phosphore, sodium, soufre et beaucoup de potassium).  Elle donne de l’énergie et active le système de défense de l’organisme.  Elle contient une substance qui enraie la prolifération des cellules tumorales.  On se sert de la décoction des racines et des feuilles pour faire baisser la fièvre, stimuler la circulation  sanguine, accroître l’activité utérine (calme les spasmes douloureux qui accompagnent souvent les règles), améliorer le métabolisme de l’oxygène, supporter l’activité des glandes surrénales et de la thyroïde.  La consommation des feuilles aseptise les intestins, nettoie le foie, réduit la cellulite, soulage les rhumatismes et dissout les calculs des voies urinaires.  Son infusion éclaircit le teint, adoucit  la sensation de brûlure aux yeux et neutralise la douleur des piqûres d’insectes.  En usage externe, on  prépare des pansements antiseptiques pour hâter la guérison des plaies et des blessures et des cataplasmes de feuilles pour prévenir les engorgements laiteux.  Le persil améliore le rendement des reins, favorise la digestion et nourrit le cerveau.  Dans la majorité des cas, on a recours à l’infusion des racines.  Mais pour un effet stimulant et résolutif, on emploie les feuilles fraîches.  Comme emménagogue, on recueille le suc de la plante.  Comme carminatif, on choisit les semences.

POIVRIER NOIR  (Piper nigrum) : Arbrisseau grimpant des régions tropicales, à fleurs en chatons et à petites baies rouges donnant ce condiment appelé poivre.  Du temps de Rome, le soldat méritant était récompensé en poivre, d’où la réserve de cette denrée finit par révéler le statut social d’un citoyen, mais aujourd’hui, l’usage de cette épice est devenu banal.  Plante dédiée à Uranus et au Verseau, elle symbolise la quête d’harmonie et d’équilibre, le désir de discerner entre le bien et le mal, la volonté d’accéder à une nouvelle étape plus heureuse.  Elle exprime la purification, la protection et la guérison.  En Magie, on s’en est servi dans les rituels d’exorcisme.

En thérapie, on la classe comme aphrodisiaque.  Un usage abusif irrite l’estomac entraînant de sérieuses complications, ce qui n’empêche pas qu’on le recommande pour traiter la mauvaise digestion et calmer la toux.  À faible dose, le fruit de cette pipéracée stimule le tractus digestif et réchauffe le corps.  On s’en sert dans le traitement de la fièvre, des migraines, même de la rage, des contractures, des déchirures musculaires et des douleurs rhumatismales.  On devrait lui préférer le poivre de Cayenne, un contre-irritant.  Notons que le poivre blanc n’est rien d’autre que du poivre noir décortiqué.

POURPIER (Portulaca oleracea) : Plante traînante (portulacacées) à tige lisse et verdâtre, à feuilles rondes, épaisses et charnues, opposées, plus ou moins blanches, donnant des fleurs jaunes dans les bifurcations de la tige.  Cette plante couchée abonde naturellement dans certains jardins, comme une «mauvaise herbe», mais on la cultive également pour consommer ses feuilles comme légume.  Elle symbolise la générosité souvent prolifique pourpierde la Nature, à laquelle on ne porte pas toujours assez attention, et l’ardeur de vivre qu’on perd souvent en s’inquiétant de sa sécurité future, toujours occupé à accumuler des biens artificiels au lieu de puiser dans le Réservoir naturel et de compter sereinement sur lui pour toujours être comblé.  La Nature comble toujours de bienfaits l’être qui reste lié à sa Source divine.  Jésus a tenté de le faire comprendre dans sa parabole des petits oiseaux et des lys des champs.  Cette plante exprime l’amour, les bonnes occasions, la protection, le bonheur, le sommeil.

En thérapie, on atteste les propriétés rafraîchissantes, diurétiques et vermifuges de cette plante.  On peut consommer ses feuilles crues en salade ou ingérer les semences bouillies dans de l’eau ou du lait.

RAIFORT SAUVAGE (Cochlearia armoracia) : Plante vivace à grandes feuilles vert brillant, oblongues, bordées de fines dents, pouvant atteindre près d’un mètre, à petites fleurs blanches groupées en grappe terminale, à très grosse racine comestible, mais fort piquante au goût.  Elle symbolise tous les aspectraiforts martiaux de la vie et elle invite à la protection.  En Magie, on s’en servait dans les rituels d’exorcisme.  On l’appelle diversement «cochléaire», «cran» ou «cranson».

En thérapie, on la présente comme antiscorbutique (le meilleur, paraît-il), antigoutteuse, diurétique, diaphorétique, stimulante, stomachique et rubéfiante.  On s’en sert dans les cas de rhumatisme, de goutte, de catarrhe chronique, de bronchite et de scorbut.  En usage externe, sa racine râpée peut remplacer la moutarde dans les sinapismes.  Ses feuilles sont très riches en vitamine  C.

ROMARIN (Rosmarinus officinalis) : Arbrisseau touffu (labiées) toujours vert, pouvant atteindre deux mètres de haut, à feuilles étroites et opposées, à fleurs bleu pâle groupées à l’aisselle des feuilles, dont on se sert en médecine et en cuisine.   Plante dédiée au Soleil et au Lion qui symbolise l’amour, la joie, l’activité, la créativité, la purification du cœur et de l’esprit, la renaissance.  Relié à la constance, à la fidélité, à la loyauté, il devient l’emblème de la mémoire et de la réflexion, il évoque surtout des souvenirs heureux, indélébiles, ineffaçables, impérissables, qui éveillent une certaine nostalgie, un brin de tristesse.  Elle renforce la confiance en soi, stimule la créativité surtout littéraire, aide à clarifier sa propre perception des choses et des événements.  Elle active le centre coronal et la glande pinéale, engendrant une paix intérieure qui confine à l’extase.  Gage de clarté mentale, elle permet de maintenir des pensées élevées  à travers ses activités.  Elle redonne la sérénité aux sujets maussades ou malheureux, réveillant en eux la joie.  Elle permet de retrouver un meilleur équilibre dynamique.  Elle accroît la sensibilité physique jusqu’au niveau cellulaire.  Elle peut induire dans la lascivité.  Elle restaure la jeunesse et elle favorise la guérison et améliore le sommeil.  En Magie, on s’en est servi dans les rituels d’exorcisme.  Dans la culture populaire, on l’offre dans un désir qu’on se souvienne de soi.   On lui fait souvent dire : «Votre présence me fait revivre.»

En thérapie, on compte cette plante au nombre des excitantes, emménagogues, stimulantes, stomachiques, toniques et antiseptiques.  On s’en sert pour activer la circulation sanguine, enrayer la faiblesse, dissiper les effets du surmenage.  On l’utilise encore dans les cas de gastralgie, de dyspepsie atonique, de palpitations, de vertiges, de migraines, de maux de tête, de rhume, de leucorrhée (injection d’infusion).  On la recommande en lotion de toilette et en bain tonifiant.  Elle stimule le système nerveux.  Son huile essentielle devient dangereuse à forte dose ou en usage prolongé.

SAFRAN (Crocus sativus) : Plante tubéreuse à longues feuilles étroites de couleur violette partant du bulbe (iridées), donnant de grandes fleurs jaunes, roses ou violettes, munies de longs stigmates au pistil.  Dédiée au Soleil et au Lion, elle symbolise l’Amour divin qui amène à établir un sain équilibre entre l’esprit et les pulsions de vie.  On l’associe à l’amour, à la vitalité (donc à la guérison), au bonheur, parfois à la lascivité.  Elle renforce les pouvoirs psychiques et elle peut soulever le vent.  Dans la Tradition grecque, on dit qu’elle est née de la sueur de Zeus et d’Héra lors de leur premier accouplement.  On la mentionne dans la Bible comme plante parfumée.  Elle aide à bien gérer sa libido, d’où elle invite à éviter les plaisirs excessifs.  Elle safranconvie à résoudre paisiblement ses problèmes, ses conflits, ses querelles.  Elle élève  l’esprit ou elle induit dans des états voluptueux.  On l’associe à l’esprit de la jeunesse et à la jovialité et on assure qu’elle peut engendrer le rire.   Son stigmate fournit une teinture jaune.  Dans son sens inversé, elle peut annoncer l’avènement d’incidents décevants dans le cours de sa vie.  En thérapie, on la catalogue comme excitante, stimulante, anesthésique, aromatique et emménagogue.  On se sert de l’infusion des filaments de la fleur.  On s’en sert également comme condiment.  Dans la culture populaire, on l’offre pour exprimer la volupté qu’une autre personne éveille en soi, pour lui faire comprendre qu’on la trouve parfaitement belle ou pour lui apprendre qu’on aimerait l’épouser.  Le safran des prés rappelle que, au niveau affectif surtout, ses meilleurs jours sont passés.

SARRIETTE (Satureia hortensis) : Plante aromatique basse à tige herbacée, dressée et rameuse et à feuilles linéaires molles, de la famille des labiées.  Elle symbolise l’épuration de la conscience à travers les expériences de la vie, parfois agréables et parfois désagréables, mais servant de leçons qu’il faut intégrer.  Son parfum contribue au maintien  de la santé physique et psychique, stimule le cerveau, active l’appétit génésique, stimule l’ardeur et la motivation, renforce le désir de plaire et de servir.  On associe cette plante, qui renforce les pouvoirs mentaux, à Uranus.

En thérapie, on la certifie apéritive, tonique, sudorifique, emménagogue, antispasmodique, antiseptique, stimulante.  On l’utilise dans les cas de faiblesse d’estomac, de digestion difficile, de fermentation intestinale, de spasmes intestinaux, de dysenterie, de scrofule, de manque de goût pour la chose, de surmenage ou de fatigue intellectuelle.  En bains, elle raffermit les tissus et soulage la douleur musculaire.  Placée dans une armoire, elle chasse les mites et les insectes.

SASSAFRAS (Sassafras officinarum) : Plante d’Amérique, de la famille des lauracées ou laurinées, au bois jaune mou, aux racines aromatiques, dont les feuilles séchées et pulvérisées servent comme condiment.  Cette variété de saxifrage donne un agent aromatique utilisé en industrie alimentaire et un principe aromatique amer prisé en parfumerie.  Dédiée à Neptune et aux Poissons, elle symbolise la nécessité d’opérer une synthèse approfondie de ses expériences pour mieux comprendre le sens de sa vie et orienter son avenir.  Elle stimule l’intelligence, développe la créativité pratique, rendant parfois un peu trop intéressé dans ses démarches.  Elle accroît la débrouillardise et la dextérité et développe le sens de l’initiative.  C’est un gage de jovialité, de gaieté et de sensibilité.

En thérapie, on l’accepte comme sudorifique, diaphorétique et carminative.  On recourt à l’infusion de racine ou d’écorce qu’on ne doit jamais faire bouillir pour empêcher l’évaporation de son huile volatile.  On l’associe à la vitalité, à la santé et à la prospérité.

SAUGE (Salvia officinalis) : Plante vivace (labiées) à tige carrée, à feuilles ovales, grisâtres, épaisses et rugueuses, d’odeur camphrée, aux fleurs irrégulières violettes, blanches ou rosées groupées en grappes au sommet de la tige.  On  l’appelle diversement herbe sacrée, petite sauge, thé d’Europe, thé de la Grèce.  Elle symbolise la vie elle-même qui, par l’intuition, guide vers la sagesse.  On l’associe à la longévité ou à l’immortalité, à la sagesse, à la protection, à l’énergie inépuisable.  Herbe sacrée et solsticiale, elle évoque la Lumière à son zénith et neutralise toutes les vibrations négatives.  On dit que cet agent purificateur engendre la vie.  Dédiée à Jupiter et au Sagittaire, elle chasse les parasites invisibles, comme elle déloge les miasmesauges de l’organisme, elle active l’ardeur, comme elle stimule la circulation, et elle renforce les pouvoirs mentaux.  Elle permet de s’harmoniser avec la conscience planétaire.  Elle accorde les corps mental et spirituel amenant à réaliser la concordance entre la vie matérielle et la vie spirituelle.  Elle dissout le fanatisme religieux et délivre de l’athéisme.  Elle ouvre la réserve de la mémoire de l’âme qui contient les données emmagasinées dans la moelle des os et dans le cordon  ombilical et qui agissent sur les glandes du cerveau.  Elle accroît les facultés médiumniques.  Elle incline vers la jovialité apprenant à rire.  Elle purifie et tonifie les «nâdis» ou méridiens du corps.  Elle renforce l’estime de soi.  On la relie aux vertus domestiques, aux plaisirs de la maison, au grand respect, à l’énergie débordante.  Elle sert d’excellent support en période de jeûne.  Dans son sens inversé, elle peut évoquer un amour passionnel qui durera peu ou la frugalité, un mode de vie qui confine à la pénurie.  Elle écarte les insectes, mais elle attire les abeilles.  Elle fournit un indice de bonne santé.  Dans la culture populaire, on l’offre pour exprimer ses meilleurs vœux ou pour dire : «Je pense à vous» (variété à fleurs bleues) ou «Toujours vôtre» (variété à fleurs rouges).

En thérapie, on lui confère des vertus légèrement laxatives, antisudorales, stomachiques, toniques, stimulantes (notamment de l’autolyse), aromatiques, faiblement hypotensives, antiseptiques.  On l’utilise dans les cas d’engorgement du tube digestif, de problèmes de digestion (atonie digestive, dyspepsie, gastralgie, diarrhée bénigne), d’asthénie nerveuse, de vertiges, de tremblements, de problèmes hépatiques, de transpiration exagérée, de problèmes d’assimilation, de carence enzymatique, de faiblesse des corticosurrénales, de plaies difficiles à guérir, d’éruptions cutanées, d’engelures, de maux de gorge, d’asthme, d’oppression, de rhumatisme.  On s’en sert également pour préparer un accouchement.  On la déconseille aux sujets sanguins et aux femmes qui allaitent leur nourrisson.  Cette plante donne une huile essentielle dangereuse à forte dose ou en usage prolongé.

SERPOLET (Thymus serpyllum) : C’est le thym sauvage.  Il est tonique, dépuratif, vermifuge, calmant, antispasmodique et aromatique.  Voir à Thym.

THYM (Thymus vulgaris) : Petit arbrisseau buissonnant (labiées) à rameaux noueux, donnant des petites feuilles très nombreuses, étroites, verdâtres en dessus et grisâtres en dessous, et des fleurs purpurines, rosées ou blanches, en grappes à l’extrémité des rameaux.  C’est une plante à odeur forte, très aromatique, à saveur piquante et amère.   Elle symbolise l’énergie vive avec toutes ses nuances de bonheur, d’amour, de joie, de vitalité, de vigueur et d’activité, dthyme créativité, de purification intérieure, de lucidité, de sens de l’humour, de rétribution.  Elle développe les pouvoirs psychiques et elle aide à se projeter dans le temps et à sonder son passé pour mieux renaître.  Elle instille de l’énergie en période de demande accrue.  Elle éveille les pensées d’amour et elle inculque le courage et la confiance et elle corrige la timidité.  On l’associe à la grâce et à l’élégance.  On utilise son encens pour purifier les temples puisqu’il peut écarter la dépression, prévenir les cauchemars et dissoudre la négativité.  Dans la culture populaire, on l’offre pour dire : «Je fais diligence.»

En thérapie, on la considère comme antiseptique, désinfectante, aromatique, excitante, stimulante, antispasmodique, vermifuge, tonique, antianémique et antibiotique naturel  (l’antibiotique des pauvres).  L’infusion sert dans les cas de mauvaise digestion, de somnolence résultant de l’ingestion d’un repas lourd, d’anémie, de fatigue, d’angoisse, d’insomnie, de perte d’appétit, d’arthrite, de goutte, de rhumatisme, de flatulences, de catarrhe pulmonaire chronique et de leucorrhée.  On l’emploie en bain pour fortifier les enfants chétifs.  On s’en sert en compresse ou en lotion pour les plaies, en tonique du cuir chevelu et en dentifrice.  Elle stimule le thymus activant les processus immunitaires.  Par son action synergique, elle sert d’adjuvant à toutes les autres plantes.  On s’en sert souvent pour purifier les cristaux au lieu de les enterrer.  Elle contient du thymol et beaucoup de vitamines C, D et du groupe B.

VERVEINE (Verbena officinalis) : Plante à longue tige ligneuse, triangulaire et cannelée (verbénacées) à feuilles profondément découpées, très allongées et étroites, groupées par trois autour de la tige, et à fleurs blanches en dehors et  bleuâtres en dedans, disposées en épis terminaux.  Lesverveine feuilles froissées dégagent une odeur citronnée.  On l’appelle communément «herbe sacrée», «herbe du sang», «guérit-tout» ou «citronnelle».  En magie, on conseille de la cueillir de la main gauche avant le lever du Soleil ou de Sirius, dans le signe du Taureau.  Dédiée à la Lune et au Cancer, elle symbolise l’amour, l’immortalité, la protection, la purification, la paix, la prospérité, la jeunesse, la chasteté, la guérison, l’exaltation, l’extase, le sommeil et elle traduit d’abord l’enchantement ou l’envoutement qui peut mener à la subjugation ou à la soumission complète.  Elle exprime aussi les pouvoirs bénéfiques de Vénus, inspirant la beauté et la gaieté.  Elle chasse les mauvais esprits et détruit les maléfices.  Elle amène à prédire l’avenir.  Elle favorise l’amitié.  Elle traduit un désir d’apprendre.  Dans la culture populaire, on l’associe à la superstition et à la crédulité.  Elle exprime l’espoir qu’un vœu se réalise.  La variété à fleurs écarlates évoque la sensibilité, tandis que celle à fleurs blanches signale l’honnêteté.

En thérapie, on la considère comme excitante stomachique, diurétique, fébrifuge, astringent et révulsif.  On s’en sert en infusion dans les cas de diarrhée simple et d’hémorragie.  En lotion, elle assainit les ulcères.  On l’utilise en cataplasme dans les cas de contusions et de blessures.  Cuite dans du vinaigre, elle soulage la pleurésie.

© 2009-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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