LE DANGER D’OUVRIR LA JARRE DE PANDORE

Note: Dans la mythologie grecque, Pandore est la première femme, que la culture associe à la légende ancienne de la «boîte» ou «jarre de Pandore». Elle est parfois appelée Anésidora, «celle qui fait sortir les présents des profondeurs», alors que, en fait, elle est «la Déesse de la terre qui préside à la fécondité».   La mythologie grecque raconte que Prométhée a volé le feu aux Dieux pour le donner aux hommes. Pour se venger, Zeus, le Dieu suprême, a ordonné à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie «dotée de tous les dons». Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Épiméthée, le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression «boîte de Pandore», qui symbolise désormais, dans le langage courant, la cause d’une catastrophe.

Actuellement, il prévaut une certaine mode à l’effet que, sous prétexte d’échapper à la dualité, il faut éviter de porter attention aux extrêmes du bien ou du mal, afin d’éviter, par insistance sur l’un, plutôt que sur l’autre, de leur donner plus de la force.  Il faut avouer que cette recommandation trouve déjà toute sa pertinence dans la vie personnelle et qu’elle en prendra autant pour l’ensemble de l’humanité lorsque celle-ci se sera tirée des illusions de la troisième dimension, ce qui n’est, de toute évidence, pas encore le cas.  Ainsi, à titre de Flambeau de Lumière mandaté d’instruire, si un être incarné est appelé à le faire par un chercheur qui fait confiance à sa part de Savoir, un être détient un peu le rôle équivalent de celui d’un parent cohérent,  naturellement chargé du rôle d’éduquer, qui consiste à aider un être à atteindre un degré suboîte de pandoreffisant de formation, de compétence et de débrouillardise pour en venir à se prendre en main, à assumer son autonomie et son indépendance, soit de passer d’un état de tutelle à celui de l’exercice de sa souveraineté.

Aucun parent responsable n’oserait penser qu’un enfant, qui développe progressivement son autonomie sur plusieurs années, à partir d’un état de complète dépendance, peut tout apprendre par lui-même à un rythme suffisant pour échapper à tout danger.  Aussi se charge-t-il de lui dans la juste mesure de son inconscience, de ses limites, de ses faiblesses, de ses vulnérabilités, bref de son manque de compréhension et de moyens réels.

Pour ce qui est du chercheur spirituel, il ne peut parvenir à déterminer le courant des événements de sa vie qu’après avoir renoué un lien solide avec son Centre divin et avoir rétabli des rapports sûrs avec les lois du monde terrestre et les principes du Cosmos.  Il ne gagnerait pas à le faire avant du fait que, selon sa part d’inconscience, il s’exposerait à de graves dangers, le Pouvoir de l’Absolu qui les imprègne se démontrant infini.  Dans un Système mental neutre et mécanique, qu’un être transgresse consciemment ou inconsciemment  les lois de la Nature ou les principes du Cosmos, il ne pourra jamais échapper aux conséquences de la cause subtile qu’il a déclenchée, à moins de connaître et d’appliquer, en toute maîtrise, la loi de l’Annulation ou de l’Harmonisation.

En vérité, la connaissance de ces lois et principes peut se dire innée, en ce sens que chacun les porte dans le secret de sa Conscience intérieure, mais, comme, dans les temps présents, l’être humain, projeté dans le monde extérieur, est encore largement guidé d’abord par sa raison, par atavisme évolutif, bien peu d’entre eux ont immédiatement et spontanément accès à ce Savoir sacré qu’ils détiennent, qui les habite à leur insu.  Du reste, la plupart des êtres incarnés ne sont pas dits endormis pour rien, puisque cela signifie qu’ils ont oublié leur origine et leur pouvoir et qu’ils n’en soupçonnent même pas l’existence.

Même si c’est par inadvertance, soit sans le savoir, celui qui ne respecte pas les lois de la Nature et les principes cosmiques commence immanquablement à s’attirer des ennuis, qui servent à lui signaler ses erreurs, dont il ne connaît pas forcément l’origine.  Et cela fait probablement partie du service amoureux envers Dieu, par l’intermédiaire de ses semblables, qu’un être qui en sait plus que les autres partage ses connaissances avec ceux qui en savent moins, dans la mesure où il est appelé à le faire, ne s’immisce pas dans leurs affaires, ne leur impose rien, ne les dévoie pas par de fausses croyances ou des spéculations sans trop de fondement.  Du reste, comme l’humanité ne forme qu’une seule entité, aucun être évolutif la composant ne peut atteindre la Pleine Lumière de la Conscience divine sans participer à l’élévation de ses semblables par le partage de son Savoir.

Ici, qu’on ne vienne pas servir les arguments que même celui qui croit savoir, et dans la mesure qu’il tient à le croire et à le dire, témoigne déjà de l’épaisseur de son ignorance et de l’immensité de sa prétention.  Il est vrai que le parcours de toute une vie conduit souvent un être à dire, au terme de son existence, qu’il n’a jamais que pensé savoir, alors qu’il ne savait rien, ou qu’il lui reste infiniment plus à apprendre que ce qu’il sait.  Sauf que, dans l’incompréhension d’un argument du genre, aucun parent ne serait légitimé d’avoir des enfants et de tenter de les éduquer.  Alors admettons que ce propos, qui comporte sa part de vérité, peut faire l’objet d’une autre discussion, appelle des nuances.

En effet, dans le présent contexte, il s’agit de comprendre la nécessité, au nom de la survie de l’espèce, d’une intervention qui évite à quelqu’un l’ouverture prématurée de la boîte de Pandore, qui peut devenir une menace autant pour lui-même que pour ses proches et ses autres connaissances.  Car, même s’il ne s’en rend pas compte, celui qui se met en quête du Savoir spirituel  ou de la Sagesse éternelle augmente rapidement son pouvoir, d’où il gagne à être mis au fait des dangers auxquels il s’expose, à explorer les extrêmes de la polarité, mais qu’il ne peut qu’ignorer, de par l’obnubilation qu’implique le processus évolutif.  Chaque être n’est-il pas directement relié au Pouvoir même de l’Absolu?  C’est précisément la raison pour laquelle des Maîtres réalisés se réincarnent pour accompagner l’humanité parce qu’un Maître spirituel incarné se rappelle, plus facilement qu’un Maître spirituel désincarné, les aléas de l’expérience terrestre, avec  les douleurs et les souffrances que le périple évolutif comporte.

Évidemment, l’être incarné peut se mettre à l’écoute de son Centre divin, omniscient, pour obtenir une direction spirituelle.  Mais, au départ, l’inspiration, qui procède de l’intuition qui résulte de cette écoute, n’est pas très puissante ni claire, d’où elle ne sert pas beaucoup, ce qui n’est pas une raison de ne pas apprendre à s’intérioriser, puisque, avec l’usage, un être voit ses facultés se développer et s’affiner.  Ainsi, celui qui ne sait pas s’ajuster à cette Lumière prévenante, qui surgit de la Voix intime qui murmure en lui, ne pourrait que se retrouver rapidement dans des difficultés. jarre-Post

À ce sujet, on observera que, depuis que les Maîtres, sans disparaître de la surface du monde, sont passés dans les coulisses de la Manifestation, se retirant de l’enseignement public, les faussaires et les imposteurs, ces faux-maîtres de tous acabits, pullulent, abusant de la crédulité des gens, lesquels, en un délai plus ou moins long, selon leur pouvoir de conviction, leurs astuces et leur charisme, ils dévoient et font incliner vers  la démotivation, le découragement ou le désespoir.  C’est notamment ce qui s’est produit avec certaines prédictions récentes, relayées d’un médium ou d’un «channel» à un autre, qui se sont démontrées fausses.  Par exemple, le 5 septembre 2013, certains d’entre eux n’ont-ils pas annoncé l’ouverture concrète du Ciel devant faire disparaître, pour toujours, toute trace de densité et de dualité, ce qui ajoutera à la frustration et à la déprime de nombre de chercheurs qui les ont crus.

Dans les plans spirituels, un être gagne à apprendre la manière de se servir des forces qu’il active ou libère à travers lui, car elles peuvent se faire implosives ou explosives, selon qu’un être tente de se les asservir ou d’asservir les autres par leur truchement, pouvant autant l’élever au sommet de la Montagne sacrée que de le projeter au sol à sa base, si elles ne l’expédient pas dans l’Abysse sans fin.

Qu’on veuille bien croire que rien de tout ce qui précède n’a été révélé pour induire dans la crainte, mais pour former à la Prudence et à la Sagesse.

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