LE SYMBOLISME DES ANIMAUX DE LA FERME…

CES ÊTRES, PARCE QUE DOMESTIQUÉS, PEUVENT AVOIR GAGNÉ EN RAFFINEMENT ÉVOLUTIF.

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   Les animaux de la ferme sont des animaux domestiques.  Ils ont probablement pu évoluer plus rapidement que les animaux sauvages, en raison de leur proximité avec l’être humain, même si, dans certains cas, ils ont été plus qu’exploités, de nombreuses manières.  Ces êtres dévoués méritent notre respect et notre gratitude pour tous les services qu’ils nous ont rendus, le plus inique étant probablement le fait de servir d’animaux de boucherie, lorsqu’ils ne produisent plus, d’être privés de liberté et de servir de victimes sacrificielles, lors de fêtes religieuses.

AGNEAU : Petit du bélier et de la brebis, cet animal symbolise la Lumière christique si amoureuse, douce, simple, pure, innocente, pacifique, patiente et obéissante au centre de chaque être et qu’on peut atteindre uniquement dans le Savoir suprême. On dit qu’il sort du sein de sa mère grand et sage, mais qu’il n’obéit qu’à lui-même, conscient de sa liberté totale.  Par sa blancheur agneauimmaculée et glorieuse, il incarne le triomphe du printemps, donc du renouveau, de la victoire de la Vie sur la mort, dans ses éternels recommencements.  Il figure surtout le plus grand don de soi, choisi dans la majorité des religions comme la victime propitiatoire, sans tache, qui s’immole par compassion, par amour impersonnel et inconditionnel pour assurer le salut de tous.  Mais, comme il identifie tout membre du troupeau de Dieu, l’Élu, il évoque le salut personnel dont chacun s’assure par ses propres efforts, plutôt que de l’attendre par procuration, en appliquant les enseignements des envoyés de la Source divine.  Image de sainteté ou d’illumination, il exprime la sublimation du loup, l’être transformé parce qu’il a appliqué les directive de son âme dans le finesse et la soumission.  Il illustre donc l’être ressuscité et glorifié.  Il n’est pas étonnant que, dans l’Apocalypse, on le retrouve siégeant sur le mont Sion, au centre de la Jérusalem céleste.

Dans la vie courante, cet animal désigne un être tendre, compréhensif, où il exprime le bonheur et des joies affectives auprès des jeunes.  Il exprime la piété filiale, la considération pour les aînés et le respect mérité.  Dans son sens inversé, il décrit un être qui se rebelle contre l’autorité légitime ou, au contraire, qui se laisse indûment tondre la laine sur le dos, se laisse marcher sur les pieds, se laisse écraser ou dominer, sans dire un mot ou sans réagir ouvertement.

AGNEAU DE LAIT : Voilà la victime sacrificielle ou propitiatoire de toutes les occasions, surtout pour exprimer un renouveau comme le printemps ou une initiation.

AGNEAU DE LA SAINT-JEAN : On doit alors toujours choisir un premier-né.  Or, le Premier-né, c’est le Christ, le Fils de Dieu.

AGNEAU IMMOLÉ : Il identifie la constellation ou l’ère du Bélier, toujours dans son aspect sublimé, donc bénéfique. 

AGNEAU DU SACRIFICE : Dans le Christianisme, il évoque le Christ à travers le visage de Jésus.

AGNEAU PASCAL : Agneau âgé d’un an que les Hébreux immolaient et mangeaient à la Pâque pour rappeler le passage de la Mer Rouge, figurant le passage de la vie terrestre et la sublimation de la Matière.  Le Christianisme a repris cette image sous les noms d’agneau de Dieu ou d’agneau sans tache pour rappeler l’instrument de salut collectif que fut Jésus.

AGNEAU (Sang de l’) : La force vitale, le courant continu de la Vie spirituelle qui anime toute chose en se donnant pour assurer la vitalité de tous les êtres.

 

AGNELET : Animal dédié à Jupiter, il symbolise l’attention amoureuse, l’affection tendre, la délicatesse prévenante, la compassion inconditionnelle, la clémence compréhensive, la douceur infinie.  Il donne une image de la non-résistance et de véritable innocuité.

ÂNE : Animal apparenté au cheval, domestiqué comme bête de somme, qui, à l’origine, aurait assisté les Ases, les divinités de l’Himalaya, qui ont donné leur nom à l’Asie, un nom qui les associe encore aux as du jeu de cartes, des conseillers de rois, supérieurs à eux par leur Savoir.  De nos jours, bien qu’il prête son échine aux êtres humains, au gré de ses besoins, portant la croix de la dualité qui a envahi le Monde, ceux-ci l’affublent facilement des qualificatifs d’entêté, d’ignorant, de stupide, de paresseux, d’imposteur.  En fait, cet être humble, patient, fécond et efficace ne témoigne d’entêtement et d’opiniâtreté que lorsqu’il sait avoir raison, qu’il se sent dans son droit ou qu’il a été blessé dans sa fierté.  En outre, il représente le champion de la réflexion lente qui s’adonne facilement au doute raisonnable, ce qui lui permet de se présenter comme un interprète sûr ou comme un devin.  Par des signes adéquats, il signale la présence de Forces divines à l’ensemble des règnes de laâne Terre.  Il détient naturellement une pénétration aiguë de l’âme de tout ce qui existe et il rappelle ce qui a été oublié il y a fort longtemps.  Il aide à mieux s’insérer dans le présent, à diriger sa vie de façon plus souple et spontanée, à mieux déceler dans son environnement les richesses de la Création.  Ainsi, quand il semble résister, il exprime simplement son refus d’obtempérer à des ordres illégitimes ou illicites et il apprend à savoir dire non à autrui quand c’est le temps de prendre sa place ou de s’occuper de soi.  Ou il enseigne à ignorer l’opinion des autres par rapport à soi.

Pourtant, l’âne symbolise, au premier chef, le silence de l’être qui a des oreilles pour entendre ou pour capter des messages divins ou la paix de celui qui sait vibrer au diapason du Verbe divin, l’humilité et la soumission du chercheur sincère de la vérité, la pertinence de celui qui sait mener des pourparlers de paix en période de guerre, la félicité de celui qui sait orienter son énergie sexuelle.  Être docile, il rappelle l’aptitude de l’être humain à accéder à l’immortalité, s’il sait rester à l’écoute de l’Esprit de Vie.  Il appelle à former son discernement, à clarifier son mental, à nettoyer ses niveaux instinctifs de leurs fluides résiduels, à sublimer la haine en amour, à vivre dans la joie et la créativité.  Animal consacré à Dionysos, dont il a porté le berceau, et à Apollon, dans la Grèce antique, on doit le relier au centre de la rate dont les énergies inclinent vers la patience et la persévérance à travers les aléas de la vie.  Il suggère de pénétrer dans ses dernières ténèbres pour parvenir à la véritable vision afin d’éviter de basculer pour longtemps dans l’ombre.  Pour résumer, il éclaire une ascèse patiente et déterminée tout au long de sa quête évolutive à travers les ténèbres de l’existence.  On se rappellera que l’âne  porta Marie, la mère de Jésus, à Bethléem, évoquant l’Âne septentrional, puis Marie et son enfant, lors de la fuite de la sainte famille en Égypte, au moment du massacre des saints innocents, évoquant l’Âne méridional, deux étoiles qui se trouvent dans le voisinage de la constellation de la Vierge.

Dans son sens inversé, l’âne symbolise la personnalité, portée à s’enfler, au détriment de l’individualité de l’être, soit de son Esprit intérieur, et à s’opposer à l’évolution.  Il évoque le profane qui doit brouter des roses pour se métamorphoser en homme.  Il traduit les éléments instinctifs de l’être humain qui conduisent à l’entêtement dans ses choix, quitte à régresser, par incompréhension des lois spirituelles ou mènent à l’indocilité par choix de satisfaire les pulsions inférieures de son être.  Il dépeint un individu tourné vers les satisfactions de la vie matérielle, peut-être très créatif, mais plutôt  porté à oublier sa vie spirituelle.  En ce sens, il devient celui qui se plaint de ne pas avoir d’herbe ou de foin à manger.  Alors, on l’associe à l’échec, au découragement, à l’obscurité, à la servilité, à la bêtise, à l’incompétence, à l’humiliation, à l’imposture, à la crainte, à la déception, à la frustration, à la fermeture à la vision intérieure.  Il évoque l’esprit qui, au lieu de chevaucher la matière pour la transmuter, s’abandonne aux plaisirs de la chair et à l’esclavage des sens, se livrant à un destin aveugle.  Dans certains textes, il évoque le littéralisme borné relativement à l’interprétation des Textes sacrés.  Comme l’âne, l’être borné peine jour et nuit sans trop savoir pourquoi.  Pour tout salaire, l’âne se contente d’un peu d’herbe.  Il vit et dort dans la crainte d’être battu.  Cherche-t-il à séduire l’aînesse qu’il en reçoit une ruade.  Et s’il se met à braire, il dérange tout le voisinage qu’il croit enchanter.  À la renaissance, on a choisi l’âne comme l’emblème du découragement spirituel, de la dépression morale, de la délectation morose, de l’ignorance crasse, de la stupidité, de l’incompétence, de la paresse et de l’obéissance aveugle.  On l’appelle parfois baudet.

ÂNE À TROIS TÊTES : En Alchimie, il représente le démon buté, symbolisant l’opposition du soufre et du mercure, incapables de donner le sel, donc la division des trois principes matériels de la Nature.

ÂNE BLANC : En Chine, il désigne la monture des Immortels.

ÂNE D’OR : Dans l’Égypte antique, il exprimait la résurrection intérieure qui résulte de la félicité surnaturelle de s’être mis au service de la déesse Isis.

ÂNE ET BŒUF : Il s’agit des Aselli (Ânons), soit d’Alpha et Beta du Cancer.  Certains mystiques prétendent qu’à la nativité de Jésus, le Soleil, à 90 degrés, entrait dans le shp photosmart 720igne du Cancer.  Il se trouvait donc, au solstice d’été, entre les Aselli, sur le petit amas d’étoiles qui les sépare, appelé Praesepe ou Crèche.  Si on recule de neuf mois, on retrouve la conception dans le signe de la Vierge.  Ces deux animaux évoquent encore, respectivement, les aspects peu évolués ou régressifs de la conscience supportant l’intuition et l’imagination ou les aspects embryonnaires de la vie spirituelle et de la vie matérielle.  Ils se répercutent dans les personnages de Marie et de Joseph, figurant l’intuition et l’intellect, développés à leur maximum d’expression.

ÂNE ROUGE : En Égypte ancienne, on le considérait comme l’une des entités les plus dangereuses que puisse rencontrer l’âme dans son voyage après sa transition terrestre.  On peut sans crainte de se tromper l’associer à la Bête écarlate de l’Apocalypse.

ÂNE (Oreilles d’) : Cette attribution cocasse et dérisoire remonte à l’histoire d’Apollon, dans la mythologie grecque.  Ce Dieu courroucé avait affublé le roi Midas de ces attributs horribles parce qu’il avait préféré à la musique du temple de Delphes les sons de la flûte de Pan.  Cette préférence éclaire la recherche des séductions sensibles plutôt que l’harmonie de l’Esprit par l’attention de l’âme.

ÂNON : Dans le registre populaire, il symbolise l’immaturité, l’ignorance, l’incompétence et l’humiliation que en découle naturellement.  Il symbolise ésotériquement la jeunesse ardente mais réfractaire.

 

BÉLIER : Mammifère ruminant porteur d’une épaisse toison laineuse bouclée, mouton mâle adulte portant des cornes annelées et spiralées.  Il symbolise la Force créatrice mâle, la Force de pénétration primordiale capable de tout fertiliser par ses énergies ardentes, primitives, primesautières, primaires.  Il illustre la force dynamique de Mars fondé sur un instinct puissant qui exerce une grande influence sur la multitude.  Il évoque les forces créatrices vives et farouches de la Nature.  Il traduit le commencement de l’expérience dans la Manifestation, avec tout son sens d’énergie vive, de naïveté, de candeur, d’aventure, d’individualisme, d’esprit d’industrie, d’ingéniosité, d’esprit d’invention, d’enthousiasme, d’impulsion à agir et à créer, de bélierhardiesse, de ténacité, de diligence, de fertilité, d’élan ascensionnel.  Témoignant d’assurance dans sa marche, il se lance sans cesse à la quête de nouvelles valeurs.  Il résume ainsi toutes les valeurs mâles et tous les attributs de la virilité en termes d’autorité, de domination, d’impulsivité, de courage, d’approvisionnement et de défense des proches, de désirs multiples d’expérimenter, de robustesse, de vitalité débordante, comme l’indique son réflexe de foncer de la tête dès qu’il pressent ou prévoit une menace.  En résumé, il exprime le Principe créateur mâle qui dirige et procrée.  On l’associe aux mœurs de l’homme ordinaire, au sens mystique de l’expression, soit de l’homme plus occupé à se construire un paradis artificiel qu’à retourner au Royaume du Père.

Le bélier identifie un être de forte personnalité qui s’exerce au détriment de l’individualité, soit du Moi intérieur.  Il s’agit d’un être créatif, fort actif, souvent impulsif, porté à la démesure, à la témérité, à l’impulsivité, à l’intolérance, au fanatisme, à l’aventurisme, à l’agression, souvent à la domination et au conflit.  Il est porté à agir sur un coup de tête et il peut manquer de tact et de considération, mais il supporte assez bien la critique.  Préférant maintenir une ambiance de sécurité, il cherche à maintenir son équilibre dans le danger.  En général, il garde sa confiance dans un  nouvel environnement.  Toujours confiant en ses aptitudes, il veut tellement tout essayer qu’il manque toujours de temps pour réaliser ses œuvres ou les approfondir, négligeant souvent de les mener à terme ou de les fignoler.  Il sait ce qu’il veut et il l’exprime de façon très franche et directe, souvent assez frustre.  Il déteste ce qui est flou et vague.  Il aime diriger, se complaisant souvent dans les jeux de pouvoir et les rivalités.  Doté d’une grande capacité de travail, déployant une grande énergie, il veut que tout plie devant lui ou que tous lui cèdent toute la place.  S’il est fidèle en amour et en amitié, il ne s’attarde pas aux sentiments et aux émotions, bien qu’il soit d’un naturel méfiant, soupçonneux, souvent jaloux.  Très chaleureux pour les êtres chers, il se montre assez ennuyeux en société.  Plein de ténacité, fort persévérant, il tient à réussir dans tout ce qu’il entreprend.  Ce qui lui arrive rarement puisqu’il touche tout en surface et ne finit rarement rien.  Peu soucieux de son hygiène de vie et du savoir-vivre, il cultive le bon sens et s’investit dans des activités terre-à-terre.  Doté d’une volonté forte, il développe des attitudes rigides et stéréotypées, souvent enclin à l’obstination.  Très possessif, il témoigne d’une sexualité débordante, manquant généralement de motivation spirituelle.

Le bélier détient tous les aspects solaires de la virilité et de la lumière.  Être de feu, il exprime la maturité de la lumière au centre de l’être dans sa quête de Savoir suprême.  Mais ce feu sacré et dévorant révèle plutôt l’aspect mental, domestique et ombilical de la vie.  Il illustre le principe de la transmutation qui se produit en trois phases : naissance, sacrifice et sublimation.  C’est ainsi qu’il s’illumine.  Il incarne la destruction par l’expérience des contraires apparents, l’équilibre des grands pouvoirs, le lien du sang, le souffle de vie en action, la ruine de la quête purement terrestre, ce qui ne se produit souvent pour lui que vers la fin de sa vie.  C’est le véhicule d’Agni, le Dieu du Feu, exprimant la domination intellectuelle, l’esprit grégaire, la force du désir, le choix des buts sans trop regarder aux conséquences, entraînant dans des expériences multiples dont on sort sur le tard enfin désillusionné.  Il figure encore le Dieu Rama.  Et il représente le premier signe du Zodiaque, le signe du départ ou d’un nouveau départ, de l’aurore qui pointe, de la Lumière qui commence à se faire.  Mais le feu du désir peut autant pervertir qu’initier.  On est placé dans un problème de discernement, celui d’établir ce qui fait la dignité de l’homme et distingue de l’animal.  L’homme se distingue par ses facultés mentales et psychiques.  Et il doit les exercer pour ouvrir toujours davantage sa conscience et pour s’élever vers le haut, non pour régresser vers le bas.  Mais avant de le comprendre, on n’en fera longtemps qu’à sa tête, les exerçant à son profit, cherchant à atteindre ses fins personnelles, n’hésitant pas, ignorant et insouciant, à recourir à la rudesse, à la ruse et à la tromperie, s’il le faut.  Mais on y apprendra le principe de la causalité par des retours rigoureux.

Le bélier semble doté d’une grande confiance en lui-même, pourtant il témoigne d’un grand sentiment d’insécurité, ce qui le porte à accumuler les biens pour prévenir la pénurie.  Il affine lentement son habileté et sa dextérité en ayant recours aux forces défaillantes de son mental cherchant à contrôler les événements et à conquérir sa liberté, mais il échoue souvent par manque de maîtrise personnelle.  En général, il agit en fonceur, sans trop de scrupules et sans trop de précautions pour atteindre ses buts.  Par manque de compréhension et d’imagination, il paie souvent pour son audace, devenant alors indécis, insécure, hésitant.  Mais poussé par sa vitalité, il n’en doit pas moins agir.  Aussi lui arrive-t-il de prendre des décisions hâtives, parfois aberrantes, par coup de tête ou simplement par coup de cœur.  Égocentrique, il cultive autour de lui l’esprit de clan, établissant généralement une hiérarchie qui le favorise, très enclin à choisir les gens de son entourage par préférences marquées, ne dédaignant pas, au besoin, de faire du chantage ou d’exercer le favoritisme.  Mais il protégera les êtres précieux de son entourage avec une extrême vigueur, surtout s’ils le revalorisent par leur admiration et leur soumission.  Il oublie que, pour s’entourer d’une cour, il faut choisir des êtres plus faibles que soi, ce qui n’est pas en fait si valeureux qu’on le pense.  Être fort, fier, ivre de vanité, toujours impulsif.

Le bélier est porté à compenser son inexpérience par son impétuosité, par une hostilité mal dirigée et par un manque de vision qui le conduit à s’activer dans toutes les directions, ce qui le rend facilement vulnérable à la critique des autres, qui ne tardent pas à s’en écarter, plutôt craintifs de ses sautes d’humeur.  À agir ainsi, il épuise ses réserves d’énergie, encore plus lorsqu’il constate les dégâts qu’il a engendrés, qu’il sera souvent porté à projeter sur les autres.  Il peut ainsi s’enfoncer profondément dans l’abattement, ce qui le prive de sa sécurité et le rend encore plus agressif.  Il se croira souvent victime de machinations ou de trahison.  C’est un être au grand cœur, généreux, mais qui ne sait pas exprimer ses sentiments, échanger, négocier, incapable de concessions et de compromis, tellement il est imbu d’amour-propre.  Il a de la difficulté à faire converger ses buts.  Incapable de s’arrêter pour se reposer, il cogite sans cesse des projets dans sa tête, d’où il ne se met jamais à l’écoute de lui-même.  Voulant tout réussir par lui-même, il accepte difficilement de l’aide.  Alors, il peut connaître des échecs répétitifs et retentissants.  Aussi se promène-t-il souvent parmi les gens comme un perpétuel frustré, bien capable de se venger sur son entourage immédiat.  Dans un éclair de lucidité, il pourra accorder à ses gens des petites récompenses, pour ne  pas les perdre, mais il fera bien sentir, appelant à le reconnaître, qu’il leur accorde là des faveurs.

Le bélier se comporte en sujet égotique avec lequel il n’est pas facile de vivre.  Il est capable d’imposer des ruptures brutales à ceux qui tentent de lui résister.  Impatient, souvent névrosé, il impose partout sa loi du deux poids deux mesures.  Surtout qu’il est très conventionnel, orthodoxe et traditionnel.  Il aime établir des coutumes et des conventions rigides qu’il impose de respecter.  Très sensible pour ce qui le concerne, il s’émeut d’un rien, capable de grandes colères soudaines, qu’il pourra regretter, mais dont il est incapable de s’excuser et de s’amender.  Au fond de lui, c’est un être très bon, capable d’épouser de grandes causes, mais il garde ce travers de toujours chercher à imposer son point de vue.  Sans s’en rendre compte, il mesure peu à peu les limites de son libre arbitre pour se former un sens de l’échange à égalité, sens de l’échange encore primitif, il va sans dire, mais à travers lequel il commencera à comprendre sa finalité évolutive.  Cet être frustre n’est pas dépourvu de bonnes intentions.  S’il veut dominer le monde et s’asservir la Nature, c’est pour rendre l’humanité plus heureuse, du moins, c’est ce qu’il pense.  Il tente d’écarter les limites apparentes du plan matériel.  De même, il veut rendre cette humanité plus pure, plus probe, plus libre, mais selon ses critères à lui.  Or, il n’est pas très enclin à accepter, pour lui-même, des conseils de sagesse.  Il exerce une sagesse aveugle parce qu’il ne s’ouvre pas à son intuition.  Ainsi, sous des dehors de grande amabilité et d’idéalisme élevé, il sème davantage l’anarchie et l’hérésie que la concorde et la vérité.  D’instinct grégaire, il fonce tête baissée vers un but sans penser aux conséquences.

Le bélier incline vers la découverte progressive de la justice objective, de la maîtrise de la force vitale, de la pureté d’intention, de la cohésion de groupe, de l’assistance mutuelle, de la répression des débordements de l’ego.  Il incline vers l’expansion de l’humilité, de la simplicité et de l’amour.  Il invite à hausser son idéal au niveau des valeurs spirituelles en cultivant la tolérance, le sens du devoir, le respect des autres, l’acceptation des différences, le discernement spirituel.  Il doit distinguer ce qui relève du nécessaire et ce qui relève de l’essentiel et subordonner le choix de ses moyens à son but évolutif.  Il doit exercer son sens humanitaire en découvrant le droit d’être de toute chose et de tout être, appréciant la vie dans ses moindres manifestations, au lieu de chercher à tout s’asservir sans reconnaissance comme si tout lui était dû.  Il exprime la montée du Soleil, le passage du froid à la chaleur, de l’ombre à la lumière.  Il évoque le réveil du printemps, indice d’impulsion énergique et d’indépendance.  Il exprime l’esprit de sacrifice et la volonté d’accomplissement dans la Lumière.  Il invite au lâcher-prise, même s’il paraît douloureux, pour ouvrir la porte à un nouveau mode d’expression plus complet et achevé qui pourra plus que combler ses espérances.  Il invite aussi à la souplesse dans les relations humaines.  Il suggère de ne pas perdre la tête dans ses réussites.

Le bélier appelle à développer sa patience et sa persévérance, à s’occuper des contingences de la vie courante, à porter attention aux besoins de la vie quotidienne comme à ses objectifs futurs, à accomplir promptement ce qu’on a prévu, à construire son chez-soi, mais en restant bien branché dans le Ciel.  Il incline vers l’attachement à son lieu de naissance.  Il exprime la connexion, l’enracinement, la stabilité, la réalisation de soi, conférant la force intérieure pour réussir.  Il recommande de dissoudre en soi l’esprit de concurrence et de rivalité.  Il prévient de ne pas foncer tête baissée dans les obstacles quand on peut les contourner.  Peut-être même que cet obstacle indique qu’il vaut mieux rebrousser chemin?  Il propose de se demander où ou en quoi on se sent à l’aise, de suivre ses bons instincts, d’écouter sa nature pratique et son sens commun, afin de se construire un univers agréable et confortable à sa mesure, bien à soi, dans lequel on pourra pousser plus loin son évolution, si on n’oublie pas sa finalité.  Domination de l’intellect et de la passion.  Être à la mode qui s’accorde avec son temps.

BÉLIER À TOISON D’OR : Être doué du Verbe et de la Raison, c’est l’Initiateur de la sagesse.  Il symbolise la force psychique et sacrée, la sublimation des instincts par la Lumièrebélier-toison-d'or, car, s’il vole, c’est grâce à sa puissance solaire.  Image formelle du Soleil, il figure le corps glorieux.  Il indique que le corps sensible d’un sujet est parfaitement purifié des désirs inférieurs, donc des passions, ce qui s’est produit après de longues épreuves, il faut entendre à la suite d’expériences par réussite et erreur.  Il précise l’action salvatrice du signe du Bélier sur le signe du Taureau.  Pour les profanes, rappelons que cette expression métaphorique et mystique est empruntée à la mythologie grecque.  Il s’agit de la fourrure du bélier sur lequel Phrixos et Hellé passèrent la mer en vol et qu’on garda par la suite en Colchide.  Jason organisa l’expédition des cinquante Argonautes pour aller s’en emparer.

BÉLIER (Corne de) : Chez les Hébreux, il s’agit de l’instrument dont on se servait, au temple, pour faire l’appel.  Il symbolise l’esprit de fête et l’invitation à la prière.

BÉLIER (Cornes du) : Elles figurent l’ardeur génératrice.

BÉLIER (Crâne de) : Il désigne un être qui s’évertue à chercher à conquérir les choses ou à dominer la Nature.  Et, dans le concret de son quotidien, il s’entête à enfoncer des portes qu’il n’a qu’à ouvrir, et en trouvant la bonne clef, si elle est verrouillée.

BÉTAIL : Il est associé à ses possessions, à l’avoir, aux acquisitions et à l’argent.

 

BÊTES À CORNES : Les bêtes à cornes domestiques symbolisent l’abondance et la sérénité.  Elles évoquent aussi l’instinct grégaire et les forces instinctives.  Dans le registre populaire, on leur accorde un sens d’amour heureux ou malheureux.

 

BŒUF : C’est le taureau châtré pour le rendre plus traitable ou plus facile à engraisser.  Par son émasculation, il symbolise l’équilibre des aspects de la polarité, la sublimation des instincts et des pulsions, surtout des appétits génésiques.  Il exprime la soumission à l’Esprit, la douceur, la bonté, le calme, la force paisible, la puissance de travail et l’esprit de sacrifice.  Certains mystiques lui attribuent le sens du prêtre qui ouvre des sillons dans la Terre, pour la rendre réceptive et fertile à l’Esprit.  On la relie partout aux rites de labour et de fécondation de la Terre, car il détiendrait le pouvoir de creuser des sillons intellectuels pour recevoir les pluies fécondes du Ciel.  D’où on le considère comme un héros civilisateur.  Considéré comme boeufl’antithèse du taureau, il symbolise le sacrifice de la puissance fécondante, mais la suppression de cette faculté en rehausse la valeur.  Il révèle comment un être qui sublime l’énergie vitale acquiert une fécondité d’un autre ordre ou sur un autre plan, devenant plus apte à comprendre la vie spirituelle.  La chasteté qu’il s’impose ne fait que rehausser l’importance de la sexualité puisque l’énergie vitale peut alors opérer une transmutation subtile de l’être au lieu de servir à des fins jouissives.  La castration mystique exprime la docilité du corps à la Lumière.

Le bœuf est relié à Vénus et à Jupiter, comme à l’oreille droite.  On l’associe également à l’élémental terre.  Il évoque l’auxiliaire protecteur, l’esprit de service, la force calme, un commencement ou un nouveau départ, mais dans une nouvelle perspective ou sur un autre plan.  On le rattache à l’Occident, au soir, à l’équinoxe d’automne, au gain, à la sécurité domestique, à l’effort, à l’opiniâtreté.  Voilà l’animal des sept combats des druides.  Dans la mythologie grecque, on voit Héraclès enlever et tuer les bœufs de Géryon, le géant à trois têtes, image du Cancer.  Dans son sens inversé, cet animal peut suggérer la force sexuelle qui fertilise, mais s’oppose à l’évolution.  Il peut encore exprimer la servilité, l’entêtement, l’impuissance, l’inertie intellectuelle, la vision fataliste de l’existence.

BŒUF (Le) : Il identifie le Soleil.

BOEUF BLANC : C’est l’emblème du Soleil.

BOEUF CENDRÉ : Il identifie la Terre.

BOEUF DE TERRE : En Chine, il figure le Froid qu’il faut expulser au printemps pour favoriser le renouveau de la Nature.

BOEUFS DU SOLEIL : Dans la Cabale, il s’agit des Puissances (appelées Serpanim).

BOEUF SUBLIME : Il identifie Jupiter.

 

BOUC : Mammifère ruminant artiodactyle cavicorne de la famille des ovidés, mâle de la chèvre, facilement reconnaissable à sa barbiche et à son musc puissant, comme à son pelage généralement assez hirsute et sale, quadrupède de Saturne et du Capricorne, régi par le Capricorne.  Il symbolise la Force reproductrice de la Nature et le puissant élan d’amour de lBouca vie.  Il exprime la vitalité et la force génésique.  En mystique, on en fait l’antithèse du bélier, le considérant comme nocturne et lunaire.  Il résume en lui tous les attributs de la virilité, de cette force qui engendre la vie nouvelle et sainte.  Mais c’est un animal tragique qui exprime la Force de l’élan vital, indice de générosité infinie, mais qu’on dit facilement corruptible si on flatte son ego ou si on lui fait des propositions sexuelles.  Mais puisque nous en sommes toujours dans l’étude de son aspect bénéfique, ajoutons qu’il constitue un animal fétiche qui capte les influences pernicieuses, se charge de tous les malheurs de son environnement, interceptant le mal un peu comme un paratonnerre attire et capte la foudre, d’où on le choisissait, chez les Hébreux, comme l’émissaire de tous les péchés du peuple.

Côté mythologie, la Grèce antique offre une créature mi-bouc, dénommé Satyre, évoquant les puissances vitales de la Nature.  En Égypte ancienne, Mendès était un bouc.  En Inde, dédié à Agni, il représente le feu génésique et le feu sacrificiel.  En Irlande, les Goborchinds avaient une tête de bouc.

En dépit de cet excellent symbolisme, la majorité des traditions religieuses voient en lui un être maléfique et une force de l’ombre.  On en fait l’image  même de la perversion des sens et de la luxure, figurant l’homme ordinaire, peu évolué, quand ce n’est pas Satan lui-même.  On oublie simplement que toute réalité manifestée présente toujours les deux côtés d’une même médaille.  Pour ces traditions, le bouc illustre l’abomination, la réprobation, la perversion, la putréfaction, l’iniquité, en faisant un signe de malédiction.  C’est au Moyen Âge que son aspect maléfique prit toute sa force de puissance diabolique, de divinité du sexe, ce qu’on doit probablement à son odeur forte, âcre et repoussante.  On disait alors qu’il servait de monture aux sorcières qui se rendaient au Sabbat.  Encore de nos jours, dans certains traités de psychologie, on s’en sert pour illustrer le mâle lubrique, presque constamment en érection, un sujet qui s’adonne à des mœurs contre nature, qui gaspille sa semence, qui cache des vices incontrôlables ou qui apparaît simplement dégoûtant, des êtres qu’on dit à fuir en se bouchant le nez.  Et on prétend qu’un bouc en tête d’un troupeau de chèvres figure les puissants par l’argent ou le renom, des êtres qui entraînent les faibles sur la mauvaise voie.  Dans le monde chrétien, il désigne le Grand Adversaire.

L’apparition du bouc dans l’espace psychique d’un sujet l’invite d’abord à se demander quel usage il fait de la force vitale ou de sa force génésique.  Sait-il canaliser les forces de son élan vital pour les maintenir dans le juste milieu?  Il peut ensuite se demander si les gens de son entourage ne commencent pas à le blâmer de certains échecs collectifs, ne cherchent pas à faire retomber sur lui certains torts, ne lui refilent pas toutes les afflictions.  Cherche-t-on à le punir injustement pour une faute commise par d’autres?  Peut-être plutôt qu’un être puissant veuille l’entraîner, à son insu, dans une mauvaise affaire?  S’adonne-t-il lui-même à la brutalité, à des heurts, à la violence, à des intrigues, abusant de sa force?  Témoigne-t-il d’un comportement lubrique?  S’adonne-t-il au harcèlement sexuel?  Profère-t-il des obscénités?

BOUC DE MENDÈS : Divinité de l’Égypte ancienne, dans sa période décadente, représentant la Grande Divinité panthéiste et cosmosophique.

BOUC ÉMISSAIRE : L’usage du bouc à cette fonction est mentionné pour la première fois dans le Lévitique, un des livres de la Bible.  Lors de la Fête de l’Expiation, le Grand Prêtre des Hébreux recevait deux boucs, offerts par les notables de sa région.  Après un tirage au sort, l’un d’eux était immolé en sacrifice, l’autre gagnait sa liberté, mais une liberté bien précaire, alourdie de toutes les fautes du peuple.  Tenu à la porte du Tabernacle, ce dernier était chargé de tous les péchés du peuple, ce qui équivalait  un peu à une absolution générale des erreurs de l’année précédente, puis il était amené dans le désert où on l’abandonnait à son sort, basculé dans un précipice.  Ce rituel équivalait au rejet définitif de l’erreur délibérée.  On oubliait que projeter ses travers sur un animal n’amène pas nécessairement à les intégrer et à s’en amender pour exercer une plus grande maîtrise.  De nos jours, le bouc émissaire désigne un être sur lequel d’autres personnes projettent leurs torts ou leurs défauts, mais sans avoir passé devant un tribunal où il pourrait présenter sa défense.  Il se retrouve donc l’objet d’une contestation dans laquelle il n’est pour rien.  Il subit des reproches injustifiés de la part des autres qui, masquant ainsi leurs faiblesses inavouées, cherchent à retrouver une meilleure image d’eux-mêmes.

BOUC MALÉFIQUE : En mystique, il s’agit du Grand Adversaire dont la révolte sera brisée par Mikael et mise en échec par le Concept immaculé, donc par la Mère divine.  Les chrétiens soutiennent que ce dernier rôle a été joué par la Vierge Marie.

BOUQUETIN : Ruminant ovidé, chèvre des montagnes, à longues cornes incurvées et annelées, présentant des bourrelets.  Il symbolise l’aspiration vers l’idéal et le désir de réussite.

BOUVILLON : Le jeune bœuf symbolise l’énergie masculine et la vigueur sexuelle.

 

BREBIS : Femelle du bélier ou du mouton, animal sans défense, caractérisé par sa grande douceur et sa grande sollicitude pour ses petits, qu’elle appelle et rassemble par un bêlement envoûtant, elle constitue une réminiscence de l’ère du Bélier, donc de l’ère des pasteurs.  Pas étonnant que les Chrétiens l’aient conservée comme désignation d’un membre du troupeau d’un prêtre.  Elle symbolise l’âme.  Voilà l’animal sacrificiel par excellence qu’on conduit à la tonte, au bûcher ou à l’abattoir sans qu’il mugisse.  En mystique, la brebis figure un idéal de brebisdouceur, d’abnégation et de service.  En regard du bouc, image de l’homme ordinaire, elle désigne l’homme spirituel.  Et l’homme ordinaire est séparé des hommes spirituels par le Capricorne.  Dans le registre populaire, elle identifie un être qui se laisse facilement abuser ou incapable de s’affirmer.  En ce sens, qui se fait brebis n’a pas à se surprendre d’être dévoré par les loups.

BREBIS BLANCHE : Elle symbolise l’âme en incarnation.  Elle invite à se relier à son Centre divin, à s’ouvrir davantage au monde spirituel, à se souvenir de ses origines spirituelles.  C’est l’ouaille d’un pasteur.

BREBIS BLESSÉE : Elle symbolise une âme atteinte par la puissance dévoreuse de son inconscient.

BREBIS ESSEULÉE ou SOLITAIRE : Elle exprime le désarroi de l’âme.  Peut-être s’agit-il d’une brebis égarée?

BREBIS GALEUSE : Elle désigne une âme malade.  Dans le langage courant, elle identifie une personne dont le commerce et les exemples sont pernicieux.

BREBIS MORTE : Voilà une âme perdue, empêtrée dans les illusions de la réalité.  Elle peut annoncer chagrin et peines.

BREBIS NOIRE : Elle évoque les désillusions de la vie terrestre ou les emprisonnements de l’âme en raison des liens qu’elle a tissés avec la matière.

BREBIS PERDUE : Une âme meurtrie et troublée par les tyrans et par les idolâtres diaboliques.

BREBIS (Dos de) : Dans la tradition mystique orientale, il s’agit du tamis à soma, le nectar divin.

CHEVAL : Mammifère ongulé périssodactyle herbivore caractérisé par la longueur des membres et l’existence d’un seul doigt à chaque jambe, ce qui en fait un remarquable coursier, d’où l’homme l’a domestiqué pour lui servir de monture et d’animal de trait.  À lui seul, il résume tous les instincts et les attributs des autres animaux, d’où il symbolise souvent la bête idéale, soit le corps parfaitement docile aux mouvements de l’âme et aux injonctions de l’Esprit, évoquant le véhicule du progrès matériel et de l’évolution spirituelle.  Il exprime la force, le pouvoir, la vigueur, la résistance, l’endurance, la beauté, la vitesse, la bravoure (chez les Turcs), l’impétuosité, la liberté, l’ardeur, la vivacité, le courage, l’allant, la versatilité, l’exaltation, la vulnérabilité, la noblesse, la majesté, la fidélité, la commensalité.  Il assure un déplacement sûr et sécuritaire.  Il marque la maîtrise de son être et de l’environnement ou du milieu.  Il chevalinvite à compter sur son pouvoir personnel, à le partager avec autrui, mais en leur faisant découvrir leur propre pouvoir.  Il appelle à sortir des sentiers battus pour explorer son pouvoir et la marge de sa liberté.  Car il évoque facilement la liberté d’un parcours, ce qui n’altère en rien sa dévotion à son maître.  Il démontre comment on peut vivre en harmonie au cours de toutes les phases d’un cycle de vie.

Au plan du caractère, il identifie un être aux désirs impétueux, rebelle et indiscipliné, qui agit de son propre chef, plus habile qu’intelligent.  Bien qu’il ait le sens de l’honneur, qu’il soit fidèle et loyal, il aime se pavaner et briller, détestant la routine et les horaires.  Impulsif, il aime le mouvement et il apprécie de faire uniquement ce qu’il préfère, ne reculant jamais devant quoi que ce soit.  Il agit comme une force de la nature.  Bon compagnon, mais exalté et vulnérable, il se montre parfois ténébreux.  Alors, il faut apprivoiser ses forces sauvages et savoir faire face aux circonstances comme elles se présentent.  On relie souvent le cheval à l’intellect et à la projection en astral.

On associe le cheval à Jupiter et au Sagittaire, mais à Mars pour son usage guerrier, de même qu’aux eaux de la fertilité, au rêve, à la divination, à la végétation, au renouvellement périodique des saisons, au vent.  En tant que monture, il figure la liberté de l’âme qui emporte l’être dans une quête importante de vie.  Et si on le choisit souvent comme véhicule des Dieux, ce doit être parce qu’il connaît le chemin à suivre pour atteindre l’Idéal.  On en fait justement la monture de Vahu (Vayu), en Inde.  En Grèce, Hélios, le Dieu du Soleil, possédait deux chevaux, Sténopé et Brontë.  Dans les mythologies, la Lune est souvent tirée par un attelage de chevaux, image des nuages.  Accompagnant  Neptune, les chevaux figurent les vagues de la mer.  Dans l’histoire antique, Glaucos, roi de Corinthe, fut dévoré par ses propres chevaux pour avoir méprisé la puissance d’Aphrodite.  Dans la tradition  hindoue, on évoque le Grand  Cheval, Maître du Rythme et des Écritures, qui déroba la Parole alors qu’elle sortait de la bouche du Créateur et fut tué par un poisson à tête de cheval.  Et on ne doit pas oublier le Cheval de Troie.  Il évoque encore les Maîtres du Monde d’avant le déluge.  Il désigne parfois l’une des formes de la Grande Déesse qui règne sur les trois Mondes.  On ne peut donc s’étonner de retrouver cette maxime mystique : Celui qui dresse ses chevaux incarne la sagesse, il maîtrise les cavales (Kabbale),  connaissant les choses secrètes.  Le cheval figure enfin Kalki (Maitreya), l’avatar divin à venir pour révéler l’aspect christique planétaire.  Dans certaines traditions européennes, il évoque la Déesse ou la Terre natale.

Monture des Dieux, le cheval est toujours relié à la présence et au pouvoir de Dieu.  Auxiliaire précieux de l’homme, qui a largement contribué à l’épanouissement de la civilisation mondiale, il est toujours relié au psychisme inconscient dans son influence instinctive sur le conscient.  Autrement dit, il exprime l’influence de l’âme, qui reçoit son énergie d’une autre sphère, sur le corps.  Il enseigne la vertu de la persévérance qui, appliquée jour après jour avec la force requise, malgré les efforts qu’elle implique, permet de mener une tâche ou un projet à terme.  Mais il faut savoir recourir à la force sans détruire ni être détruit.  Parfois, il faut renoncer à sa liberté pour se mettre au service de motifs supérieurs.  Il illustre la communication entre les espèces et il démontre la conscience du pouvoir obtenu dans la coopération sincère.  Il appelle à développer ses propres aptitudes et facultés.  Gardien des voyageurs, il les accompagne dans les projections en astral et il les avertit des dangers qu’ils peuvent rencontrer.  C’est le Guide qui aide à surmonter les obstacles.  Dans ses couleurs sombres, il révèle des désirs impérieux, instinctifs, dirigés vers les besoins naturels, autant sensoriels, sensuels que sexuels.  Dans ses couleurs pâles, il révèle une libération des influences obscures, la sublimation progressive des besoins naturels, un élan sincère et généreux pour se détacher des liens terrestres délétères.  Le cheval exprime une association qui doit reposer sur la confiance mutuelle, la loyauté réciproque, la fidélité entre deux partenaires, perçus comme deux moitiés d’un tout, au cours d’un voyage.  Par l’harmonie qu’il ressent avec sa monture, un sujet peut donc se donner des indices révélateurs sur sa propre santé et son propre équilibre.  Le cheval marque, pour l’individu, une prise de conscience du degré instinctif de sa nature, du degré de son intelligence, de la dynamique de ses désirs et de la vitalité de son corps.  Il donne une image d’élan et de libération des contraintes.

En psychologie, avant la puberté, le cheval peut marquer l’éveil des forces impulsives, la maturation sexuelle et la force de l’imagination.  À l’adolescence, il exprime l’impétuosité des désirs, la qualité de l’ardeur, la fécondité, la générosité, la force des instincts, la puissance créatrice.  L’attitude et l’allure de cette monture qui, dit-on, conserve la mémoire du monde, traduit les ambivalences humaines : elle est source de paix ou de conflit.  Elle aide à franchir impunément les Portes du Mystère inaccessible à la raison.  Selon le degré d’accord entre le psychisme et le mental, elle conduit au succès et au triomphe ou à la folie et à la mort.  Les relations entre l’homme et son cheval expriment les mille et unes possibilités du jeu subtil de la vie pour un sujet.  Dans le jour, l’homme dirige son cheval vers son but, mais, dans la nuit, le cheval guide l’homme vers sa destination.  Guide et intercesseur, le cheval connaît l’Autre Monde.  Il désigne tantôt l’intuition qui éclaire la raison, enseigne les secrets, se dirige d’une façon juste, tantôt l’instinct qu’il faut sublimer par l’union en soi du Ciel et de la Terre.  Participant au secret des eaux fertilisantes, il connaît leurs filons souterrains.  Ne lui attribue-t-on pas le pouvoir de faire jaillir les sources du choc de son sabot?  Mais c’est aussi l’animal de guerre par excellence, semeur  infernal de mort, impétueux dans sa lutte.  Et s’il a mené une guerre juste, il s’élève au Ciel par son triomphe ou son sacrifice.  Force féconde quand il rayonne la lumière, il peut devenir une force meurtrière quand il s’obnubile dans la nuit.  Il concilie tous les éléments de la Terre (terre, eau, feu) et du Ciel (air, eau,  feu).  Il passe avec une égale aisance de la nuit au jour, de la mort à la vie, de la passivité à l’action, de la passion à la sagesse.  Il relie les opposés, illustrant la Manifestation continue ou la continuité de la vie.  Il est Merveille, comme le dit la légende.  Grand protecteur, il confère l’abondance, la longévité et l’immortalité.  Il allie en équilibre force et contrôle physiques, dévotion et amour.

L’apparition d’un cheval dans son espace psychique peut annoncer qu’on recevra sous peu un message de la Grande Déesse, la Mère divine.  Cet animal évoque le Pays originel, le voyage ou la chevauchée vers ce Pays idyllique.  Il peut donc révéler le désir exaucé de partir physiquement en voyage ou d’entreprendre un cheminement spirituel.  Il souligne souvent un grand apport d’énergie, accélérant la vitesse de son évolution, reliant au sol et au soleil.  Il exprime parfois qu’on se sent fort à l’aise dans tous les aspects de sa vie ou qu’on accepte avec facilité toutes les étapes de ses cycles : naissance, mort, après-vie, renaissance.  À n’en pas douter, on est guidé et protégé à tous les moments de son expérience.  Voici l’heure de se demander quel changement on peut apporter dans un aspect ou un autre de sa vie pour mieux progresser ou de se préparer à entrer dans la Connaissance véritable.  Le cheval allie la force physique à la puissance spirituelle, d’où il permet de voler dans les airs et d’atteindre le Ciel.  La maîtrise du cheval permet d’accélérer son parcours.  Il peut porter les fardeaux à sa place et sur une bien plus grande distance, d’où on se sent plus libre et plus léger.  Ce qu’on devrait bientôt noter. Il enseigne comment s’y prendre pour mieux équilibrer son bouclier, soit comment cheval-1exercer sagement son pouvoir.  En effet, la sagesse consiste à aimer.  Et la meilleure façon d’aimer, c’est d’exercer son pouvoir sur soi-même de pair avec l’engagement de servir humblement la Source divine, de servir comme son instrument détaché auprès des autres.

Mal aspecté, le cheval trahit un débordement de l’ego qui empêche de réaliser qu’on donne aux autres l’exemple d’un manque de respect.  Peut-être plutôt qu’on se bat contre des êtres qui abusent de leur pouvoir?  Peut-être n’ose-t-on pas intervenir pour les remettre à leur place avec compassion?  Cherche-t-on à dominer quelqu’un?  Accuse-t-on les autres en oubliant qu’on a déjà erré soi-même?  Se laisse-t-on accabler sans réagir?  Reconnait-on à toutes les voies évolutives une valeur égale?  Renvoie-t-on les gens les uns contre les autres, semant la division?  A-t-on du mal à se fixer quelque part, à tenir en place, à compléter ses tâches?  Est-on accordé aux cycles de la vie?  A-t-on découvert son propre rôle?  Sait-on prendre sa place au soleil?  Veille-t-on bien à s’enraciner dans le sol et à se brancher dans le Ciel?  Sait-on faire son propre bonheur?  Cherche-t-on à transcender ses limites?  Prend-on le temps d’aller à la racine de ses inquiétudes vitales?

CHEVAL BLANC : C’est la plus noble conquête de l’homme, épiphanie céleste, pénétration de la Lumière, symbolisant les instincts sublimés ou maîtrisés.  Il donne l’image de la Beauté accomplie par l’empire de l’Esprit sur les sens.  Voilà la monture des héros et des conquérants spirituels, emblème de majesté et d’idéalisme.  Il est toujours relié à la présence et au pouvoir de Dieu.  Il exprime la domination de cheval-blancl’énergie sexuelle, la libération spirituelle par la Connaissance, la découverte de la Voie.  Il sert de monture à sa Divinité d’élection, à son Maître intérieur.  Il annonce aussi la venue du prochain avatar christique (Kalki ou Maitreya).  Ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, exprime l’exercice sage du pouvoir, appelé l’équilibre du bouclier.  Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse, mais l’exercice de la sagesse confère le pouvoir.  Or la plus grande sagesse, c’est d’aimer en prenant l’engagement de servir humblement la Source divine en exprimant sa compassion aux autres dans le détachement.

CHEVAL BLÊME : Voir à Cheval pâle.

CHEVAL CABRÉ : Cheval d’esprit martial et vif-argent, sans cesse dans le mouvement, attisant les conflits, toujours friand de nouvelles aventures.

CHEVAL DE BATAILLE : Il désigne la spiritualité active ou l’Amour pour tout, mais la spiritualité comme une affaire personnelle, comme une quête que l’individu prend en main grâce à son capital de sentiments et de ressentis.

CHEVAL DÉBRIDÉ : Il évoque une âme rebelle et passionnée.

CHEVAL DE COURSE : Accélération du mouvement de la vie, période de grande spontanéité, événements inattendus et surprenants, acquisitions rapides.  Ou, à l’inverse, spéculations hasardeuses, projets risqués, actions téméraires, gestes irréfléchis.

CHEVAL DE SAINT-MICHEL : Au Moyen Âge, il désignait la civière.

CHEVAL DE TROIE : Immense cheval de bois que les Grecs avaient édifié devant cette ville d’Asie, qu’ils assiégeaient depuis des années, comme offrande présumée à Athéna, avant de simuler leur repli définitif et leur retour dans leur pays.  En fait, il renfermait dans ses flancs de farouches guerriers bien décidés à servir d’instrument de la chute de la ville assiégée, Troie.  Les Troyens introduisirent cette immense effigie dans leur ville, contre l’avis des Sages, ce qui permit aux combattants grecs de sortir, de nuit, pour ouvrir les portes de la ville àcheval-de-Troie leurs compagnons.  Et ce qui devait arriver arriva : les Grecs conquirent enfin la cité.  Pour les Grecs, cet épisode évoque la lente initiation qui conduit à la Cité céleste mais, pour les Troyens, elle évoque une amère défaite.  On raconte ces faits dans l’Énéide.

CHEVAL DU CHAMAN : Chez les Iakoutes, c’est le tambour rituel.

CHEVAL DOMESTIQUE : Cheval apprivoisé et mâté suggérant une vie harmonieuse et sereine.

CHEVAL DU MIRAGE : Pour les Bouriates, il désigne le Soleil.

CHEVAL EMBALLÉ : Il exprime les tourments incontrôlés de l’esprit ou les vives passions.

CHEVAL EN EFFIGIE : Coutume irlandaise au moment de la cérémonie des Feux de la Saint-Jean.  Lorsque tous les paysans ont sauté par-dessus les braises, pour se purifier, on fait apparaître un cheval blanc en effigie, cachant un homme masqué sous un drap.  Ce dernier part à la poursuite des participants, sautant par-dessus le feu à son tour.  Chez les Garo, en Assam, à la fête des moissons, on jette un cheval blanc en effigie à la rivière après une danse au cours de laquelle on l’a bombardé avec des œufs.

CHEVAL JAUNE : Le coursier de l’Est, direction de l’illumination.  Il stimule l’éveil spirituel.

CHEVAL NOIR : Créature venant du Vide, où les réponses se trouvent, qui peut fournir les réponses au cours de son voyage évolutif.  Si on chevauche avec lui, on connaîtra la puissance qui surgit quand on pénètre dans la cheval-noirNoirceur et qu’on y trouve la Lumière.  Il rend souvent visite dans l’espace du rêve.  Dans l’Apocalypse, il exprime la famine.  En Russie, il sert de symbole de la jeunesse vive et de la vitalité triomphante.  Pour certains, il éclaire un désir de liberté.  Dans les contes, c’est la bête de trait qui tire le carrosse de mariage.  En inversion, il évoque un élan créateur dénaturé et perverti, un manque de réalisme.  En lui-même, il réfère toujours à la monture rapide inégalée.

CHEVAL NOYÉ : Dans nombre de cultures, notamment en Russie et en Grèce, on jetait un cheval à l’eau, à l’occasion de certaines fêtes, pour se concilier les forces des eaux.  Parfois on l’y jetait vif parfois seulement après l’avoir immolé.  En rêve, il désigne un naufrage de la conscience, submergée par les instincts et les passions.

CHEVAL PÂLE : Il présage la mort.

CHEVAL ROUGE : Le coursier enjoué qui, bien souvent, se cabre, renseignant sur la joie qui résulte du bon équilibre entre le travail, les divertissements agréables et les expériences spirituelles.  Il enseigne les bienfaits de l’humour par lequel on retient l’attention de ceux à qui on parle ou enseigne.  Il symbolise le don de la joie.

CHEVAL ROUX : Image de guerre et de conflits entre les êtres humains.

CHEVAL SACRIFIÉ : Dans le Véda, il désigne le Cosmos.cheval-sauvage

CHEVAL SAUVAGE : Il dénote des poussées instinctives déchaînées, une vie intérieure déséquilibrée, une vie désordonnée, une conscience sans maîtrise.

CHEVAL SUBLIME : Il évoque la maîtrise des instincts.

CHEVAL VERDÂTRE : Il annonce la peste, une épidémie.

CHEVAL TÉNÉBREUX : Il désigne le corps grossier, plein de désirs, qui, mâté, devient la plus belle conquête de l’homme.

CHEVAL VOLÉ : Ancienne tradition des pêcheurs du fleuve Oka qui, le quinze avril, au début du printemps, volaient un cheval pour l’offrir, en le noyant, au Grand-père des Eaux.  Avec la fonte des glaces, cette Divinité était censée s’éveiller ce jour-là.

CHEVAL (BLIAN) : Cheval pâle de Celles-sur-Plaine, en France.

CHEVAL (Jeune) : Dans la Chine ancienne, nom des néophytes lors de leur initiation.

CHEVAL (Premier) : En Chine, une constellation à laquelle on sacrifiait un cheval.

CHEVAL (Sacrifice du) : Dans la Rome antique, à la fin des expériences militaires, le quinze octobre, au lendemain des récoltes, on sacrifiait un cheval la tête garnie de grains à Arès (Mars, Dieu de la Guerre).

CHEVAUX AILÉS : Voilà le véhicule de l’Aurore, annonçant le retour de la Lumière, la renaissance, un nouveau départ, la fin des ennuis.

CHEVAUX SANS RENNES : Ils symbolisent l’unité de vision et de direction ou l’exercice de la volonté.  Grande maîtrise.

CHEVAUX (Attelage de) : La Volonté divine à harnacher, les passions à domestiquer, les polarités à équilibrer.  Les élans de la raison et les liens de la matière qui tirent à hue et à dia, ce qui résulte de la tension entre des forces diverses à équilibrer dans le calme et la gravité.

CHEVAUX (Deux) : Ils expriment la diligence, la vélocité, l’extrême rapidité.

CHEVAUX (Lâcher les) : Dans la Chine ancienne, tenir une réunion initiatique plus ou moins secrète.

CHEVAUX (Marchands de) : Dans la Chine ancienne, nom des initiateurs ou des propagateurs de nouvelles doctrines.

CHEVAUX (Quatre) : Pour les Musulmans, il s’agit des quatre vents.

CHÈVRE : Genre de mammifère ruminant de la famille des ongulés, sous-ordre des artiodactyles, à cornes arquées par derrière, au menton souvent barbu, qui se nourrit à peu près de tout, très primesautier, agile et épris de liberté, qu’on dit fort économe.  C’est la femelle du bouc, au caractère doux et facile, pourtant emportée et impétueuse, associée à Saturne et au Capricorne (poisson-chèvre).  Elle désigne une étoile de la constellation du Cocher qui annonce l’orage et la pluie.  Voilà la douce Mère nourricière, la Mère du Monde, emblème de chèvreClytemnestre et d’Oreste, reliée à l’élémental eau, exprimant, en ce sens, l’impulsion des sens, la substance primordiale non manifestée.  Pour les Chinois, elle sert d’emblème au Dieu de la Foudre, dont la tête sert d’enclume comme instrument de l’Activité céleste au service de la Terre (agriculture et élevage).  Chez les Grecs de l’Antiquité, elle figurait la nourrice de Zeus qui donna la Corne d’abondance aux Nymphes.  Voilà donc une nourrice et une initiatrice de la vie divine, illustrant l’union avec Dieu.  Elle exprime l’affection divine pour ses créatures, la Volonté de Dieu qui mène à travers des voies insondables, la gratuité de ses dons imprévisibles, invitant à une grande prudence dans le comportement.

Au plan du psychisme, elle identifie un être au caractère amène et affable, épris de beauté, cherchant constamment l’équilibre et l’harmonie en tout.  Mais il n’aime pas décider et trancher, même s’il est très à l’aise dans un clan, où il témoigne d’un grand esprit de dévouement.  Dédaigneux des responsabilités et des initiatives, souvent capricieux, instable et nébuleux, il préfère rêvasser.  Porté à s’identifier aux autres, il cache un grand besoin de protection et de sécurité, surtout dans la famille.  Intuitif, mais têtu, il sait faire tourner les situations à son avantage.  Il manque de confiance en lui-même et de sens pratique, d’où il paraît assez dépendant.  Sa liberté, il la cherche alors en fuyant dans la rêverie.  Très émotif, il aime se promener au vent, mais devant un obstacle, il lui arrive de foncer tête baissée, un peu extrémiste et imprudent.  On lui reconnaît une grande serviabilité.  La chèvre invite à mener un but à son terme en veillant à sa sécurité, mais en supportant paisiblement la critique.

Dans son sens inversé, elle peut évoquer la crédulité et le manque de jugement.

CHÈVRE (Tête de) : Elle symbolise le Principe divin qui instruit, met en mouvement et en relation.  Elle exprime l’analyse, l’invention, la diffusion, la gaieté, la légèreté, la séduction, l’érotisme doux, la rapidité, l’impulsivité.  Elle est associée à la flamme et à la lumière naissante.

CHEVREAU : Petit de la chèvre et du bouc, il symbolise le printemps ou le nouveau-né à la vie divine.  Il évoque Dionysos en transe mystique.  Sa peau forme l’égide (bouclier) de Zeus et d’Athéna.

CHEVREAU TOMBÉ DANS LE LAIT : Pour l’Orphisme, il s’agit de l’âme initiée qui vit de la nourriture des néophytes pour accéder à l’immortalité de la vie divine.

 

COCHON : C’est le porc émasculé élevé pour sa chair.  Dans toutes les traditions des peuples qui l’ont domestiqué, il symbolisait d’abord l’aisance et la prospérité.  Au niveau du caractère, il dépeint un être  pacifique et sensible, peu méfiant, qui a toujours peur de commettre une erreur ou de nuire.  D’un naturel courtois, sans malice, il se laisse facilement tromper, détestant les querelles, toujours prêt à excuser les travers des autres.  Il se range généralement à l’avis des autres pour éviter les affrontements.  Il prend le temps de penser avant de se décider.  Sensuel et gourmand, parfois goinfre et dévastateur, il ne se prive d’aucun plaisircochon.  Imbu du sens de l’engagement, de volonté ferme, même obstiné, il mène ses entreprises jusqu’au bout.  Il aime agir de son propre chef, dédaignant devoir demander l’avis des autres.  Assez solitaire, trop indulgent, il concède promptement sa place aux autres au lieu de la défendre.  En inversion, il désigne surtout le mécontentement.

En mystique, on considère le cochon comme un centre de métamorphose.  Il exprime la nécessité de s’intérioriser pour ouvrir sa conscience et pour découvrir une vision plus large de la vie.  On l’associe à l’opulence et à la quête du plaisir, qui peut devenir excessive.  Dans son sens inversé, il évoque la saleté, l’avarice, l’entêtement, l’égoïsme.

COQ : Oiseau domestique, mâle de la poule, de la famille des gallinacées, voilà l’oiseau initiatique de Mars, parfois associé au Soleil, la clef de voûte du cycle naturel de l’ombre et de la lumière, qui annonce le lever du  soleil et chasse l’esprit des ténèbres.  Animal guerrier, image de bravoure, de courage, de stabilité et de vigilance, incarnation des désirs impétueux et des attachements tenaces, on le considère comme le Protecteur et le Gardien de la vie.  On l’associe à la lumière naturelle du jour dans les premières lueurs de l’aube, à l’équinoxe du printemps, comme au soleil de midi, au solstice d’été.  Il symbolise la transformation de toute chose assurant la clarté, la croissance, le développement, le progrès, l’expansion.  Il annonce généralemcoqent, en ce sens, que la lumière revient dans sa vie, la victoire du jour sur la nuit.  Il exprime tantôt la virilité idéale tantôt le temps qui passe.  En alchimie, il désigne le vitriol des alchimistes.

Le coq révèle une lumière qui pointe en soi.  Il chasse les ténèbres, donc les malheurs.  Il invite parfois simplement à se lever tôt ou à respecter les rythmes de la Nature pour mieux réussir dans ses affaires ou ses entreprises.  Il peut encore exprimer une fierté qui en impose aux autres ou une sexualité exigeante et sans sentiment.  À l’inverse, il peut dénoter une continence excessive.  Relié au secret, il peut prévenir de ne pas ébruiter une réalité pour éviter qu’elle parvienne aux oreilles d »un ennemi, ce qui pourrait devenir cause de ruine et de désolation.  Illustrant l’intelligence d’origine divine, il suggère occasionnellement de faire preuve de plus de civilité, de courtoisie ou de politesse à l’égard des autres.  C’est l’Ennemi de l’ennemi de Dieu, relié au pouvoir de la voix, qui protège la Lumière initiatique.  Il correspond au Mercure alchimique.  Bien qu’il soit relié au Monde souterrain, il assure qu’on est un protégé des Dieux.

Au plan du caractère, le coq identifie un être ardent, épris d’ambition ou d’idéal, mais porté à la convoitise, à la possession et à la colère.  Fier, très sûr de lui-même, il lui arrive d’être vantard, arrogant, poseur et agressif.  En fait, le roi de la basse-cour, évoque moins la prétention, l’orgueil ou l’arrogance que la fierté bien méritée, un sentiment qu’on peut se permettre dans la mesure où on évite toute domination et toute exploitation d’autrui.  Il annonce le lever du Soleil, soit le retour à la clarté dans sa vie.  De nature secrète, il témoigne d’une intelligence dont il est lui-même conscient.  Porté à la glorification personnelle et à la rivalité, il éprouve peu de considération pour les autres.  Il cache un désir secret de suprématie et une grande passion, ce qu’il rappelle par son esprit bagarreur.  Il aime être remarqué et il dirige sa cour d’une main de fer.

Doté d’un grand magnétisme, le coq se donne corps et âme à ce qu’il aime comme à ceux qu’il chérit, mais il est porté à entretenir des idées fixes.  Toujours en quête de la partenaire idéale, il fait preuve d’une jalousie redoutable lorsqu’il l’a trouvée.  Pour lui-même, il ne dédaigne pourtant pas les conquêtes nombreuses pour s’entourer d’un harem.  Il s’entoure de gens à la mesure de ses aspirations.  Imaginatif, mais fort sensuel, il vit en accord avec ses convictions et les impose, capable d’une attitude rigide, souvent radicale.  Peu influençable,  il peut devenir très violent quand les choses ne vont pas à son goût.  Il porte grand soin à son apparence.  Allant toujours droit au but, il s’exprime directement, sans détour, souvent dans une franchise brutale qui ne ménage aucune susceptibilité.  Curieux, il a toujours envie de tout essayer.  Enthousiaste, il aime être le seul maître ou travailler seul à sa façon.  De nature inquiète et tourmentée, il se perd souvent dans les détails.  Même si on est son ami depuis longtemps, on connaît rarement sa vraie nature.  Mais il agit toujours avec une grande conscience.

Pour la femme, le coq peut prévenir de mieux surveiller ses intérêts ou de se prémunir contre un homme qui témoigne de surestimation virile.

Le coq annonce la mort dans l’Autre Monde où il peut accompagner l’âme d’un défunt.  Son chant signale souvent la présence d’un ange dans ses parages ou appelle à la prière.  En lutte, il peut présager des conflits d’intérêt financier, des mésententes domestiques, des menaces au niveau de l’affectivité.  Animal de Velchanos, la divinité suprême des Crétois, c’est un des emblèmes de la nation française.  Le coq du village désigne l’homme le plus admiré des femmes dans une localité ou un individu séducteur, fanfaron et hâbleur.

 

ÉTALON : Cheval mâle, il symbolise le grand courant d’énergie bouillonnante qui active la génitalité masculine.  Il exprime diversement la virilité idéale, la force, le pouvoir, le courage, l’audace, l’indépendance.  On le relie au mois de mai, donc au renouveau.

 

GÉNISSE : Jeune vache qui n’a pas encore mis bas.  Elle symbolise la pureté, la paix et la sérénité de l’âme.  Dans la mythologie grecque, on apprend que Zeus, qui aimait Io, génissela fille d’Inachos, la changea en génisse et la fit garder par Argos, le prince aux cent yeux, dont cinquante restaient toujours ouverts.  En Égypte, elle désigne Isis, souvent représentée par une femme à tête surmontée de cornes.  Les Génisses figurent les quarante-neuf races et sous-races d’un cycle planétaire, à laquelle il faut ajouter la race des élus pour compter cinquante races et sous-races.

 

JUMENT : Femelle du cheval, la jument désigne, dans la mythologie grecque, une métamorphose d’Hécate, Déesse de la Lune, de la Mer et des Ténèbres, de la Magie et des Enchantements, qui hante les carrefours, suivie d’une meute infernale.  On notera à ce propos que le mot anglais «nightmare», qui se traduit par cauchemar,  signifie jument de la nuit.  C’est aussi Djumentéméter, l’impétueuse et destructrice Déesse de la Terre et de la Fertilité, la Grande Nourricière, qui devient Cérès à Rome.  C’est la Déesse gallo-romaine Épône, la protectrice des chevaux.  C’est encore Blanque, le cheval pâle du Pas-de-Calais.  Elle évoque notamment l’intuition, l’esprit et la créativité.  En psychologie, la jument prend une signification puissamment érotique, surtout quand elle désigne la monture à enfourcher.  La jument en furie porte l’aspect le plus inquiétant.  On dit qu’elle peut faire roi celui qu’elle initie aux mystères de la Souveraineté, mais qu’elle dévore celui qui résiste à ses avances.  En général, la jument figure une énergie vitale fertile, une existence sereine, l’accord avec les cycles de la vie.

LAPIN : Mammifère rongeur herbivore aux longues oreilles et au pelage soyeux très prolifique.  Cet animal lunaire évoque diversement les notions de fertilité, de capacité de reproduction, de génération nombreuse ou de prolifération des idées, de clarté de vision, de productivité, suggérant souvent une multiplication incontrôlée, à savoir que la quantité l’emporte sur la qualité.  Mais il évoque également l’artifice, l’équilibre, l’humilité, la renaissance, la docilité, l’innocuité, l’élevage.  En psychologie, il personnifie la douceur extrême d’un lapinêtre qui se laisse facilement blesser.  Il peut inviter à dépasser les croyances limitées de ses semblables, à sortir des sentiers battus, à abandonner toute peur, à se dégager du passé, à se déterminer à changer.  Il peut suggérer un état d’alerte de nature à éveiller la vigilance.  Il souligne parfois un renforcement de l’intuition et une accélération de la pensée.  Dans la langue populaire, il désigne un être très sensuel qui peut être porté à l’infidélité.  On lui attribue un sens de valeur peu précieuse, d’esprit poltron, de rapidité à détaler, de promesse non tenue.  On peut compléter ces notions en se référant au mot Lièvre.

LAPIN (Le Grand) : Il désigne la Lune tachetée.

MOUTON : Mammifère ruminant à toison laineuse et frisée.  C’est le bélier domestiqué et émasculé, doux et traitable, relié aux nouveaux commencements ou aux nouveaux développements, qui évoque l’esprit de sacrifice.  Spirituellement, il symbolise l’achèvement, la percée, la réalisation.  Au niveau culturel, il évoque la domestication et le conformisme.  Il appelle à faire preuve de courage, à se fier à ses aptitudes et à maintenir sa confiance même si on se retrouve dans un nouvel environnement.  Il démontre comment on peut se protéger en mouton blanc se regroupant.  Au sens figuré, il évoque un être crédule, facile à duper ou à mener, qui manque d’initiative personnelle et qui modèle sa conduite sur celle de son entourage, acceptant facilement les modèles imposés, vivant dans une dépendance humiliante et absolue.  Il démontre la confiance dans ses aptitudes.  Aussi compte-t-il toujours sur des instructions pour agir, requiert-il des références, a-t-il besoin de valeurs pour se guider, accepte-t-il facilement les opinions et les croyances des autres, manquant un peu de personnalité.  Dans cette optique, le mouton appelle à évaluer son rôle dans la vie sociale pour s’assurer qu’on ne succombe pas à la mentalité grégaire.  Il suggère d’étudier les problèmes de structure et de distribution des fonctions à l’intérieur d’un groupe.  Il invite à comprendre la position qu’on occupe en société.  Il explique que, pour créer une solidarité, il faut bien remplir son rôle, respecter les autres et se conformer aux règles du milieu.  Un être loyal connaît son rang et il sait commander ou obéir selon sa position.

Pour les Turcs, le mouton évoque la faiblesse et la crainte.  Pour les Yürüks du même pays, il est associé à l’âge du vieillard.  Pour plusieurs, il évoque l’imitation stupide, la douceur fade et banale, la force atténuée.  Se laisse-t-on conduire à l’abattoir sans rien dire?

MOUTON BLANC : Il symbolise l’innocence, la douceur et la pureté, parfois la virginité.  C’est l’animal traditionnel du Québécois.  Attribut du Bon Pasteur, on l’associe au Filmoutons de Dieu immolé pour les péchés du monde.  Il désigne souvent tout membre du troupeau de Dieu sous la conduite de ses bergers.  On lui confère la notion d’abandon aux décisions du Seigneur.

MOUTON NOIR : Être original abhorré à qui on cherche à interdire d’être lui-même parce qu’il provoque le milieu ou dérange le système par ses pensées, ses attitudes ou ses comportements.  La société désire que ses citoyens se soumettent à ses lois, s’adaptent à ses normes, agissent de façon conforme à ses attentes, valeurs véhiculées dans les familles.  mouton noirCeux qui n’y parviennent pas, par un trop-plein de vitalité, de créativité ou de liberté, sont en butte à l’intolérance des autres membres et sont marginalisés.  Ceux-ci essaient de les culpabiliser et de les conformer à la volonté générale.

MULE et MULET : Hybride femelle et hybride mâle issus du croisement de l’âne et de la jument ou de l’ânesse et du cheval, généralement stériles.  Il peut porter loin sans s’abreuver.  Il annonce généralement de multiples développements nouveaux.  Il symbolise la foi dans sa vérité personnelle ou l’imposition de ses droits innés.  Il invite à tenir ses promesses, à rester constant en amour, à se maintenir dans son statut social.  Culturellement, la mule symbolise la pauvreté, évoquant en outre le caprice et l’entêtement borné.  Dans son sens négatif, la mule muleéclaire souvent un manque d’harmonie intérieure ou une difficulté à s’entendre avec les autres.  Elle illustre l’entêtement, l’incapacité de collaborer, le désir de ne jamais céder, la volonté d’imposer son point de vue.  Il peut signaler qu’on s’en met trop sur le dos ou qu’on fait face à des responsabilités qui engendrent de l’angoisse.  Quant au mulet, il symbolise le don de soi et le service, évoquant encore la vigueur, la patience, la force et la sobriété.

OIE : Oiseau palmipède massif au long cou et au bec large qui se promène gauchement en se dandinant.  Il constitue le nouvel animal totémique du Système solaire en remplacement de l’ours, rappelant le réalignement de la Terre sur l’étoile Mérope des Pléiades.  La plupart du temps, l’oie appelle à la vigilance et elle  confère la puissance créatrice. Très attachée à sa famille, à la stabilité de son environnement, bien que capable s’élever à une altitude extraordinaire pour voler d’un continent à l’autre, elle montre qu’il est possible d’associer les Oie aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes.  Reliée à la lemniscate, cet oiseau symbolise l’infinité.  Il désigne une âme intuitive ou une âme élue choisie pour remplir une mission divine.  Cet oiseau migrateur, qui symbolise la Puissance créatrice, appelle à la vigilance.  Il démontre la possibilité d’associer des projets matériels aux aspirations spirituelles dans le quotidien.  Il suffit de mettre chaque chose à sa juste place, amenant les moyens à servir la fin.  Il exprime le retour au Foyer originel en toute sécurité.  Il détient la vibration de l’Union divine.  Il identifie un messager, raconteur d’histoires, qui circule entre le Ciel et la Terre et qui reçoit la mission d’avertir en cas de danger.  Dans la Rome antique, on gardait des oies au Capitole, oiseaux consacrés à Junon.  Celles-ci sauvèrent la ville en réveillant les citoyens par leurs cris, les prévenant d’une attaque nocturne des Gaulois.  L’oie figure souvent l’épouse aimée, fidèle, protectrice.  Pour une jeune fille, elle peut prévenir d’une défloration prochaine.  On l’associe diversement à la vigilance, à la fertilité, à la productivité, à l’innocence, au bonheur, au rôle parental, à l’appel de la quête aventureuse ou spirituelle, au voyage dans des lieux légendaires.  Elle confirme parfois à un être qu’il est prêt à assumer un rôle parental ou un partenariat.  Il signale souvent une avancée sur le sentier de son âme ou de son destin.  Il facilite la compréhension de la puissance de la communauté.  Il invite à assister les autres qui sont faibles, indigents ou malades.  Celui-ci détient en effet la force créative et l’énergie productive pour engendrer un environnement stable et des liens puissants.  Il gère bien sa vie, sachant alterner les phases d’extériorisation et d’intériorisation.  En Égypte ancienne, l’oie désignait la Déesse Hathor qui couve l’Oeuf d’or (Râ, le Dieu-Soleil).  Elle est associée à la lumière du printemps.  Elle évoque parfois la femme désirée exprimant toujours la fidélité conjugale.  Elle suggère parfois de mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle.  Mais elle  peut annoncer les surprises et les embûches de la migration, surtout l’oie sauvage.

Dans son sens inversé, l’oie révèle qu’on est trop préoccupé par ses droits, ses possessions, son territoire.  Peut-être plutôt prend-on inutilement des airs hautains et affectés?  Est-on trop possessif de son partenaire?  La poursuite de sa vie de couple sert-elle encore ses intérêts?  Ne pourra-t-on la poursuive que si on y inclut le respect mutuel et la liberté au lieu de l’esprit captatif et la jalousie?  Est-on appelé à compter davantage sur soi-même aux chapitres de la créativité et de la productivité?  Ne serait-il pas le temps de mieux s’alimenter, de bien se reposer, de faire suffisamment d’exercice?  Pressent-on un danger?  Saura-t-on donner l’alarme?

Dans l’imagerie populaire, l’oie évoque l’aisance, la prospérité, le bonheur affectif, le soutien amical, la réconciliation affective.  Elle évoque parfois une personne fort niaise.  Elle peut annoncer des médisances ou des querelles d’intérêt.

OIE BLANCHE : On la substitue souvent au cygne blanc dans certains textes mystiques.  Elle peut désigner une jeune fille innocente et candide.

OIE SAUVAGE : Elle symbolise les changements saisonniers et annonce les migrations.  Volant au-dessus de l’océan, elle évoque une belle saison;  volant au-dessus des colloie-1ines, elle annonce de grands froids.  Elle constitue la gardienne bruyante d’un territoire sacré.  Elle s’accouple pour la vie, exprimant une grande dévotion à son partenaire et défendant agressivement sa progéniture.  Elle désigne l’esprit courtois, le sens d’équipe et la fidélité.  Elle dit méfiance, prudence, progression circonspecte.

OIE (Jeu de l’) : Jeu sur une spirale qui représente toute l’échelle que l’adepte doit suivre pour arriver à la Connaissance suprême.  Il comprend des arrêts et des retours en oie-jeuarrière symbolisant les examens insatisfaisants.  Il ressemble au Jeu des serpents et des échelles qui a fait le bonheur de bien des gens dans leur enfance.  À l’origine, le jeu de l’oie comprenait le labyrinthe et le recueil des principaux hiéroglyphes du Grand Œuvre alchimique.

OIE (Oeuf d’) : Il désigne le disque solaire.

OIES SACRÉES : Dans la Rome antique, il s’agissait des oies qui vivaient autour du temple de Junon, sur le Mont Capitole, capables de pressentir le danger et de donner l’alarme.

PONEY : Cheval de petite taille à crinière épaisse.  Il symbolise, en réduction, les valeurs du cheval.  Il traduit les aspects enjoués de sa vie.  Souvent, il évoque sa puissance inexplorée, des aspects sous développés ou indisciplinés de son être.

PORC : C’est le verrat émasculé destiné à l’élevage, le grogneur qui servira de nourriture.  Animal de Saturne et du Capricorne, il illustre l’intelligence, la patience, l’abnégation, la générosité, la découverte, la renaissance, la régénération et le renouvellement de la Nature et la Magie profonde de la Terre.  Il symbolise l’enracinement de la vérité.  Il agit comme l’éboueur ou le fossoyeur des déchets humains, comme celui qui filtre ses imperfections.  Il détient la connaissance des vies antérieures.  Il annonce souvent un changement de statut ou d’état de fortune.

porc En fait, le porc constitue un des présents de la Grande Déesse pour nourrir l’humanité, fournissant un aliment gras dont la consommation est interdite chez les Juifs et les Musulmans.  En Grèce antique, Circé, une magicienne, métamorphosait en cet animal les hommes qui la poursuivaient de  leur amour, traitement qu’elle fit notamment subir aux compagnons d’Ulysse.  Chez les Celtes, cet animal désigne le Dieu Luz, bien qu’on le remplace souvent par le sanglier.  Les Gallo-romains l’associaient à Mercure sous le nom de Moccus.  Habitant de la Caverne cosmique, il symbolise, au premier chef, les tendances obscures et multiples, les instincts primaires, d’où on l’associe souvent à l’ignorance et à la voracité.  Par son apparence prospère,  il annonce l’abondance, du reste choisi comme l’emblème de la réussite financière acquise plus ou moins honnêtement.  En fourrageant le sol, il élimine les arbustes et les racines souterraines indésirables, retournant la terre et l’engraissant de son fumier.  Il sert parfois d’indice de la fertilité.  Il invite au don fondé sur la certitude du renouvellement des choses et à l’amour envers la Nature.  Alors, il peut permettre la découverte de trésors souterrains ou des secrets de la Terre.  Dans bien des cas, il symbolise la Mère divine qui donne et reprend la vie à son gré.

Dans nombre de la culture, on retient surtout ses aspects négatifs, le considérant comme un être impur.  Omnivore, dévorant et engouffrant tout ce qui se présente à lui, on l’a retenu pour exprimer les tendances obscures comme la goinfrerie, la luxure, la ruse, la saleté, la méchanceté, la perversité, l’égoïsme, le prosaïsme, l’esprit mercantile, la débauche, l’inconscience.  Il illustre souvent l’être incapable de recevoir ou de saisir la vérité, l’être qui, par manque de discernement spirituel, se ferme à la Lumière pour se complaire dans la fange et se repaître de ses excréments.  Il dépeint un être facilement choqué ou submergé par les émotions.  Dans le langage populaire, il dépeint un être grossier, sale et débauché, très sensuel.  Et, par son comportement, on l’associe à un être qui ne travaille que pour le gain, ne consacre jamais de temps à son évolution, nie l’immortalité de l’âme, préférant se repaître de nouvelles sportives et financières, d’actualités à sensation, de conquêtes féminines, bref de nouvelles et d’activités relatives aux fluctuations des énergies purement matérielles, s’adonnant à tous les plaisirs primaires.

 

POULAIN : Le petit du cheval évoque généralement la turbulence, un dynamisme débordant, l’esprit de fantaisie, la nature fringante, l’indépendance un peu sauvage, la poulainfantaisie plutôt dérangeante.  Il réfère à l’émergence de nouvelles énergies ou à l’avènement de nouvelles entreprises.

POULE : Cet oiseau de basse-cour, femelle du coq, symbolise d’abord la chasteté et l’amour maternel.  Dans son environnement coutumier, elle évoque les soins attentifs et patients, même infatigables, de la mère protectrice, toujours attentive à ses petits, qui ne néglige pas de recourir à la voix pour garder sa progéniture en sécurité.  Ainsi, elle est garante garantes d’un foyer harmonieux et confortable.  Lorsqu’elle exprime un comportement détestable, plus souvent qu’autrement, elle éclaire des difficultés relationnelles sérieuses entre la mère et un enfant ou entre une femme qui joue à la mère et son époux.  Autrement, elle invite à se mettre à l’écoute de sa voix intérieure ou à bien saisir un langage pour recueillir des réponses qui Pouleéchappent aux autres.  Elle appelle à éveiller les pouvoirs du Soleil levant.  En psychologie, on dit qu’elle décrit habituellement la manière de réagir à son entourage ou éclaire l’état de sa pensée.  Dans certains cas, elle peut évoquer une femme qui, bien qu’elle soit belle, agit de façon trop conventionnelle ou exprime trop de mission à son homme.  Elle néglige ainsi d’affirmer et ses talents et sa personnalité.  On l’associe à la lettre Q.

POULE AUX ŒUFS D’OR : La source d’un profit important.

POULE ET COQ : Associés, ils évoquent généralement un couple traditionnel, trop conformiste, conservateur, orthodoxe.

POULE ET POUSSINS : Associés, ils évoquent l’amour miséricordieux qui invite à l’effort constant pour nourrir et protéger la cellule familiale, parfois surtout la vanité de l’effort.  Ils peuvent encore évoquer la fécondité de l’esprit, l’inspiration qui pousse sans cesse l’âme vers de nouveaux accomplissements.

POULE COUCHÉE SUR SES OEUFS : Elle évoque les idées nouvelles qui n’attendent qu’à éclore.  Annonce de richesse, de prospérité, de fécondité.

POULE NOIRE : En sorcellerie, elle constitue le vulgaire oiseau du diable des campagnes.  Les grimoires du Moyen Âge précisent que pour qu’elle soit efficace dans une évocationPoule-noire, il faut qu’elle soit née d’un œuf noir, n’ait jamais encore pondu, n’ait jamais été approchée par un coq.  Il faut l’immoler à un carrefour en évoquant le Prince des ténèbres.  Par privilège satanique, ce type de poule pourrait pondre des œufs d’or.

Poulet

POULET : Le petit de la poule symbolise l’enfant bien-aimé de la Mère divine.  Il évoque la fragilité de l’existence humaine quand elle n’est pas surveillée par le Créateur.  Il propose d’écouter ce que les autres disent de soi ou à porter attention à ce qu’on dit des autres.  En Alchimie, il évoque les trois phases du Grand Œuvre : pattes noires (opération au noir ou «negrido»);  plumes blanches (opération au blanc ou albédo);  et crête rouge (opération au rouge ou «rubedo»).

Dans son sens négatif, ce volatile évoque une entité incapable de voler parce qu’elle manque de maturité ou qu’elle entretient trop de liens terrestres (attachements).  Il suggère encore le jeu de l’être qui ne pense qu’à jouer, toujours curieux, insouciant du danger, ce qui l’amène à se lancer dans le péril.  À moins qu’il s’agisse de l’être qui fuit la main qui le nourrit ou qui entretient des espoirs et des ambitions à ras du sol.  Il peut s’agir d’un être poltron qui manque de volonté, qui s’adonne au verbiage vain ou au commérage inutile.

POUSSIN : Le petit du coq et de la poule, au sortir de l’œuf, symbolise l’effort vital qu’il faut produire pour faire éclater ses limites de créature incarnée.  Il atteste le fait qu’on vient de réaliser quelque chose à son sujet dont on devrait se servir désormais pour observer son entourage. Il invite à soutenir son action, même à redoubler d’ardeur à travers les renoncements nécessaires.  Il indique que quelque chose de créatif se prépare, qu’un obstacle va être surmonté, qu’un blocage va céder, ce dont on est certain, car on le sent déjà.  On doit stimuler sa volonté, car rien ne se produira de façon magique, soit sans difficultés.  Mais on peut s’investir sans crainte, avec patience et détermination, car la réussite apprpoussinoche.  En pareil cas, le travail appuyé par la volonté reste la grande clef du succès qui s’annonce.  Qu’on consacre donc son temps et son énergie au but qu’on poursuit et on attirera cette réussite qui détendra tout son être.  Le poussin évoque toujours quelque chose à faire naître ou à faire grandir.

POURCEAU : Par cette désignation négative du porc, on identifie un être en régression ou en involution qui se repaît de tout sans discernement.  Il prend le même sens que le porc  dans son aspect inversé.  Voir ce mot.

TAUREAU : Mammifère ruminant domestiqué, mâle de la vache, reproducteur de la race bovine, le taureau symbolise le mouvement de l’activité de la substance vive et la puissance génératrice qu’il faut progressivement transmuter tout au cours de son évolution.  Image de vitalité, d’impétuosité, de fougue, d’ardeur, de virilité, de volonté, de courage, de royauté, de puissance génésique et de fertilité, de force invincible, donc de virilité féconde.  C’est le Guide qui confère l’illumination spirituelle et donne la joie.  C’est le Maître insondable qui engendre la force, la justice et l’ordre cosmique.  On le décrit comme le Support du monde manifesté qui meut la Roue céleste.  Bien ancré en terre, toujours fécond, il cache la promesse de conduire taureauau couronnement spirituel.  Il éclaire la force créatrice ou initiatrice, s’associant naturellement à la sensibilité, à l’union, au mariage, à la famille, à la protection de sa progéniture, à l’épanouissement de la race.  Il indique un élan vers la densité qu’il faut corriger en le sublimant.  Psychiquement, il révèle un aspect de son être sur lequel on tend à exercer sa maîtrise, la soif de vivre, l’impulsivité, la puissance indomptée, le désir de connaître et d’expérimenter.  Il illustre une force qui peut devenir destructrice si elle n’est pas canalisée.

Le taureau exprime toujours l’amour de la matière et des formes du fait qu’il possède l’amour biologique comme principe.  Il représente l’amour des êtres concrets et l’affect et la saveur que cet amour fait naître dans le corps.  On l’associe aux idées de rotation et de désir.  Il figure la force première du sang, la sève du corps, qui peut souvent s’opposer à la vie de l’esprit.  Il résume les désirs primitifs ou instinctifs et les passions animales primaires comme, notamment, les désirs de jouir de tout, de dominer en amour, de posséder pour accumuler, d’exercer un pouvoir, de s’établir en rivalité ou en concurrence, d’être le meilleur en tout.  Bête altière, il déploie une force chaleureuse et vitalisante.  Il représente une masse statique, porteuse de vie, plantureuse, caractérisée par la puissance, à prédominance horizontale et ventrale.  Curieusement, il peut aussi bien évoquer la mère tutélaire et secourable, parfois castratrice, que le père pourvoyeur et déchaîné, car, astrologiquement, il désigne un signe féminin.  Il invite à apprivoiser le monde de la virilité et à pondérer la surévaluation virile par la féminité.

En effet, le taureau désigne en ce sens la Porte de la Réintégration : ceux qui le prennent en main peuvent atteindre la Perfection, mais il devient un gage d’aveuglement, de fatalité et de folie pour ceux qui stagnent, qui sont du reste abandonnés à eux-mêmes.  Il régit l’acte défini qui oriente la flèche vers sa cible (son but).  C’est le Verbe en action dans l’Univers, le Moteur du Tourbillon universel, le Maître du Royaume des végétaux.  Gardien du Labyrinthe cosmique, il trace les sillons.  En psychologie, il identifie un être qui se livre à un travail acharné, supporte mal les échecs, bien que très honnête, il ait toujours le sens du devoir.  Prompt à relever les défis, très matérialiste, traditionaliste, conservateur et conformiste, il a l’esprit d’économie, bien qu’il reste très généreux pour les siens.  Toujours en quête de stabilité affective, indépendant, mais détestant la solitude, il aime connaître son monde avant de s’engager, ce qui vaut autant en affaires qu’en amitié.  Lent, mais actif et robuste, il aime tout essayer sans rien approfondir, idéalisant les valeurs viriles.  Fidèle, mais très sensuel, bon viveur, il aime son confort et mène une quête intense de tendresse et de gratitude.  Amant de la paix, il aime qu’on le laisse tranquille.  Il maîtrise assez bien ses émotions, gère bien sa vie affective, car l’harmonie lui est précieuse.  Plein de bon sens, plutôt terre-à-terre, il témoigne d’un grand réalisme.  Il garde un penchant pour les pensées rétrogrades, très attaché au passé.  Il lui arrive d’être passif et têtu.  Il a toujours besoin de sécurité et de certitudes.  Il ne s’ouvre à la nouveauté que si elle lui paraît raisonnable.  Il adopte la même attitude à l’égard de la spiritualité et de la religion.  Routinier, pantouflard, il peut travailler jusqu’au surmenage, n’étant créatif que si cela lui rapporte.  Amical, sincère, honnête, il manque d’idéal.  Malgré un ego débordant, il peut être généreux et altruiste, surtout si cela peut être connu.  Jovial, malgré ses attitudes figées, il ne pèche pas par l’ouverture et la tolérance.

Le taureau constitue un emblème à la fois solaire et lunaire.  Il évoque le Ciel fertile qui rend la Terre (la Vache) féconde.  Père du troupeau et roi de la ferme, il peut donner sa vie pour une cause.  Il identifie le Guide parmi les hommes.  Il distille le rayon de l’illumination spirituelle et révèle le pouvoir de la grâce de Dieu.  Il désigne toujours une force bienfaisante, surtout à l’égard de la prospérité.  Mais pour devenir prospère, apprend-il, il faut ressentir cet état d’abondance dans son cœur et dans son âme avant de le chercher dans la matière.  Il enseigne que, dans les circonstances éprouvantes, où il faut travailler avec persévérance, dans la patience, pour parvenir à atteindre ses buts, il faut éviter de drainer ses énergies et de sombrer dans la déprime.  Il enseigne à défendre son point de vue.

Mal aspecté, le taureau éclaire une difficulté à retrouver sa motivation.  On peut encore faire preuve d’entêtement dans ses choix ou d’obstination dans son refus de bouger.  Il invite à prendre conscience d’un danger qui résulte des forces qu’on a lâchées et laissées sans contrôle.  On peut être appelé à reconsidérer ses choix de vie et ses buts, à vérifier la valeur de ses motifs ou l’élévation de son idéal.  Car il évoque une force brute, primitive, impulsive, associée aux instincts, qui peut dégénérer en brutalité, en tyrannie, en luxure, si elle n’est pas apprivoisée et domestiquée.  Porte-t-on assez d’attention aux désirs, aux besoins, aux sentiments et aux droits des autres?  Agit-on de façon trop agressive, trop brusque, trop individualiste, trop égoïste, trop primitive, trop passionnée, trop sensuelle?  Comment réagit-on devant la provocation?  Exerce-t-on des jeux de pouvoir?

En rêve, le taureau évoque une aide ou un support puissant qui ne tardera pas de se manifester.  Ce qui n’empêche pas qu’il puisse détenir d’autres valeurs symboliques à partir des propos que nous avons tenus.  Avons-nous remarqué que ses cornes forment un croissant de lune et pointent vers le ciel.  Ce symbolisme le lie directement aux étoiles.  Pas étonnant que la mythologie et la mystique mondiales en aient fait un aussi grand usage qui remonte à la période qui a immédiatement suivi le déluge, dont il désigne les Maîtres.  Créature de Vénus, expliquant une expansion jupitérienne, il ne trahit jamais ses origines.  Commençons par vérifier les notions de la tradition grecque.  D’abord, le Taureau lancé en Crête par Poséidon, le Dieu des Mers, identifie la constellation du même signe.  Ailleurs, Zeus se métamorphosa en taureau pour enlever Europe, la sœur de Cadmos, l’amenant en Crête, où elle accoucha de Minos.  Quant à Héraclès, il affronta le Taureau de Mithra, allégorie qui explique comment il faut canaliser l’instinct reproducteur : il faut l’affronter avec sang-froid, le laisser s’épuiser dans sa fureur animale, le ramener dans la Caverne de Saturne (le centre coccygien) et l’immoler aux Dieux (le sublimer, soit orienter la force vitale vers un idéal plus spirituel).  À l’endroit exact où il mourra, poussera une dense végétation pour autant on écartera les rapaces qui chercheront à s’abreuver de son sang.  Voilà une explication des Noces de sang, expression utilisée par les Alchimistes.  En Égypte antique, le taureau évoque The-Yeou, le fauteur des désordres cosmiques.  Houang-Ti le fit combattre par ses serpents aquatiques et il le vainquit en déclenchant la sécheresse.  En Inde, le taureau sert de monture à Shiva, le Dieu qui donne la joie.  Il évoque alors le Support du Monde manifesté qui meut la Roue cosmique.  Ailleurs on dit qu’avec la constellation du Lion, il sauvegarde la Vérité.

TAUREAU BLANC : Il symbolise la force vitale purifiée en l’homme.  Sa bosse représente la Montagne neigeuse, associée à Zeus et à Indra (Grèce et Inde).taureau-indompté

TAUREAU DE COMBAT : Pour les Celtes, il s’agit d’un héros ou d’un roi de grande valeur.

TAUREAU DE MITHRA : Il figure la constellation du Taureau, la source de l’Illumination spirituelle et de l’instinct reproducteur.  Voir à l’article sur le Taureau dans la dernière partie traitant des diverses mythologies.

TAUREAU DES ÉTOILES : En Égypte ancienne, il figurait la Lune.

TAUREAU DU TEMPLE : Selon la Bible, dans le Temple de Salomon, douze taureaux portaient la mer de bronze destinée à contenir l’eau lustrale.  Divisés en triades, chaque groupe de trois regardait un point cardinal, l’arrière train tourné vers l’intérieur.

TAUREAU INDOMPTÉ : Il symbolise soit la virilité féconde soit le déchaînement sans frein de la violence.

TAUREAU MARIN : Être à queue de poisson qui porte, comme œil unique, l’étoile Aldébaran.

TAUREAU NOIR : Il désigne soit l’animal funèbre de la mort soit la luxure.

TAUREAU PRIMITIF : Dans la mythologie iranienne, il s’agit du premier être vivant qu’Ahura-Mazda créa.  Après l’avoir dompté et amtaureau-primitifené dans son antre, ce Dieu l’égorgea sous l’ordre du Soleil.  De son sang, de sa moelle et de ses germes naquirent les plantes et les animaux malgré les efforts du serpent et du scorpion, agent d’Ahriman (le Diable).

TAUREAU ROUGE : L’énergie vive, la force, la justice, l’Ordre cosmique.

TAUREAU (Beuglement du) : Il évoque l’ouragan et le tonnerre.

TAUREAU (Cornes du) : La motivation.  Le croissant de la Lune.

TAUREAU (Lion dévorant un) : Cette scène ésotérique exprime la dualité ou l’antagonisme fondamental apparent entre le jour et la nuit, la lumière et l’ombre, l’été et l’hiver.  Elle explique comment naît la Force: par la maîtrise de l’énergie disponible en canalisant ses instincts.

TAUREAU (Meuglement du) : Voir à Beuglement du taureau.

TAUREAU (Prendre le… par les cornes) : Bien orienter son fluide vital ou bien vivre sa sexualité.  Transformer la force brute en Feu sacré.  Tourner son énergie amoureuse vers quelque chose de grandiose, vers un grand idéal.  La volonté qui, par l’imagination, dirige la force sexuelle, l’éclairant, la réchauffant et la vivifiant de la Lumière spirituelle pour qu’elle devienne une force transparente extraordinaire d’évolution.

TAUREAU (Souffle du) : La flamme dévastatrice, la fougue des passions, l’énergie vitale employée de façon involutive.

TAUREAU (Troupeau du) : La Voie lactée.

TAUREAU (Tuer un) : En rêve, cela revient à tuer son père ou tout mâle trop exigeant, tout ce qui représente l’autorité rigoureuse.  Cela indique qu’on s’est réapproprié son pouvoir par rapport à eux.

 

TRUIE : C’est la femelle du porc ou verrat, symbole de fécondité, d’abondance, du Principe féminin, généralement réduit à son seul aspect de reproductrice.  C’est la Mère divine qui accouche de ses enfants, une postérité nombreuse, et qui les nourrit avec amour et grands soins.  Nourricière généreuse, elle mène à toutes les découvertes.  Et celui qui se fait généreux truies’unit à la Grande Déesse, assuré, s’il est sincère, d’une grande prospérité.  Elle invite à donner librement.  En observant la générosité de la Nature, on est appelé à croire à l’abondance qui se renouvelle sans cesse.  Il faut célébrer la vie en appréciant également sa beauté et ses délices sensuels.

Dans son aspect négatif, la truie invite à revoir son image de soi-même, car on fait preuve d’avarice ou d’ignorance crasse.  Peut-être plutôt porte-t-on trop attention à son apparence, négligeant de reconnaître nombre d’autres subtilités de la vie.  Sans la sagesse, la beauté ne réussit pas complètement à séduire, en tout cas elle ne séduit pas pour longtemps.  Tous reconnaissent que les apparences sont souvent trompeuses.  Moins on s’estime, plus on se pare.  Il faut savoir juger des choses et des gens à leur juste mesure ou à leur juste mérite.  Il en va de même pour les propositions qu’on reçoit.  C’est la nature intrinsèque d’une chose qui en fait sa valeur, non ce qui l’orne.

TRUIE ALLAITANT SA PORTÉE : En Égypte ancienne, cette image évoquait Nout, la Déesse du Ciel, la Mère des astres.  La Mère céleste qui nourrit ses créatures.truie-allaitant

TRUIE AVEC SES PORCINS : Symbole de postérité nombreuse.  La Mère divine qui prend soin de ses créatures et veille sur elles.

VACHE : Mammifère ruminant, femelle du taureau, qui symbolise la Déesse-Mère ou la Terre nourricière, dont le lait blanc provient des étoiles du ciel, promesse de renouveau et de résurrection.  On l’associe à Vénus qui donne naissance au Soleil, l’appelant parfois le Bœuf.  La vache fournit l’image des énergies universelles dont la fonction consiste à distribuer les bénédictions de la Mère céleste, faisant tomber la divine manne, favorisant l’abondance et la prospérité sur tous les plans de la vie.  Elle symbolise la Grande Déesse Mère, celle qui donnevachela vie et qui nourrit, et elle établit un lien avec l’herbe et les plantes.  On lui attribue les notions d’amour, de vitalité, de santé, de persévérance, de satisfaction, de prospérité, d’effort de production, de partage en commun, de vie dans un territoire.   Elle annonce une période d’expansion, d’abondance, de paix intérieure, améliorant la confiance en soi et la foi en l’Univers.  Reliée aux travaux à long terme, elle invite au don de soi, à l’amour de la vie, à la sincérité dans l’action, au partage généreux et gratuit.  Elle exprime l’influence bénéfique des constellations qui président à l’élaboration des scénarios de la vie, soit des destinées.  Le contact avec la vache engendre un déblocage émotif, la vitalisation psychique et la guérison physique.  On peut, à ces fins, s’appuyer contre cet animal et lui demander de prendre ses divers problèmes de santé physique ou mentale.

La vache révèle l’omniprésence et l’omniagence de la Providence et elle assure de la protection du monde de la Nature contre les influences néfastes.  Si on sait s’harmoniser avec cette Nature, on connaître un sommeil profond, serein et réparateur.  La vache exprimant le maternage de la Déesse-Mère, elle révèle le courant continu de l’énergie d’approvisionnement, comprenant autant la nutrition que les soins.  Elle satisfait, parce qu’elle les comble, les désirs matériels et sensuels.  Elle exprime l’ardeur cosmique et la chaleur qui anime tout être vivant.  On l’associe au nuage gonflé de pluie fertilisante.  Elle éclaire la nature de l’homme et sa capacité de s’illuminer.  Elle invite à la méditation pour intégrer ses diverses expériences.  Bonne et nerveuse, elle favorise l’acceptation et procure la joie.  Elle illustre un mouvement lent et méthodique qui traduit des intentions bien centrées.

Psychologiquement, la vache exprime la sécurité du sein maternel.  En Inde, on la vénère parce qu’elle représente la Mère divine broutant l’herbe qu’elle emprunte à la Nature et la rumine inlassablement pour élaborer le meilleur lait.  Elle figure la Conscience  de la Terre, celle qui sauve et donne la richesse.  Étroitement liée à Krishna, dans son avatar de Govinda, Celui qui trouve les vaches et les rassemble pour satisfaire tous leurs désirs.  La Vache mélodieuse représente pour les Hindous la Voie lactée et le Zodiaque.  C’est la Mère de tous les sons qui meugle éternellement le son des Orientaux, utilisé en mantra, «OM».  En Irlande, on retrouve deux vaches sacrées légendaires : Mannannan et Oegus les ramenèrent de l’Inde au terme de leur voyage en ce pays.  Eithne, une princesse bafouée héroïque s’alimenta exclusivement de leur lait pendant un mois.  Mais dans la Bible, la vache prend au moins une fois un sens très négatif : les Vaches de Basan figurent en effet des femmes riches et débauchées de Samarie.

Dans son aspect inversé, la vache appelle à examiner sa relation avec le monde et sa façon de donner aux autres qui, en vérité, restent déficientes.  Si on croit ses ressources limitées, pour sûr on aura du mal à donner généreusement et sans inquiétudes, donc avec cœur.  Si on s’unit à la Nature et à toute la Création, on pourra donner plus librement.  Mais on ne peut donner librement que si on sait recevoir.  Est-il si facile de recevoir?  Qu’est-ce qui rend cette acceptation si difficile?  La cupidité, la vanité, l’amour-propre, l’esprit d’indépendance?  Ressent-on un besoin d’attention?  Agit-on de façon trop maternelle?  Se complaît-on dans le maternage?  Garde-t-on conscience des dangers dans un milieu hostilvache-bigarréee?  On devrait vérifier si, par passivité et docilité, on n’obéirait pas à une autorité sans poser de question.

VACHE BIGARRÉE : Elle représente l’Androgyne primordial, le Lui-Elle originel.

VACHE BLANCHE : Elle évoque l’aspect virginal et immaculé de la Déesse-Mère.

VACHE FÉCONDE : Elle représente la Pleine Lune.

VACHE MÉLODIEUSE : En Inde, elle désigne la Mère de tous les sons qui meugle éternellement l’OM, engendrant la Voie lactée et le Zodiaque.

VACHE NOIRE : Elle identifie l’Aurore primale ou première.  C’est la vache cachée du Véda (Inde).  Elle désigne la Déesse-Mère qui prend la forme d’une vieille femme.  Lvache noireien avec Saturne.

VACHE ROUGE : La Déesse-Mère dans son aspect purement maternel.

VACHE RUMINANTE : Elle symbolise la réflexion profonde qui aide à intégrer ses expériences.  Elle présage une meilleure compréhension des événements que l’on vit.  Elle indique l’évacuation de ses tensions intérieures et de ses formes-pensées destructives.  On traverse une période d’assimilation plus constructive parce qu’on comprend mieux le sens de son évolution.  On cherche à établir en soi un sentiment accru de paix.  On se prépare à faire des changements dans le calme pour s’assurer l’émerveillement.  On étudie les résultats de ses expériences.

VACHE (Bouse de) : Elle symbolise la fertilité, la prospérité et un soutien concret.  Dans le monde kabyle, elle sert de base à tous les charmes de transfert magique du lait.

VACHE (Domptage de la) : Dans l’Hindouisme, c’est l’opération qui consiste à faire passer la vache du noir au blanc.  Lorsque  la vache blanche disparaît, le candidat a échappé aux limitations de l’existence individuelle.  Cette expression traduit donc tout le processus alchimique de l’Illumination.

VACHE (Lait de la) : Il symbolise d’une part les énergies primordiales cristallisées;  d’une autre part l’aliment maternel primitif;  enfin la spiritualité pure et la vérité.  C’est un aliment riche de potentialités, symbole de devenir, d’éveil, gage d’abondance, de fertilité, de connaissance, d’immortalité.  Aliment primitif et complet, il fait croître un être vivant.  Il figure parfois le Mercure alchimique, comme le miel figure le Soufre alchimique.  Il exprime la bonté de l’Univers et la douceur de vivre.  Il désigne parfois l’enseignement de Dieu.  Par sa blancheur, il exprime la pureté et la lumière.  C’est le symbole lunaire et féminin par excellence, lié au renouvellement printanier, assurant la croissance physique et l’expansion spirituelle.  Comme disent les Sages, il rend la vie blanche, c’est-à-dire joyeuse et lumineuse.

VACHE (Sentier de la) : Cette expression désigne la Voie lactée.

VEAU : Petit de la vache et du taureau pendant sa première année.  Ésotériquement, il symbolise l’enfant de la Mère divine, digne de tous ses soins et de toutes ses attentions.  Il est associé au printemps, donc au renouveau, à la croissance, à la Lumière naissante.  En psychologie, il ramène à la quiétude de l’enfance et aux valeurs matérielles.  Cet animal décrit assez veaubien un être doux, dépourvu de maturité, donc inexpérimenté, léger et insouciant, peu perspicace, sans volonté ni moyens de défense, toujours en quête d’affection et de tendresse.  On est appelé à développer certaines qualités relatives au sens des responsabilités et de l’état d’adulte.  Dans le langage populaire, il dépeint un être nigaud, paresseux, peu débrouillard.

VEAU D’OR : Dans la Bible, il s’agit d’une idole d’or, à l’effigie d’un veau, adorée par les Hébreux en l’absence de Moïse, vestige de l’ère du Taureau.  Il en vient progressivement à symboliser le Dieu des biens matériels et des passions, substitué à Dieu de l’Esprit.  Il marque une régression de la conscience.  Il exprime la tentation toujours renaissante de diviniser les désirs instinctifs : richesse, sensualité, pouvoir.  C’est l’idole de Baal.  Ésotériquement, l’épisode biblique de l’adoration du veau d’or évoque l’homme qui ne reconnaît plus son veau-d'orcœur comme le réceptacle de l’amour divin parce qu’il a coupé la communication entre sa poitrine et sa tête.  Il sombre donc dans l’affectivité sentimentale en proie à des passions qui l’entraînent dans la dualité, d’où il se sent déchiré.  Coupé de Dieu, il ne peut plus sortir de sa dualité et maîtriser son affect (ses désirs).  Il reste alors l’esclave de ses sens et de ses émotions.  Il se crée une fausse tête, soit une fausse mentalité rationnelle, à partir des valeurs qu’il déifie, mais constituent des illusions.  Il apparaît comme un être non évolué et régressif incapable d’accepter les lois supérieures.  Il s’édifie, pour compenser, des lois morales codifiées dans les moindres détails pour recouvrir tous les aspects de sa vie habituelle, s’attachant à la lettre parce qu’il a perdu l’Esprit.  Il accorde inconsciemment une valeur d’absolu aux sollicitations du monde.

VEAU GRAS : Dans la Bible, il désigne l’aliment de réjouissance pour fêter le retour de l’enfant prodigue.  Il symbolise la générosité infinie de la Providence divine pour veau-grascelui qui a la foi en Dieu.

VERRAT : C’est le porc non châtré qui exprime un esprit guerrier ou un esprit de meneur et qui indique une direction à suivre.  Il symbolise l’impulsivité aveugle et indomptée.  Il invite à chercher en soi pour trouver les réponses et les secrets relatifs à soi et à autrui.  Voir au mot «Porc».

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