YHVH : UNE CONCEPTION INITIATIQUE

Il existe un son sacré de quatre lettres et deux syllabes : YHVH, prononcé IÉVÉ, mais épelé Yod-Hé-Vav-Hé.  Il a récemment paru un article très intéressant, mais d’orientation très rationnelle, pour tenter de le circonscrire, mais qui a plutôt contribué à en faire une notion plus intellectuelle qu’initiatique.  Sans vouloir jouer au docte, il faut savoir que ce mot, quatre lettres d’appels désignant les Quatre Principes primordiaux de la Manifestation, déclenche dans toutes les directions une fréquence infiniment puissante, destructrice ou protectrice, selon le degré d’amour et de pureté d’intention de l’utilisateur.

yhvhC’est ce qui explique que, dans les temps anciens, seul le grand prêtre d’Israël pouvait le prononcer, et encore uniquement dans le Saint des Saints, à l’abri des oreilles indiscrètes, afin d’entrer en communication avec l’Absolu.  C’est aussi la raison pour laquelle l’Absolu, au moment de se retirer de la Régence directe de la planète, au moment de la dissension des Maîtres terrestres, l’a progressivement retiré de l’usage commun, le confinant à l’usage exclusif des cénacles initiatiques fermés qui ne l’enseignaient que verbalement aux chercheurs les mieux préparés.   En réalité, l’être incarné qui connaît le code d’appel qui en déclenche la fréquence devient à même d’explorer, à son gré, tous les plans de la Manifestation, dans la mesure où son utilisateur est dûment autorité à l’employer.

Dans la «Cabale», on rappelle avec justesse que ledit mot, «IEVE», formé de trois voyelles et d’une consonne, a donné les mots «Yahvé» et «Jéhovah», qu’on dit des noms cachés de l’Absolu, représenté par les lettres et les sons «iod»«he»«vau»«he», soit la Puissance totale qui se réfléchit, s’explique et se féconde par elle-même.  Il révèle le Fondement de la Pyramide cosmique, la Pierre philosophale, la Pierre cubique et la Croix de l’Homme universel ou Christ qui de déploie dans les quatre directions.  On relie ce mot à «Hockmah», le Zodiaque qui représente Uranus (le Ciel).  Mais il faut savoir que le mot «Jehovah» n’existe pas, à proprement parler, puisqu’il a été inventé par inadvertance par des traducteurs chrétiens peu férus d’hébraïsme, dans un lointain passé.

Pour devenir plus clair, disons que, dans cette Dynamique suprême de l’Émanation, le «iod» figure le Père de la Vie, l’Alpha, l’Origine, la Sagesse, le Principe actif, immuable, indivisible, le Tout primordial, la Puissance créatrice, la Source jaillissante.  Sa théogamie exprime la réalité de Dieu en tant que Vouloir, Lion, Feu sacré, le sec et chaud, été, rogue, fer, soustraction.  Il marque le cycle du 1 au 10 (1 + 2 + 3 + 4) et il figure le Bâton du commandement, le Linga de l’expression virile active et émissive, la Force du pouvoir générateur masculin.

Quant au premier «he», il figure le Principe passif, dans le sens de réceptif, accueillant, gestatif et organisateur, la Nature divine, la Nature naturante, la Matrice cosmique, la Substance cosmique, l’Intelligence universelle, la Mère cosmique, la Femme primordiale, dédoublement de l’Être unique, agissant comme le Miroir de Dieu.  Sa cosmologie rappelle la Mère divine, le Cosmos comme Principe subtil du Corps de Dieu, le Savoir, l’Esprit, l’Eau, l’Ange, l’humide et froid, hiver, vert, cuivre, l’addition (2 x 5 = 10).  Il s’agit de la Coupe ou du Calice, le Vase divinatoire et le Réceptacle féminin, le «Yoni divin», autant intellectuel que physique.

En «vau» ou «vav», se retrouve la cohésion des deux Principes premiers, actif et passif, qui s’équilibrent, s’harmonisent et se neutralisent pour engendrer le Fils de Dieu, l’Âme universelle, le Christ, le Lien subtil entre Dieu et l’Univers, né de l’Amour ou de l’attraction mutuelle.  Il élabore l’androgynie : Homme universel, Oser, Air, Aigle, le chaud et humide, automne, bleu, étain, division (5 + 5 = 10).  Il s’agit de l’Épée ou du Glaive qui évoque la Croix, l’union féconde des Principes masculin et féminin, avec idée de fusion et de coopération des Opposés apparents, mais compatibles et complémentaires, dans l’action pénétrante.  Le Chef d’œuvre de la Création.

Enfin, le dernier «he», bien semblable à sa Mère subtile, suggère la répétition en bas, dans l’inversion, le retour à l’Unité, la Réalisation transcendantale sur tous les plans.  Ainsi, la Mère divine, dans son redon amoureux, engendre la Fille divine ou le Fondement solide, ferme et stable sur lequel le Fils peut mettre le pied pour s’adonner à ses expériences de découverte de lui-même.  Il s’agit de la Nature naturée, qui reproduit la Mère cosmique au niveau concret, tangible et palpable, donc dans le visible, comme reflet phénoménal ou formel.  Tout se passe dans l’ordre de la physique : Nature concrète, Se taire, Terre, Bœuf, le froid et sec, printemps, noir, plomb, multiplication (10 ÷ 2 = 5).  On le relie au sicle ou au denier (monnaies anciennes qui avait cours dans l’Orient ancien), au disque pentaculaire du «Tarot», qui évoque les biens matériels, la créativité formelle, l’activité servile et le commerce, la Matière condensatrice, mais de signification spirituelle, comme synthèse qui ramène le ternaire à l’Unité.

Ainsi, dans la dynamique inversée de l’Évolution, le «vav» (le Christ) doit se souvenir de l’«iod» (le Père) et s’enrichir de lui.  Alors, l’Homme devient conscient.  Et, chacun des aspects de la Matérialité («he» supérieur ou Matière pure,  et «he» inférieur, Matière dense) reprend alors sa place.  Le Tétragramme est relié au Zodiaque et il éclaire l’Activité éternelle de l’Énergie divine, la Perfection absolue et éternelle qui règne dans l’infinie profondeur des Cieux.  Sa Puissance ne doit être évoquée que dans l’élan d’amour de l’âme vers son Créateur, dans la conscience qu’il révèle un être à lui-même.  Il exprime le déploiement de l’Éther dans ses expressions successives des élémentaux Air, Feu, Eau et Terre.

Sauf que, pour que ce mot mystérieux, si magique et grandiose, puisse produire tous ses prodiges, il faut que le chercheur en connaisse le mot de passe qui fournit l’autorisation de son usage, ce que l’imposteur ou l’imprudent devraient s’abstenir de tenter d’obtenir, pour éviter d’être pétrifié ou pulvérisé sur le champ.  Et, que vous le croyez ou non, je détiens ce présent, ce qui doit être connu des lecteurs les plus sincères et intègres, au cas où ils sentiraient le besoin intime de son partage, ce qui, évidemment, n’échoira pas au premier venu, puisque l’Initié n’est jamais qu’un serviteur de la Hiérarchie spirituelle qui a des critères et des consignes à respecter.

Suite à ce complément d’information, on aura beau dire ce qu’on veut après des recherches intellectuelles, même intenses, qui repassent toutes les traditions — même celles qui ont disparu, mais dont des documents ont survécu, malgré que l’humanité en ait forcément perdu le sens — il reste toujours une marge bien grande entre le savant ou le scientifique et le Sage ou l’Initié, puisque l’un détient la connaissance approximative de l’intellect, avec ses croyances et ses approximations, tandis que le dernier, lui, s’abreuve directement à la Vérité éternelle par les clefs spirituelles qu’il détient, se formant les certitudes de l’expérience personnelle.

Mais le plus important, pour celui qui sait Être pleinement, ce qui est l’apanage de l’Être illuminé, celui-ci peut se fusionner à l’Éther en s’y dissipant, déclencher les vents ou apaiser la tempête, faire monter le feu de la vitalité ou le projeter pour détruire Sodome et Gomorrhe, faire surgir l’eau de vie ou marcher sur elle et même pétrifier du regard l’imposteur ou le retardataire évolutif qui s’accroche fermement, mais vainement, à la dualité et à la densité, ou manifester concrètement son rêve pour recréer le Paradis terrestre, l’Éden originel!

 © 2015 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

YAVEH

UNE AUTRE ÉTUDE PLUS COMPLÈTE

Yahvé, un mot qui signifierait «Je Suis», désigne le nom que le peuple d’Israël a retenu parmi un grand nombre pour désigner son Dieu.  Ce nom apparaît dans la Thora dès le chapitre de la «Genèse», pour ensuite revenir dans l’«Exode», comme titre de l’Éternel ou de l’Absolu révélé à Moïse.  En fait, ce mot formé de quatre lettres, YHWH ou IEVE, désigne les quatre principes de l’Émanation, l’Énergie du Père divin, l’Énergie de la Mère céleste, l’Énergie du Fils (ou Christ) et l’Énergie de la Fille (ou Nature).  En cela, le Fils apparaît dans l’embrasement de la Mère céleste (Intelligence universelle), par le Père divin, tandis que la Fille surgit du retour amoureux de la Mère céleste au Père divin, dans son étreinte éternelle.  En fait, ce sont les quatre lettres qui ouvrent le Portail des mondes supérieur.

Pour bien comprendre ce premier énoncé, il convient d’étudier ces quatre lettres qui forment ce mot sacré.  Le «IOD» ou «YOD», c’est la lettre hébraïque correspondant au «i», la voyelle du Soleil, et au nombre 10, révélant la main qui agit, le bras qui supporte l’action et l’index qui pointe.  On associe cette lettre divine, initiale du Tétragramme divin, au Père, le Principe divin, le Principe actif de toutes choses, le Principe naturel des choses surnaturelles, la Source de l’Ordre, le Germe divin caché au cœur de la Création et le Fondement cosmique de toute réalité, la Création et le Royaume.  Il évoque le Tout et le Néant, le Point primordial du commencement des temps et le Point ultime où tout revient.  Le Point constitue le centre d’où émane le Cercle et il marque le départ de la Pensée divine.   On le relie encore à l’Énergie cosmique, au Moi, à la Vierge, à la Roue de Vie ou la Roue de Fortune, au Sphinx et au Capricorne.  En ésotérisme, régi par «Ratziel», on le lie à «Malkuth», le Royaume, l’Empire et le Temple de Dieu;  et à «Iah» (le Divin), Source de la fortune et de l’ordre;  au mouvement évolutif et involutif ou à la vie cyclique.  Il désigne le Gardien divin qui ne laisse passer que celui qui s’est maîtrisé et il exprime la nécessité de fusionner les énergies pour pénétrer dans l’Absolu.  Dans le Tarot et les cartes à jouer, il désigne les bâtons et les rois.

La lettre «HÉ» lettre sert de symbole visible au Point originel du langage et elle sert de point de référence à partir duquel toutes les autres lettres de l’alphabet sacré se sont formées.  Elle exprime le Principe créateur et l’Esprit de sainteté de celui qui représente le commencement et la fin de toutes choses.  Il engendre le fleuve qui jaillit au dehors que l’on appelle le futur, ce fleuve de vie irrépressible qui irrigue le Grand Corps.  Cette lettre, régie par «Hockmah», représente Jakin et elle est reliée au soufre alchimique, le principe actif  qui assure la Transformation.  Elle parle de Force spirituelle concentrée, une accumulation des cycles évolutifs antérieurs, et de Loi divine.  Elle exprime la force rationnelle de la pensée intériorisée, mais stérile, puisque l’intellect ne peut concevoir.  Elle rappelle que la connaissance intellectuelle ne peut, par elle-même, produire l’illumination dans l’âme, ne pouvant prendre conscience que des effets ou des phénomènes.  Cette force rationnelle laisse supposer que l’unité intérieure rétablie après un cycle d’épreuves.  Le Père se reconnaît dans le Fils, le Feu sacré, l’Exécutant fidèle de ses desseins, l’Auguste Volonté de la Source projetée vers ce qui est concret, l’Artisan de la Connaissance.  Cette lettre exprime encore une ferme détermination de réaliser quelque chose en partant d’un fondement rationnel.  C’est une force intériorisée qui parle par des œuvres plus que par les mots.  Il prête ses services à la Vie, ne favorisant que ce qui est rationnel, mais en éliminant les croyances.  Il instille l’amour dans la nature humaine de chaque personne.

Cette lettre évoque la Terre de l’éternelle inquiétude pour améliorer les choses, apprenant à les connaître par l’effort, la sueur, la rigueur.  Elle témoigne d’un grand travail humain de réflexion, de reconstruction de l’Univers à partir d’observations, d’épreuves, d’échecs qui conduisent à la victoire et au triomphe.  Mais il faut commencer par connaître les choses avec certitude.  Dans le Royaume de la Vérité, la Volonté divine est organisée en Pensée et elle constitue le fondement de la compréhension de toute chose.  Bien qu’elle désigne une graine ou une semence, cette lettre est si complète qu’elle peut révéler les plus grands secrets de la Nature.  Parlant de graine, elle sert de germe sacré et elle est déposée au cœur de la Matière et dans tout ce qui existe.  C’est la semence, la force de gestation, qui illustre le don permanent et qui contient tous les possibles.  Elle préside à touts les emplois logiques qui peuvent être menées à terme par le recours à une force déterminée.  Cette Pensée intériorisée de la Source constitue la Force masculine qui éclaire un univers en ordre.  Elle désigne le point où la loi des sentiments décline en faveur de la loi de la raison.

Cette lettre offre «Yerushalaim» au regard du Pèlerin.  Portant témoignage du Dieu vivant, elle contient la Promesse du Triomphe de la Vie.  Voilà la Main du Père ou la projection omniprésente de son pouvoir créateur dans la Manifestation.  Elle offre la signature unique que le Père appose dans toute la Création, à travers la multiplicité des formes, des âmes et des paysages.  Elle rappelle que l’Éternel est Un.  Il constitue la Force de Vie, de cette Vie qu’apporte le Sang Lumineux, le Sang christique, comme le sang qui anime le corps, le Noyau de Lumière qui pulse au centre de Kaph, mais qui représente l’énergie masculine de «Tsadde», et qui éveille la flamme qui dort dans les reins.  Elle invite à ne pas juger l’œuvre encore inachevé.  Voilà le Centre que l’intellect ne peut comprendre et qui ouvre un passage vers la vie divine.  Il sert également de point de départ du grand déploiement de la  Création, hors du temps et de l’espace.  Cette lettre aide à appréhender la dimension infinie d’un être.  Ce rubis, placé au centre de la Couronne, émet un rayonnement pourpre.  Il éclaire le Chemin de la pureté retrouvée où l’âme réintègre sa virginité originelle, enrichie de la Connaissance du Serpent.  Il conduit à la découverte du germe de vie qui, de toute éternité, dort dans les reins et qui ne demande qu’à s’éveiller et à croître en l’être.  Alors, l’âme vierge peut devenir Mère et engendrer le Messie.

Le «HÉ» représente la cinquième lettre et la quinzième voie, associée à la Science du Bien et du Mal (donc des Opposés apparents).  Donnant l’image d’une fenêtre, elle évoque la femme, la religion ou la spiritualité, le pentagramme, l’homme ordinaire et le signe du Bélier.  Ce hiéroglyphe du Souffle est relié à Mercure, le Grand Hiérophante ou le Maître des Mystères, qui insuffle l’inspiration et active la spiritualisation.  En fait, désignant la lettre E, on la relie à Mercure, parfois à la Lune, mais désignant le son «EE», on la relie plutôt à Vénus.  Dans la «Cabale», on la relie ésotériquement à «Geburah»  (Rigueur, Force et Puissance), à «Pachad» (la Crainte et le Jugement), à «Hadom» (le Magnifique) et à l’ange «Hethael».  Voilà le Son de la Vie et l’enclos qui préserve et qui peut signifier : «voici» ou «certes».

On ne peut étudier cette sans le considérer comme le double Stauros et le Miroir de Dieu, associé au cœur humain et à l’homme, engendrant le Septénaire sacré, l’Esprit et la Forme.  Puisqu’il contient la Science du Monde, il sert à mener l’étude des opposés parfaitement compatibles et complémentaires pour trouver le point de l’Équilibre parfait.  Dans son premier aspect, par son rayonnement bleu, il identifie le Souffle de l’Éternel, la Flamme du Dragon qui devient la Parole d’Amour et qui engendre le miracle permanent de l’échange et du don.  On l’identifie comme l’Essence même de la Féminité qui devient le Support du Verbe, de la Vie, du Mouvement et de la Lumière.  C’est le Cela ultime et secret de la Matière que l’on appelle la «Shekinah», la Mère divine, la Fiancée lumineuse et l’Épouse de Dieu, qui réunit les principes opposés, dans le Monde supérieur, à titre de Nature naturante, comme dans le Monde inférieur, à titre de nature naturée.

En effet, il existe un «HE» supérieur relié à l’Haleine de Dieu, la Forme subtile passive, le Non-moi, associé à Tout ce qui vient de l’extérieur, émanant du signe du Bélier.  Mais il existe aussi un «HE» inférieur, la Matrice subtile qui donne naissance au Ciel, le pourvoyant de vie et le remplissant d’aspiration, relié à l’esprit de sacrifice.

Le «VAV», la lettre de nombre 6, sert d’hiéroglyphe de l’œil et de l’oreille et il est associé au clou, à la cheville, au crochet qui unit deux choses, à l’aimant, aux deux tranchants de l’épée, à la flèche d’amour et à la colonne vertébrale.  Elle comporte les notions d’appétence, de liberté, de travail spirituel, de dépouillement et elle participe aux idées de désir, de pénétration, d’accouplement, d’accomplissement, d’antagonisme qui mène à la liberté par la quête spirituelle.  Car, figurant les tendances entre lesquelles il faut choisir avec discernement, elle contient les opposés à réunir, d’où elle peut autant unir que diviser.  Étalant l’œuvre de la Semaine de la Création, elle exprime les énergies du Taureau et de la Vierge.  Elle désigne Lui, l’Homme universel, debout, à titre de Fils du Créateur ou Reflet lumineux du Père, donc de Dieu-Homme. On parle ici du Fils unique par lequel tout être peut s’élever jusqu’au Père.  Elle fonde la Trinité, elle exprime le carrefour ou le point de rencontre de la matérialité et de la spiritualité et elle assure la stabilité et la sécurité matérielles.  Dans cette lettre, on découvre l’Amour du Fils qui unit les Mondes, l’Axe central qui unit le Haut (Ciel) et le Bas (Terre) en équilibre parfait, le Pilier caché en «Yesod», mais siégeant véritablement en «Daat».  Elle aide à choisir en conscience sa filiation divine pour que le Roi de justice et d’abondance, le Messie, apparaisse dans l’individu.

Sel de l’Amour, cette lettre divine portait le Fruit de l’Arbre de Vie dans les premières tables de la Loi reçues par Moïse, voilée dans les deuxièmes tables.  Puissance du Sixième Jour de la Création, elle sert de miroir qui permet à l’Homme de se révéler à lui-même.  Elle apparaît comme une Colonne de lumière et de paix au centre d’un tourbillon de vie.  Elle constitue le Trait de Feu qui illumine le ciel et avance sur les nuages.  Elle réalise le Grand Pont de Lumière et elle fait comprendre la valeur de la vie et la grandeur de l’Homme.  Elle favorise la compréhension que tous les êtres humains forment un seul Être dans la Conscience de l’Âme unique.  Elle est dotée de l’Esprit de force qui donne naissance à la Terre et qui l’approvisionne de nourriture et de tout ce dont elle a besoin.  Elle constitue le mystère le plus profond et le plus inconcevable du point, lieu d’union, qui et nœud ou du nœud qui est point.  Elle contient donc la semence divine et elle unit la Lumière et l’Obscurité, bien qu’elle marque, à proprement parler, une indétermination relativement à la Lumière et à l’Obscurité.  Elle apparaît comme un bâton, qui sert de canal vertical, par où les énergies du Ciel coulent, pour se déverser sur la Terre.  Au niveau individuel, elle réduit un potentiel aux proportions humaines.  Elle figure un stade intermédiaire d’intériorisation des sentiments.

En fait, cette lettre sert de Lieu où se produisent les obstructions parce que l’individu absorbe les germes et les intègre en exclusivité, cherchant à se les approprier.  Elle constitue le Régulateur cosmique de la Lumière et des Ténèbres.  Autrement dit, elle représente la Porte de la Lumière et la Porte des Ténèbres par lesquelles les êtres pénètrent dans la Vie, passent de la Lumière des Mondes supérieurs à l’opacité de la Matière ou de la Terre.  Elle marque son indétermination dans sa constante détermination d’aller vers l’arrière, de renier ses engagements évolutifs pour se réfugier dans le passé.  Elle illustre la Terre d’exil provisoire dans laquelle, si on ne revient pas au Foyer primitif, il est nécessaire d’aller sans cesse de l’avant.  Elle constitue une sorte de prison dans laquelle l’être reste enfermé le temps de prendre une résolution.  Signe de génération, elle transmet la graine, à titre d’agent qui transmet une nouvelle vie, d’agent sensible de propagation universelle.  Ésotériquement, dans la «Cabale», elle exprime «Tiphereth», le Soleil et la Splendeur, qui agit par «Vesio» (avec splendeur) et fait passer par l’épreuve qui mène à la liberté, et par «Vau-ael».

Pour le dernier «HE», comme il a été dit dans la nomenclature de cette lettre, qui précède, il représente le «He» inférieur, la Nature naturée, l’ordre de la Matière ou de la Forme, le Corps de Dieu, Temple qui emprisonne temporairement l’Esprit de Vie.  On l’appelle «inférieur» parce que, dans la prononciation, c’est le son qui vient en dernier, quand il reste moins de souffle pour le prononcer.  Symboliquement, cette atténuation en réduit la portée, l’amenant à référer à un plan de conscience inférieur, parce que plus dense ou plus éloigné de la Source originelle.  Il représente le point ultime de la Manifestation.  Il révèle le monde contingent dans lequel l’être humain peut prendre un corps et mener ses expériences concrètes dans l’espace et le temps.  Elle révèle le mirage de la Mère céleste, le Monde de l’Illusion.

© 2000-15 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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