SATAN, C’EST QUI, C’EST QUOI?

Satan est devenu l’un des noms du Diable quand ce dernier mot désigne le Prince du Mal, du Mensonge et de la Tromperie qui dévoient, soit qui fait dévier de la Voie royale.  Dans la Rome ancienne, on connaissait déjà «Satanus», un personnage semblable à «Pan», un Dieu des Bois et des Champs, l’Illustration de l’Ensemble de la Nature.  Avec le temps, les Chrétiens ont remplacé ce mot par celui de «Satanas», sa graphie latine, la langue de l’Église catholique qui a Étoile de Force inversée établi son hégémonie sur la Chrétienne, en faisant, du coup, une personnification du Maître du Mal qui a établi sa résidence en Enfer.

En fait, Satan tire son sens d’un mot qui signifie «ennemi», au sens de «celui qui résiste» au Plan créateur de l’Absolu.  Dans la Tradition hébraïque, «ha- satan» désignait, à l’origine, un titre des serviteurs de «JHWH», et ce n’est que plus tard, dans la Tradition juive, que cette expression est devenue un nom propre.  Dans la Cabale, il s’agit de l’«Adversaire», le Chef des Anges déchus, une personnification du Mal cosmique, régissant «Irasthoum», l’Ombre de la mort et régnant sur les Prestidigitateurs.  En général, on le considère comme le Prince des Ténèbres et le Maître de l’Illusion, le Recteur des Démons, l’Ennemi de Dieu et le Prince du Monde matériel.  Selon le plan de conscience où il agit, il prend plusieurs noms, dont : «Abadon», «Ashmedai», «Asmodi» (l’«Asmodée» de l’Antiquité gréco-latine), «Beelzebub» (ou «Belzebuth») et «Bélial».

En fait, il ne gouverne qu’un plan de conscience du schème de Jupiter, dans son aspect négatif, comme contraire de «Tsadkiel», la Puissance du Verbe divin.  Son rôle consistait à maintenir la densité le temps que l’Humanité en a besoin pour mener ses expériences terrestres.  Et cette expérience vise à activer progressivement ses potentiels au plan du pouvoir matériel dans l’épreuve de la contradiction et de l’accusation (répercussion karmique).

Ainsi, Satan apparaît comme le fondement de l’individualisation et de la différenciation particularisante.  Il engendre l’illusion de la séparation d’avec Dieu.  Alors, il agit moins comme une force à combattre et à détruire que comme une force à dépasser.  Voilà le sens de l’injonction de Jésus : «Arrière, Satan!» Une maxime qui signifie : «Cède-moi le passage et deviens mon levier évolutif!»  Car, derrière le nom de «Satan» se cache «Samaël», un Ange qui, dans la Bible (dans la «Genèse» ou dans le «Livre de Job»), peut apparaître au Tribunal divin pour donner des conseils.  À ce titre, il incarne la Lumière dense, une force qu’il faut savoir orienter et maîtriser.  On peut alors le relier à Saturne, le Principe de la Matérialisation de l’Esprit, la Source de la Densification ou de la Cristallisation, le Créateur de la Nature, le Monde concret, tangible, solide, ferme, dense et, donc, palpable.

Dans nombre de Traditions, Satan devient le prototype des destructeurs d’âme, condamné à travailler avec les forces de la Matière et avec les formes qui emprisonnent l’âme, faisant incliner tout être incarné vers la mort.  Principe de la séduction et du mal, venant du Nord, il agit alors sur le Premier Rayon, le Rayon politique.  Cet Adversaire arrogant, malin et méchant, foncièrement voué à la victoire du Mal, aime fournir des suggestions fallacieuses, favoriser les inclinations perverses et stimuler la mentalité charnelle.  On le considère diversement comme l’Antéchrist ou le Faux-Messie.  Dans csatan-666e contexte, il serait un lieutenant de l’Archange déchu, Lucifer, et il serait tenu, par erreur, pour le Tentateur, le Grand Mystificateur, l’Antéchrist lui-même.

Des voyants assurent qu’il fut emmené devant la Cour du Feu Sacré le 27 janvier 1982 et qu’il y a subi son «Jugement dernier» et sa «seconde mort», d’où il aurait réintégré la Lumière de l’Absolu.  Quoi qu’il en soit, le seul problème avec Satan, c’est que certains lui confèrent, à tort, un Pouvoir égal à celui de l’Absolu, dans l’Ordre des Ténèbres ou du Mal, constamment en lutte avec Dieu, pour obtenir l’hégémonie de la Création, alors qu’il reste moins qu’un fétu à l’égard de l’Absolu.  Satan n’exerce de pouvoir que dans le Dessein divin de mantenir un courant de densité et de dualité qui assure la stabilité du Monde physique, le terrain d’expérimentation des êtres incarnés à la découverte de leur Réalité divine.  Dès lors, il est un levier de la conscience, plutôt qu’un ennemi de l’humanité; il est celui qui pose les obstacles qui, dissous ou déplacés, confèrent la force.  En effet, comme Satan est une créature de l’Absolu, ce dernier pourrait à tout moment lui supprimer son apparent Pouvoir — ce qui se produira du reste, au terme de l’expérience du «coagula», le courant de la descente ou de la cristallisation de certaines énergies qui servent au fondement de la Création,  parce que c’est, dans son ordre fonctionnel, de lui qu’il le détient.

© 2015, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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