LE SYMBOLISME DES OUTILS ET DE CERTAUBS INSTRUMENTS USUELS…

Le mot outil désigne tout instrument dont on se sert pour un travail manuel et dont le but consiste à s’adapter à la main, pour la prolonger, dans une action créatrice, qui sert une intention spécifique.  Il permet à l’être humain de conquérir plus facilement son espace vital, d’établir son domaine privé, d’y établir sa maîtrise et de s’épanouir plus rapidement.  En général, en rêve, les outils servent à indiquer le degré d’adresse ou de maladresse dont un sujet fait preuve dans la planification de ses projets et dans la direction de sa vie.  Relié à l’expression de soi, il révèle les talents, le degré d’habileté ou la qualité de la créativité.  Il indique si à outilsquel point on sait utiliser les ressources disponibles.  Il peut inviter à changer d’activité et à explorer d’autres domaines.  Tous les outils sont reliés au pénis et à la domination virile.  Ils figurent les aptitudes et les potentialités qui peuvent lui permettre d’atteindre ses buts.  Ils sont particulièrement reliés aux moyens auxquels son mental lui suggère de recourir, souvent au détriment de l’intuition.  Ils évoquent subtilement l’action du principe mâle sur la matière passive.

Le fait de «rassembler ses outils» de travail laisse entendre qu’on a compris avoir fait tout ce qu’il fallait pour réussir dans un projet.  Alors, on choisit de laisser aller et de tourner la page pour aller s’investir dans d’autres accomplissements.  On peut s’accorder un repos bien mérité, mais on sait que le temps est venu de passer à autre chose.  On doit aller vers le nouveau ou le renouveau.  Plutôt convaincu de pouvoir compter sur des résultats bénéfiques, on pense pouvoir prendre un tournant décisif.  On compte recevoir des offres inespérées de travail ou se lancer dans de nouveaux projets.

ALÈNE : Au plan purement symbolique, le poinçon qui sert à percer le cuir évoque, à prime abord, l’aiguillon qui attire l’attentialèneon sur un comportement de relève de l’animalité (excès de sensualité, de fougue, d’agressivité ou de passion).  Mais probablement que, dans son sens très prosaïque, il attire l’attention sur la nécessité de percer une réalité, au sens figuré du terme, pour lui conférer un sens plus unitif.  On peut lui accorder un sens phallique.

ARRACHE-CLOU : Cet outil qui sert à arracher les clous force nécessairement à comprendre la raison pour laquelle on veut supprimer ces ancrages.  Puisque le clou désigne symboliquement un moyen pour fixer solidement à sa structure fondamentale une réalité dont on veut faire un support de sa vie, afin de l’empêcher de bouger ou pour en prévenir la perte, il faudrait savoir pourquoi on désire maintenant faire disparaître chacun de ces ancrages.  A-t-on compris qu’à l’intérieur de la Vérité, toute vérité reste partielle, relative, mouvante et éphémère;  que toute vérité relative doit tôt ou tard faire place à une plus grande vérité;  que toute vérité du moment devient demi-vérité du lendemain et hérésie du surlendemain;  que la vérité ne sert qu’un but, celui de fournir un plateau d’expérimentation temporairement ferme et stable?  Souhaite-t-on mettre un terme à une relation qui n’apporte plus rien?  Recourt-on aux grands moyens pour extraire de sa vie des éléments qui blessent ou entravent?

AVANT-CLOU : Ce petit instrument en forme de vrille, qui sert à percer un trou, avant d’enfoncer un clou, témoigne d’ingéniosité et d’inventivité.  En songe, il peut identifier l’idée qui supporte tout un projet.  Souvent, il réfère aux activités préliminaires à la mise en œuvre d’un projet et il invite à commencer par bien préparer son terrain.  Pour d’autres sens, voir au mot clou.

BÉDANE : Ce ciseau en acier trempé, plus épais que large, terminé en biseau, qui sert à faire des mortaises, est un outil de l’artisan, un menuisier ou un ébéniste.  De ce fait, il attire l’attention sur un aspect délicat et, sous un rapport ou un autre, incisif de sa créativité.  Des éléments en soi requièrent une approche minutieuse ou attentive pour mieux établir entre eux une compatibilité ou une complémentarité.  Il faut déjà préparer le terrain à cette conclusion nécessaire.

BÊCHE : Cet outil formé d’un fer plat, large et tranchant, adapté à un manche, qui sert à retourner la terre, emblème de bêchel’agriculture, illustre l’œuvre du phallus.  On l’associe à l’action du principe viril sur la Terre passive.

 

BOULON : Cette article de fixation, une tige métallique cylindrique et filetée, munie à sa partie supérieure d’une tête, qui reçoit un écrou, appelle à considérer un élément ou un aspect de sa vie qui requiert d’être mieux circonscrit, ajusté, structuré, précisé, déterminé, agencé, placé ou lié.  Il doit y avoir boulonquelque chose qui est mal uni, apparié, stabilisé, assuré, assujetti, joint, ce qui nécessite une attention sérieuse et immédiate.  Il semble qu’on cherche à se protéger contre des émotions ou des expériences difficiles.  Il se peut même qu’on cherche à fuir une situation.

 

BROQUETTE : Ce petit clou à fine pointe et à tête plate, assez large, appelé aussi semence, réfère à une petite réalité présente, pourtant significative, qu’il faut bien fixer dans sa pensée ou à une pensée qu’il faut temporairement immobiliser un aspect important de son présent vécu.             

 

BURIN : Ce ciseau d’acier, taillé en biseau, qu’on pousse de la main pour graver sur le bois ou les métaux, mais qui peut aussi servir à couper lesburin métaux, évoque naturellement le souci du travail bien fait ou la réussite par le labeur persévérant.  À l’occasion, il précise un moyen par lequel on parviendra à déchiffrer un petit dilemme, à mieux comprendre un événement, à séparer deux réalités (ou une relation).

 

CHASSE-CLOUS : Ce poinçon qui sert à enfoncer profondément les têtes de clous attire l’attention sur un point qu’on désire bien fixer dans sa mémoire ou comprendre dans son intégralité de manière qu’il devienne, par exemple, un principe sûr de son agir.

 

CHEVILLE : Cette pièce de bois ou de métal prend un sens différent selon qu’elle sert à boucher un trou ou à réaliser un assemblage.  On comprendra facilement son sens de fermeture hermétique pour éviter une fuite d’énergie dans la première définition et son sens de lien, de trait d’union, de désir de cohésion ou d’unité, d’agent nécessaire dans la deuxième.  Au Canada au moins, on utilise parfois l’expression «Un trou, une cheville!» pour indiquer qu’on a profité de l’ouverture verbale d’un interlocuteur pour lui donner une réponse incisive ou une répartie cinglante.

Mais la cheville désigne encore la pièce qui permet de tendre les cordes d’un instrument de musique, d’où elle démontre encore un désir de cohésion, d’accord dans la tension, de support ou de renforcement dans la tension, d’isolement d’un élément dans la tension, la cause elle-même d’une tension, le motif d’un regain d’énergie ou de tonus.

Dans son sens de petite pièce qui consolide la fixation d’une vis dans un trou, elle exprime le désir de protéger un substrat contre l’effritement, de renforcer un assujettissement, d’atténuer une tension externe, de mieux fixer un sujet dans sa mémoire, d’appuyer son attention, etc.

 

CISAILLE ou CISAILLES : Ces gros ciseaux, qui servent à couper des plaques ou des feuilles de métal, laissent entendre qu’on s’attend à ce qu’une cisaillessituation comporte de grandes difficultés et qu’elle exigera le recours aux grands moyens pour la comprendre et la résoudre.  On désire rompre ou en finir avec une relation.  La cisaille d’élagage invite à émonder des idées, des pensées, des éléments d’un projet.

CISEAU : Cet outil à manche, formé d’une lame ou d’une tige d’acier biseautée à l’une de ses extrémités, qui sert diversement à travailler le bois, le métal ou la pierre, symbolise le principe cosmique actif.  Il illustre la Volonté céleste qui pénètre la Matière ou le rayon intellectuel qui pénètre l’individualité.  C’est la Force cosmique qui tranche, découpe, sépare, distingue, première opération de l’esprit qui ne juge qu’après avoir opposé les extrêmes d’une ciseauréalité.  Il s’associe à la connaissance qui précède l’exercice de la volonté et qui éclaire la faculté de décision.  On l’associe naturellement au degré de discernement, à la qualité de la créativité ou à la fluidité de la communication personnelle.  Il peut révéler une atteinte illégitime qui freine la spontanéité ou une intervention abusive dans le processus d’application des lois naturelles.  Il peut annoncer la fin soudaine du recours à une attitude ou la fin de la vie.

Par exemple, essentiellement, le ciseau de sculpteur symbolise la parole qui, selon ce qu’elle exprime, modèle l’Éther ou la Substance subtile et engendre une réalité identique à elle-même.  La paire de ciseaux, cet instrument d’acier formé de deux lames tranchantes en dedans, mobilesciseaux et croisés sur un pivot formé d’une vis ou d’un tenon, constitue l’attribut d’Atropos, la Parque de la Mythologie grecque qui, inflexible, coupe le fil de la vie.  Elle annonce une séparation imminente dans le cours de son existence.  Elle peut inviter à couper des liens désuets ou stériles, à rompre avec des habitudes délétères, à mettre un terme à une activité rebutante ou à interrompre une relation.  Car on doit retrancher quelque chose de sa vie.  Elle peut éclairer une attitude contrôlante ou une grande déception intime.  Le ciseau à froid, cet outil qui sert de levier pour écarter deux pièces jointes, annonce qu’une séparation, en soi ou autour de soi, s’opérera de gré ou de force.

CISELET : Ce petit ciseau de bronzier, d’orfèvre ou de graveur atteste d’un souci du détail et de la perfection.  Voir à ciseau.

 

CLAVETTE : Qu’il s’agisse de la petite cheville métallique qui, passée à travers d’une autre pièce, l’immobilise, ou de la pièce d’acier destinée à rendre divers organes d’une machine solidaires en rotation, par alésage de deux pièces concentriques, la clavette symbolise un trait d’union ou un accouplement qui rend un mécanisme productif.  Au figuré, elle éclaire une collaboration fructueuse.   Elle assure l’efficacité d’une mutualité.

 

CLÉ : La clé anglaise ou clé à molette, un instrument à mâchoire mobile pour serrer ou desserrer les écrous, identifie le moyen dont on se sert pour assouplir un contexte ou une situation, dans le sens d’accorder plus d’aise, de rendre moins rigide, sévère, austère, compassé, tendu ou sérieux,clé ou, à l’inverse, pour mieux les fixer.  Elle peut encore désigner le moyen auquel on a recours pour joindre ou disjoindre deux éléments.  S’apprête-t-on à désunir ce qui doit rester uni (ce qui a des affinités, des complicités, une mutualité, un aspect compatible et complémentaire) ou à désunir ce qui ne peut rester uni (ce qui ne va pas ensemble, n’a pas d’atomes crochus, ce qui ne peut se compléter et reste incompatible, ce qui est sans réciprocité)?  Quelque chose est-il désuni, déréglé, mal fixé dans sa vie?  Chose certaine, le moyen dont on se servira doit être bien ajusté au résultat qu’on veut obtenir : ainsi, il devra briller par sa rigueur (sa sévérité, son austérité, son autorité) ou par sa souplesse (la capacité d’adaptation, la compassion, la miséricorde).

 

CLOU : Cette petite tige de métal pointue, munie d’une tête plate ou arrondie, sert à fixer ou à suspendre quelque chose, symbolisant ce qui unit et stabilise.  Selon le contexte, on l’associe au trait d’union, à un axe ou à la colonne vertébrale.  Il désigne le lien fixe de l’Esprit qui empêche de vaciller dans clouson ajustement au Monde divin.  Il fixe une réalité le temps qu’on a besoin de s’en servir telle qu’elle est, d’où il figure une vérité temporaire, relativement stable, qui sécurise dans son expérience immédiate.  Parfois, il annonce le sacrifice nécessaire d’un concept rigide et limité pour retrouver sa liberté, son équilibre et son harmonie ou pour accéder à un niveau supérieur de conscience.        

CLOU DU CIEL : Cette expression mystique réfère à l’Étoile polaire.

CLOUS (Les trois) : Ils réfèrent aux trois clous de la crucifixion qui forment un triangle inversé, le symbole alchimique de la victoire de l’Esprit fécond ou fertile sur les Élémentaux de la Nature et sur les pulsions purement terrestres.

 

CORDEAU : La petite corde qu’on tend entre deux points pour tracer une ligne droite symbolise le tracé rectiligne, donc la justesse, l’équilibre, cordeaula rectitude.  Elle peut désigner le support, la méthode, le maître, la voie dans l’effort vers la réalisation spirituelle.  On l’associe à la rectitude intellectuelle ou morale.  Elle désigne la règle à suivre de façon méthodique au début de son expérience, mais qu’il faut progressivement laisser aller quand elle a fait son office de bien discipliner.  Dans le concret, le cordeau appelle à faire un choix judicieux, à faire preuve de subtilité, à rester en adéquation avec l’invisible.  Il évoque les décisions inspirées.

 

CRAMPILLON : Ce clou recourbé, à deux pointes parallèles, sert à fixer solidement des objets, comme les fils métalliques et les barbelés.  Il devrait éclairer un contexte qui comporte un lien de continuité et qui mérite d’être bien fixé dans sa mémoire.  Comme il pourrait exprimer la nécessité de relier des éléments qui se complètent pour obtenir une meilleure vision d’ensemble.  On l’appelle parfois un cavalier.  Voir à clameau.

 

CRIC : Cet appareil à manivelle sert à lever ou à soulever un fardeau à faible hauteur.  De ce fait, il illustre les petites connaissances qu’on glane au cours du quotidien et qui permettent de se tirer toujours plus facilement d’embarras ou d’élever toujours davantage sa conscience tout au long de sa vie.  Il éclaire une quête d’équilibre dans sa présente phase de vie.  Il peut exprimer un désir de s’élever dans la société ou de rehausser son imacricge.  Il peut suggérer qu’on devrait songer à réviser ses plans pour découvrir les faiblesses qui pourraient mettre ses projets à plat.

 

CROC et CROCHET : Ces petites pièces de métal recourbées, qui servent à suspendre, à accrocher, à fixer, à maintenir, à saisir ou à tirer à soi, symbolisent l’autorité ou l’instance suprême qui relie, retient ou freine dans l’agir.  En mystique, on les relie à Jupiter et à Osiris.  À l’occasion, dans leur sens négatif, ils peuvent désigner ce qui accroche et domine, ce qui engendre des attachements stériles ou nuisibles, ce qui finit par limiter le champ d’action ou par encombrer la conscience dans son expansion.  Ils peuvent prévenir d’un brusque changement de direction dans son parcours de vie.

CUTTER : Ce néologisme, emprunté à l’anglais, désigne l’instrument qui, composé d’une lame glissant dans un manche à coulisse, sert à couper le papier ou le carton.  Tout objet coupant attire l’attention sur une division, à l’intérieur de soi, qui entretient une dualité souvent conflictuelle.  Dcuttere la sorte, on perpétue un déséquilibre de sa polarité.  Que veut-on couper, enlever, supprimer, retrancher?

 

DÉGORGEOIR : Ce mot désigne un instrument de forgeron qui sert à couper le fer à chaud.  Il peut suggérer qu’on traverse une période d’activité dont l’intensité pourrait épuiser ou, à l’inverse, que, se laissant présentement aller, on gagnerait à s’activer un peu; qu’on peut s’attendre à vivre une phase d’activités astreignantes;  qu’on aurait intérêt à sauter sur une occasion qui se présente, qui peut devenir des plus opportunes ou profitables.

 

DÉMONTE-PNEU : Le levier dont on se sert pour retirer un pneu de la jante d’une roue devrait amener à s’interroger sur l’utilité ou la pertinence des démonte-pneumoyens auxquels on recourt pour parvenir à une fin.  On réalise peut-être que tout ne tourne pas rond, mais on omet de s’interroger sur les raisons de cet état de fait et de penser à en changer les causes.

 

DÉPLANTOIR : Ce petit outil de jardinier, en forme de truelle, qui sert à déplacer des végétaux de petite taille, dans l’intention de les planter ailleurs, suggère qu’on devrait désormais chercher un terrain plus fertile, pour une idée qui a germé en soi, car celui où on l’applique ne lui sert pldéplantoirus.  Autrement dit, pour réaliser un projet, on devrait orienter ses recherches ailleurs qu’où on les mène présentement.

 

DOUILLE : Ce terme générique identifie une partie creuse qui sert d’enveloppe à quelque chose.  Il peut s’agir de la partie d’un instrument ou d’un outil qui reçoit le manche;  de la pièce dans laquelle se fixe le culot d’une lampe électrique;  ou de l’enveloppe cylindrique qui contient la charge de poudre de la cartouche d’une arme à feu.  Dans tous les cas, cet objet identifie un substrat ferme, solide et stable qui le rend éminemment utile ou utilitaire.  Le contenu ne peut aller sans le contenant!

 

ÉBAUCHOIR : Cet outil de sculpteur ou de charpentier, qui sert à donner la première forme, évoque l’ébauche ou la mise en chantier d’un projet.

 

ÉGOÏNE : Cette petite scie à main, à lame rigide, munie d’une poignée à l’une de ses extrémités, invite à retrancher nettement un élément d’un contexte, d’un événement, d’une situation.  Voir à scie.

 

émerillonÉMERILLON : Il s’agit d’un crochet ou d’une boucle rivés dans un anneau par une petite tige de manière à y tourner librement.  Un tel objet est diversement relié à la versatilité, à la souplesse d’articulation, d’adaptation, d’accommodement, d’acceptation, etc.

 

ÉMONDOIR : Puisque cet outil sert à couper les branches considérées comme inutiles des arbres et arbustes, il réfère à un contexte de surplus, d’excès, d’abus, de prolixité, de superfétation.  Alors, il faut intervenir, soit élaguer.  Mais, à l’inverse, il se peut qu’on se sente privé injustement d’un bien licite et légitime.

 

ENCLUME : La masse de fer sur laquelle on forge au marteau les métaux, déclenchant les éclairs et le tonnerre des dieux, évoque le travail puissant et incessant, tout au long de ses expériences successives en incarnation.  Symboliquement, elle désigne l’affirmation de la volonté dans une pensée déterminéenclumee et dans l’action patiente, constante et persévérante pour réaliser l’Œuvre suprême.  Elle figure l’épreuve présente qui développe la souplesse d’adaptation, qui rend l’être réceptif, malléable et plastique, ouvrant sur les domaines de la délicatesse et du raffinement.  Elle illustre la volonté ardente et audacieuse de façonner son destin à son Image et à sa ressemblance.  Elle indique qu’on détient le pouvoir et les clefs de son succès.  Mais on devra trimer dur pour parvenir à son but.  Voilà le principe passif, le principe féminin à féconder, d’où sortent les ouvrages du forgeron.  À l’extrême, elle peut suggérer un brin d’obstination ou d’entêtement.  Mais, s’il ne faut jamais se placer doigt entre l’enclume et le marteau, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud (profiter immédiatement des bonnes occasions qui se présentent)!

 

ÉQUERRE : Depuis les temps les plus reculés, cet instrument de dessein ou de mesure spatiale, une pièce rigide dont la forme présente un triangle rectangle ou deux angles en T, qui sert à tracer des angles droits, à former un carré ou à élever des perpendiculaires, symbolise la mesure rigoureuse et équerrel’aplomb.  Elle suggère la conciliation des contraires dans l’ordre, donc dans la rigueur, la méthode et la discipline.  En Égypte, on faisait de cet attribut des astronomes, l’instrument de mesure de la Terre et du Ciel.  En Chine, on le dédiait à Niu-Koua.  Dans les Écoles initiatiques, il a toujours suggéré la rectitude morale ou le respect des lois et des règlements.   Il évoque ce qui rectifie et ordonne la matière, un substrat considéré comme passif et soumis à l’Esprit.  Dans la Franc-maçonnerie, il désigne la dignité du Vénérable.

L’équerre la pointe en haut, à la quelle on adjoint un fil à plomb pendant au milieu de l’angle qu’il forme, garantit la stabilité perpétuelle d’une réalité.  La triple équerre précise le travail de construction qui doit être accompli dans les trois mondes (physique, mental et spirituel) au cours de son évolution.  Elle exprime que, par l’application de l’intellect, l’exercice de la volonté et l’illumination de l’intuition, l’homme peut communiquer avec le Ciel, méditer sur ses manifestations grandioses, attirant vers lui la vérité qui en émane, à laquelle il peut s’unir.  L’équerre en V exprime l’activité et le dynamisme.

 

ÉTAU : Puisque cet appareil, formé de deux mâchoires, dont le serrage permet l’assujettissement d’une pièce qu’on veut travailler,  il peut éclairer un sentiment d’être coincé dans ses projets, ses affaires, ses relations.  Il se peut qu’il requière plutôt son attention ou sa réflexion dans le règlement d’une étausituation difficile.  À moins qu’il appelle simplement à faire preuve de patience, d’énergie et de détermination ou à recourir aux grands moyens pour résoudre un problème.

 

FAUCILLE : Cet instrument à manche court et à lame métallique recourbée en demi-cercle sert à couper l’herbe ou les céréales. Reliée au croissant de la Lune, support de la Présence réelle de Dieu, à l’agriculture et à l’été, cet outil utilitaire du paysan, arme rituelle des druides, mais arme destructive (ghastra) des démons, symbolise la fécondité.  On en a fait l’attribut de Saturne, de Sylvain et de Cérès.  Elle indique le temps de la moisson physique, psychique ou spirituelle, le temps qui détruit tout à son heure ou qui met un terme à une création indue, surannée ou intempestive.  Elle évoque les faucilleretours cycliques ou les éternels recommencements (la mort et l’espoir d’une renaissance) qui portent tout vers une perfection plus achevée.  Ce qu’elle coupe précise ce qui s’achève pour le moment ou ce qu’il faut sacrifier pour éviter que sa vie devienne une terre en friche (se remplisse d’éléments disparates et discordants qui pourraient engendrer la confusion).  On en fait trop souvent qu’un instrument de châtiment, comme si la causalité n’engendrait que des effets négatifs.

Dans un contexte onirique, la faucille peut identifier un sentiment d’insécurité ou d’angoisse, en regard de l’avenir, qui menace la bonne marche de ses projets.  Elle annonce parfois des petits travaux pénibles, peu valorisants ou rémunérateurs, qui requièrent de la patience, de la constance, de la persévérance.  À moins qu’on soit convié à prendre une décision tranchante, pour retrancher les mauvaises herbes, en regard de son avancement, de son progrès ou de son évolution.  Car la semence originelle, fondée sur la nécessité évolutive, doit porter tous ses fruits, quand sonne l’heure de la moisson!

FAUCILLE BARRÉE : Elle indique une Lune noire, une Nouvelle Lune.

FAUCILLE D’ARGENT : Elle symbolise le Croissant de la Lune.

FAUCILLE DE FER : Elle désigne ce qui tue la Vie.

FAUCILLE D’OR : Dans la Tradition celte, elle sert à la récolte du gui, symbole d’immortalité.

 

FAUX : Comme la faucille, cet instrument agricole, formé d’un long manche de bois et d’une lame d’acier tranchante, légèrement incurvée, sert à couper l’herbe ou les céréales et évoque le temps de la moisson ou de la récolte.  La Tradition l’associe à Saturne, ce qui en fait l’instrument du trépas et du deuil.  Danfauxs cette image, il représente la Force vitale, et sa victime, le Néant, qui fauche la vie illusoire… ou les illusions de la vie.  Voilà le Temps, la Force active, qui s’écoule et qui dévore la vie.  Mais si le temps détruit tout, il veille à ce que la vie ne meure jamais.

Symbole des grands changements, cet instrument invite à faire du nettoyage dans sa vie.  Le temps est venu d’accepter de supprimer, dans le détachement, ce qui se termine, est parvenu à sa fin, se meurt, devient caduc et désuet.  Il faut laisser tomber quelque chose, en faire son deuil, en acceptant sa tristesse et en exprimant ses justes sentiments, mais sans se laisser hanter par les regrets et la nostalgie.  Il faut participer activement, sans se décourager, à l’élimination de ces éléments rétrogrades et archaïques, car toute mort engendre une nouvelle vie.  La Nature a horreur du vide!  Les petites morts successives contribuent à l’évolution, c’est-à-dire qu’elles mènent vers une réalisation plus achevée.  Il faut déjà s’ouvrir à ce qui vient, faire de la place à la nouvelle réalité qui s’annonce à travers cela même qui finit.  Par la disparition des illusions, qui sont présentement tranchés et retranchées de son monde, on entre dans un nouveau cycle qui donnera accès au domaine de réalités plus vraies et plus subtiles.

La faux rythme les saisons qui s’écoulent inlassablement.  Elle désigne l’instrument de la Mort aveugle qui, à la bonne heure, coupe tout ce qui vit et faux-tarotégalise toute chose vivante, mais qui épargne ce qui mérite de vivre encore.  Elle tranche les illusions qu’on ne sait pas reconnaître et qui épaississent le voile entre les plans de conscience.  La lame de faux figure la Lune qui marque les fluctuations éternelles et les cycles du temps.  Le Squelette faucheur désigne Saturne.

 

FER À SOUDER : Cet outil, utilisé pour le brasage tendre, suggère qu’on percevrait mieux une réalité dans sa globalité, qu’on en concevrait plus facilement l’unité ou l’utilité, si on reliait certains éléments ou certains indices qu’on pourrait ne pas saisir comme complémentaires.  Peut-être suggère-t-il plutôt que l’amour est le ciment de la vie ou la clef de la réussite.

 

FIL À PLOMB : Utilisé dans le monde de la construction, il s’agit d’un fil tendu par un poids pour donner la verticale.  Cet emblème maçonnique suggère de diriger son esprit vers l’intérieur de choses, le seul endroit où on peut découvrir sa vérité, cachée au profane, comme tout objet tombe de lui-même vers la terre pour indiquer où se trouve son centre, son noyau ou son cœur.   Les Maçons le joignent à l’Équerre et ils l’associent à l’Axe cosmique, qui donne la difil à plombrection de l’Activité céleste, le figurant parfois expressément comme joignant la Grande Ourse, désignée par la lettre G, au centre d’un swastika, tracée sur le sol.  Désignant la Voie du Milieu, celle de la Justice (la Rigueur) tempérée par la Clémence (la Miséricorde), il exprime alors l’équilibre d’une construction et la rectitude de l’effort spirituel.  Voilà pourquoi toute construction doit s’édifier en verticale avec le Ciel (direction du Paradis terrestre perdu) non à l’horizontale (direction du paradis artificiel).  Ainsi, le fil à plomb recouvre les notions de justesse, d’équilibre, de subtilité, d’adéquation avec l’invisible.  En songe, il appelle à faire des choix réfléchis, à prendre des décisions justes, à produire des actions harmonieuses, à chercher des résultats équilibrés, à tout relier au but ultime de sa vie.

 

FILIÈRE : Cet outil sert à mettre en forme un métal, soit à le transformer en un profilé, comme le filet d’une vis.  Relié à la créativité, il devrait démontre que la motivation, exercée dans la patience et la constance, écarte les plus grands obstacles et fait aboutir au résultat recherché.  Au Canada, on appelle souvent une filière ce qu’on appelle ailleurs un classeur (meuble-classeur ou cahier-classeur).

 

FOURCHE : Ce mot désigne un instrument agricole à long manche terminé par deux ou plusieurs branches en pointe, appelées dents.  Il désifourchegne également un point qui donne naissance à des embranchements ou à des directions, par exemple à un carrefour.  Les deux imitent le chiffre quatre et symbolisent la dualité et l’ambivalence de la manifestation issue de l’Unité.  En cela, ils évoquent la tendance à différencier des individualités provenant d’une origine ou d’une source commune.  Ils éclairent le dynamisme de l’affectivité et le jeu des forces inconscientes : l’indécision alterne avec la décision et il faut recourir à son ressenti ou à son intuition pour déterminer s’il vaut mieux agir ou se retenir d’agir.  Dans un autre sens, voir à ((carrefour)).

Dans le concret, la fourche indique qu’il faut faire l’effort de s’aider ou de se servir soi-même si on veut connaître l’abondance, la prospérité ou le succès.  Elle peut suggérer que les résultats de ses efforts ne tarderont pas à se manifester.  Dans certains cas, elle invite à fusionner deux idées divergentes, deux points de vue différents ou deux énergies opposées, mais seulement en apparence, car ils sont, en réalité, complémentaires.  Enfin, elle peut traduire un relent d’agressivité ou une colère contenue.

 

FRAISE : Dans un premier sens, ce mot réfère à un outil cylindro-conique pourvu d’arêtes tranchantes, conçu pour le travail des métaux à froid ou pour le forage, qu’on fixe à une fraiseuse ou à un fraisoir.  Alors, voir à foret.  Dans le sens de l’outil à rotation rapide utilisé par le dentiste pour enlever les fraiseparties cariées des dents, à moins qu’il fasse ressortir une  grande phobie de la douleur, ce mot devrait porter l’attention sur la nécessité de corriger des excès de langage, de dissoudre des éléments latents de culpabilité ou de se délivrer d’éléments agressifs contenus, qui minent progressivement ses énergies.   Il peut éclairer des faiblesses au niveau de la protection de son palais, sa forteresse ou sa demeure royale.

 

GOUGE : Ce couteau à tranchant courbe ou en V, qui sert à faire des moulures, exprime l’application avec laquelle on s’y prend dans une entreprise pour obtenir un résultat à la fois beau et agréable.

 

GOUJON : Cette tige métallique aux extrémités filetées, qui reçoit un écrou de serrage aux deux bouts, set à lier deux pièces en les traversant.  On peut lui donne le sens de l’écrou et du boulon.  À tort ou à raison, on cherche à fixer ou à lier fermement deux réalités.

 

GOUPILLE : Cette cheville métallique, qui forme clavette, sert à assembler ou à maintenir des pièces l’une contre l’autre.  Elle figure les moyens par lesquelgoupilles on cherche à garder deux réalités plus ou moins fermement assujetties l’une à l’autre.

 

 GREFFOIR : Cet instrument de jardinage, un couteau à lame très tranchante, qui sert à la greffe des pousses, fait ressortir un désir d’ajouter un élément vivifiant à sa vie.  Mais on devra se rappeler que, même si elle est viable, la greffe reste un recours artificiel à un élément emprunté greffoirailleurs.  Ce qu’on veut greffer ne risque-t-il pas de dépersonnaliser ou de faire dévier un peu de sa trajectoire?  Voir à couteau et à entoir.

 

HACHE ou HACHETTE : D’après la Tradition primordiale, il s’agit de la première arme inventée pour trancher dans le vif des obstacles.  Cet instrument tranchant, formé d’abord d’un silex, puis de fer, qui sert à couper, à fendre et à façonner le bois, symbolise l’accomplissement grossier, donc réalisé à grands traits, d’une œuvre, parce qu’elle n’est qu’à son stade d’ébauche.  C’est l’arme de lumière avec laquelle on explore tous les mystères dhachee l’Univers afin d’en comprendre la nature profonde.  Utilisée pour se protéger, se défendre et retrancher ce qui ne sert plus, elle confère la liberté qui mène à la véritable connaissance de soi.  Elle agit comme une aide précieuse dans l’affirmation de la volonté et l’extériorisation de son individualité.  Emblème de force,  de vérité et de pénétration spirituelle, elle illustre la vie dans son cycle solaire.  Car elle désigne le Soleil qui, par la foudre et la pluie, agit dans la matière pour la fertiliser, la régénérer, la transmuter, la transfigurer et l’illuminer.  Elle invite à s’extraire de l’ambivalence, à retrouver l’esprit d’enfance et à recréer le paradis perdu.  Dans le corps, elle est reliée à la nuque, qui doit rester souple.

En fait, la hache figure l’instrument qui, par son choc, divise tout en deux, qui ouvre et pénètre la Terre, engendrant la dualité et la lumière.  Elle tranche dans ce qui empêche de voir les différences ou empêche de créer des ouvertures.  Elle enclenche le jeu des contraires qui permet d’enregistrer de nouvelles perceptions et d’accumuler des connaissances neuves.  Cette accumulation de foudre, répercutée par le tonnerre, constitue une énergie structurée, qu’on doit associer à la création réfléchie.  Elle provoque le traumatisme intime qui entraîne au plus profond du mystère et enclenche l’épanouissement de la conscience.  Cet instrument de délivrance détruit les tendances néfastes et induit le discernement, ce grand pouvoir de différenciation, premier pas sur la voie de la sagesse.  Figurant un axe, elle représente un centre d’intégration et exprime une permanence.  La hache frappe fort et tranche vivement, avec fracas, faisant souvent surgir des étincelles, selon la dureté de ce qu’elle atteint.

En rêve, la hache indique qu’on est trop contrôlant.  On risque de devenir destructeur en raison de son hostilité ou des frustrations qu’on éprouve.  On désire trancher net dans une relation ou une situation.

En Inde, on attribue la hache à Shiva, l’Architecte et le Charpentier de l’Univers.  Les petites haches sont attribuées à Parachou-Rama.  La hachette proprement dite, qu’on peut utiliser pour de protéger ou se défendre, sert à établir sa maîtrise sur les désirs multiples, à rompre les liens affectifs et les fausses identifications.  Le fait de bûcher dans le bois indique que l’on trime dur pour élaguer dans son subconscient afin de mieux le défricher.  Voilà qui annonce un travail intérieur prometteur.  Le fait de couper du bois à la hache démontre qu’on réduit son problème en ses aspects les plus abordables pour le mettre à sa mesure.  Il se peut qu’on ait ajusté son rôle à son pouvoir.

HACHE À DOUBLE TRANCHANT : Cette arme, qui détruit et protège à la fois, symbolise la dualité des énergies complémentaires.  Elle confère la faculté de discerner avec sagacité, vivacité et puissance les contraires.

HACHE AU SOMMET D’UNE PIERRE CUBIQUE À POINTE : C’est le symbole maçonnique de l’acte suprême de l’Initiation, l’ouverture du Ciel.  Elle engendre une prise de conscience qui se confond avec l’Illumination.  La hache fend alors le coffret et fait jaillir de lui l’Étincelle divine.

HACHE D’AIRAIN : Dans la Tradition grecque, forgée par Héphaïstos, elle servit à fendre le crâne d’Ouranos, d’où naquit Athéna en poussant un cri immense, ce qui engendra un bouleversement dans le Cosmos et dans l’histoire de l’Humanité.

HACHE DE GUERRE : Dans la Tradition bouddhiste, c’est l’arme de «Kouroukoulla» (Vénus) qui libère des liens affectifs indus.

HACHE DOUBLE : Emblème de la Royauté, elle symbolise la victoire, la sagesse, l’Unité du plan cosmique.

houe HOUE : Cet instrument de fer recourbé, à manche de bois, sert à remuer la terre.  Dans le symbolisme, la terre désigne le terreau de son jardin intérieur ou de son champ personnel d’expérience.  Que cherche-t-on à ameublir ou à attendrir en soi?

 

LEVIER : Cette barre rigide, capable de tourner autour d’un point fixe, pour remuer ou soulever un fardeau, désigne un instrument maçonnique.  Il identifie la volonté qui mène à la connaissance, à cette connaissance qui ne devient initiatique que dans le cas où celui qui la possède démontre son aptitude à la comprendre.  Elle symbolise une force instrumentale féconde ou fructueuse.  Or la valeur de son emploi ne se mesure qu’à la valeur même de ce qu’elle sert levierà soulever.  Dans le concret, elle réfère à un élément, à un concours, à une contribution, à une circonstance, à une aide ou à un appui bénéfiques ou tutélaires dans l’accomplissement d’un projet ou dans la résolution d’une difficulté.  Le levier de vitesse reporte à une tige de commandement.  Il indique qu’on inculque son rythme à un déroulement dont on détient la ferme maîtrise.

 

LIME : Cet outil à main, long et étroit, couvert d’entailles régulières, qui agit par frottement, sert à tailler, encocher, dégrossir, ajuster, polir, brunir, aiguiser, réduire, araser, etc.  On peut ranger dans cette catégorie la «demi-ronde», la «queue-de-rat», la «queux à aiguiser», le «riflard», le «rifloir», le «tiers-point», la «fendante», etc.  Il ne reste qu’à établir ce qu’on veut ainsi parfaire par son travail énergique ou méticulelimeux.  La lime-émeri ou lime à ongles, une petit instrument de métal strié ou de papier émeri destiné à adoucir, à raccourcir ou à arrondir le bord des ongles, indique qu’au niveau de sa créativité ou de son activité,  on veut soigner ses apparences, présenter patte blanche ou se montrer moins agressant envers les autres pour les rassurer.  On adoucit les aspects brusques ou acerbes, donc écorchants, de sa personnalité.  À moins qu’on se révèle à quel point on est dur, égratignant, corrosif, abrasif envers les autres.

 

MAILLET : Ce gros marteau à deux têtes, fabriqué à partir d’un bois très dur, sert surtout aux menuisiers et aux sculpteurs.  Il symbolise la Puissance créatrice et ordonnatrice de Dieu et la Justice qui s’exprime dans un grondement de tonnerre.  Associé à la fécondité masculine, il évoque l’intelligence qui agit danmaillets l’ardeur et la persévérance.  On dit qu’il dirige la pensée et anime la méditation de celui qui, dans le silence de sa conscience, cherche la vérité.  On en a fait l’insigne du commandement, dans la mesure où il est brandi de la main droite.  Concrètement, on doit le relier à la volonté qui amène à exécuter un ordre ou un choix.  Il sert ainsi à déterminer le degré d’énergie active, de détermination morale, d’implication dans l’action dont découle la réalisation pratique d’un projet.  Dans la Maçonnerie, il exprime l’autorité du Maître au cours des tenues.

Dans le concret, cet objet renvoie à un problème qu’il faut reconnaître et résoudre;  à une décision qu’il faut prendre de façon catégorique;  à une réalité qu’on croit irrévocable.  Dans la Bretagne ancienne, le maillet béni, désignait un lourd marteau de pierre ou une boule de pierre qu’on plaçait sur le front des agonisants pour leur faciliter le passage dans l’au-delà, donc pour hâter l’envol de leur âme.  Dans la Maçonnerie, le maillet et les ciseaux désignent les outils de l’apprenti pour dégrossir la pierre brute (le corps).

 

MAILLOCHE : Ce mot désigne le maillet à une seule tête, diversement utilisé par le tonnelier, le cordonnier ou le maroquinier.  Il sert à révéler le degré maillochede dextérité, d’application, de raffinement qu’une œuvre implique.

 

MANDRIN : Ce poinçon, qui sert à percer le fer ou à agrandir un trou, démontre une volonté de percer une réalité, de l’amener au grand jour, de la conformer à sa vision.

 

MARTEAU : Cet outil de percussion, formé d’une tête en acier dur trempé, percée d’un œil, dans lequel s’insère un manche, sert à frapper, enfoncer, aplatir, battre, marteler, écrouir.  Il symbolise la construction, la croissance, le pouvoir, la force, la virilité.  Chez les Dieux, il sert à fabriquer la foudre, qui marteaudéclenche le tonnerre grondant, une manifestation de la puissance du Ciel, qui vitalise les êtres et détruit le mal. Mais l’Esprit de la Foudre inscrit aussi la marque ou la trace de ce qui mérite l’attention et il sert de témoin ou de preuve des stipulations d’un contrat.   Associé à la volonté et au pouvoir, il désigne l’instrument de l’être constructif, créatif, protecteur.  Il figure parfois le discernement, cette alliance du rationnel à l’acte volontaire ou ce sens intelligent qui comprend ce qu’il faut créer ou détruire.  Dans son sens inversé, il devient l’instrument de la rancœur et de la méchanceté gratuite.  Il peut évoquer une personne autoritaire, opiniâtre au labeur, comme il peut indiquer qu’il faut apporter des changements dans ses plans.

Le marteau de porte peut référer aux bonnes occasions qui se présentent;  aux attentes vaines ou comblées;  à une quête d’assistance ou de direction.  Il peut suggérer une tentative de contact du subconscient.  Il peut faire remonter à la conscience des pensées refoulées.  Il peut signaler la mort d’une réalité.

Le marteau-piqueur Cet instrument cylindrique du mineur, muni d’un burin, d’un fleuret ou d’une aiguille, est mu par un piston intérieur qui frappe l’outil sous l’effet d’un choc pneumatique, hydraulique ou électrique, et qui sert à disloquer les matériaux rocheux ou solides ou à creuser des trous destinés à recevoir des charges explosives.  Dans ce cas très précis, il suggère une charge agressive qui s’active au niveau de l’inconscient.  Le marteau pneumatique, cette machine-outil, un instrument de percussion actionné à l’air comprimé, est formée d’un cylindre dans lequel un piston frappe avec force sur un outil.  Il souligne une réaction mécanique à multiples répercussions. On l’associe souvent à la puissance virile, même à la surestimation virile.

MARTEAU DE THOR : Dans la Tradition scandinave, c’est l’attribut du Dieu de la Guerre, représenté sur les pierres runiques.  Il figure l’outil cmarteau de Thoryclique de la Grande Vie, sous sa double polarité, qui frappe alternativement le Ciel et la Terre, dans son mouvement de balancier.  Il détruit les vielles formes de vie et régénère par la pluie féconde d’un temps nouveau.

MARTEAU SACRÉ : Dans la Tradition hindoue, il désigne le svastika.

 

MASSE : Cet outil, formé d’une lourde tête, percée d’un trou, dans lequel est fixé un manche, qui sert à frapper, casser, enfoncer, dégrossir une matière brute, est lié au sens personnel du sacré pour désigner le Pouvoir souverain.  C’est l’attribut du forgeron.  Dans la Tradition hindoue, on en fait l’attribut de Vishnou.  On devrait abattre les murs qu’on dresse autour de soi.  On devrait réformer certains aspects de sa conduite avant que la compensation se charge de signaler ses erreurs.  On devrait produire plus d’efforts pour réussir.  On peut s’attendre à devoir aplanir des difficultés.  On gagnerait à devenir plus objectif.  Dans ses actions, on se laisse guider par ses émotions plus que par l’esprit.

 

MOUSQUETON : Ce mot réfère à une agrafe de sûreté, formée d’un anneau ouvrant à ressort ou à ergot articulé, constituant un système d’accrochage susceptible d’être engagé ou dégagé rapidement, comme on en retrouve sur une ceinture.  En rêve, selon l’usage qu’on en fait, il indique l’application d’une mousquetoncontrainte utile ou la libération d’une contrainte inutile ou désuète.  Dans le cas du mousqueton d’une ceinture, il peut suggérer une provocation sensuelle ou une libération sexuelle.

 

NIVEAU : Cet instrument permet de vérifier l’horizontalité d’une surface ou la différence de hauteur entre deux points.  Dans la Franc-maçonnerie, il s’agit d’une équerre au sommet de laquelle est suspendu un fil à plomb qui sert d’attribut aux deux Surveillants.  Elle identifie le degré de compagnoniveaun qui suit celui d’apprenti.  Elle symbolise la croix des dimensions cosmiques qui démontre que c’est par l’établissement du plan horizontal qu’on découvre le plan vertical.  Elle évoque la manifestation de la Volonté divine au centre du Cosmos et l’épanouissement harmonieux de toute réalité universelle.  Elle atteste la connaissance de l’activité céleste qui permet d’obtenir l’influence que celle-ci manifeste.  Elle donne un signe d’équilibre et d’équanimité (imperturbabilité ou sérénité).  Elle permet d’établir un degré de réalisation ou l’atteinte d’un degré de réalisation.

En spiritualité, le Niveau absolu désigne le plan de Dieu en tant qu’Être distinct de Tout, l’Esprit universel qui résume l’ensemble des choses comme totalité de l’Être, la Puissance créatrice indifférenciée qui pénètre tout, le Pouvoir divin unique.  Voilà la Réalité ultime inconnaissable.  Dans son sens concret, cet instrument éclaire un désir d’établir l’égalité entre deux réalités ou d’exercer l’équité entre deux êtres

 

ŒILLET : Cette petite pièce de métal évidée, de forme ronde ou ovale, sert de renfort à une perforation.  Elle sert à établir une communication entre deux réalités séparées par une frontière assez dense ou hermétique.  Elle démontre qu’on a trouvé une issue ingénieuse à un problème, qu’on s’est familiarisé oeilletavec elle, qu’on sait l’apprécier et qu’on tient à la maintenir ouverte.  On a probablement réussi à établir un lien utile, pratique ou salutaire entre deux réalités qu’on croyait impossible à rattacher.  Les œillets d’une chaussure renvoient à deux éléments qu’on a réunis, parce qu’on a découvert leur complémentarité, et qui renforceront sa conviction, sa progression quotidienne, la réalisation de ses projets.

 

ONGLET : La boîte à onglets se définit comme un instrument formé de deux parois, ouvert aux deux bouts, à l’intérieur duquel on glisse des pièces (surtout des planches et des moulures) que l’on scie selon un angle prédéterminé (généralement à angle droit) grâce à des entailles dans les barres onglet-boite-alatérales.  Cet outil attire l’attention sur la rigueur d’un procédé qui permet d’ajuster à la perfection deux éléments juxtaposés, complémentaires, mais généralement divergents, que l’on veut réunir.

 

PASSE-PARTOUT : Il désigne une grande scie à lame large, munie d’une poignée à chaque extrémité, pour débiter de grosses pièces de bois.  Au Canada, on l’appelle godendart.  Voir à scie.

 

PELLE : Cet outil, formé d’une plaque large et plate, souvent incurvée ou arrondie, ajustée à un manche, sert à creuser le sol, à déplacer des matériaux ou à enlever la neige.  Il traduit une quête d’identité et il révèle l’effort qu’il faut produire pour se découvrir et se comprendre.  Parfois, il éclaire un désir de mieuxpelle comprendre sa relation avec l’autre sexe ou sa manière d’aborder sa sexualité.  À l’extrême, pour un homme, il peut évoquer une impulsion sexuelle puissante, par exemple le désir de déflorer une jeune fille.  Il conduit à une nouvelle compréhension.  Il indique qu’on cherche à connaître la vérité sur un sujet.  En général, il révèle une évolution graduelle, mais favorable, de ses affaires.  Il peut souligner des gains.

La pelle à poussière, qui sert à ramasser les balayures, indique qu’on procède à un nettoyage de son monde intime et familier.  Au Canada, on l’appelle «porte-poussière».

La pelle mécanique, un excavateur motorisé, muni d’un godet à l’extrémité d’un bras articulé, sert au terrassement.  Il indique qu’on jouit d’une énergie débordante ou qu’on est disposé à recourir aux grands moyens pour supprimer de sa voie des éléments qui encombrent ou qui font obstacle.  Ce genre d’engin réfère souvent aux moyens mentaux excessifs (agressants ou épuisants) auxquels on recourt à défaut de savoir s’arrêter pour écouter son intuition, ce qui permettrait de découvrir des moyens plus efficaces et inoffensifs.  Autrement dit, il indique qu’on veut aller plus vite qu’on le peut.

PERCEUSE : Cette machine ou cet outil sert à percer.  On peut l’associer au pénis et à la force virile.  On désire voir plus clair à travers un obstacle.  On perceuseressent une impulsion sexuelle pressante.  On éprouve une grande tension intérieure.  Voir à foret.

La perceuse à archet symbolise la rotation alternative de la Spirale évolutive dans les deux sens.  Voilà Vasouki, la Grande Spirale double de l’Émanation, tiré tour à tour par les devas (dieux ou anges blancs) et les asuras (démons ou anges noirs).

 

PIC : Cet outil, composé d’un fer pointu, souvent légèrement recourbé, ajusté à un manche, sert à démolir, à creuser le sol, à casser les pierres ou ébaucher ou à évider une pièce.  Il révèle le désir très intense, presque violent, de percer la réalité qui se cache derrière un fait réel ou derrière une pic apparence;  d’abattre un obstacle ou de défoncer une limite;  de dépasser une frontière.  Par sa forme, il évoque une volonté concentrée sur un but, tenace, désireux de produire les efforts ou de répéter les initiatives qui permettent de l’atteindre.  Chez l’homme, il peut évoquer une envie sexuelle puissance ou une attitude sexuelle dominatrice.

Le pic à glaçons exprime la froideur des sentiments, la répression des sentiments, l’envie contenue ou niée d’agresser ou de déflorer.

 

PIED-DE-BICHE : Ce levier métallique, dont la tête courbée est aplatie et fendue, facilite l’arrachage des clous.  Allégoriquement, il équivaut à l’efpied-de-bichefort du lâcher prise ou du renoncement.  On ressent qu’il faut séparer deux réalités ou rompre une relation.

 

PINCE : Cet outil à branches articulées et aux extrémités plates ou rondes, sert à saisir ou à tenir un objet le temps de le travailler, de le fixer, de le serrer ou de l’installer.  Comme instrument qui prolonge les bras, il s’associe à la créativité dans tous ses aspects d’ingéniosité, d’inventivité, de dextérité, pinced’habileté, d’adresse qui ressort de la puissance du mental, plus particulièrement de l’imagination.  Le désir de pincer évoque le désir de saisir, alors que le désir de saisir évoque le désir de connaître ou de comprendre un mécanisme ou un principe.  Dans le présent cas, on ressent le besoin d’extraire tous les détails d’une situation avant de prendre une décision.  On désire se défaire d’aspects nuisibles en les écartant de sa vie.

Symboliquement, la pince à cheveux permet de rassembler ses rayons spirituels ou ses capteurs d’énergie subtile pour rassembler son pouvoir ou ses forces.  Elle permet d’améliorer son apparence.  La pince à épiler permet de se mutiler, de supprimer des rayons de lumière ou des capteurs d’énergie, des rayons de Soleil (imagination, à droite) et des rayons de Lune (intuition, à gauche).  On pourrait devenir moins sensitif, moins imaginatif, moins idéatif, moins créatif, moins affirmatif.  On l’associe aux petits désappointements qui proviennent de la vie intime ou de l’attitude d’un compagnon de vie.  La pince à linge accompagne souvent une période de lâcher prise où on commence à désirer s’extraire de ses regrets, de ses remords, de ses peines et de ses chagrins qu’on a découvert vains et stériles.  La pince de cycliste laisse entendre qu’on désire acquérir plus d’équilibre ou d’autonomie.  À moins qu’on souhaite s’évader, prendre du repos ou du bon temps dans un cadre naturel.  On veut éviter de se prendre dans son élan et de l’interrompre.

PINCEAU : Cet instrument, formé d’un assemblage serré de poils ou de fibres fixé à l’extrémité d’un manche, sert à peindre, à coller ou à enduire.  Associé à la volonté, à l’harmonie et à la créativité (surtout artistique), il permet de transformer son univers à son image et à sa ressemblance.  Il symbolise  pinceau-1la transcription en ondes lumineuses et colorées, dans le monde réel, des ondes sonores du souffle éthérique.  Ce faisant, on trace des arabesques dans son espace intérieur et autour de ceux qu’on rencontre.  Relié à l’art de la peinture, il exprime à la fois les états d’âme du sujet et sa façon d’élaborer ses projets.

Le pinceau donne l’idée d’un commencement, d’un point de départ, d’une naissance ou d’une renaissance.  Il implique la prise d’une initiative pour changer son univers.  Il peut avoir trait à une création artistique ou à un autre moyen qui permet de transformer la forme des choses.  On devrait laispinceauser le temps opérer son œuvre de rénovation.  Le pinceau du peintre en bâtiment indique qu’on cherche à couvrir une vérité ou à embellir la réalité.  On veut repartir en neuf.  On prend un tournant décisif.

PINCEAU DE DIVINATION : Il s’agit d’un instrument fourchu, en bois de pêcher, laqué de sauge, dont les mouvements dessinent des caractères et rendent un oracle.

PINCE-MONSEIGNEUR : Ce levier court, aux extrémités aplaties, sert à forcer les portes.  On s’apprête à commettre une indiscrétion.  On cherche à s’approprier quelque chose par la force.  Dans sa hâte ou sa hantise, on tente de précipiter les choses.

 

PINCETTE : Cette petite pince à deux branches sert dans les travaux minutieux. On traverse une phase de vie qui requiert de l’attention ou des soins délicats, où il convient notamment de ménager sa sensibilité ou la susceptibilité des autres.  On cherche à saisir une réalité difficile à cerner.  On met beaucoup d’application dans sa vie comme si on désirait faire de sa présente phase d’expérience un chef-d’œuvre.  Ne serait-on pas un peu perfectionniste?

 

PIOCHE : Cet outil de jardinage, formé d’un fer prolongé d’un long manche, sert à creuser la terre et à défoncer le sol.  Il souligne un effort ardent opiniâtre pour réussir dans une entreprise.  Dans la majorité des cas, il renvoie à la tension sexuelle qui a besoin d’être relâchée.

 

PI OLET : Cette canne d’alpiniste, ferrée à un bout, mais munie d’un petit fer de pioche à l’autre, sert surtout pour les courses de neige et de glace.  On est en quête de moyens ou de connaissances indispensables à la réussite de son projet.  On cherche à prendre de l’expansion ou de l’altitude, à s’élever au-dessus de sa condition ou plus haut que les autres, à s’extraire des contingences, à accomplir des exploits.

 

PLANE : Cet outil à lame concave, muni de deux poignées à ses extrémités, sert à dégrossir les pièces de bois.  Le fait que cet outil serve à donner à un matériau splanea forme définitive, mais en n’enlevant que le plus gros, renvoie à une situation qu’on veut débrouiller ou éclaircir, mais dont on n’est arrivé qu’à l’amorce ou à l’ébauche.  On en découvre progressivement les rudiments.

 

PLANTOIR : Cet outil sert à faire des trous dans la terre pour y mettre des jeunes plants.  À la différence de la semence, qui permet de partir une graplantoirine dans un sol, on s’applique à effectuer une transplantation.  De ce fait, cet instrument réfère habituellement à un besoin de refaire ses énergies ou de renouveler ses idées.  À moins qu’on désire implanter une idée dans son esprit ou dans celui d’un autre.

 

POINÇON : Ce mot désigne d’abord une tige de métal pointue qui sert à percer ou à graver.  Symboliquement, le fait de percer peut souligner un désir de saisir ce qui existe au-delà d’un obstacle, considéré comme une limite ou une frontière, ou d’établir une communication, malgré un contexte difficile.  Mais poinçonil implique plus souvent une connotation fortement sexuelle soit, pour l’homme, un désir de pénétrer, et pour la femme, un désir d’être pénétrée.  Quant au fait de graver, il évoque un désir de laisser une empreinte durable.            

 Ce mot désigne aussi un emporte-pièce à compression qui sert à découper ou à former.  Dans les deux cas, on cherche à conformer un contexte à son idée.

POINÇONNEUSE : Il s’agit d’une machine qui sert à perforer les billets et qui atteste d’un contrôle de leur validité.  On peut se croire en règle ou appelé à se mettre en règle.poinçonneuse

PUNAISE : Ce petit clou à tête plate et ronde, à pointe courte, sert à fixer des feuilles de papier sur une surface (par exemple, un tableau d’affichage).  punaiseCette épingle invite à ouvrir les yeux et à observer ce qui se passe autour de soi.  On néglige de constater ou de prendre acte de ce qui est évident.  On reçoit un message de son subconscient.

 

QUEUE : La queue-de-rat, cette lime ronde et pointue, sert à dégrossir (tailler, réduire, arrondir, ajuster, polir) un matériau dans les creux.  En raison queue-de-ratde sa forme, on peut lui attribuer un symbolisme phallique.  Elle souligne un exercice d’ajustement qui implique les idées de précision, d’achèvement, de perfectionnement.  On peut l’associer à un moyen ingénieux pour parvenir à ses fins.  Voir à lime.

 

RABOT : Cet outil de menuiserie, formé d’une lame de métal (ciseau en acier) oblique, ajustée dans un fût solide au moyen d’un coin, dont le tranchant dépasse, sert à enlever les inégalités, à aplanir le bois, à faire des moulures ou des rainures.  On ressent le besoin de prendre des décisions importantes pour régler une situation.  Voir à varlope.

 

RÂTEAU : Cet outil de jardinage, formé d’une traverse porteuse de dents et munie d’un long manche, sert à ramasser le foin ou les feuilles sans enlever la terre, à égaliser le sol, à débarrasser un terrain de ce qui l’encombre.  Il indique qu’on souhaite faire du ménage (un tri) dans sa vie, par exemple dans ses acquisitions ou dans ses relations.  Il implique qu’on doive intervenir soi-même dans une situation.  Certains opinent qu’il invite à éviter les sujets rateauépineux et les affaires mal réglées.  Le râteau mécanique désigne une grande traverse à longues dents courbées, parallèle à l’essieu des roues, qui sert à ramasser le foin, se relevant pour faire des andains.  Il ajoute cette nuance d’une répartition régulière des éléments de la récolte comme pour suggérer qu’il faut adapter ses efforts à la tâche à accomplir.  Mais il signale une étape transitoire, dans une activité ou une opération, une étape qui rappelle que la tâche n’est pas complétée.

 

RIFLARD : Ce mot désigne trois instruments différents.  Il s’agit d’abord d’un grand rabot à deux poignées qui sert à dégrossir un matériau.  Alors, voir à rabot.  Il s’agit ensuite d’un ciseau de maçon à lame large qui sert à ébarber les ouvrages de plâtre, à couper les arêtes ou à dégrossir les moulures.  Alors, voir à ciseau.  Il s’agit enfin d’une grosse lime à métaux.  Alors, voir à lime.

 

RIPE : Cet outil de maçon, de tailleur de pierre ou de sculpteur, en forme de S allongé, à deux extrémités tranchantes, dont l’une est munie de dents fines et serrées, sert à gratter ou à polir.  On l’associe au souci de donner du lustre à ce qui est encore grossier.  Il établit les connotations d’esprit de détail, de minutie, de perfectionnement, voire de perfectionnisme.

 Ce mot désigne également l’auge dans laquelle s’humecte une meule à aiguiser.  On l’associe aux bons sentiments ou aux bons procédés qui permettent, dans un contexte rigide ou difficile, de parvenir avec plus ou moins de douceur à un résultat acceptable.

 

RIVET : Cet élément, une sorte de clou ou de tige cylindrique renflée à une extrémité, que l’on peut écraser ou refouler sur eux-mêmes de façon à former une rivetseconde tête, après les avoir enfilés dans un trou ménagé dans les pièces à assembler,  permet de les réunir de façon solide et permanente.  Il prend le sens d’une «fixation» permanente.  On voudrait réunir deux éléments à perpétuité.

ROGNOIR : Cet outil sert à couper sur leur pourtour ou leurs bords le papier, le carton et les livres.  C’est un outil de finition qui évoque l’achèvement, l’attention, la minutie, la perfection.  Les contours deviennent clairs, nets et précis!

RONDELLE : Ce petit disque percé, que l’on place entre une vis ou un écrou et la pièce à joindre, permet de transmettre et de réprondellesartir l’effort de serrage sur la pièce.  Il illustre la protection par un effet tampon.  Au Canada, la rondelle désigne également le palet de hockey sur glace.

 

ROULEMENT À BILLES : Ce mécanisme, composé de billes d’acier insérées entre les organes flottants d’un objet, sert à réduire le frottement entre des pièces qui roulent l’une sur l’autre.  Il réfère à tout procédé qui peut permettre de rendre l’effort moins pénible, moins usant, moins fatiguant.

 

RUBAN : Le ruban à mesurer, un gallon gradué, indique qu’on veut vivre dans l’ordre et la méthode, connaître ses limites, découvrir sa margeruban de manœuvre.

 

SARCLOIR et SARCLETTE : Le premier outil prend une forme voisine de la houe, et le deuxième, d’un petit sarcloir.  On cherche à éliminer de sa vie des éléments, peut-être vivaces et tenaces, perçus comme nuisibles à la croissance de ses projets ou à son accomplissement personnel.

 

SAS : Dans son sens de tamis, entouré d’un cercle, pour passer les matières pulvérulentes ou liquides, voir à passoire et à tamis.  S’il s’agit plutôt de la partie d’un canal compris entre les deux portes d’une écluse, on peut y saisir une période de transition entre deux états d’être ou un passage entre deux états de conscience.

 

SCIE : Cet instrument, à lame d’acier et à dents tranchant, sert à débiter le bois, la pierre, les métaux ou toute matière dure.  Elle éclaire des désaccords sévères ou une situation conflictuelle qui amène à rompre les liens.  On désire cesser de faire quelque chose ou de vivre une situation.  La scie électrique scieévoque son aptitude à descendre au cœur des choses.  La scie circulaire, cet instrument dont la lame coupante tourne autour de son axe, suggère une application intense de la volonté, souvent dirigée vers une fin négative (agressive).  Elle peut évoquer une idée obsédante ou un sentiment tenace qui rongent intérieurement.  Pour la scie mécanique, voir à tronçonneuse.

SÉCATEUR : Cet outil de jardinage, en forme de gros ciseau à ressort, dont la lame tranchante glisse sur une autre qui lui sert d’appui, sert à tailler les rameaux, les branches, les haies.  Il indique qu’on désire se débarrasser d’éléments psychiques rémanents ou encombrants.

 

SERFOUETTE : serfouetteCet outil de jardinage, une houe légère, dont le fer forme une lame d’un côté et une fourche à deux dents de l’autre, sert à labourer légèrement le sol.  Bien qu’il exprime un désir d’ameublir un sujet pour le rendre plus compréhensible, on peut l’associer à l’activité sexuelle.

 

SERPE : Cet instrument de bûcheron ou de jardinier, doté d’un manche armé d’une lame tranchante recourbée vers la pointe, sert à tailler les arbres, à émonder les terrains, à élaguer les arbustes ou à fendre le bois.  On l’associe à la Lune qui régit les Cycles de la Manifestation terrestre.  On l’associe à userpen travail de tri, expédié ou grossier, dans ses idées, ses pensées ou ses sentiments.

 

SERRE-JOINT : Cet instrument sert à maintenir, serrés l’une contre l’autre par les joints, des pièces de bois, pendant que sèche le collage.  Il serre-jointindiquequ’on se familiarise avec des idées auxquelles on était autrefois réfractaires et qu’on les intègre progressivement à ses connaissances.

 

TARAUD : Cet outil d’acier, formé d’une mèche dont le pas est interrompu par des rainures longitudinales, dont les angles des filets forment arêtes, sert à effectuer des filetages à l’intérieur des ouvertures de faible diamètre destinés à recevoir des vis, qu’on appelle des pas de vis.  On peut l’associer aux démarches, aux entreprises ou aux initiatives qui préparent, d’assez longue main, le terrain à une autre intention impliquant une intervention avouée ou cachée.

 

TARIÈRE : Cette grande vrille de charpentier ou de charron, qui sert à faire des trous dans le bois ou à faire des forages dans le sol, indique qu’on est conscient qu’un projet impliquera de grands efforts.  Il se peut encore qu’on cherche à percer une vérité ou à faire affleurer à la conscience un élément inconscient.

 

TENAILLE(S) : Cet outil, composé de deux pièces croisées, mobiles autour d’un axe, se termine par des mors qu’on peut rapprocher pour saisir, serrer ou arracher des objetenaillests.  On tente d’éliminer des tracas tenaces.  On entretient des attitudes douteuses, contraires à ses intérêts.  On entretient des remords persistants.

 

TIERS-POINT : Cette lime ou ce poinçon de sections triangulaire sert à dégrossir, à polir ou à travailler dans les coins fermés ou aux points resserrés.  Voir à lime.

 

tire-clouTIRE-CLOU : Cet outil de couvreur, formé d’une tige plate et dentée, sert à arracher les clous.  Il indique qu’on a pris conscience que deux éléments que l’on unissait ne vont pas vraiment ensemble ou ne vont plus ensemble, par exemple qu’une relation ne peut plus tenir.

 

TIRE-FOND : Cette longue vis à bois, à tête carrée, sert à divers assemblages, notamment à la fixation du rail sur la traverse d’un chemin de fer, par l’intermédiaire d’un coussinet assujetti par un trémail (cheville).  Sommairement, elle devrait inspirer la vérification des éléments d’un projet pour s’assurer que tout tourne rond ou que tout se tient solidement.

Souvent, le tire-fond désigne un anneau de fixation fixé au plafond.  On peut alors l’associer au but ou à la motivation qui supporte une activité ou une intention.  Il désigne le niveau de l’idéal.

TISONNIER : On associe trop facilement le pique-feu, cette tige métallique, droite ou recourbée, qui sert à attiser le feu, à des disputes.  Il réfère tisonnierplutôt aux moyens qui servent à augmenter son ardeur, sa ferveur, sa motivation, son ambition, sa passion.

 

TOURNE-À-GAUCHE : Ce mot désigne d’abord un levier, creusé d’un œil ou d’une encoche, qui sert à ployer, à tordre ou à faire tourner un outil ou une pièce qui s’y engage.  On peut l’associer à tout support qui renforce sa volonté de parvenir à une fin et en rend l’atteinte plus facile.

Ce mtourne-a-gaucheot désigne encore un outil pour écarter les dents d’une scie afin d’en élargir le trait et de lui donner plus de mordant au sciage.  On cherche à devenir plus incisif ou plus efficace dans une intervention.

 

TOURNEVIS : Cet outil à manche en acier, dont l’extrémité est adapté au serrage ou au desserrage des vis, éclaire un désir de resserrer des liens tournevisaffectifs  ou amicaux; de maintenir ou de séparer des éléments; de traiter une situation ou un être avec plus de rigueur.

TRÉPAN : Cette forte tarière, un vilebrequin de forage, sert à percer le bois, la pierre, notamment le marbre.  Voir à tarière, à mèche, à foret ettrépan à vilebrequin.

 

TRONÇONNEUSE : Ce mot désigne une scie circulaire qui sert à couper en sections ou une scie à chaîne coupante, utilisée par le bûcheron, l’élagueur, l’émondeur, etc.  Ces deux instruments de coupe indiquent que quelque chose de radical risque de se produire si on n’y prend garde.  On devra appliquertronçonneuseune volonté puissante si on compte réussir.  On semble vouloir plonger directement au cœur des choses ou dans le vif d’un sujet.  Ce symbole phallique, attribut de la puissance virile, suggère qu’on s’adonne à des ébats sexuels frénétiques ou passionnés.

 

TRUELLE : Ce mot désigne d’abord l’outil de maçon, composé d’une lame d’acier, à bout arrondi ou en forme de trapèze, reliée à un manche par une tige coudée, qui sert à étendre le mortier sur les joints ou à composer les enduits de plâtre.  Associé à la puissance créatrice, il réunit, fusionne, unifie ettruelle sert à réaliser l’unité d’une construction.  Emblème des sentiments de bienveillance éclairée, de la fraternité universelle, d’une très large tolérance, il suggère l’idée d’abolir les inégalités, de niveler les différences, d’œuvre dans la cohésion à la réalisation de l’unité universelle.  Il semble qu’on parviendraà réaliser ses objectifs, si on se donne de la peine et si on produit les efforts requis.

 

VÉRIN : On place cet appareil sous une lourde charge pour la soutenir ou pour la soulever sur une faible hauteur, soit de façon mécanique (vis mue par un levier à cliquet), de façon pneumatique, de façon hydraulique ou de façon électrique.  Il s’agit en fait d’un grand cric qui produit un effet de levier.   Voir à ces deux mots.

 varlopeVARLOPE : Puisqu’il s’agit d’un grand rabot à fût très long, muni d’une poignée, qui sert à dresser ou à aplanir le bois, on se référera au mot rabot.

 

VILEBREQUIN : Ce mot désigne d’abord l’outil au moyen duquel on imprime un mouvement de rotation à une mèche pour percer des trous.  Il révèle comment la répétition d’un acte développe la dextérité et permet de parvenir à une fin.  Il peut indiquer qu’on se concentre autour d’un sujet.  Il se peut qu’on cherche à percer une réalité, à accéder à une nouvelle compréhension ou à atteindre une nouvelle dimension.  Parfois il exprime que tout revilebrequinpasse sans cesse par le même processus, mais dans un état toujours plus achevé.  Plus on s’investit, plus on se rapproche du but.

 

VIS : Voilà une tige cylindrique ou tronconique de métal, à tête ronde ou aplatie à encoche transversale, carrée, cruciforme ou étoilée, destinée à recevoir la pointe dvisu  tournevis, et dont la surface porte un filet hélicoïdal destiné à s’enfoncer, en tournant sur elle-même, dans une pièce également filetée ou dans du bois ou dans un autre matériau, de manière à fixer un objet.  Elle appelle à considérer le petit détail qui lie des réalités entre elles.  Il semble qu’on sème la pagaille ou qu’on ait l’impression d’être utilisé, contraint, traité durement.  On ressent un désir sexuel de pénétration.  On est entouré de relations solides et dévouées.  On prend une amitié ou une relation pour acquise.

 

VRILLE : Cette mèche à main, un outil formé d’une tige métallique rigide, usinée à son extrémité en forme de vis à pas variable, qui se terminevrille par une pointe aiguë, sert à percer des trous dans le bois.  Elle agit à la manière d’un mot sacré répété à séquence rapide qui parvient à percer l’opacité spirituelle.  On peut lui donner le sens d’une «mèche» ou d’un «foret».

© 2009-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

A propos de l'auteur