PENSE-T-ON ASSEZ À S’ALLIER À SON CENTRE DIVIN?

L’être humain s’adonne quotidiennement à diverses activités et il accomplit des tâches variées, prenant tout pour acquis ou s’attribuant entièrement les mérites de ses entreprises.  Pourtant, sans l’intervention de son Centre divin, il n’est rien et ne peut rien, puisque ce n’est que par lui qu’il devient tout et peut tout.  À vrai dire, sans l’intervention de cette instance supérieure de lui-même, il ne pourrait ni respirer ni lever le petit doigt.  Celui qui s’y prend seul actualise le Vouloir, mais il néglige le Pouvoir, qui est du ressort de son Centre divin.  Il ne GodsHandspeut qu’échouer ou réussir à la dure.  Dans la Réalité cosmique, l’être incarné, doté de volonté, ne détient aucun pouvoir par lui-même, il le détient de son Atome ou Centre divin.  Alors pourquoi interviendrait-il sans lui dans ses activités courantes, surtout dans sa quête de Salut, de retour au Foyer originel?

En effet, lorsque le premier être humain s’est incarné, il devait sans cesse penser à respirer, de nuit comme de jour, parce qu’il n’avait pas encore acquis le réflexe de la respiration.  Par bonheur, à cette époque reculée, comme il n’était pas aussi densifié qu’aujourd’hui, il pouvait compenser par un approvisionnement direct de la force vitale.  Mais ce n’est que par un entraînement atavique qu’il est parvenu à respirer sans devoir se soucier de sa survie par l’apport d’oxygène et de prana.

Voilà ce qu’impliquent les mots de la prière du yoguin qui rappelle : «Sans Toi, je ne suis rien, mais avec Toi, Je Suis Tout;  sans Toi, je ne peux rien, mais avec toi Je Peux Tout.»  Alors que, dans son ego, chaque être se pense si important, chaque être humain incarné tient entièrement son existence de son Centre divin, dont il est le prolongement.  Pourtant, beaucoup se prennent tellement pour le nombril du monde qu’ils en viennent à douter de l’existence même de cette instance supérieure de la conscience personnelle de l’Absolu à travers lui.  Comme si l’effet qu’il est pouvait agir sans la Cause immanente qui, formant sa Réalité réelle, lui donne l’existence.

Quand les Maîtres enseignent que la gratitude est une condition de l’expansion de la conscience, de la manifestation de la prospérité et de l’accession à la Plénitude, c’est justement sur la reconnaissance de ce fait premier qu’ils veulent attirer l’attention.  Car nul ne peut s’attirer davantage, par le jeu spontané des principes cosmiques et des lois naturelles, s’il ne commence par apprécier ce qu’il possède déjà et en faire bon usage, mettant les moyens au service de la fin, la Réalisation personnelle.

Oui, il le peut, mais dans la mesure où il se trouve un bon emploi bien rémunéré, à la remorque duquel il reste, qu’il monnaie ses biens ou ses talents ou qu’il gagne de l’argent à un jeu de hasard, à défaut de recourir à sa créativité mentale qui met son Centre divin au servie de ses choix, heureux ou malheureux.  Mais, encore là, tout cela il ne pourrait y arriver que par la Puissance de Celui qui l’habite.

Or, pour chaque être humain, le premier geste de gratitude et d’humilité, c’est justement de reconnaître qu’il procède d’une Réalité infinie, donc qui le dépasse, qui, malgré qu’il ne sache plus trop ce qu’elle implique, lui insuffle l’Amour pur, qui est la Source de sa vie.  Ce n’est qu’après avoir fait cette première prise de conscience qu’il peut, dans le respect de l’Ordre de la Manifestation, faire la deuxième qui l’incite naturellement à remercier pour la vie dont il jouit.  Car, sans son Centre divin, n’existant pas, il ne pourrait pas vivre.  Il serait néant, mais pas le Néant, le Vide plein, le Réservoir de toutes les émanations possibles, mais le néant de la non-existence ou du vide plein de vide.

Pour le reste, chacun doit en venir à reconnaître que, peu importent ses performances, ses exploits, ses accomplissements, il  ne peut les produire que par Celui Qui Est qui agit à travers lui et qui, dans sa neutralité, s’exprime de manière automatique, donc sans jugement de valeur, répondant à la vibration de ses pensées, de ses ressentis, de ses paroles, de ses intentions, pour le meilleur ou pour le pire, afin d’agrandir ses connaissances par les leçons de l’expérience.  Tout compte fait, il n’a servi qu’à former un moule que son Centre divin remplit spontanément et naturellement.

Celui qui ne vit pas en lien avec son Centre divin ne peut qu’épuiser la vitalité qu’il a reçue à la naissance, son taux diminuant sans cesse, ce qui fait de lui un mort vivant, un être qui, dès sa naissance, commence à mourir à petit feu, jusqu’au jour de l’échéance fatale, au moment de l’épuisement total de sa réserve d’énergie, au lieu d’augmenter sans cesse sa vitalité au point, un jour, d’entrer dans l’Éternité de son vivant, ce qui s’appelle accéder à l’immortalité bienheureuse.

Ce qui amène à penser que la mort n’est jamais rien d’autre que la sanction, par la Causalité éthique, de l’impertinence ou l’ineptie de celui qui a choisi de vivre et de helping-hands’y prendre seul –comme si cela se pouvait–  dans l’oubli de la réalité qu’il a laissé, dans une autre dimension, la part la plus importante et la plus puissante de lui-même, capable de rendre tous les impossibles possibles, mais qu’il se condamne à la portion congrue toute une vie durant.  La mort, la pire aberration, pour un Fils de Dieu, représente, à point nommé, la sanction du Centre divin qui coupe le flot de vie, dans la troisième dimension, quand il a pleinement vérifié qu’un être, dans la forme d’un ego particulier ne peut plus ou ne veut plus évoluer, soit accomplir le mandat qu’il avait reçu de son âme.

La gratitude sincère et constante est le seul acte de conscience qui puisse amener à recevoir davantage, non parce que le Centre divin a besoin d’hommages et de reconnaissance, mais parce qu’il engendre, dans l’être incarné, une ouverture qui permet de recevoir toujours davantage.  Et qui reçoit davantage à tous égards ne peut que réintégrer, sans transition, la Vie totale et éternelle.

À vrai dire, dans sa projection extérieure excessive, l’être incarné voit trop bien ses membres pour ce qu’il voit les ailes qui animent son être à travers les espaces infinis!

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