LA MISE EN CONTEXTE…

Jusqu’à récemment, les gens issus des religions chrétiennes ne connaissaient qu’un rite à administrer au nouveau-né, le baptême.  Au dire de l’Église catholique, ce sacrement de la religion chrétienne constitue le signe juridique et sacral de l’insertion d’un nouvel adepte dans la communauté religieuse.  Symbole de l’abolition des dettes karmiques, ritualisé par une immersion dans l’eau, l’élément du mélange et de la fusion, il figure la purification spirituelle, la régénération et la renaissance.  Par ce rite, un sujet accepte de rejeter ses expériences négatives pour que s’ouvre un nouveau cycle évolutif ou un nouvel itinéraire spirituel et pour qu’émerge de lui un nouvel être.  Au niveau subtil, l’eau purifie et féconde, préparant à l’Initiation, une sanctification régie par le signe des Poissons.  Deuxième initiation majeure, ce sacrement marque l’entrée définitive dans le courant divin de l’Évolution.  À ce moment, les deux aspects de la polarité devraient fusionner dans le fleuve d’énergie qui monte à la tête, comme cela s’est produit pour Jésus au moment où il fut ondoyé pabapteme-imagesr Jean le Baptiste.

Toutefois, en principe, selon la Tradition païenne, le baptême ne peut être conféré n’importe quand et n’importe comment.  Il doit être mené au moment d’une cérémonie conforme aux principes sacrés, à un moment approprié qui tient compte des conditions d’harmonie résultant d’une conjonction des vibrations cosmiques, rituelles et astronomiques.  En outre, le candidat (ou son représentant) doit s’être mis dans un état de conscience particulier, celui du détachement des désirs stériles et du matérialisme, mu par l’espoir de renaître comme un homme nouveau, comme un homme illuminé.  Cet acte de régénération doit être appuyé d’un engagement à suivre un nouveau sentier et à modifier sa conduite et son travail.  Alors, le postulant doit être complètement immergé dans l’eau pour exprimer son désir de passer par la mort symbolique et de renaître par l’action de l’eau lustrale.  Dans un tel contexte, l’eau symbolise l’acceptation d’effacer un aspect de sa vie et de se régénérer afin d’émerger dans une nouvelle lumière.  Dans ces conditions, le sacrement opère vraiment le ressourcement de l’être à l’origine de la vie permettant l’émergence d’un état de grâce qui découle du fait d’avoir été raccordé à une source divine de vie nouvelle.

Pourtant, on sait que, pendant sa mission terrestre, Jésus, qui avait lui-même reçu le baptême par l’eau, n’en a pas moins invité ses disciples à considérer ce rite comme un rite désuet et périmé, indiquant qu’il avait choisi d’être le dernier à le vivre, afin de donner accès au baptême par l’Esprit, une mise en contact avec la Conscience cosmique.  Cette initiation se confère par l’imposition des mains d’un Maître ou par tout sujet capable de faire pénétrer dans l’âme du postulant le Rayonnement cosmique et de transmuter les éléments grossiers de sa partie matérielle.  Ce baptême, initiation de l’Éther, assure la prise de commandement de tout son être.

Vous avez probablement observé que, lors du baptête religieux d’un enfant, celui-ci signale souvent son désaccord à cette cérémonie par de grands pleurs parce que, encore très près de son âme, il ressent, dans l’impuissance de sa condition, la limite qui lui est alors imposée de se donner à une église particulière, qui n’est jamais qu’une secte avec ses principes moraux étriqués.  Ces pleurs peuvent provenir d’autres dérangements inhabituels, comme la fraîcheur des lieux, le contact d’une froide, l’attroupement d’inconnus, de maladresses du célébrant, mais, dans la présente phase d’Ascension, la plupart du temps, ils expriment un sentiment de protestation extérieure et de révolte intérieure que des entités extérieures, comme son parain et sa marraine, prennent un engagement délibitant en son nom.

En fait, la meilleure manière d’exprimer, au nom d’un nouveau-né, la volonté de mener une vie résolument évolutive, en attendant qu’il ait la maturité de se prononce par lui-même, c’est de le soumettre à l’Offrande à la vie.  D’habitude, celle-ci est menée par les deux parents, s’ils s’entendent bien, ou par l’un des parents et d’un témoin, s’ils sont séparés ou ne peuvent se joindre à la cérémonie, en présence d’un groupe de membres de la bapteme-parentalcommunauté, de préférence des êtres significatifs par rapport à la destinée de l’enfant.  Il importe de lui assigner un parrain ou une marraine ou les deux, dans la mesure où ceux-ci acceptent de jouer leur rôle dans le sens le plus strict du terme.

Au sens traditionnel, on appelle parrain ou marraine, la personne qui tient un enfant sur les fonts du baptême.  C’est oublier que, originellement, comme son étymologie latine l’indique, puisqu’il signifie père, au sens de père suppléant, ce rôle impliquait, à l’origine, l’engagement d’assurer l’instruction religieuse du filleul ou de la filleule et de les supporter en cas d’indigence, de départ ou de mort des parents.  Dans un contexte spirituel dégagé de toute religiosité, le parrain ou la marraine doivent s’assurer que, de leur vivant, les parents d’un enfant veillent à la formation des ses valeurs et que celles-ci lui assurent une évolution sereine, conforme à son rythme personnel, donc conforme à ses moyens et à sa compréhension.  En cas de décès de ces parents, ils doivent prendre le relai au niveau du support, de l’éducation et de la formation générale.  Au moment de la cérémonie, il convient d’inviter un guide spirituel légitime ou avéré.

Si vous ne l’avez jamais fait, vous pouvez vous-même vous offrir inconditionnellement à la Vie de votre propre manière.

LE RITUEL DE LA CÉRÉMONIE…

 

Ce rituel simple symbolise l’entrée du nouveau-né dans une nouvelle vie terrestre et il célèbre le support divin dont l’enfant bénéficiera tout au long de cette vie.  La cérémonie a lieu au centre d’un Cercle sacré, clairement délimité, pour représenter l’univers et le macrocosme.

Au jour choisi, de préférence par une belle journée ensoleillée, après une purification rituelle, les parents ou tuteurs, accompagnés des témoins, se présentent dans un décor naturel calme et harmonieux.  Le célébrant principal, généralement le plus robuste des parents, commence par se  placer à l’ouest du cercle du cercle, tenant l’enfant dans ses bras.  Requérant le silence intériorisé des participants, ce même parent, tourné vers l’est, convoque la Source suprême, lchild-held-upe Créateur Père-Mère, le Christ, la Hiérarchie divine et les Devas des éléments à entourer le groupe et à faire descendre sur l’enfant leurs bénédictions et leurs bienfaits.   Portant l’enfant dans ses bras, il se déplace au centre du cercle pour convoquer les Esprits de l’Éther.  Puis, avec l’enfant, il se rend aux quatre coins cardinaux du cercle pour convoquer les autres Esprits des éléments de la Nature : à l’Est, l’air;  à l’Ouest, l’eau;  au Nord, la terre;  et au Sud, le feu.

Revenant au centre, il se livre au rituel de l’élévation de l’enfant.  Il porte l’enfant à bout de bras et il l’élève un moment vers le ciel.  Pendant cette élévation, l’autre parent ou, à défaut, un témoin consanguin, se plaçant à la gauche du parent ou du tuteur qui mène la cérémonie, place sa main droite sur l’enfant, en signe d’acquiescement à ce qui va se passer.  Si le célébrant est du sexe masculin, on invite une femme à poser ce geste : en l’occurrence, il peut s’agir de la marraine.  Alors, le célébrant, le parent qui élève l’enfant vers le ciel, prononce simplement les mots : «(Prénom de l’enfant…), je t’offre à la Vie!»  Alors, s’intériorisant un moment, il souhaite la bienvenue à l’enfant dans ce monde et il prie pour qu’il joue au mieux son rôle fonctionnel et qu’il s’accomplisse dans l’amour, l’intégrité, la sérénité et le bonheur, béni et comblé à tous égards.

À ce moment, si un guide spirituel est présent, il peut lui demander de bénir le jeune être, pendant qu’il exprime son oraison intime.  Ensuite, ramenant l’enfant vers lui, après en avoir disposé de façon sécuritaire, selon son âge, il remercie les entités invisibles de présence et de leur support, puis il convie les gens à la fête.  Le rituel se termine avec le cercle d’amour, formé par l’ensemble des participants, qui entourent l’enfant.  Alors, chaque personne présente est invitée à se rapprocher, continuant de prendre place dans le cercle, pour offrir mentalement ses meilleurs vœux au nouveau membre de la communauté.

En pareille occasion, au retour des invités à la maison ou à la salle de réception, il convient de partager des agapes fraternelles et de prendre un peu de vin, pour symboliser l’ivresse de l’âme des convives, en évitant tout débordement du juste milieu.

© 1985-2015, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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