L’INTUITION, LA CLÉ DES MONDES, LA SOURCE DU VRAI SAVOIR…

L’intuition est un mot qui, étymologiquement, signifie «protection interne».  Il évoque une connaissance intime née de la perception directe de l’âme, quand l’esprit est calme.  Il s’agit d’une connaissance directe et immédiate, claire et infaillible, sans intervention du raisonnement.  Il s’agit d’un savoir supérieur ou d’une compréhension profonde qui transcende l’évidence, la preuve, la raison et sa logique, tous les moyens de vérification de la vérité.  Elle implique une saisie soudaine, sans délibération, d’une réalité de la vie intérieure, qui résulte d’une mise en harmonie de la conscience personnelle avec la Conscience cosmique qui sait tout.  Elle amène à reconnaître une réalité comme vraie avant de savoir pourquoi et comment.  L’intuition, c’est la voix de la conscience qui émane des plans spirituels, mais qui est captée par le plexus solaire.  L’intuition révèle le Savoir spirituel.  C’est donc un facteur à transmuer en connaissance par l’expérience.  Pour ceux qui veulent pousser des recherches vers l’Orient, en sanskrit, l’intuition se nomme«agama».

L’intuition se définit comme la perception particulière qui est dispensée directement par la Conscience subjective et qui aboutit à l’inspiration.  On lui donne les noms divers de «signal intime», de «perception interne», de «voix de la conscience», de «sixième sens», de «souffle divin» ou de «murmure de l’Esprit».  Elle implique une saisie soudaine, sans délibération, d’une réalité de la vie intérieure, qui intuitionrésulte d’une mise en harmonie de la conscience personnelle avec la Conscience cosmique qui sait tout.  Elle résulte d’une mise en harmonie du Moi intérieur avec l’Esprit divin de l’Être suprême.  Elle amène à reconnaître une réalité comme vraie avant de savoir pourquoi et comment.  L’intuition exprime la perception des relations avec l’inconscient, le subconscient et le Super-conscient.  Elle constitue la petite voix douce de la conscience intérieure qui réunit la pensée, le sentiment et le ressenti pour sonder les choses du de dans et du dehors.  C’est la voix de Dieu qui parle dans le silence du cœur.

Nul ne peut entrer en communication avec cette source de savoir ou de sagesse tant qu’il se fonde sur ses idées toutes faites, élaborées par son mental, ou sur l’opinion d’autrui, pour mesurer sa science, évaluer sa valeur, savoir qui il est. Les lois et les principes spirituels ne peuvent s’appréhender que par la voix du cœur, siège de l’âme.  Celui qui veut développer son intuition doit laisser à la Conscience cosmique seule, que l’on appelle Dieu, le soin de décider si sa conduite est convenable ou irréprochable.  Autrement, l’individu consacre trop de temps à récuser les opinions des autres ou à se les appliquer.  C’est parce qu’il ne sait pas clairement qui il est que ses questions restent sans réponse.  L’avis des autres peut éclairer la justesse de ses propres opinions, mais il ne peut passer sa vie à vivre de consultation en consultation.

Tant qu’il reste trop flottant dans ses opinions et incertain de son identité, l’être individuel ne peut s’ouvrir à l’intuition.  Les autres ont droit à leur opinion, mais elle n’a rien à voir avec lui, et c’est cela qu’il doit comprendre.  Car il est appelé à devenir pleinement lui-même, non la caricature d’autrui.  C’est la même chose pour ce que les autres croient de lui, cela ne le regarde en rien.  Dieu seul peut juger et il s’en garde bien.  Tant qu’il ne déloge pas à la fois les opinions des autres et les siennes de leur piédestal, il a tendance à reproduire les qualités des messages qu’il accepte.  Or la plupart des opinions d’autrui et de ses opinions propres ne reflètent en rien la réalité.  C’est plutôt au plus profond de lui-même que loge la sagesse, ce vrai savoir. Il paraît que même les Maîtres subtils, qui fascinent tant les chercheurs spirituels, ne détiennent pas le pouvoir qu’on leur attribue et la vérité qu’on leur accole.  Ils ne figurent que des parties de soi-même qui doivent ramener à sa propre sagesse spirituelle.  Car la grande autorité compétente en tout, c’est la divinité du cœur, dont l’opinion est absolue, donc exécutoire.

Fondamentalement, l’intuition désigne la faculté qui peut appréhender les lois en activité pour aider à changer les circonstances de sa vie ou à s’adapter à elles, en attendant d’en faire la différence.  Elle ne doit pas servir à sonder le Cosmos ni à espionner les autres.  Car s’ouvrir à l’intuition, c’est se mettre à l’écoute de la voix de son âme et de la vérité intérieure, puisque son âme sait tout pour lui.  Elle sait de quelles expériences il a besoin pour reprendre contact avec l’Amour et pour reconnaître Dieu davantage en lui et partout.  L’intuition révèle les pistes inconnues et elle identifie les expériences utiles, les occasions favorables et les moments opportuns de les vivre.  Elle constitue le pouvoir de pressentir qui offre les moyens de lire des réalités à prendre comme les signes annonciateurs d’une situation à venir.  Elle s’alimente aux sources de la Sagesse divine irriguant l’inspiration et stimulant la créativité.

L’intuition représente le moyen par lequel se manifeste un savoir intérieur non encore conceptualisé qui invite à entendre l’appel de la vie adapté à son expérience.  Elle fait savoir sans qu’il puisse clairement conceptualiser ses messages, ce qui peut être profitable ou préjudiciable.  La confiance qu’il lui accorde constitue une étape obligatoire du savoir.  Pour rendre conscient un savoir nouveau, il gagne à commencer par se laisser guider par l’intérieur et à rompre avec l’extérieur, qui ne sert qu’à étudier les résultats, non les causes.  Cette voix intérieure, qui s’exprime en toute douceur, sans la moindre insistance, révèle des vérités précieuses.  Si bien qu’au début, il ne lui prête pas immédiatement l’attention qu’elle mérite, d’où le mental recouvre son message et le déforme.  C’est ainsi qu’il se dit souvent, plein de reproches : Ah! si j’avais suivi ma première idée.  La première idée, c’est cela, l’intuition.  Il ne voit rien, mais il comprend une réalité comme s’il les voyait amplifiées, les vivant et les ressentant dans la certitude.  Supérieure à la clairvoyance, qui décrit plutôt la perception kinesthésique, elle mène à l’illumination du mental.

Cette faculté, qui est à la fois compréhension et sensation, pénètre la réalité d’un seul regard.  La Source de la Sagesse illimitée ou de la Connaissance infinie fournit constamment, dans le présent, les informations appropriées à chaque situation de vie.  Il suffit de les capter.  L’intuition a toujours été et elle restera toujours la voix du Créateur qui transmet à la Conscience subliminale son destin présent.  C’est le message direct qui provient du Soi véritable, de la Pulsion même de Vie, par la Porte du Paradis.  C’est l’étincelle vivante, spontanée et dynamique que produit la divinité intime, cette entité qui se manifeste ne chacun et qui illumine des divers aspects d’une situation ou d’un événement de sa vie.  Grâce à elle, chacun peut en reconnaître et évaluer les différents facteurs à une vitesse bien supérieure à celle du processus de la pensée rationnelle.  Et il suffit de demander pour que toutes les informations pertinentes, contenues dans l’Univers, entrent à sa disposition.

En restant attentif à la Vie, en restant conscient de la totalité de son être, l’individu réalise que la Pulsion de Vie transmet tout ce dont il a besoin de savoir dans chaque situation, par le biais de cette sublime faculté spirituelle.  Alors, il sait soudain, et c’est tout.  Cette connaissance supérieure n’a pas besoin d’explication.  Alors, il se sait être, ce qui devient une évidence en lui qui dépasse toute connaissance.  Il s’agit d’un savoir clair et limpide qu’il perçoit au-delà des murs de la prison de chair.  Il saute directement dans l’inconnu, plein de certitude et de vie, dans l’intensité de l’instant, comme éveillé pour la première fois à l’être véritable.

Mais, en général, l’intuition ne commence à renseigner que lorsqu’il a appris à centrer sa conscience dans l’instant présent qui vibre de l’intensité du Moment éternel.  Elle met instantanément à sa disposition tout ce dont il a besoin de savoir dans une situation donnée, sous forme d’un énoncé clair, issu de la Sagesse infaillible du Créateur, relativement à la conduite optimale à tenir en toutes circonstances.  Toutefois, elle guide uniquement dans le présent pour délivrer la saisie soudaine d’une réalité objective en provenance de l’intérieur.  Comme Satprem l’a dit : L’intuition répète, à notre dimension, le mystère originel d’un Grand Regard –un clin d’œil formidable qui a tout vu, tout connu, et qui joue à voir peu à peu, lentement, successivement, temporellement, d’une myriade de points de vue, ce qu’Il avait embrassé seul dans une fraction d’éternité.

En l’être humain, la Conscience cosmique ne connaît aucune limite ni aucune frontière.  Une partie de la Conscience cosmique, non séparée d’elle, revêt en chacun une identité et édifie une personnalité distincte dans le corps et l’âme.  Ainsi, la conscience individuelle n’est qu’une partie de la Conscience divine qui réside en toutes choses.  Ainsi, l’être humain vit en relation avec tous ses semblables, avec toutes les créatures, avec tous les phénomènes naturels.  Qu’on évite de s’y tromper, l’intuition représente une faculté parfaitement naturelle de l’être incarné, une faculté nullement rare ni contraire à la Nature, sauf que, chez certains, elle est étouffée, voilée, entravée.  Elle transmet le Savoir par l’intermédiaire des facultés psychiques.  Elle se développe par la mise en harmonie avec la Conscience supérieure dans la détente et l’intériorisation.  Donc, elle se développe par la méditation, alors que l’individu est réceptif, centré et concentré, mais passif, disponible à l’instantanéité de la Vie.

L’Esprit divin se fait connaître par l’intuition, source de l’inspiration, de sorte que chacun progresse dans la mesure où il se fie à elle plutôt qu’à son mental, plus porté à accumuler des connaissances complexes, mais approximatives, tout au long de la vie.  L’être humain devrait toujours suivre ses impressions premières puisqu’elles révèlent toujours le son de la trompette d’un jugement particulier.  Elle véhicule toujours la Sagesse irrépressible et infaillible de la Conscience suprême.  Hélas, il ne sait pas toujours reconnaître l’intuition de ses interprétations rapides ou de ses impressions fugaces, le mental tentant toujours d’écarter la première impression pour lui substituer son jugement.  Au début de son développement, l’être a grandement besoin du sens commun et du discernement, des facultés du mental, pour se motiver, se suggestionner, se motiver de lui-même à suivre la bonne voie, celle de ce qui luiconvient.  Mais, progressivement, il doit apprendre à substituer à la connaissance objective la connaissance intuitive qui aide à fusionner avec l’Être-Un.

On pourrait dire avec justesse que l’intuition résulte du degré de perméabilité entre l’être individuel et l’Être suprême, appelé l’Esprit divin.  C’est la faculté spirituelle qui permet à l’être humain de prendre contact avec le Mental universel ou l’Intelligence cosmique et de comprendre le Plan divin de façon synthétique.  Elle permet de capter directement les Idées divines ou les Archétypes cosmiques et de percevoir en lui les vérités fondamentales.  Mais, au-delà des motivations égotiques et égoïstes, l’intuition incline toujours vers l’activité collective qui sert le plus grand bien évolutif et concourt à la réalisation du Gand Plan de la Création.  Voilà pourquoi la marque d’un être intuitif se découvre dans sa dévotion au service universel, par sa capacité de s’élever au-dessus de ses propres contingences personnelles, au-delà des apparences.  En principe, l’intuition, souvent appelée la voix de la conscience, émane des plans spirituels, mais elle est captée par le plexus solaire.  Elle constitue un facteur subtil à transmuter en connaissance par l’expérience personnelle.

Beaucoup de gens pensent ne pas êtres intuitifs, ne pas pouvoir s’ouvrir à l’intuition ou ne pas être dignes de cette faculté parce qu’ils conçoivent ce phénomène comme une inspiration très puissante s’imposant de toute sa lumière.   L’intuition constitue effectivement un éclat de lumière intérieure intense, mais, au début, nul ne parvient à la percevoir comme telle, par manque d’entrainement, de concentration, d’accord ou de pureté intérieure.  Suite aux premières expériences d’intériorisation, après la formulation de sa demande, la réponse intuitive peut s’exprimer sous la forme d’une impression très vague, mais pourtant très significative et très probante de sa réussite à établir un contact avec la Conscience divine, par le Soi intérieur.  Par exemple, quand un être se plonge dans une rêverie, qu’il n’est plus conscient que de lui, il peut recevoir une évaluation intuitive.  Il peut soudainement ressentir un malaise fugace ou un bien-être vague, l’un et l’autre reliés à une situation vécue antérieurement.  Dans le registre négatif, il peut passer par une inquiétude intime, par un fort sentiment de culpabilité, par une honte croissante, par une peur lancinante.  Dans le registre contraire, il peut soudain se sentir allégé, délivré, égayé, enthousiasmé, enflammé, comme intérieurement transformé, transporté, dilaté.

Progressivement, celui qui sait accorder de l’attention à ces phénomènes subjectifs subits parvient à établir les liens et il permet à l’intuition de se faire plus claire, plus nette, plus précise, révélant plus rapidement ses implications profondes et ses connexions variées.  Après un exercice d’intériorisation, les confirmations ou les éclairages peuvent également passer par une idée, un mot ou une mélodie qui donnent une solution adéquate ou une réponse complète.  C’est le cas de ce mot sur lequel tombe le regard, de cette phrase entendueIntuition-1 à la radio ou à la télévision, mais qui éveillent une conviction indiscutable.  Autrement dit, on sait ne pas avoir à l’analyser, car on la reconnaît pour la réponse ou pour la solution dont on avait besoin ou qu’on cherchait.  Parfois, la réponse provient d’une conversation qui se déroule à proximité, dont on capte quelques bribes, alors qu’on n’y prêtait même pas attention le moment d’avant.

On se trompe si on croit que l’intuition parvient toujours d’une façon fulgurante, uniquement de l’intérieur et sous la forme d’un ordre personnel.  Dans certains cas, il ne vient aucune réponse, la situation se règle d’elle-même, dirigée par les forces intimes.  Si la réponse doit venir de l’intérieur, peu importe sa force ou sa clarté, on sait que c’est la bonne, on sent ce qui est à faire, où il faut aller.  C’est état de certitude qui indique que le moyen employé est d’ordre inspiré.  Il s’accompagne souvent d’un sentiment d’expansion ou de plénitude, d’un titillement au plexus, d’une sensation de chaleur inhabituelle ou d’un frisson soudain.  On ressent comme une détente de l’esprit, un sentiment de soulagement, un accroissement de confiance, une conviction soudaine.  Tout cela, c’est un résultat intuitif.  L’important, pour développer davantage cet état, c’est de vérifier la pertinence de ses ressentis, pour les confirmer au moment opportun, et d’écarte tout doute dans ses appels à l’aide.  Et, s’il est inspiré de poser un geste, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, il faut s’empresser de le produire physiquement dans les meilleurs délais.

L’intuition ne met pas toujours les informations toutes cuites dans le bec permettant de tirer de l’expérience suggérée un bienfait, un bénéfice, un profit, comme une leçon de vie.  Les pires freins de l’intuition résident dans les requêtes brusques, les appels irrespectueux, les défis lancés à l’invisible, la tension émotive, les formules compliquées, les questions imprécises, la hâte d’exécution, l’attente inquiète d’une réponse.  En principe, la voix de l’Esprit qui connaît toutes les possibilités d’une expérience, peut les fournir rapidement, voire instantanément.  De ce fait, on gagne à se mettre à l’écoute de toute perception subtile donnant rapidement la solution recherchée ou la réponse désirée  grâce à l’orientation correcte de la pensée vers la Conscience supérieure.  Cela permet d’établir une relation avec la Vérité une et unique.  L’individu peut recevoir en tout temps une perception par le biais de l’Intelligence pure de certains facteurs en voie de réalisation, dans la mesure où on s’engage à en faire un bon usage.

Bien que l’Absolu n’entende rien cacher à qui que ce soit, les êtres humains ne peuvent rien connaître des secrets de Dieu, le Créateur, par leur savoir naturel ni par la qualité de leur intelligence.  L’intuition n’est pas une question de science mentale.  C’est Dieu qui inspire par l’Éther subtil et qui aide ainsi à prévoir les faits par sa seule volonté, car les effets procèdent de l’esprit prophétique.  Autrement, on devra se contenter du résultat des fantaisies de l’imagination.  Pour cette raison, celui qui s’ouvre à l’intuition doit oublier sa logique pour un moment.  Par l’intuition, il sera guidé et éprouvé de manière à mettre un terme à un projet sans que l’esprit logique n’en connaisse à l’avance les étapes successives.  Alors, il se trouvera projeté dans un espace de conscience beaucoup plus élevé, qu’il est difficile de sonder, mais qui augmente sa confiance en lui-même et envers le Tout.

En se dégageant des informations de nature personnelle, l’individu engendre un nouvel espace, d’où il peut recevoir une information de nature cosmique ou de portée universelle.  Il ne sait pas comment il arrivera au but, mais il y arrivera plus sûrement, s’il accepte de plonger dans l’inconnu, conformément à la théorie du risque calculé.  En quelque sorte, l’intuition représente une initiation qui permet de parvenir à une plus grande maîtrise dans certains domaines.  Elle lui permet de lier des éléments qu’il croyait séparés.  Mais il doit s’ouvrir à son ressenti pour y choisir les éléments utiles, sans aucun ordre particulier, en évitant même de réfléchir à la manière dont ils  pourront s’enchaîner.  Car l’intuition représente vraiment la faculté qui permet de connaître ce qui préexiste au-delà du mental et des illusions, qui peut tout prévoir, permettant de sentir la vérité sans explication, sans recours aux principes de la logique, au-delà du temps et de l’espace.

L’intuition résulte d’un lien inaltérable tissé entre l’être incarné et le Centre divin ou Soi supérieur, assurant une communication qui n’est pas limitée par le corps physique et les autres phénomènes de la matière.  Elle agit du fait que le passé, le présent et l’avenir sont simultanés, au niveau le plus élevé de la Conscience divine. Elle saisit donc un désir du mental conscient ou de la conscience connaissante pour aller trouver dans le futur les clés permettant de l’exaucer dans l’immédiat, s’exprimant souvent par images, par sensations, par révélations, par impulsions.  Autrement dit, elle agit à l’intérieur un peu dans l’esprit ludique comme si elle cherchait à détourner l’attention de l’effort laborieux ou des activités prenantes par des impressions intérieures, allant puiser dans des dimensions inconnues pour suggérer des solutions apparemment logiques.  Les intuitions de moindre niveau parviennent par le plexus solaire, mais les intuitions très subtiles parviennent par le rayon indigo du sixième chakra de la colonne vertébrale.

Voilà comment l’intuition ouvre des portes que le mental cherche à garder fermées.  Pour établir un pont entre l’intellect et l’intuition, on peut recourir à l’énergie du cœur, en s’investissant dans la confiance et la foi.  Elle peut donner des réponses apparemment illogiques, mais pertinentes et efficaces, induisant toujours dans une vie plus riche, plus joyeuse, plus sereine, plus facile, plus gracieuse.  Elle amène à être qui on veut vraiment être en concrétisant rapidement cette aspiration.  Ce qui comporte du sérieux, de l’amusant, du pénible ne provient donc pas d’elle.  Car elle vise d’abord à aider à réaliser rapidement les buts, amenant à capter une idée au lieu de devoir la créer.  Mais nul ne peut vivre que d’intuition, car il s’exposerait à errer dans un m onde de rêves, d’idées, de prétention, ne parvenant jamais à rien créer.  De ce fait, il faut incarner ses intuitions, en les manifestant dans la réalité physique par la concentration, le désir qui allume la volonté, la patience et la détermination.

La meilleure façon d’éveiller l’intuition consiste à écouter ses chuchotements que l’on entend, mais que l’on feint d’ignorer.  Au lieu de chercher des raisons pour ne pas écouter ces murmures, on devrait créer des raisons d’y parvenir.  Un être consume beaucoup plus d’énergie à se freiner qu’à s’élancer de l’avant.  Car l’intuition lui trace la route vers un futur meilleur en lui permettant d’être attiré vers les réalités qu’il aime.  Elle force à s’ouvrir toutes les portes qui contribuent à l’amener à se réaliser dans la plénitude.  Mais, bien qu’elle provienne du futur, l’intuition parle au présent par des impulsions, des étincelles d’idées, des sentiments, des inspirations.  Tout être devrait reconnaître qu’il commet une erreur lorsqu’il se force à faire quelque chose alors que son sentiment le pousse ailleurs.  L’intuition envoie sans cesse des messages, par son monde intérieur rempli d’idées et de sentiments, dictant à chaque instant ce qui est le meilleur pour lui, ce qu’il convient de faire pour amplifier son énergie.  Mais l’intellect, le grand adversaire, proclame que ces portes n’ont pas de sens et qu’elles ne peuvent pas convenir.

Si un être tente d’ouvrir une porte et qu’elle ne s’ouvre pas, c’est que l’Univers indique qu’il existe un meilleur chemin.  Il ne devrait pas s’entêter et chercher à la défoncer, mais observer autour de lui les portes qui sont déjà ouvertes.  Mais pour savoir qu’une porte peut s’ouvrir, il lui faut la sonder, même s’il doit désobéir à l’intellect réfractaire à la nouveauté.  L’intellect combat souvent l’intuition parce qu’il a appris à trop respecter la raison sous prétexte de vivre dans un monde scientifique, aux approches plutôt rationnelles.  Mais les plus belles découvertes sont nées de la synthèse harmonieuse de l’intellect et de l’intuition.  L’intellect ou le mental peut se sentir trahi si on lui dit que tout peut devenir facile, parce qu’il ne connaît que la voie de l’activisme et de l’effort, parce qu’il croit que ce qui est facile ne peut être ni bon, ni bien, ni valable, ni mérité.  C’est sa manière d’établir son contrôle obsédant sur un être, car il refuse la spontanéité, la souplesse et la simplicité.

Celui qui fait confiance à ses intuitions, par ses sentiments et ses ressentis, pour agir d’instant en instant, reste en harmonie avec lui-même et avec l’Univers.  En toute vérité, l’intellect détient son rôle, celui de tracer des plans, de formes des moules de pensée, d’analyser les occasions de succès, de décider de la marche à suivre, de suggérer des actions pertinentes.  Mais il doit rester souple ne proposant ses plans que comme des hypothèses ou des points de repaire.  Il doit accepter de s’adapter aux mouvements de la vie, de s’ouvrir aux sentiers insondables de Dieu.  En effet, l’intuition peut lui révéler des raccourcis directs comme elle peut suggérer des détours apparents qui se transmueront en raccourcis.  L’intellect peut aider à fixer des buts, à mieux agir dans le monintuition-2de, en traçant un sentier logique, mais il ne peut savoir comment les choses arriveront.  D’autre part, il reste toujours à la remorque de ses découvertes quand tant de choses dépassent l’entendement.  Il doit développer la foi qui peut lui permettre de s’en remettre à l’intuition capable de lui révéler la voie heureuse, parce que la plus directe et la plus facile, de chaque réalisation.

La vie heureuse surgit du fait d’écouter ses sentiments, ses ressentis, ses impulsions, ses idées intimes, ses désirs les plus profonds et de celui d’agir en conséquence.  Un être ne doit donc jamais se forcer à faire quelque chose qu’il n’aime pas ou pour laquelle il ne se sent pas prêt.  Pour devenir souple et spontané, il gagne à apprendre à faire confiance à ses intuitions au point d’abandonner ses plans s’il en reçoit la suggestion intimement.  C’est la seule manière par laquelle il peut devenir pleinement efficace.  Il doit s’autoriser à jouer le Grand Jeu amoureux de la Vie en faisant ce qu’il a toujours voulu faire au lieu de s’astreindre à faire ce qu’il n’apprécie pas.  En retrouvant son esprit d’enfance, il constatera que son énergie créatrice s’éveille et coule en lui comme elle ne l’a jamais fait.  Pour s’ouvrir à l’intuition, il n’existe nul besoin de renier sa raison, il s’agit de la dépasser, tout en la conservant.  Pourquoi s’en remettre à l’approximatif, à l’hypothétique et à l’arbitraire quand il peut accepter de s’élever à une connaissance intérieure spontanée et directe de la nature réelle des choses?  Plus un être écoute son intuition, plus il exerce de pouvoir sur les événements de sa vie.

Pour résumer, on peut dire que l’intuition représente le langage de l’Esprit intime, représentant ou Atome de l’Absolu en chacun, qui sait tout.  Par manque de compréhension intellectuelle et de connaissance spirituelle de la relation de cause à effet, propre au plan de la Nature supérieure, l’être humain devient sporadiquement conscient de potentiels intimes, mais il ne les maîtrise pas encore complètement de façon intelligente.  Il entre successivement en contact avec des vibrations et des phénomènes d’autres plans, mais il reste ignorant de la démarche qui peut lui permettre de les atteindre et d’en répéter ou d’en renouveler l’expérience.  Alors, il doit se contenter de consigner, d’enregistrer, de noter ces phénomènes.  Pour qu’ils le servent plus utilement, il devra apprendre à les maîtriser, soit à les vivre à volonté, en purifiant ses filtres et en s’appliquant à éliminer tout ce qui peut déformer et obscurcir sa vision.  Autrement dit, l’être humain doit purifier ses centres d’énergie logés dans sa colonne vertébrale, œuvrer sur sa pensée et apprendre à s’intérioriser et à méditer.

 

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