L’IMMÉDIATETÉ : VIVRE DANS LE MOMENT PRÉSENT OU DANS L’ICI ET MAINTENANT

Trop d’êtres humains se comportent comme de vrais dépendants de leur passé ou de leur futur.  Piégés dans un état de fébrilité mentale, ils ne cessent de ressasser les événements traumatiques du passé et les échecs dans leurs relations humaines ou de s’inquiéter de leur avenir dont ils redoutent la part d’inconnu, perçue comme épeurante ou incontrôlable.  Qu’ils centrent leur attention sur le passé ou sur le futur, ils cultivent des émotions fondées sur le ressentiment ou la peur vivant constamment dans un état de tension physique et émotionnelle.  Le stress chronique engendre une circulation erratique d’hormones à travers le corps qui altère la biochimie et il culmine dans des symptômes de maladie dégénérative chronique.  Voilà qui, en plus d’affecter la santé, empêche d’exercer sa maîtrise sur soi-même.

Un bon jour, on gagne à se demander ce qui résulterait du fait de prendre l’engagement, dans l’immédiat, de vivre dans le présent aussi longtemps qu’on le peut au cours d’une journée.  On pourrait le faire en commençant par se rendre conscient de toutes les choses qui font partie de son environnement immédiat et de sa façon de respirer.  On pourrait ensuite s’ouvrir à ressentir la Présence amoureuse de la Providence qui habiImmédiatetéte tout le panorama terrestre et à ressentir son unité avec elle.  Car, de toute manière, dans sa sphère de réalité, dont on occupe le centre, il n’y a que le présent qui existe.  Ensuite, on pourrait se demander comment on pourrait se sentir si on agissait en maître de son destin qui accepte tout ce qui se présente sans tension physique ni émotive, sans peur, sans ressentiment, sans souci, sans doute à l’endroit de soi-même, confiant en son pouvoir, créatif, paisible, rempli d’amour et de joie, accordé à sa voix intérieure et à la sagesse de son âme.  Si on tentait l’expérience, peut-être qu’on y prendrait goût.

En réalité, au niveau de la dualité, tout n’est qu’illusion du mental pour faire croire que demain sera mieux, en amenant un être à perdre contact avec l’essentiel, soit le présent.  Cette idée l’éloigne de la simple vérité que demain est en fait un autre présent.  En agissant ainsi, il s’éloigne de la réalité de son âme qui ne peut exister ailleurs que dans l’éternel ici et maintenant. Tout le reste n’est qu’une illusion pour l’écarter de l’essentiel.  La vérité est dans le moment présent; et le moment présent est ce qui est. C’est-à-dire tout est dans la sensation, ce moment-ci, maintenant, dans la propre expérience de l’observateur. C’est la voie de l’ignorance que de chercher quelque chose d’autre.

La seule vérité est ce qui est tel que c’est, dans le moment présent : le phénomène tel qu’il est devant soi. Tout le reste éloigne un être de la vérité.  La seule vérité est d’être dans le moment présent, dans ses sens.  Ce qu’il voit et qu’il entend est la vérité.  Et s’il y a quoi que ce soit qui survient dans son espace intérieur, ce n’est pas la vérité.  L’espace intérieur est le lieu où il pense, veut, imagine, souhaite et rêve;  le lieu où il a des réalisations spirituelles ; le lieu où il réalise Dieu, la vérité et l’amour. Tout cela arrive dans son espace intérieur — de manière démontrable, dans sa propre expérience. Mais tant qu’il est en train d’imaginer, qu’il construit comme une opinion, établit une position, il n’est pas la vérité. Il n’y a pas de vérité dans l’imagination.  Comme il n’y a pas de vérité dans les réflexions.  Un être doit cesser de réfléchir à partir de ses émotions, de ses pensées, de sa mémoire.  Il doit cesser de penser, de souhaiter, de rêver alors qu’il est éveillé.  Pendant qu’il fait tout cela, il existe.  Alors, un être n’existe que dans le passé — en tant que réflexion à partir de sa mémoire, de ses émotions ou de ce qu’il sait. Lorsqu’il n’y a que la perception, dans le moment présent, dans les sens, il disparait.  Alors, il y a l’état d’absence, il n’y a plus aucune personne, aucun individu.  Il n’y a que ce qui est.

K. Gandhi a osé dire : «Le bonheur passe par la capacité à profiter de l’Instant Présent, être ici et maintenant.» Effectivement, le temps n’existe pas. Ce qu’on appelle le passé ou le futur existent en dehors de la réalité comme une construction de l’esprit.  Les faits du passé ou de l’avenir surgissent de sensations, d’images ou d’associations d’idées, classées dans la mémoire, tout au fond de son esprit, mais ils n’ont aucune réalité immédiate.  Ils semblent devenir réels au moment où on pense à eux, mais, en fait, ils se superposent aux faits du moment présent, plus réels et au moins modifiables, eux.  L’idée du temps n’est qu’une convention sociale, car on ne peut jamais jouir que du moment présent, une parcelle de l’Éternité.  Ces propos peuvent vous sembler une pure abstraction philosophique, plutôt difficile à comprendre.  Pourtant, l’être n’existe qu’un moment à la fois.  Tout le reste ne constitue qu’une succession d’impressions et de souvenirs d’autres moments présents, vécus un à la fois.  Vous devrez admettre que lorsqu’on pense au passé ou au futur, ceux-ci n’existent que dans l’esprit, soit comme des représentations ou des images que l’on évoque.  Tous les jours sont dans l’aujourd’hui.

La grande quête spirituelle, qui consiste à se connaître parfaitement par la voie intérieure, ne peut être menée que dans le présent, car c’est le seul moment où elle peut vraiment s’actualiser, s’harmoniser avec les autres phénomènes et s’aligner sur la Conscience du Créateur.  En acceptant de vivre dans le présent, l’aspirant commence à recevoir des indices de la vie sur ce qui entretient en lui des illusions mentales, qui voilent sa Lumière originelle, et sur ce qui peut l’en libérer.  Alors, il apprend à conformer ses actes du quotidien, à maîtriser ses pensées et ses sentiments, à préciser ses paroles, à écouter ses ressentis, devenant un inconditionnel de la pensée constructive.  Il apprend encore à réaliser les rêves et les aspirations qui se révèlent de mieux en mieux pour faire découvrir ce qu’il porte au plus profond de lui.  Autrement dit, il trouve son fil d’Ariane qui, en grossissant, devient de plus en plus évident et lui indique la route qui peut l’aider à retrouver son identité fondamentale, façonnée dans la Perfection des perfections.

Au cours de son incarnation, un être ne détient de prise que sur le moment présent, car le passé et le futur du temps linéaire restent largement hors de son atteinte.  Chaque minute de chaque vie, il s’exerce à exister dans le moment présent, donc dans l’ici et le maintenant.  Alors, il gagnerait à vivre au gré des inspirations de son cœur, sans montre, sans horaire chargé, sans agenda, sans obligations (tous ces je dois ou ces il faut, des créations du mental tyrannique), sans échéance stressante et sans manque de repos.  En effet, il vaut mieux laisser son âme diriger sa vie, par l’intuition, que son mental, par ses dictats, car l’âme prépare des voies nouvelles pendant que le mental ramène toujours dans des cercles vicieux.

Voilà pourquoi il importe d’avancer en tenant compte de ce qu’on ressent, non uniquement de ce qu’on pense.  En se laissant guider par ses propres motivations, inspirées par son intuition, on avance en pleine possession de son pouvoir et on met les pieds sur un terrain ferme au lieu d’être ballotté au gré des événements et des circonstances.  L’intuition puise dans le plan de l’omniscience, alors que le mental reste à la remorque de ses découvertes dans le plan de l’illusion.  Quand on laisse le Calendrier divin, qui exprime le Plan ultime du Créateur, jouer son rôle, tout arrive toujours au bon endroit et au bon moment, pour assurer son plus grand bien et celui de tous.  Ce qui importe, c’est de vivre pleinement dans le moment présent en prenant conscience de chaque réalité divine qui habite chaque être de la Terre, à commencer par soi.

En acceptant l’idée d’un éternel présent, en prenant l’habitude de se concentrer sur ce qui se passe ici et maintenant, on peut changer sa vie pour toujours, car on devient en mesure de lui assigner une autre direction.  En effet, c’est dans le moment présent qu’on ouvre la porte à son pouvoir.  Chaque instant contient en lui-même ses nobles buts ou ses buts élevés, ses réponses et ses solutions.  Si on compte réussir un jour à s’ouvrir à des niveaux d’énergie supérieurs, on devra apprendre à accorder plus d’importance à son présent, en augmentant, jour après jour, le temps qu’on consacre à prendre conscience qu’on ne vit que dans le présent.  D’ailleurs, on augmente son énergie spontanément et immédiatement lorsqu’on fait ce qu’on ressent bien dans l’immédiat.  Voilà pourquoi il faut se fixer des agendas suffisamment souples pour être en mesure de changer son programme dans l’immédiat, si on doit le faire ou si son ressenti l’indique.  Et il importe de prévenir les autres qu’on tient à maintenir, dans sa vie, cette souplesse d’adaptation à la réalité de la vie.

Un maître a dit : «Aujourd’hui, vous êtes là où vos idées vous ont mené.  Et demain, vous serez là où vos idées vous auront encore mené.»  À moins d’être pris complètement en charge, la réflexion de tout être humain se porte généralement, du matin au soir, sur les échéances de l’avenir, affairé qu’il est à faire des plans pour parer à toute éventualité et à se préoccuper du lendemain.  Et il se fixe des agendas rigides à longue échéance.  Puis, pris dans cet engrenage traître, il ressasse ses problèmes, incapable de se concentrer sur sa tâche du moment.  Ce faisant, sans s’en rendre compte, il empoisonne son psychisme par une lourde atmosphère de soucis, ce qui rejaillit souvent sur son propre corps, son milieu, ses proches, son environnement.  Ce manque évident de concentration entraîne dans une confusion circonstancielle où le passé, le présent et le futur se mêlent de façon inextricable, de sorte que le passé le paralyse dans le présent et lui fait redouter l’avenir.  Pour peu que l’imagination vagabonde, la folle du logis, s’en mêle, les prévisions fatalistes ou défaitistes gonflent ou grossissent.  Le fait de se complaire dans ces états d’âme est purement et simplement pernicieux, car un sujet s’engage alors dans un scénario de création mentale et émotive dangereux : il attire alors ce qu’il redoute, le vent de ses pensées dégénérant en tempête et les fantômes de son imagination en vampires, obscurcissant toujours davantage l’éclat de ses jours.

Tout être sensé devrait comprendre que, par maladresse et ignorance, il s’attire déjà suffisamment d’épreuves, dans son quotidien, dans sa tentative d’ouvrir sa conscience et de purifier son âme, sans s’en rajouter par des prévisions catastrophiques ou des anticipations malencontreuses.  Il importe alors de puiser aux sources de la Sagesse antique pour incarner cet adage : «Carpe diem».  Il faut «cueillir le jour» ou, comme on dit, voir à ce qu’à chaque jour suffise sa peine, plutôt sa tâche.  Jésus lui-même l’a dit: «Ne vous inquiétez pas de quoi sera fait le lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même.»  Chacun doit apprendre à se détacher d’un passé révolu et d’un avenir hypothétique (qui bien souvent ne ressemble en rien à ce qu’on a prévu) pour vivre l’instant présent, pour vivre dans l’ici et le maintenant, à l’écoute de ses ressentis et de ses intuitions, souvent concrétisés par ses désirs, ses sentiments, les sollicitations spontanées de la vie.  La conscience doit épouser parfaitement toutes les humbles tâches quotidiennes dans un rayonnement d’amour et de joie.  Et, en s’offrant au service désintéressé, si l’occasion se présente, on oubliera ses petites misères.  Dès qu’on ploie sous le joug ou le poids des prévisions pessimistes, on devrait chercher un allié suprême dans l’esprit de service.  En rayonnant l’amour en toute circonstance de sa journée, on s’attirera rapidement le surcroît.  Tout le reste se réglera de soi, étant remis divinement à sa juste place.

Se préoccuper du lendemain, c’est manquer de confiance en Dieu et en ses Guides.  Si on fait consciencieusement ce qui est à faire, on sera divinement servi, et on verra se dresser devant soi une table opulente, se voyant soi-même entouré de merveilleux auxiliaires et des plus puissants protecteurs.  En servant à chaque instant la cause de l’amour, amour de soi, amour des autres, amour de tout, on sert la cause même de Dieu qui le rend plus que bien, soit au centuple.  Car on s’attire alors l’appui et le secours de tous ceux qui le servent à travers l’Univers et le Cosmos, qui conspirent à accroître son bonheur.  Mais qu’est-ce que le bonheur, la satisfaction de l’ego (du petit moi) ou la félicité de l’âme ?  Évidemment, nous n’invitons personne à nier sa réalité en évitant de voir ses difficultés présentes et à refuser de clarifier ses désirs personnels.  Il est du devoir de chacun d’agir de façon responsable et de réfléchir courageusement à ses problèmes ou à ceux qu’on peut prévoir.

Mais, au lieu de s’en désespérer, de jouer à la victime innocente, au perdant, on peut affirmer leur solution au présent, présenter ses demandes à l’invisible, même appeler la Grâce divine.  On doit apprendre à se ménager un moment déterminé pour le faire, de préférence avant de s’endormir.  Ensuite, on passe à autre chose, à une activité immédiatement utile ou divertissante, pour oublier ce qu’on a demandé, au lieu d’agiter dans sa pensée des aiguillions de douleur fictifs.  Seul le présent est créatif et créateur : de ce fait, il devrait être le premier à solliciter son attention.  Aussi doit-on éviter, en tout temps, de le sacrifier aux chimériques divagations du mental.  La vie exige de soi une disponibilité immédiate à la spontanéité de l’instant.  Il faut transposer ses insidieuses inquiétudes sur le plan supérieur et, délaissant sa vanité humaine, se reposer en toute sérénité sur la sagesse infinie de Dieu qui devient son roc, sa sécurité véritable.

On gagne à comprendre que l’immédiateté n’invite pas à vivre l’instant tel qu’il se présente sans penser aux conséquences de la causalité.  Elle invite plutôt à être ce qu’on pense et ressent au plus profond de soi, ce qui sous-entend vibrer dans l’harmonie, la compréhension et l’amour inconditionnel, avec ce qui est en train de se passer ou avec ce qui pourrait survenir dans son voyage vers l’Infini.  En fait, le présent est un état de conscience, une façon de se sentir comme une partie intégrante de la Spirale infinie de l’existence et de la vibration en consonance avec ses désirs les plus raffinés et les plus élevés de bonheur et d’amour divin.  C’est un état d’acception de la vie, sans l’opposition de résistance ni l’imposition de ses croyances ou notions limitées d’involution.

Cet état amène à annuler les effets du temps.  Chacun peut y arriver en sentant qu’il vibre avec calme, sérénité et simplicité avec les autres êtres vivants qui partagent son scénario de vie.  Il lui suffit de penser qu’il est le Fils de la Lumière, donc du Père-Mère Créateur, qui se recrée sans cesse par ses expériences spontanées et son processus de croissance illimité.  En vérité, chacun fait partie de la Réalité infinie et immortelle de l’âme lorsqu’il s’accepte tel qu’il est, sans jugement, et qu’il accepte que les autres font partie de lui sans distinctions culturelles, éducationnelles, politiques, religieuses, raciales, etc.  Chacun fait partie de tout et de tous à chaque instant.  Aussi chaque instant doit-il surtout servir à se découvrir dans son Essence spirituelle, non dans les activités de la survie.

Tout être humain foule le sol de l’école d’apprentissage que représente la Terre pour apprendre à accepter cette vie comme lieu de découverte de lui-même et pour faire l’expérience des sentiments, des émotions et des pensées que celle-ci lui transmet dans sa pulsation rythmique vers la félicité infinie des êtres ou la béatitude de Dieu.  Mais nul ne peut s’identifier à ses sentiments, à ses émotions et à ses conceptions mentales, même pas à son corps, qu’il n’est pas.  Il doit être ce qu’il ressent au plus profond de son être : un étudiant de lumière en exil temporaire.  De ce fait, il faut répéter que le fait de se projeter dans le présent consiste à vivre en harmonie avec la compréhension et l’intégration des valeurs de l’âme, non avec celles de l’ego (personnalité ou petit moi, création du mental).

Chacun se fera du temps un allié, s’il apprend à vivre dans le moment présent, sachant que tout ce dont il a besoin pour le vivre correctement se trouve à sa portée.   Tout commence par la pratique de ressentir ce dont il a besoin pour faire ou éviter de faire ce qu’il se dispose à faire.  Dans la vie, le fait de mettre en œuvre ce qui semble la meilleure chose à faire, pour soi-même, plutôt que ce qu’on croit devoir faire ou ce qu’on dit qu’on devrait faire, engendre la paix en soi et un état de sérénité tout autour de soi.  Ainsi, à chaque instant, il importe de se demander ce qui peut engendrer le plus de bien-être et le mieux servir son évolution.  Vaudrait-il mieux se reposer ou aller dormir, créer, produire des biens, manger, rester calme, se contenter d’aimer ce qu’on regarde ou touche, faire de l’exercice, se faire de l’espace, nettoyer son environnement, éliminer des énergies négatives, communiquer avec quelqu’un sur la Terre ou dans les étoiles?  Même si les gens s’affairent et s’agitent, en plus d’accumuler du stress, ils accompliront toujours moins que celui qui vit ce qui est à vivre dans le moment présent.

On ne peut comprendre cette affirmation que si on accepte que le passé, le présent et le futur représentent des phénomènes illusoires conçus par l’esprit conscient.   Le mouvement de la vie est fait de nano-instants formés de vides et de pleins successifs à l’intérieur desquels chacun peut choisir de poursuivre sa quête d’expériences heureuses ou de drames ou de tout interrompre.  Dans l’Univers éternel, la continuité apparente de l’espace-temps n’existe pas.  Il n’y existe pas de cadre ou de point de référence où le temps peut trouver un fondement.  Dans le Cosmos, tout se passe dans l’immédiateté.  De ce fait, le pouvoir, le bonheur, la joie, l’amour, la paix, bref tout ce qu’on désire obtenir devrait être cherché dans l’instant présent, non remis à une date incertaine.  Nul ne détient de pouvoir sur le passé ni sur le futur, mais il détient tout pouvoir sur son actualité.  C’est l’ici et le maintenant qui offre l’assise de tout pouvoir parce que c’est uniquement dans cet espace apparent qu’on peut agir ou intervenir.  Du reste, pourquoi se soucier du futur qui ne représente qu’une éventualité, une potentialité, une probabilité.

Il faut se rappeler de rester soi-même lorsqu’on exprime un besoin. Vous n’avez pas à vous transformer pour obtenir ce dont vous avez besoin.  Demandez ce qui vous comblerait, faites-le simplement et n’attendez pas que la Terre cesse de tourner.  Exprimer un besoin ne signifie pas que les autres doivent tout arrêter pour le satisfaire.  Le fait qu’il vous faille retrouver la simplicité de l’enfant ne veut pas dire que vous vous devez de retomber en enfance. L’enfance, parfois aussi la jeunesse, fut un temps béni où vous n’aviez pas de responsabilités, où le monde était là pour satisfaire vos moindres caprices.  Mais ce temps n’est plus.  Il vous faut vire dans le présent, votre enfance et votre jeunesse appartiennent au passé et vous ne pouvez retourner en arrière.

Toutefois, pour vous aider à créer, vous pouvez vous inspirer de vos souvenirs pour vous rappelez comment vous aviez l’habitude de réagir. Vos souvenirs vous aident à découvrir ce que vous désirez, pour comprendre qui vous êtes vraiment, pour vous rappeler qui vous étiez avant d’être pris dans l’engrenage de la société et du conformisme.  Laissez-vous aller à votre première réaction.  C’est un peu difficile au début, mais avec le temps, vous verrez combien c’est simple et facile.  Imaginez pouvoir exprimer sans remords votre joie ou votre chagrin, au lieu de les cacher et de les ensevelir sous le poids du ressentiment.  Essayez, c’est un premier pas dans la bonne direction.

Vous avez du apprendre des vos expériences du passé.  Oublier le passé ne veut pas dire que les expériences antérieures n’ont plus d’importance.  Cela signifie plutôt qu’il est inutile de les recréer continuellement ou de vivre dans ses souvenirs.  Il faut tenir compte du passé afin de ne pas répéter les mêmes erreurs.  Il faut garder en éveil cette aptitude d’apprendre de ses actions précédentes afin de réagir de façon plus adéquate si jamais une expérience similaire survient de nouveau.  C’est ainsi que l’enfant fait son apprentissage général.  Par exemple, une fois qu’il s’est brûlé, en jouant avec le feu, il en comprend tout le danger et il emmagasine cette information.

En tant qu’adultes, puisque nous possédons de l’expérience, il n’est pas toujours nécessaire d’aller toujours au bout d’une erreur pour comprendre le danger.  Traîner son passé ou tenter de le recréer devient aussi futile que de vouloir arrêter la planète de tourner.  Vivre dans le passé vous empêche d’évoluer, d’atteindre vos buts et d’utiliser au maximum votre potentiel.  En plus d’être inutile, cela vous cause un tort irréparable.  Vous devez saisir l’instant présent et le vivre pleinement comme si c’était le dernier instant de votre vie.  Voilà qui prend un peu de pratique, mais qui en vaut le coup.  Vous devez penser à planifier votre futur.  Par exemple, vous pouvez penser à améliorer votre destin, mais vous devez éviter de mettre tous vos efforts dans la probabilité d’un futur.  Il faut prendre le temps de vivre au présent, car le futur n’est jamais assuré.  Il faut jouir du temps qui passe, lorsqu’il passe.  Vivre l’esprit dans le futur peut devenir aussi nocif que de vivre projeté dans son passé.  Pendant que vous faites l’un ou l’autre, vous ne voyez pas ce qui se passe en vous et autour de vous.  On a tout à craindre de l’avenir quand on ne crée que pour flatter ou gonfler l’ego.  Mais on n’a rien à craindre si on se donne entièrement à la Lumière divine pour connaître le vrai bonheur du Retour à la Maison céleste, le Paradis des Délices infinies.

Vous devez réapprendre à vivre la simplicité de l’enfance.  L’enfant est totalement spontané dans ses actes et ses paroles.  Pur et candide, il agit selon ce qu’il ressent et il ne se pose pas de questions inutiles.  Peu lui importe ce que les autres qui l’entourent peuvent penser de lui : il exprime ce qu’il ressent, au moment où il le ressent.  Il vit totalement et entièrement dans le présent.  Même si vous le disputez, ce qui peut l’amener à bouder un peu, il revient vers vous facilement, sans rancune et sans haine.  Il ne se soucie pas des apparences.  C’est cette simplicité devant les événements qui lui permet de vivre dans le présent et de jouir de l’instant sans se soucier de ce qui s’est passé avant ou de ce qui se passera après.

Un autre des avantages de l’enfant, qui est toujours centré sur le présent, c’est sa faculté de s’émerveiller devant ses propres découvertes et devant celles des autres.  Il peut explorer un objet pour en découvrir la beauté ou la spécificité de nombreuses fois, et sans se lasser.  On dirait que, chaque fois, il découvre une facette qu’il n’avait pas notée auparavant.  En découvrant ce talent d’émerveillement en soi, on réussit à redécouvrir simplement les choses qui entourent, meublant son milieu et ornant son environnement.  On les perçoit sous un jour nouveau et on devient apte à trouver toute la beauté qui réside en elles.  Cette simplicité permet aussi de s’adapter spontanément à chaque personne, à chaque événement et à chaque milieu tout au long de son chemin.  Elle permet de garder en tête que l’instant présent est le plus précieux puisque ce n’est que dans le présent que l’on peut effectuer des changements.

Swami Prajnanpad a dit : «Le travail de toute notre vie consiste à apprendre à vivre et à voir pleinement l’instant présent et l’accepter tel qu’il se présente.  Une acceptation, non pas dans le sens d’une renonciation impuissante, mais une acceptation consciente, lucide, sans jugement.  Car rien n’est mauvais ou bon entièrement, absolument.  Il y a seulement des différences.  Le venin de cobra peut être mortel, et aussi sauver des vies dans d’autres circonstances thérapeutiques.  Tout est relatif, autrement dit.  Le bien et le mal sont relatifs.  Ce qui est bien pour l’un est mal pour l’autre.  Et chaque chose est un mélange de bien et de mal.  Donc acceptez la réalité comme elle s’exprime dans la dualité et adaptez-vous en conséquence…  Si on veut être heureux, il faut être à l’aise avec ce qui est arrivé et ce qui arrive c’est-à-dire avec ce qui est vrai. Seulement après avoir atteint le stade de l’acceptation de ce qui est, nous pouvons réfléchir utilement à d’éventuelles actions à entreprendre.»

La paix réside dans l’ici et maintenant.  L’enseignement spirituel exhorte à être constamment attentif au moment présent, à ne pas se projeter dans le futur ou se perdMoment-présentre dans des regrets concernant le passé.  À cette fin, le mental, les émotions, l’inconscient, tous ces facteurs qui éloignent de ce qui est et de ce qu’on est réellement, doivent être maîtrisés, éclairés par la lumière de sa conscience pour servir d’instruments.  Il faut apprendre à être attentif à l’intérieur et à l’extérieur de soi-même dans le moment présent pour toujours être d’actualité.

Quelqu’un a joliment dit : «La chose la plus importante que vous possédez est le jour présent.   Le jour présent, même s’il est écrasé entre hier et demain, doit être la principale priorité.  C’est seulement aujourd’hui que vous pouvez être heureux ; demain n’est pas encore arrivé et il est trop tard pour avoir été heureux hier.  La majeure partie de nos douleurs sont le fruit des restes d’hier où les peurs de demain.  Vivez le jour présent avec intelligence : décidez comment vous allez alimenter vos minutes, votre travail, votre repos, et faites tout ce qui est possible pour que le jour présent soit le votre, puisque il vous a été donné si généreusement.  Respectez-le de telle façon que quand vous dormirez, vous pourrez dire : moi j’ai été capable de vivre et aimer.  Un autre, aussi sage, a repris : Il y a deux jours par semaine où l’on ne devrait pas s’inquiéter, deux jours sans appréhension, ni peur. Le premier, c’est hier, avec les erreurs commises, les faux pas, les regrets et les douleurs. Hier est passé et maintenant hors de notre contrôle pour toujours. Tout l’argent du monde ne peut ramener hier.  Il est impossible de reprendre une action ou d’effacer une parole.  Hier est passé !  L’autre jour qui ne devrait pas nous inquiéter, c’est demain ; avec ses adversaires impossibles, ses fardeaux, ses promesses d’espoir et son peu de contrôle. Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un masque de nuages.  Mais soyez certain, il se lèvera !  Et avant qu’il ne se lève, il n’y a rien à faire, car le jour n’est pas né.  Il ne reste donc qu’aujourd’hui.  Chacun de nous peut faire face aux batailles d’un jour. C’est seulement quand on ajoute les fardeaux d’hier à ceux de demain que l’on ne peut continuer.  Ce ne sont pas les expériences quotidiennes qui mènent à la folie.  Ce sont les remords d’hier accompagnés des craintes de demain.  Il faut donc vivre un jour à la fois!»

La beauté de l’instant présent

 

Le Point de présence renvoie au Moment Présent.  Pour vivre dans ce Point de présence, il faut se demander souvent : Où suis-je en ce moment ?  Où suis-je vraiment présent ? Où est ce rayonnement qu’on appelle flash de lumière, illumination ou conscience ?  Cela est-il parti dans le demain ?  C’est ce qui se passe dans  la plupart de la conscience humaine en ce moment.  C’est parti, c’est parti depuis des mois maintenant.  Les gens ne sont pas dans leur Point de Présence.  Ils sont dehors, ailleurs, explorant des avenirs potentiels, parce que tellement de gens sur la Terre en ce moment ─ dBeauté-de-la-Viees milliards et des milliards d’humains – s’inquiètent de ce qui va se passer demain, la semaine prochaine, l’année prochaine.  Alors leur Point de Présence n’est pas ici en ce moment. Il est ailleurs en train d’explorer le désastre potentiel, la fin du monde, la fin des jours, la fin des bonnes choses. Il est ailleurs en train d’explorer le potentiel de crainte et d’anxiété.  Alors, pourquoi se sent-on mal depuis quelque temps?  Vous avez senti ce que vous espérez ailleurs, quelque part ailleurs.  Pourtant, vous pouvez rester dans votre Point de Présence et l’inclure, juste là, en ce moment.

C’est dans le Point de Présence que, tout vient à vous.  Quand vous en sortez, cela ne marche plus. C’est aussi simple que ça.  Lorsque vous y êtes tout vient à vous.  Quand vous y êtes vous faites des choix conscients, dans un sens cela vous magnétise.  Cela fait que ces choses maintenant commencent à couler dans votre réalité.   Alors, vous n’avez rien à préciser.  Vous n’avez pas besoin de dire : «J’ai besoin de mille dollars».  Car, si vous êtes dans votre Point de Présence et que vous avez choisi l’abondance, elle sera là.  Au Point de Présence, tout revient : la santé, la vitalité, l’énergie, l’amour.

Pour bien vivre, chaque jour, il faut s’efforcer de faire les meilleurs choix et de demeurer dans le Point de présence ou dans l’instant présent, car c’est uniquement ainsi qu’on peut accéder à son pouvoir divin, sans prêter attention au passé ni se projeter dans l’avenir, mais en cherchant à manifester, à chaque instant, son potentiel le plus élevé.  Il suffit de considérer les défis du moment comme autant d’occasions d’apprendre à renoncer aux vieilles habitudes et aux vieux conditionnements qui freinent son élan.  Il s’agit de faire ce que l’on aime et ce qui aide à évoluer en renonçant à tout ce qui encourage la négativité, déprime la joie et n’apporte pas la paix intérieure.

Que c’est beau et doux, juste là, maintenant, cet instant présent.  D’instant en instant, le présent se manifeste et je m’émerveille de ressentir cela, de ressentir la vie qui m’anime et m’autorise à participer à la belle aventure, faisant partie de la création toute entière, de l’univers et des étoiles.  Le passé s’efface, à chaque instant il se dissout, laissant sa marque dans nos différents corps sous forme de souvenirs, d’émotions et d’expériences vécues.  Le futur n’existe que sous la forme d’une projection de notre pensée présente.  Tout ce qui se passe dans notre vie, se passe dans cet éternel présent.  Tout ce que vous faites, vous le faites dans le présent.  Tout ce que vous pensez, vous le pensez dans le présent.  L’instant présent peut s’assimiler au fait de marcher de pierre en pierre pour traverser le grand fleuve de la vie.  Il n’y a que la pierre où l’on a posé son pied qui est vraiment réelle et qui nous porte.  Celles qui sont derrière nous, sont déjà sous l’eau et celles qui sont devant, n’ont pas encore émergé.  La vie c’est maintenant.

L’amour et la lumière émanent de tout l’univers.  Des étoiles jusqu’à la terre en passant par le cœur de tous les êtres.  Vous êtes aimés à chaque instant.  Une fleur vous aime lorsque vous la regardez.  Le soleil vous aime lorsqu’il vous réchauffe et vous éclaire.  Le vent vous aime lorsqu’il vous caresse.  La pluie vous aime lorsqu’elle s’offre à vous.  La nature entière vous aime.  L’intelligence créatrice de la nature déploie sa création pour goûter à la joie de la vie.  La vie est magique, le merveilleux c’est de voir cela à chaque instant.  Bien souvent on se surprend à s’évader dans le monde de la pensée pour rêver à d’autres cieux, à d’autres mondes ou à un monde meilleur, au passé ou au futur, mais le merveilleux, c’est ce qui se déroule à l’instant à l’intérieur de chacun et autour de nous, car c’est en ce moment même que la vie s’engendre et se déploie en silence.  Parfois nous aimerions que cela soit différent, que les choses changent, que les êtres s’éveillent, nous pensons que nous serons plus heureux quand ceci ou cela aura changé et nous avancerons comme ça tout au long de notre vie en attendant un futur meilleur et en ratant complètement le présent.  La vie, l’intelligence de la vie ne se pose pas de questions, elle Est tout simplement, elle se manifeste pour goûter à sa création.  Être un avec la vie, c’est aller avec elle, être totalement présent avec ce qu’elle nous offre à l’instant.  La vie est mouvement, rien n’est statique, tout est en constante évolution et en perpétuel changement, c’est à nous d’aller au rythme de la vie et d’accompagner les changements, sans craintes ni impatience, les changements se feront de toutes façons, c’est inéluctable.  Soyons confiants.  Soyons doux envers nous-mêmes et envers les autres.  Soyons patients.

Heureux ceux qui voient le présent car ils voient la réalité merveilleuse de la Vie et ce qu’ils voient n’est autre que ce qu’ils sont.  La Vie est fantastique, elle peut être un océan de souffrance, de tristesse fait de milliards de larmes, mais à l’intérieur de chacune de ces larmes réside une perle qui est comme un joyau.  La Vie peut être comme un océan de souffrance mais il y a des trésors en quantité innombrable qui ne demandent qu’à se révéler, il ne tient qu’à nous d’ouvrir les yeux et de leur permettre d’inonder notre conscience de cette douce Lumière qui dissout la souffrance dans un océan d’Amour et de Paix.  Chaque être humain possède des trésors en grand nombre, ils ne demandent qu’à être révélés par la grâce de l’amour et la lumière de la conscience, c’est pourquoi il est important d’être attentif dans l’instant présent, car ce n’est que dans le moment présent que la vie est réelle et que nous sommes réel également.  C’est au cœur de cette réalité que se révèlent les trésors de la Vie, de chaque être humain et de tout ce qui Est.

La Banque du Temps

 

Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86 400 $.  Que feriez-vous ?

Seulement, il y a deux règles que vous devez respecter.  La première règle : tout ce que n’avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir.  Vous ne pouvez pas tricher, vous ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte.  Vous ne pouvez que le dépenser.  Mais chaque matin au réveil, la banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86 400 $ pour la journée.  La deuxième règle : la banque peut interrompre ce jeu sans préavis.  À n’importe quel moment, elle peut vous dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte et qu’il n’y en aura pas d’autre.  À mon avis, vous dépenseriez chaque dollar à vous faire plaisir et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez.  Vous feriez en sorte d’utiliser chaque euro pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.

Cette banque magique, nous l’avons tous, c’est le temps !   Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n’y a pas de report.  Ce qui n’a pas été vécu dans la journée est perdu.  Hier vient de passer.  Chaque matin, cette magie recommence.  Nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis.  À tout moment, la vie peut s’arrêter.  Alors que faites vous de vos 86 400 secondes quotidiennes?  La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue.

Peu importe le capital de temps qui nous reste, consommons chaque parcelle de notre vie du mieux possible.  Quelqu’un a dit : La seule chose que l’on puisse décider est de quoi faire du temps qui nous est imparti.

UN TEXTE À LIRE ET À RELIRE

 

Le bonheur réside dans le présent!  Mais bon sang, c’est quoi le moment présent au juste? On y est tout le temps, alors pourquoi tant en parler comme une chose difficilement accessible? Qu’est-ce qui nous manque pour être dans le présent? Que faut-il faire de plus ou de moins pour en profiter? Il paraît que seul ce moment existe, que le temps terrestre est une illusion, que l’ego y perd alors sa puissance, ce qui nous amène enfin dans un état de paix, première étape du bonheur. Le temps est une illusion!  Mais alors je suis en train de naître et de mourir maintenant aussi, et mes vies antérieures et futures se déroulent en même temps que celle-ci!  Cela donne le tournis…

Difficile à comprendre et à croire, mais c’est pourtant bien le cas.  Alors, comment est-ce possible?  Il faudrait plutôt se poser la question : pourquoi ne voit-on qu’une fraction de notre Vie, celle de maintenant?  En effet, la Vie est bien multidimensionnelle, et tout se déroule maintenant, et ce maintenant change continuellement.  Ce changement provient de l’évolution de notre conscience, de notre perception même de la Vie.  La réponse est simple : nous ne voyons qu’une fraction à cause du voile qui nous empêche d’avoir conscience du Tout, et ne nous donne qu’une vision très limitée de notre véritable Être. Ceci a pour but d’expérimenter de manière séquentielle et optimale la vie terrestre, et pas tout en même temps, ce qui ne serait pas très enrichissant car il y aurait trop d’interférences et d’influences. De ce fait, nous n’avons conscience que d’une toute petite partie de notre Vie : tout comme en tant qu’individu notre conscience nous est propre et ne pouvons «être dans la tête des autres», le voile nous empêche d’avoir connaissance de nos autres moi, ou autres facettes de notre Moi. Ceci est dû au fait que nous ne pouvons avoir qu’une pensée à la fois, que notre conscience linéaire n’est pas ouverte à la multidimensionnalité. C’est comme si on essayait de comprendre les règles du jeu d’échecs, alors qu’un cache ne nous permet de voir qu’une seule case, chacun de nos mois voyant une case différente.

En revanche, à côté de tout ce qui nous sépare, il existe un endroit de convergence : le moment présent. C’est dans la conscience de son état d’être maintenant que le voile peut se lever et qu’on peut s’ouvrir à la multidimensionnalité. Si c’est si simple, pourquoi ne le fait-on pas?  Essayez de le faire et vous verrez (comme dans une méditation), vous ne tiendrez pas longtemps à vous concentrer sur ce qui se passe maintenant et à élargir ainsi cette fenêtre : ce coquin d’ego va tout faire pour nous distraire du présent en nous focalisant sur des pensées et des émotions (principalement de peur) relatives à ce que nous croyons être le passé et le futur, mais en tout cas autres que notre état d’être présent. Le comble, c’est que nous ne pouvons avoir conscience que de notre vie présente, mais que nous en sommes constamment détournés! L’ego est une énergie créée dès notre enfance (éducation) et influencée par les égrégores, ancrée au plus profond de nos cellules : pour pouvoir survivre, cette énergie s’alimente en détournant la Nôtre! Pour ce faire, elle nous focalise sur des états de mal-être en dehors du présent : peur, manque, besoin, frustration, colère… Ces pensées et ces émotions alimentent ainsi l’ego, qui hélas en veut toujours plus. Toutefois, l’ego n’est ni si malin ni si puissant qu’on pourrait le croire, en fait sa force vient du fait qu’il opère en cachette, dans l’ombre, à notre insu. Ainsi, à partir du moment où on prend conscience de sa réalité et de ses manigances qui deviennent alors évidentes, on projette de la lumière dessus, on le démasque, et il perd sa puissance. On réalise alors qu’il n’y a aucune peur et aucun manque à avoir dans le moment présent, véritable bulle de protection qui appelle au bien-être : rien de mal ne peut m’arriver maintenant, par contre je peux me souvenir de blessures passées et je peux m’imaginer les pires tracas à venir, mais pas à l’instant même.

Nous sommes ainsi constamment «décentrés» de la Vie, ce qui renforce le voile et nous déconnecte de notre Moi Supérieur et de ses énergies d’Amour. Cette conscience de l’instant est détournée par l’ego pour nous faire voyager en pensées et en émotions «en dehors», que nous appelons passé et futur : ceux-ci n’existent que par notre mental, par la focalisation de nos pensées hors du temps présent, donc de notre état de bien-être présent. Si ces pensées correspondent à des souvenirs, nous appelons cela passé, et si c’est des anticipations, nous appelons cela futur. Et il faut bien admettre que la majorité de nos pensées dans ces deux cas correspondent à des émotions de mal-être : ne nous souvenons-nous pas plus facilement d’expériences douloureuses, n’anticipons-nous pas davantage des événements futurs que nous craignons ? Voici un exemple parlant de détournement : l’envie.  J’ai envie de chocolat, c’est comme si toutes mes cellules tapaient du couvert sur la table pour en réclamer, mon ego focalise mon attention sur ce besoin : su tu en manges, tu SERAS heureux! Et comme mon ego travaille dans l’ombre, il a les mains libres pour en plus m’injecter des émotions de frustration si je ne mange pas le chocolat tant espéré, et de culpabilité si je vais vers l’armoire… pas facile de travailler dans l’ombre! Eh oui, mon conditionnement me dit : le chocolat fait grossir… J’hésite, puis je me dis le cœur soulagé : bah, ce n’est pas pour une fois, c’est n’est pas un petit bout de chocolat qui va me faire prendre un kilo, je ne craque pas mais je décide «de moi-même» d’en prendre dans l’armoire, ça va me faire du bien au moral…je l’ai bien mérité… Voilà, j’ai le bout de chocolat en main, prêt à le mettre en bouche : et là, il se passe un tour de magie! L’ego ayant obtenu ce qu’il voulait (combler un besoin), va immédiatement détourner mon attention sur autre chose pour sustenter son énergie, si bien qu’en mangeant (moment présent), je vais faire des gestes comme un automate, je vais être détourné du plaisir d’avoir le chocolat en bouche : sans m’en apercevoir, je vais penser à autre chose, je vais être déconnecté de ce moment que j’anticipais être du pur bonheur. Encore mieux, mon ego va me faire croire que l’objectif maintenant est de vite terminer le bout de chocolat que j’ai en mains : ça va te salir les mains si tu traînes, et ce n’est que quand tu auras fini que tu te sentiras mieux… Et voilà, sans m’en rendre compte, le chocolat est avalé, fini… Quelle horreur, non seulement je n’ai pas pris plaisir à le manger, mais j’ai englouti toutes ses calories…je grossis pour rien!  Mais on ne m’y reprendra plus…jusqu’à la prochaine fois!

Autre exemple de détournement : la dualité, on définit une chose par son contraire. Comment sait-on qu’on aime une personne? Le moyen le plus courant : cette personne nous manque quand elle n’est pas là!  Incroyable mais vrai, on définit l’amour sentiment par l’intensité de sa frustration!  Je pense tout le temps à lui ou à elle; il ou elle me manque;  j’ai tant besoin de recevoir son amour, son attention, sa complicité;  il ou elle fait partie de moi;  sans lui ou elle, je ne suis pas entier;  je ne peux concevoir ma vie sans lui ou elle… Et comme pour le bout de chocolat, quand on est en présence de l’être aimé, on pense à tout sauf au bonheur présent, à prendre conscience de la chaleur du sentiment d’amour, à ressentir la flamme dans son cœur et la joie, la légèreté qu’elle procure, à se sentir si bien, à profiter de l’instant magique… On est encore détourné vers des pensées futiles qui nous décentrent dans le passé ou le futur : pourquoi cette dispute l’autre jour, quand te reverrai-je?  Tu vas bientôt partir et tu me manques déjà! Alors que je sais que je t’aime, je suis triste avec toi car tu ne me combles pas comme «je» voudrais! Comme on en veut toujours plus, et que l’être aimé n’est qu’un humain à nos yeux, avec son propre ego, donc forcément limité, on ne sait pas profiter du bonheur qui se présente à nous.

Pendant l’acte sexuel, les hommes ne sont-ils pas focalisés sur le plaisir de la femme, et sur leur éjaculation à venir : on pourrait recommencer une deuxième fois si ça arrive trop vite, et là, ce SERA nettement mieux…  Et il en est de même avec tous les fantasmes, dont il serait impossible d’en profiter tel que rêvé si on parvenait à les concrétiser. Alors de deux choses l’une : soit on se rend compte du fait qu’on n’est pas capable de prendre plaisir en succombant à une tentation/dépendance, et on pense à autre chose pour s’en détourner, soit on y goûte mais en étant conscient du plaisir que cela procure dans l’instant même. Mais le plus stupide est d’y succomber sans y prendre plaisir et de n’en subir que les désagréments!

Mais revenons-en à la notion du temps… un instant…  On pourrait se dire : le passé existe, est bien réel, puisqu’il a existé (contrairement au futur pensons-nous), et que je peux m’en souvenir : je peux prendre conscience de ce qui s’est passé avant cet instant. C’est là une grande astuce de la Vie voilée : tout comme on ne prend conscience du futur immédiat que de l’option choisie maintenant parmi tous les potentiels possibles qui se déroulent également «ailleurs» (hors de notre conscience), nous ne nous souvenons que des options choisies ((dans le passé)) qui nous ont conduits jusqu’ici et maintenant. Si par un choix dans le présent et par la création qui s’en suit, notre vie passée devait changer, ceci se ferait sans que nous nous en rendions compte! Nous n’avons conscience que de l’unique option passée qui rend compte de nos choix dans le présent, autrement dit, notre passé change continuellement sans que nous le sachions!  Donc ce que nous croyons être notre passé n’existe pas, mais se déroule aussi maintenant en fonction de nos choix actuels pour correspondre à notre vie de cette seconde. Ainsi, si je choisis d’être riche, ma vie «passée» va changer sans que j’en aie conscience pour que je possède des potentiels qui vont germer et m’amener de la richesse : des actions, un héritage, un travail très rémunérateur…et ces potentiels, j’aurai l’impression que je les ai eu dans le passé, qu’ils sont «évidents» maintenant, tout simplement parce qu’ils se sont portés à ma conscience maintenant en effaçant toutes les autres options : j’en ai fait le choix maintenant. Et c’est la même chose pour les personnes qui nous entourent, qui nous connaissent nous et notre passé : ça changera pour elles aussi, sans qu’elles s’en rendent compte, puisqu’elles sont notre projection!  Mais si on se limite à la situation actuelle et à notre vision restreinte du temps linéaire, il nous paraît impossible de devenir riche, on émet des doutes car rien dans notre vie telle que nous la connaissons ne permet à l’abondance d’arriver : c’est comme ça qu’on empêche notre soi-disant passé de se modifier pour ouvrir les portes de la richesse. Par contre, en lâchant prise et en permettant à notre Moi Supérieur de modifier notre vie (donc en étant persuadé que c’est possible), le miracle se produit.

À partir du moment où on réalise que la concrétisation elle-même d’une envie ne peut nous satisfaire et nous rendre heureux, deux choses se passent. D’une part, on prend conscience que ce n’est qu’en profitant du moment présent en ressentant pleinement ses sensations qu’on peut être heureux, et d’autre part, nos envies évoluent : au lieu de vouloir un bout de chocolat (pour essayer de se satisfaire), nous rêvons à la Nouvelle Terre (pour le plus grand bien de tous). En effet, nous sommes dans un monde matériel très et de plus en plus diversifié, ce qui nous pousse à avoir beaucoup d’envies, et l’ironie, c’est que ces choses n’existent que parce que nous les créons dans la matière par nos pensées et émotions d’envie (effet boule de neige). Mais il vient un moment, avec l’ouverture de conscience, où nous nous rendons compte que tout cela est une illusion, et qu’aucune chose à l’extérieur de nous ne pourra nous satisfaire vraiment. On en devient saturé (comme pour la nourriture) et les envies égotiques s’évanouissent, on se tourne alors naturellement vers l’intérieur, vers le cœur, vers le seul moment qui existe : le présent, ((lieu)) de reconnexion avec tous et Tout. Les envies de choses matérielles futiles s’estompant, ces choses disparaissent de notre vie, puisque nous n’alimentons plus leur énergie de manifestation. C’est la véritable Liberté, l’état de bien-être du présent, sans souvenirs ni projections nécessaires!

Alors voici une bonne astuce pour nous permettre de se rappeler de jouir du moment présent, de ce qu’on vit, de ce qu’on a, de ce qu’on fait… Imaginez une feuille de papier, blanche, pure, magnifique. La simple vue de cette feuille immaculée nous comble d’admiration, de joie, et toute notre imagination pourrait librement s’y concrétiser par des mots, un dessin, un pliage… Cette feuille toute blanche peut symboliser notre vie rêvée, parfaite. Mais voilà que notre attention est portée sur un petit défaut, une minuscule tache noire. Que se passe-t-il? Ne pouvant avoir qu’une pensée à la fois, le fait de porter sa conscience sur la tache noire nous fait complètement oublier les 99,99 pour cent restant blancs! Notre joie retombe immédiatement et est aussitôt remplacée par de la frustration. Zut, il y a une tache, c’est malin, d’où vient-elle, qui est responsable, comment l’effacer, puis-je la laisser sans qu’on la voit? Et voilà, le mental est parti là-dessus, ce qui augmente considérablement l’énergie de la minuscule tache. Celle-ci grandit et finit jusqu’à recouvrir totalement la feuille : on ne voit plus que la tache noire, et les 99,99 % de blanc de départ ont disparu! Gros mécontentement… impossible de trouver un moyen de se sentir bien. Et pourtant si! Soit on essaye d’ignorer la tâche en n’y pensant plus (en regardant uniquement le blanc), soit on se dit que c’est très bien de n’avoir qu’une toute petite tache : elle aurait pu être beaucoup plus grande, ça pourrait être pire! Donc, dans les deux cas, réjouissons-nous de ce que nous avons en focalisant notre attention sur le bon côté des choses, qui dans la plupart des cas représente bien plus que leur mauvais côté. On peut transposer cela facilement à notre santé physique. Avez-vous remarqué le nombre de fois qu’on parle de ses bobos aux autres… Eh oui, on aime qu’on s’intéresse à nous (ça nous donne de l’énergie) et il nous semble que c’est plus efficace quand on se plaint que quand on dit ce qui va bien. Seulement voilà, en faisant ça, on occulte tout le reste qui va bien en nous (je vis, je respire, j’ai deux mains, deux yeux…) et on renforce sans le savoir la minorité qui ne va pas bien.

Tout s’apprend, demande un temps d’apprentissage, et peut toujours s’améliorer : marcher, parler, lire, compter, conduire, les arts, un métier… ça ne vient pas d’un coup du ciel! Il en est de même pour l’éveil, l’illumination, la levée du voile, et l’apprentissage de prendre plaisir dans le moment présent. La compréhension de l’illusion du temps, la reconnaissance de l’ego et de ses pièges, la gestion des envies, des besoins, des manques, la conscience du Tout comprenant les deux pôles de la dualité (lumière et ombre), la vision globale de la feuille blanche, tout cela s’apprend petit à petit, et tout comme on tombe souvent quand on essaye de marcher, il y a bien des chutes nécessaires dans cette évolution. Mais le jeu en vaut la chandelle : dirions-nous que nous ne voulons pas marcher parce que c’est trop difficile au début? Et quel bonheur de pouvoir se sentir bien dans l’instant, dans n’importe quelle circonstance. Lorsque nous aimons une personne, on se dit qu’on l’aime vraiment, et on en profite dans tous les instants présents, on est heureux que la personne soit là ou pas. On peut ainsi véritablement ressentir dans son cœur mais aussi dans toutes ses cellules ce merveilleux sentiment d’amour qui n‘est autre que de se sentir heureux, comblé, protégé, enfin soulagé du fardeau des emprises de l’ego.  D’ailleurs, l’Amour n’a pas besoin de partenaire : c’est cet état d’être dans le présent qui peut simplement se refléter dans une autre personne, mais ce n’est pas obligatoire. C’est l’évolution de la conscience, le plaisir de comprendre la Vie, la distanciation (non dépendance) du monde matériel, le pouvoir d’esquiver les pièges de l’ego, la sensation de soulagement et de légèreté, bref l’éclaircissement par notre Lumière qui rendent vraiment heureux.

Note: Emprunté à Deniz, un auteur dont je n’ai jamais découvert le vrai nom.

PENSÉES À RETENIR OU À MÉDITER

En faisant confiance à l’instant présent, on s’ouvre à la guidance ou à la direction de sa Conscience supérieure en toute circonstance.

Il faut agir comme si son plus grand bien et sa meilleure occasion résidaient dans le fait de tirer pleinement parti de chaque événement dans lequel on est impliqué au moment présent.  C’est la seule manière de rester dans la synchronicité des événements.

Qui tue le temps, le temps le tue ; qui perd son temps, le temps le perd ; qui passe son temps, le temps lui passe dessus et l’écrase.

Le moment présent, c’est la perle ou le diamant qu’on cherche.  Il contient les racines du passé et les germes du futur.  On ne peut manifester ses désirs et ses vœux qu’ici et maintenant.  Le présent ouvre les portes d’autres réalités et d’autres visions.

L’instant présent est relié au Moment éternel, il garde naturel, libre, spontané et disponible à la vie.  Dans l’instant présent se trouve tout ce qui existe.  C’est le seul moment qui soit réel.

Le passé n’est plus et le futur n’est pas encore.  Alors, quel moment reste-t-il pour vivre ?  Chaque instant recèle et révèle un secret magique, si on sait le remarquer et s’en servir.

Chaque instant, avec tout ce qu’il comporte, est nécessaire à son évolution.  Tout est dans l’instant présent, aujourd’hui, maintenant, immédiatement, tout de suite.

Tout ce qui arrive dans sa vie a été placé sur son Sentier évolutif par son âme qui a amené à vivre ce qui est à vivre, permettant ainsi de se délivrer progressivement des influences néfastes on indésirables qui l’entravent.  L’instant présent doit être vécu en harmonie avec les principes cosmiques et avec les processus évolutifs de la Terre-Mère.

Il ne faut jamais rien remettre d’important au lendemain, car on s’expose à agir hors d’ordre ou à ne jamais l’accomplir.

 

TECHNIQUES RECOMMANDÉES

LA RÉSILLE DE PURE LUMIERE BLANCHE DE CRISTAL :

(On y recourt pour accélérer la manifestation des événements ou de ses proclamations.  Elle lie à l’Instant d’Éternité).

Visualiser un Faisceau de Rayons lumineux entrelacés qui descend vers soi, en provenance du Grand Soleil cosmique central et qui vient se connecter avec son être, au niveau de son centre coronal.  Imaginer que la Pure Lumière blanche de la Source coule à plein régime à travers ce Faisceau subtil pour remplir tout son être.  Dans cet état d’Unité bienfaisant, imaginer qu’on accélère ou décélère le temps de la réalisation de ses réalités (proclamations), selon ses vœux.  Observer ce qui se passera par la suite.  Chacun peut télescoper le temps et l’espace par ce moyen.  Plus on s’en sert, plus le fait devient évident.

LE TEST POUR VÉRIFIER SA PERTINENCE DANS L’INSTANT PRÉSENT.

Réviser sa journée antérieure dans tous ses détails.  Observer ce qu’on a retenu et ce qu’on a oublié de ce dernier jour.  On comprendra alors quelle portion de son quotidien on a vécu en pleine conscience.

SUIVRE LE FIL D’ARIANE : (Il s’agit d’une comparaison avec l’écheveau de laine).

Pour chaque jour, la vie offre les solutions aux problèmes, les réponses aux questions et la manifestation des réalités comprises dans ses demandes utiles.  La vie pourvoit et prévoit pour 24 heures, voilà ce qu’on appelle la Loi de la Providence ou de l’Approvisionnement universel.

VÉRIFIER SI ON CRÉE PLUTÔT QUE RÊVER OU RÊVASSER.

 

Dans la vie, il faut éviter de flotter sur le temps sans être ni vivre, parce qu’on fuit dans l’irréel ou l’inconditionné, donc dans le Néant.

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d’identification au mental. L’intellect ou le mentavivrel cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper. Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l’énoncer ainsi: plus on est à même de respecter et d’accepter le moment présent, plus on est libéré de la douleur, de la souffrance et du mental.

Pourquoi le mental a-t-il tendance à nier l’instant présent ou à y résister? Parce qu’il ne peut fonctionner et garder le contrôle sans le temps, c’est-à-dire sans le passé et le futur. Il perçoit donc l’intemporel instant présent comme une menace. En fait, le temps et le mental sont indissociables.

Imaginez la Terre dépourvue de toute vie humaine et n’abritant que plantes et animaux. Y aurait-il encore un passé et un futur? Parler du temps aurait-il encore un sens? La question «Quelle heure est-il?» ou «Quelle date sommes-nous?» — s’il y avait quelqu’un pour la poser — serait vraiment insignifiante. Le chêne ou l’aigle resteraient perplexes devant une telle question. «Quelle heure?» demanderaient-ils. «Euh, bien entendu, il est… maintenant. Nous sommes maintenant. Existe-t-il autre chose?»

Bien sûr, pour fonctionner en ce monde, nous avons besoin du mental ainsi que du temps. Mais vient un moment où ils prennent le contrôle de notre vie, et c’est alors que s’installent le dysfonctionnement, la souffrance et le chagrin.

Pour assurer sa position dominante, le mental cherche continuellement à dissimuler l’instant présent derrière le passé et le futur. Par conséquent, lorsque la vitalité et le potentiel créatif infini de l’Être, indissociable du moment présent, sont jugulés par le temps, votre nature véritable est éclipsée par le mental. Une charge de temps de plus en plus lourde s’accumule sans cesse dans l’esprit humain. Tous les individus pâtissent sous ce fardeau, mais ils continuent aussi de l’étoffer chaque fois qu’ils ignorent ou nient ce précieux instant, ou le réduisent à un moyen d’arriver à quelque instant futur qui n’existe que dans le mental, jamais dans la réalité. L’accumulation de temps dans le mental humain, collectif et individuel comporte également, en quantité immense, des résidus de souffrance passée.

Si vous ne voulez plus créer de souffrance pour vous-même et pour d’autres, si vous ne voulez plus rien ajouter aux résidus de cette souffrance passée qui vit encore en vous, ne créez plus de temps, ou du moins, n’en créez pas plus qu’il ne vous en faut pour faire face à la vie de tous les jours. Comment cesser de créer du temps? Prenez profondément conscience que le moment présent est toujours uniquement ce que vous avez. Faites de l’instant présent le point de mire principal de votre vie. Tandis qu’auparavant vous habitiez le temps et accordiez de petites visites à l’instant présent, faites du «maintenant» votre lieu de résidence principal et accordez de brèves visites au passé et au futur lorsque vous devez affronter les aspects pratiques de votre vie. Dites toujours «oui» au moment présent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de résister intérieurement à ce qui est déjà? Qu’y a-t-il de plus fou que de s’opposer à la vie même, qui est maintenant, toujours maintenant? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites «oui» à la vie et vous la verrez soudainement se mettre à fonctionner pour vous plutôt que contre vous.

L’instant présent est parfois inacceptable, désagréable ou affreux. Il est comme il est. Observez de quelle façon le mental l’étiquette et à quel point ce processus d’étiquetage, cette continuelle attitude de jugement, crée chagrin et tourment. En regardant attentivement les rouages du mental, vous sortez de ces schèmes de résistance et pouvez ensuite laisser le moment présent être. Cela vous fera goûter l’état de liberté intérieure face aux conditions extérieures, l’état de véritable paix intérieure. Puis, voyez ce qui arrive et passez à l’action si c’est nécessaire ou possible. Acceptez, puis agissez. Quoi que vous réserve le présent, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-vous en un ami et un allié, et non un ennemi. Cela transformera miraculeusement toute votre vie.

 

© 2013-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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