LE CIEL… C’EST ICI, BIEN ICI!

montée-au-ciel

«Tout le monde veut aller au ciel, oui, mais personne ne veut mourir…»    Ces paroles de la chanson «Personne ne veut mourir» — composée par J. Kluger, en 1966, sur une musique de C. Coben et G. Aber, mais lancée par Petula Clark l’année suivante — laisse transpirer les inquiétudes de tout être humain en regard de la mort, cette présumée échéance fatale, avec les approximations erratiques que comporte la notion de Paradis, dit gardé par saint Pierre, chez Les Chrétiens.  Toutefois, chacun peut abandonner toute crainte puisque le ciel n’est pas un lieu, mais un état d’être qui peut se vivre même ici-bas, sur Terre.   Il ne s’agit nullement du  Royaume spirituel ou du séjour de Dieu, des hiérarchies angéliques et des saints, puisque Dieu s’exprime partout égal à lui-même.   Il correspond plutôt au degré maximal de béatitude qui  s’exprime partout et que tout être, qui a atteint la sérénité et la plénitude, peut atteindre, même au cours de sa vie.  Même que s’il parvenait à maintenir cette vibration très élevée constamment dans son être, il parviendrait à s’y élever sans passer par la mort, donc par l’immortalité même physique.  Avec le concours de l’Esprit, le corps, dans son intelligence et avec ses couches superposées de l’ADN, pourrait produire cette merveille chez un être qui choisit la Lumière et, se dégageant de toute résistance, s’abandonnant à l’Instant présent, il traverserait le Voile d’Illusion pour réaliser ce qu’il ne peut pas voir physiquement, mais qui n’existe pas moins : la Gloire de l’montée-au-cielAbsolu qui vibre en lui et partout.

Selon la tradition religieuse ou spirituelle, on peut comprendre le ciel comme l’une des divisions des plans spirituels de la Conscience cosmique qui vont du premier au septième ciel, voire au-delà.  Toutefois, comme il a été dit, fondamentalement, le ciel réfère non à un lieu, mais à un état extatique ou à un état de béatitude qui résulte de la réunification avec Dieu ou avec Tout-ce-qui-est.  Exprimant la connaissance de l’Être véritable, il désigne la Conscience divine.  Pour les Chrétiens, il désigne la Demeure de Dieu et la Patrie des Élus.  Pourtant, toutes les créatures de Dieu, émanées dans l’Amour pur, retourneront tôt ou tard au ciel, peu importe de quelle façon elles lui retournent cette énergie primordiale, puisqu’il n’existe aucun moyen d’aboutir ailleurs, au terme de ses expériences en incarnation dans la Roue des existences.

À titre d’Être-Un ou d’Être suprême amoureux et impassible, Dieu ne juge pas, ne cherche ni n’exige rien de qui que ce soit, son amour restant éternellement inchangé, sans condition ni limite.  Dès lors, le ciel n’est pas un lieu de récompense où une âme peut s’accorder des vacances continuelles dans une existence éternelle, calme et ennuyeuse par sa monotonie, où un être peut jouer de la harpe en attendant que quelque chose de plus vibrant se passe. C’est une dimension de vie qui implique des entités dans des missions nombreuses au service du Créateur pour les amener à progresser continuellement en servant des objectifs de plus en plus élevés.  En fait, le ciel désigne l’état d’harmonie suprême qui découle de la maîtrise parfaite des principes à un niveau ou à un autre de la Conscience cosmique.  Dans cette perspective, il existe plusieurs ciels, même une infinité de ciemosquee-ciel-450x255ls.  Voilà pourquoi les Maîtres recommandent à leurs disciples de chercher le ciel et, dès qu’ils l’ont trouvé, de s’y complaire un moment, pour en faire le tour, mais de se hâter ensuite à un trouve un autre, de manière à toujours s’élever plus haut dans la Conscience du Créateur.

C’est en raison d’une quête humaine trop égotique et égoïste, donc trop éloignée de l’Amour, et pour éviter les abus de pouvoir que les portes de l’Éden semblent rester fermées à l’être incarné.  Pour arriver à les rouvrir, il lui suffit de se concentrer sur l’Être pour que, par assomption, il développe le caractère éthique et l’état d’équilibre et d’harmonie qui peuvent produire ce phénomène de dépasser consciemment la trame matérielle, entretenue par la densité et la dualité.  En lui-même, le mot «ciel» vient du latin «caelum» qui désigne une «forme circulaire», soit l’apparente voûte du firmament, limitée par l’horizon.  Puisqu’il est partout et peut se vivre partout, n’est-il pas étrange qu’on désigne toujours le ciel en pointant vers le haut, du fait que, dans les représentations symboliques et artistiques, pour suggérer la raréfaction de la matière, l’apparent détachement du sol, engendré par l’élévation de conscience, est toujours représenté par la lévitation ou l’élévation au-delà des nuages?

Dans ce contexte, a-t-on pensé que lorsque l’habitant d’un pays désigne le ciel en pointant vers le haut, celui qui vit aux antipodes fait de même, mais dans la direction diamciel-dieu-uniqueétralement contraire, qui l’oppose par la position des pieds sur le sol?  C’est le cas de la plupart des êtres religieux du monde, même des Musulmans, qui n’illustrent jamais les réalités spirituelles, donnent pourtant à ce gente un sens bien spécifique.  En effet, pour eux, l’index pointé vers le  haut renvoie au geste traditionnel effectué par la plupart des musulmans au moment de prononcer leur «chahâda», leur profession de foi, celui-ci symbolisant l’unicité d’Allah.  Pourtant, chacun devrait se rappeler, comme le rappellent les paroles d’une autre chanson que : «Le ciel, c’est ici…» et maintenant qu’il vibre déjà, représentant la Perfection qui s’exprime à plein cintre dans tout le Cosmos, pour qui sait la percevoir.  La Voie d’accès, tout intérieure, imposant un retournement de conscience – si Voie spirituelle il y a ou il faut – c’est l’expression, dans la constance, de l’Amour divin à l’endroit de tout et de tous, dans la reconnaissance que l’Absolu habite tous les êtres, se voilant dans le mal apparent et les présumés damnés.

Ce que vous savez peut-être  moins bien, c’est que, dans l’ancienne ère d’enfermement, le ciel  (comme le purgatoire, les limbes et l’enfer) existait, comme réalité illusoire, au sens que les religions le définissaient.  Il s’agissait d’un état de bonheur élevé, engendré par les Archontes, suite à la demande des Maîtres spirituels, qui avaient institué le Karma, afin de justifier leurs jugements moraux, de manière à mieux maîtriser une humanité indocile, malgré l’interdiction du Créateur.  Ainsi, il y avait un ciel pour les Bouddhistes, les Hindouistes, les Hébreux et les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, etc.  C’est ce qui a justifié le retour de Dieu, au poste le plus élevé du Gouvernement de la Hiérarchie spirituelle, en 1957, pour délivrer l’humanité et la Terre des limites qu’on leur avait imposées, et qui a commandé immédiatement la dissolution de ces états fictifs, dont les âmes finissaient par se lasser, mais qui n’avaient pas d’autre alternative, par impossibilité d’élever leur conscience dans une vastitude plus grande, que de se réincarner pour mener une meilleure vie que la précédente, afin d’accéder à un état plus élevé de l’Éden irréel, après leur mort, ce qui maintenait active la Roue de la Vie.

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