L’HYPNOSE, DU POUR ET DU CONTRE…

L’hypnose désigne l’état de sommeil artificiel induit par suggestion, grâce à des actions physiques ou mécaniques. Il s’agit d’un état de neutralité du conscient et du subconscient pendant lequel le sujet ne subit plus les tensions et les pressions de l’extérieur.  Dans cet état de sommeil incomplet, artificiellement provoqué, le subconscient peut accepter plus facilement des suggestions bénéfiques.

Au cours de la récente histoire de l’humanité, peu de sujets ont déchaîné autant de passions et de controverses que l’Hypnose.  Cela tient non seulement au niveau où elle agit, au point de rencontre entre le psychique et le physique, mais à diverses autres raisons parmi lesquelles on peut mentionner un questionnement sur sa valeur morale, l’instabilité du phénomène lui-même, sa subjectivité, l’inconstanceHypnose de ses résultats, la relation entre l’hypnotiseur et l’hypnotisé et, surtout, l’absence de critères objectifs.

En effet, l’hypnose, un phénomène connu depuis l’Antiquité, qui induit dans un état de conscience tout à fait particulier, reste encore mal définie.  Beaucoup de personnes la rangent  parmi les techniques étranges, voire magiques, qui fascinent autant qu’elles rebutent.  Car cet état  s’accompagne d’une perte de contrôle conscient et de toute une série de phénomènes qui vont de la sensation d’engourdissement, d’analgésie et de somnolence aux hallucinations visuelles et auditives, en passant par des sensations de lourdeur avec impossibilité de bouger les membres et d’autres réactions possibles.

De nombreuses expériences démontrent qu’il est impossible d’amener un être à poser des actes répréhensibles que sa conscience réprouve à l’état de veille.  À cet égard, l’hypnose peut être fort utile.  Lorsqu’on est sous hypnose, on est passif, et c’est là que réside le danger.  On doit toujours être conscient de ce qu’on fait, de ce qui arrive, de ce qu’on est afin de pouvoir agir au niveau de l’inconscient ou du subconscient.  En outre, l’’hypnose peut avoir un effet secondaire, elle peut créer une accoutumance, une dépendance par rapport au thérapeute. Nous vous conseillons d’éviter l’hypnose autant que possible. Il existe beaucoup d’autres possibilités pour pouvoir parler à votre inconscient, pour pouvoir changer votre programmation afin de pouvoir en commencer une autre.

Dans cet état de sommeil partiel, le subconscient peut accepter plus facilement des suggestions bénéfiques ou avoir accès aux archives akashiques.  De nombreuses expériences démontrent qu’il est impossible d’amener un être à poser des actes qu’il considère comme répréhensibles à l’état de veille.  À cet égard, l’hypnose peut devenir fort utile, mais, n’en présentant pas moins des dangers, il vaut mieux qu’elle soit menée par un être intègre et lumineux.  En effet, nul ne pourrait faire grand reproche à cette technique, mais la qualité du praticien peut toujours être discutée.  En effet, dans ce procédé, il se creuse des canaux subtils de communication, entre l’hypnotiseur, qui constitue le pôle émetteur et dominant, et l’hypnotisé.  Ce procédé permet à un autre de s’introduire sans permission sur le territoire de la conscience d’un sujet.  De ce fait, s’il est malicieux ou mesquin, il peut subséquemment opérer un parasitage subtil et des manipulations adroites sur le psychisme de son patient.  En lui-même, cet état est dommageable pour ceux qui y ont souvent recours, car il engendre un effet psychologique négatif qui, avec le temps, dérange les cellules du cerveau.  On ne doit pas confondre l’hypnose avec un état hypnoïde, tel qu’on le rencontre dans la rêverie, le songe éveillé et l’état lunatique.

On accuse les instructeurs métaphysiques d’hypnotiser leurs étudiants et de leur laver le cerveau.  Cependant, personne n’ose accuser le milieu ambiant d’anesthésier et de conditionner les gens au point qu’ils en perdent l’enchaînement des faits de leur vie et se dépersonnalisent complètement, ce qui est notamment le cas de la télévision, de la publicité, de l’école, de la politique et de la société en général.  Il faut toujours répondre à des normes, à des critères, à des standards pour ne pas être marginalisé, ce qui sape l’originalité des individus.

 

La petite histoire de l’hypnose

Officiellement, l’histoire scientifique de l’Hypnose commence au XVIIIᵉ siècle avec Franz Anton Mesmer (1734-1815) du fait qu’il a isolé le phénomène hypnotique du contexte magique et théologique en proposant qu’elle devait résulter d’un fluide appelé le magnétisme animal.  Mais c’est James Braid (1830-1950) qui, au XIXᵉ  siècle, a inventé le mot hypnose et qui a développé une théorie fondée sur un phénomène psycho-neuro-physiologique lié aux principes de forces magnétiques pouvant émaner du regard.

En France, Jean-Martin Charcot (1825-1893), un clinicien et neurologue, mena des travaux sur l’hypnose et l’hystérie.  Mais, à sa mort, son souvenir et ses travaux, rares et peu publicisés, se perdirent dans l’oubli.  C’est alors qu’on oublia presque totalement cette technique dans ce pays, où seul Pierre Janet (1859-1947), un homme féru de psychologie, qui se forma simultanément en philosophie et en médecine, continua de s’y intéresser.  Ce déclin fut cependant moins marqué à l’étranger et un certain renouveau se manifesta après la Première Guerre mondiale pendant laquelle l’hypnose s’était révélée utile dans le traitement des névroses des combattants.  Aux États-Unis et en U.R.S.S. (par l’école pavlovienne), on mena bien des recherches dans ce domaine.  Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’elles se multiplièrent, surtout aux États-Unis.

En France, la réhabilitation de l’hypnose s’amorce vers 1950, avec les travaux de Léon Chertok et du Pr Raphael Chercheve.  Selon Chertok, la psychanalyse, qui est issue de l’hypnose, a permis de mieux la comprendre, d’où la première peut recourir à la deuxième pour s’éclairer.  On peut trouver dans cet avis un étonnant renversement de situation du fait que c’est la constitution de la psychanalyse qui a largement amené la mise à l’écart de l’hypnose.  Or c’est à propos d’un concept fondamental de la psychanalyse que l’hypnose a fait son retour.   Jusqu’à récemment, on tenait pour indubitable que le transfert avait éliminé l’hypnose dans la relation médecin-malade.  Enfin, c’est avec la sophrologie d’Alfonso Caycedo (1932-), qui est une méthode récente (1960), née de l’hypnose, au même titre d’ailleurs que toutes les techniques de relaxation, que les techniques d’hypnose et de suggestion sont revenues à la mode dans le années 1990.

Une définition de l’hypnose

De nos jours, on définit généralement l’hypnose comme l’état de sommeil artificiel, induit par suggestion, grâce à des procédés physiques ou mécaniques.  Il s’agit d’une méthode qui vise à modifier légèrement l’état de conscience, d’amener le conscient dans un état de neutralité pour éviter que le sujet ne subisse de pressions et de tensions en provenance de l’extérieur afin de mieux accéder à l’inconscient et au subconscient.  Elle induit dans un état de détente profonde dans lequel l’esprit conscient du sujet est temporairement mis au repos, ce qui ouvre momentanément une fenêtre sur son subconscient, permettant ainsi d’y imprimer des formules de suggestions constructives.  Dans cet état de sommeil incomplet, artificiellement provoqué, le subconscient peut accepter plus facilement les suggestions bénéfiques.  Cette pratique, qui fait appel à l’inconscient, peut aider un être à se révéler à lui-même, voire à modifier son existence.

À divers degrés de profondeur, cet état représente un état de conscience modifié qui  s’apparente à l’état d’attention intermédiaire qui résulte de la focalisation sur un film dans un cinéma, sur la lecture d’un livre passionnant, sur l’eau d’une cascade d’eau, sur le feu d’un bivouac, même à celui qui se développe progressivement lorsqu’un conducteur se retrouve au volant de son véhicule.  À ce moment, le sujet peut parvenir à puiser en lui les ressources nécessaires à la résolution d’un problème.  Cet outil thérapeutique se fonde sur le sur le postulat que l’individu possède en lui les ressources nécessaires pour faire face à toutes les situations.  L’état hypnotique aide à découvrir ce qui se cache derrière un mauvais fonctionnement, soit une gêne ou une inhibition en provenance du mental ou physique.  Il procède à la récupération dans l’inconscient de souvenirs refoulés par le conscient.  Il permet de développer des compétences en utilisant des ressources que le sujet s’ignore au niveau conscient.

L’usage de l’hypnose 

Les thérapeutes qui ont recours à l’hypnose arguent que, tout au cours de la vie, l’être humain est bousculé par un grand nombre d’événements qui se multiplient rapidement et sur lesquels il a plus ou moins d’emprise.  Dans certaines phases de la vie, les événements se multiplient ou se précipitent au point qu’ils dépassent souvent sa capacité d’adaptation.  Alors, il est soumis à toutes sortes de tensions (problèmes familiaux, conjugaux, affectifs, sexuels, relationnels, sociaux ou autres). Plus un être subit de tensions, plus les symptômes agaçants se hypnose1multiplient en lui.  Ces symptômes peuvent surgir sous la forme d’une fatigue inexpliquée, d’une nervosité extrême, d’une compulsion, du développement de l’obésité, d’une surconsommation d’alcool, de drogues, de médicaments, même sous la forme d’un acte violent ou autrement.  Les idées fixes engendrent également des blocages qui peuvent contribuer à inhiber sa capacité d’affronter certaines situations.  En peu de temps, sa confiance en lui-même, avec son estime personnelle, peuvent en être affectées.  Chez certains, ces problèmes peuvent tirer leur origine de leurs vies antérieures.  C’est notamment le cas dans les manifestations d’anxiété inexplicable, d’une phobie simple ou de phobies multiples sans cause apparente ou de conflits interpersonnels impliquant des membres de la famille ou des étrangers. On peut souvent relier le fait d’être attiré fortement et sans raison par certaines réalités à une expérience d’une de ses vies antérieures.  D’après ces thérapeutes, on pourrait traiter tous ces problèmes, avec différents degrés d’efficacité, par l’hypnose.  Aujourd’hui, on y recourt même pour corriger certains problèmes de santé difficilement traitables autrement.

Les défenseurs du recours à l’hypnose se fondent sur le fait qu’il a souvent été démontré que la majorité des gens utilisent à peine dix pourcent de leurs capacités physiques et mentales.  Dans ces conditions, puisqu’il importe que l’être humain parvienne à s’accomplir le plus totalement qu’il le peut dans la vie, il devient essentiel qu’il apprenne à rejoindre et à mobiliser la force inépuisable de cet autre quatre-vingt-dix pour cent qu’il possède secrètement à l’intérieur de lui-même.  Or, il semblerait que l’hypnose rende partiellement possible la récupération d’une partie de ce pouvoir intime, ce qui en justifierait l’usage.

La technique de l’hypnose

Généralement, en thérapie, l’hypnotiseur, qui induit la modification de la conscience, se présente comme un guide.  En effet, il invite son patient à orienter son attention sur un souvenir positif et à s’exprimer à ce sujet.  Son rôle consiste ensuite à soutenir l’imaginaire du sujet, par le biais de la conversation, de manière à l’aider à trouver lui-même les ressources qu’il possède et qui pourront l’aider à résoudre ses problèmes.

  À cet égard, il faut avouer que l’hypnose peut être fort utile.  En effet, lorsqu’un sujet est sous hypnose, il entre dans un état de passivité qui réduit les tensions et les inhibitions.  Dans cet état de sommeil partiel, le subconscient peut accepter plus facilement des suggestions bénéfiques et il peut même avoir accès aux archives akashiques.

Les contre-indications de l’hypnose

On dit que, en elle-même, l’hypnose ne présente aucun danger.  Ainsi, seule l’ignorance pourrait amener à lui prêter des aspects nocifs ou des effets secondaires.  Nul ne pourrait endormir un sujet, manipuler sa pensée ou prendre possession de son esprit.  En l’occurrence, il faut voir qui prononce le verdict sur cette présumée immunité des sujets à l’endroit des praticiens.  Ici, l’avis des thérapeutes peut varier de l’un à l’autre alors que l’avis des thérapeutes diffère souvent de celui des médiums.

En pratique, il n’a été que très rarement noté l’apparition d’effets secondaires après une session d’hypnose bien menée, sauf chez des patients qui avaient présenté des troubles au réveil d’une narcose, alors que, pour un moment, l’état de conscience hypnotique se réactivait spontanément chez eux.  À ce chapitre, on assure que les réticences des sujets proviennent surtout de leur crainte de perdre la maîtrise, de l’idée de devenir un simple objet entre les mains du thérapeute ou de leur appréhension d’être soumis à une force mystérieuses qu’ils ne s’estiment pas en mesure de contrer.  On a signalé que la technique hypnotique, comme tout outil thérapeutique efficace, comporte un certain nombre d’effets secondaires, mais que, le plus souvent, ils seraient dus à son usage inadéquat.  Elle démontrerait son efficacité selon que les mots prononcés pour la suggestion, assez proches du langage du patient, trouveraient en lui un écho favorable.  Des réactions psychiques dangereuses risqueraient aussi de survenir lors de la reviviscence d’expériences traumatisantes du passé, si le thérapeute n’a pas été préparé à gérer ces situations parfois difficiles (régression en âge).

Une première faiblesse de l’hypnose, c’est que le praticien classique procède principalement par la suggestion directe.  En pareil cas, la suggestion ne représente pas une technique thérapeutique car elle ne permet pas d’intervenir au niveau de la cause.  Cependant elle peut être efficace pour obtenir un changement immédiat mais de courte durée.  Dans l’obtention d’un changement à moyen ou à long terme, le risque dans l’utilisation de la suggestion directe ou indirecte, c’est de produire un déplacement de symptôme.  En effet, le symptôme est une expression de l’inconscient qui cherche à communiquer un message.  Or, si ce mode d’expression est supprimé, il faut bien qu’il trouve une autre manière de s’exprimer.  Pour satisfaire ce besoin impérieux, il peut procéder à de nouveaux choix plus néfastes que les choix antérieurs.  Certains spécialistes opinent qu’il faut s’abstenir de recourir à l’hypnose dans les cas de psychoses sévères, notamment dans tout ce qui relève des cas lourds de la psychiatrie, mais d’autres s’opposent à cet avis.

En effet, d’après les études les plus récentes, il existerait peu de contre-indications à l’hypnose, à condition que la séance soit menée par un professionnel compétent.  En outre, on ne pourrait pas recourir à l’usage de l’hypnose dans tous les cas problématiques.  Ainsi, dans ce contexte, on ne voit pas ce que les paranoïaques pourraient en tirer.  Alors, reste le cas des psychotiques.  Pendant longtemps, on a pensé qu’il ne fallait pas les traiter par l’hypnose.  Actuellement, on affirme qu’elle peut parfaitement leur être appliquée par des praticiens qualifiés.  Convient-elle aux hystériques?  Il est évident qu’il ne faudrait pas s’en servir pour s’attaquer directement à un symptôme hystérique, ce qui représenterait une énorme erreur.  Mais, encore là, tout dépend de la compétence du praticien.  En dehors de ces cas, on n’indique guère d’autres contre-indications.  On avait écarté l’épilepsie de la liste des cas traitables, mais on le fait de moins en moins.  Si on sait bien sélectionner les cas et le praticien, il ne semble pas que l’hypnose puisse réactiver le seuil épileptogène.  On trouverait plutôt l’un des plus grands inconvénients de l’hypnose dans le fait que, dans certains cas, elle amène à fabuler, c’est-à-dire à raconter de faux souvenirs.  En pareil cas, il faut savoir déterminer ce qui est de l’ordre de la subjectivité de ce qui appartient à la vie réelle.  Somme toute, le plus grand danger de l’hypnose ne pourrait provenir que d’un praticien fantaisiste, incompétent ou insuffisamment formé.

Dans ce domaine, ce qui est le plus à redouter, c’est l’hypnose sauvage qui peut généralement entraîner des conséquences désastreuses.  Il est évident que l’hypnose peut présenter des dangers si le praticien n’utilise pas toutes les précautions voulues.  Les phénomènes spécifiques de l’hypnose sont des phénomènes qui vont parfois induire chez le sujet des conflits intrapsychiques.  Lorsqu’on dit au sujet, par exemple, qu’il va avoir une hallucination, il est en conflit entre ce que lui montrent ses yeux et l’hallucination qu’il va voir. De ce fait, il faut déconseiller la production de phénomènes semblables.  Sur le plan thérapeutique, la pratique de l’hypnose doit impérativement être réservée aux professionnels avérés.  Soigner un symptôme veut dire qu’il faut respecter tout l’équilibre s’un système.  Pour cette raison, le choix de traiter un symptôme individuellement peut représenter une grave erreur et produire des complications sérieuses.  En outre, pendant la séance d’hypnose, il faut tenir compte de certains facteurs.  Par exemple, si un thérapeute traite un sujet cardiaque ou une personne âgée, il devrait développer l’habitude de placer sa main sur son poignet afin de pouvoir prendre son pouls tout au long du traitement.  Ainsi, il peut être immédiatement averti de la montée d’émotions refoulées.  En Angleterre, il y a quelques années, dans un music-hall, il s’est produit un accident : une personne est décédée après qu’un hypnotiseur de foire ait provoquée chez elle des émotions intenses.  Il faut prendre d’autres précautions au niveau des réflexes qui, pendant la séance, sont modifiés.  C’est notamment le cas de la déglutition.  Alors, la personne qui se fait hypnotiser doit retirer de sa bouche tout ce qui peut représenter un danger.  Les autres précautions à prendre s’enseignent dans les bons centres d’enseignement.  Un bon thérapeute doit les connaître, en tenir compte et les appliquer de façon rigoureuse.

La peur de l’hypnose

 

Beaucoup de personnes ont peur de l’hypnose du fait qu’elles attribuent à l’hypnotiseur des pouvoirs.  Cela s’explique surtout par la publicité qui entoure l’hypnose de music-hall où des praticiens pourraient produire des cas d’hypnose foudroyant.  Cela s’explique encore par le fait que la plus large part du corps médical l’a longtemps décriée et rejetée.  Pendant ce temps, cette technique fut détournée et adaptée par les hypnotiseurs de foire et de music-hall qui contribuèrent à en donner une image de panacée miraculeuse ou de sérum de vérité.  Bien sûr, il n’en est rien, mais les idées fausses ont la vie dure. Et ce sont elles qui continuent à régner dans nombre d’esprits, masquant la réalité de l’hypnose qui n’est qu’un phénomène naturel qui peut aider n’importe qui à puiser dans ses ressources internes une amélioration à son bien-être physique, émotionnel et mental.   Il est évident que les hypnotiseurs publics ne peuvent que véhiculer l’idée qu’ils détiennent un pouvoir considérable et prendre les moyens pour en faire dramatiquement l’apparente démonstration. Ainsi, ils prennent le haut du pavé en procédant d’une suggestion simple, mais exacte, 17ft3aagfcls0jpgen passant à des suggestions plus complexes.  Par exemple, ils pourront commencer par suggestionner une personne crédule qu’elle ne peut plus se décoller les mains qu’elle vient de joindre, qu’elle ne peut plus se plier les bras, qu’elle ne peut plus bouger, qu’elle est transie de froid.  Ils augmentent le degré de la sujétion pour obtenir la complète collaboration d’un sujet en le dominant.

Il appert que de nombreuses expériences démontrent qu’il est impossible d’amener un être à poser des actes répréhensibles ou adopter des comportements antisociaux, soit à produire des actes que sa conscience réprouve à l’état de veille.  Mais ces propos doivent-ils vraiment rassurer?  D’autres études apprennent que, bien qu’il existe trois stades dans la transe hypnotique (la transe légère, la transe moyenne et la transe profonde), peu de sujets (environ un pour cent de la population) parviennent à entrer en transe profonde ou somnambulique.  Environ un pour cent de la population parviendrait facilement à la transe profonde.  La transe profonde désigne cet état dans lequel l’hypnotisé peut garder les yeux ouverts, se mouvoir et se comporter apparemment comme dans son état habituel alors qu’il ne répond plus docilement qu’aux suggestions que le praticien lui fait.  Parmi ces derniers sujets, il en est qui sont capables de subir des interventions chirurgicales sans l’aide d’aucun agent chimique, mais il en existe d’autres chez qui l’on peut produire, par suggestion, des brûlures au deuxième degré.

Les dangers réels de l’hypnose

 

Dans l’hypnose, c’est cet état de passivité même qui représente le plus grand danger pour un sujet affligé de faiblesse psychique ou de dépendance.  À titre de seul maître et de directeur absolu dans son propre univers, chaque être doit toujours rester conscient de ce qu’il est, de ce qu’il fait, de ce qui lui arrive, de ce qui se passe autour de lui afin de pouvoir intervenir au niveau de l’inconscient ou du subconscient.  En outre, l’’hypnose peut avoir un effet secondaire, elle peut créer une accoutumance, une dépendance par rapport au thérapeute. Il est conseillé d’éviter de recourir à l’hypnose autant que possible.  Il existe beaucoup d’autres manières de communiquer avec l’inconscient de manière à changer ses programmations internes et à en engrammer d’autres.

Avant d’opter pour l’hypnose, comme moyen thérapeutique, il faudrait vérifier que l’hypnotiseur connaît très bien la psychologie humaine, qu’il a été formée longuement à l’hypnose par une école reconnue et qu’il respecte scrupuleusement le code de déontologie de sa pratique.  Il faudrait absolument refuser de participer à toute expérience d’hypnotiseur de foire ou de spectacle.  Dans ce domaine, nul ne peut se permettre de jouer à l’apprenti-sorcier!  Car, comme toute méthode efficace, entre les mains de gens peu ou mal formés ou de sujets mal intentionnés, elle peut devenir une arme dangereuse.  Un hypnotiseur mal formé, incompétent, ne connaissant pas les limites de la technique, pourrait produire un état de mal-être passager et provoquer des ravages dans l’inconscient.  S’il en venait à se prendre pour un gourou et à confondre la technique hypnotique avec les techniques ésotériques ou paranormales, il pourrait progressivement affaiblir les défenses psychiques d’un sujet.  Et s’il était définitivement mal intentionné, il pourrait finir par créer un canal vampirique entre le sujet et lui.

Même si de nombreuses expériences démontrent qu’il est virtuellement impossible d’amener un être à poser des actes qu’il considère comme répréhensibles à l’état de veille, l’hypnose n’en présentant pas moins des dangers certains.  Aussi importe-t-il au plus haut point que toute séance d’hypnose soit menée par un être intègre et lumineux et en présence d’un témoin intègre.  Car quel patient, un être en état de dépendance partielle, peut vraiment juger de la qualité du thérapeute?  Surtout, dans un domaine aussi important, qui peut juger du degré de conscience de l’être auquel il se prépare à se livrer?  Nul ne pourrait faire grand reproche à la technique elle-même, mais il n’en va pas de même de la qualité du praticien qui peut souvent être discutable, voire préjudiciable.

Dans la technique de l’hypnose, il se tisse des liens de communication subtils entre l’hypnotiseur, qui représente le pôle émetteur et dominant, et l’hypnotisé, qui représente le pôle récepteur et dominé.  Par la suite, ce procédé peut permettre à un praticien mal intentionné de s’introduire sans permission sur le territoire de la conscience d’un sujet qu’il a déjà traité.  De ce fait, s’il est malicieux ou mesquin, il peut subséquemment opérer un parasitage subtil et s’adonner à des manipulations adroites sur le psychisme d’un autre sujet.  On peut même redouter les ancrages d’inconscient à inconscient qui permettent d’induire en hypnose même à distance.

Le véritable praticien ne doit pas chercher à établir sa domination sur autrui, mais à développer sans cesse davantage son autonomie.  Du reste, en lui-même, l’état hypnotique est dommageable pour ceux qui y ont souvent recours, car il engendre un effet psychologique négatif qui, avec le temps, dérange les cellules du cerveau.  On ne doit pas confondre l’hypnose avec d’autres états apparents.  Trop souvent on réduit l’incidence du danger en proposant que l’hypnose s’apparente à l’état hypnoïde tel qu’on le rencontre dans la rêverie, le songe éveillé et l’état lunatique, ce qui est tout à fait faux.  Au niveau de la transe la plus intense, l’hypnose agit à un autre degré de neutralité et, par ricochet, de profondeur.

À ce propos, on accuse les instructeurs métaphysiques d’hypnotiser leurs étudiants et de leur laver le cerveau.  Cependant, personne n’ose accuser le milieu ambiant d’anesthésier et de conditionner les gens au point qu’ils en perdent l’enchaînement des faits de leur vie et se dépersonnalisent complètement.  C’est notamment le cas de la radio, de la télévision, de journaux et des périodiques, de la publicité, de l’école, de la politique, de la religion et des jeux de pouvoir de la société en général.  Dans la vie sociale, chacun doit constamment répondre à des normes, à des critères, à des standards et à des obligations pour éviter d’être marginalisé, ce qui sape son originalité.

Ce qui vient d‘être dit de l’hypnose s’applique à toutes les techniques de régression d’âge.  Quand on veut obtenir des résultats fiables, stables, efficaces, rien ne vaut le fait de respecter le rythme de sa nature.  La meilleure méthode pour expurger son inconscient de manière sécuritaire, c’est de trouver une technique avérée pour faire parvenir aux tréfonds de son être plus de Lumière spirituelle.  Quand on laisse couler un mince filet d’eau dans un baquet, il finit par le nettoyer entièrement en faisant remonter lentement les saletés à la surface et en les chassant par-dessus bord.  Nul ne gagne à trop remuer l’eau d’un baquet bien sale, il ne parviendrait qu’à troubler toute l’eau.  Allégoriquement, l’eau trouble évoque l’état de confusion mentale qui mène peu à peu à l’inertie, au désespoir et à la vaine envie de se soustraire à la vie.

L’autohypnose

 

Toutefois, autant on peut inviter un sujet à se méfier de l’hypnose autant on peut l’inviter à considérer l’autohypnose comme une méthode nattéléchargementurelle d’une grande efficacité pour se programmer lui-même positivement sans se buter aux limites, aux paradigmes, aux peurs et aux doutes de son esprit conscient.  De cette manière, toute personne peut obtenir d’excellents résultats en un temps record et elle peut réaliser des exploits qu’elle n’aurait pas cru possibles à l’état de veille.  L’état d’autohypnose, favorise la réception et l’activation des suggestions qui visent à redonner la maîtrise entière de sa vie.  Ainsi, on peut parvenir à vivre une plus grande harmonie autant sur le plan physique que sur les plans affectifs et émotionnels.  Avec le temps, l’autohypnose permet de désensibiliser à l’objet ou à la situation qui provoque un malaise indu.  Elle amène un sujet à échapper à sa peur, à se sentir plus à l’aise, à retrouver son sentiment de liberté en lui faisant adopter une nouvelle façon d’agir ou de réagir aux circonstances ou aux événements.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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