L’HOMOSEXUALITÉ, UNE ORIENTATION SEXUELLE COMME LES AUTRES, MAIS PLUS MINORITAIRE…

L’homosexualité désigne l’attirance, jusque sexuelle, pour une personne du même sexe, d’où elle peut-être masculine ou féminine.  Pour la femme, on parle souvent de lesbianisme, par référence aux mœurs présumées des femmes de Lesbos, une île de la Grèce.

L’homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre. Lorsqu’on n’attend d’un échange sexuel que le plaisir, le sexe de la personne ne compte pas, c’est la qualité de l’échange et la question de préférence qui priment.  Il n’est pas pire de «se frotter» ou de «se masturber» à deux personnes du même sexe qu’à deux personnes de sexe différent, ce en quoi consistent la majorité des relations sexuelles, même entre époux légitimes.  C’est le prosélytisme (essayer de convaincre que son orientation sexuelle est la seule bonne et essayer d’en faire des adeptes) et le viol qui shomosexualitéont interdits (domination sexuelle par la force ou relation avec une personne qui n’est pas Consentante).

Ceux qui attaquent le plus férocement les homosexuels sont en fait des jaloux et des frustrés.  Ce sont des êtres qui fuient une part cachée d’eux-mêmes.  «C’est anormal» ou «C’est contre nature», clament-ils.  Et ils concluent rapidement : «Ils n’ont pas le droit de vivre.»  Alors, eux non plus, car il est scientifiquement démontrable que tout être porte des affinités bisexuelles, qu’aucun n’est parfaitement hétérosexuel.  Ces attitudes s’intègrent, se mélangent ou pas.

Toute personne reste, consciemment ou non, envieuse de l’autre sexe, à cause d’un sentiment de pénurie et du désir de posséder ce qu’on n’a pas, mais, dans la profondeur de l’être, on désire ce qu’on n’a pas comme ce qu’on déplore ne pas avoir.  Et nous regrettons tous, à divers degrés, de ne pas pouvoir nous ouvrir à notre nature bisexuelle, si nos valeurs ou notre milieu nous l’interdisent, même si certains jurent le contraire.  De tels désirs s’agitent dans l’inconscient et le subconscient, non dans le conscient, pas étonnant qu’on puisse les nier.  Nous sommes tous curieux et nous aimerions tous tenter toute expérience au moins une fois.  Nous regrettons toujours de ne pas exercer une fonction dont nous avons l’aptitude, mais que nous refusons, pour une raison ou une autre, surtout à cause d’une morale obtuse ou d’une société répressive.  Nous masquons alors ce regret, qui couvre de la culpabilité et de l’envie, par la haine et la réprobation.

Nous venons tous de Dieu, être asexué, source de la bipolarité, qui ne doit pas réprouver une polarité plus que l’autre quand il s’agit simplement d’échanger ce dont deux personnes consentantes ont le goût ou l’envie.  Il est certain qu’entre personnes du même sexe, on ne «fera jamais des enfants forts», mais la sexualité n’a pas que la fonction de reproduire ou d’engendrer.  Elle comporte une fonction d’échange et d’harmonisation entre les êtres;  un partage amoureux; une fonction de vitalisation et de régénération physiques;  une fonction sacrée de transmutation et d’accomplissement (montée de la Kundalini ou élévation de la conscience jusqu’au Royaume suprême).

Ainsi, celui qui a assumé sa plénitude sexuelle, fût-il homosexuel ou bisexuel, est bien supérieur à la femme fatale ou séductrice, d’allure exagérément féminine et sexuellement aguichante, ou au macho, d’apparence exagérément virile et mâle, mais dominateur et prétentieux.  Honnir ou envier ceux qui ont une orientation différente de la nôtre n’a rien de très fraternel, de très compréhensif, ni de très sain.  Il est absurde de déblatérer contre l’homosexualité masculine, mais de légitimer l’homosexualité féminine parce que cela nous excite ou qu’on la tolère sous prétexte que cela se passe entre deux êtres faibles.  L’homme qui pense ainsi témoigne qu’il est un éternel rival et concurrent de la gent masculine. Car ce sont les hommes qui mènent les croisades les plus foudroyantes contre l’homosexualité, sous prétexte de réformer les mœurs (qu’ils ne veulent réformer qu’à peu près que sous cet aspect, car, en général, ils se fichent bien des valeurs morales et du sens divin).

Nous sommes tous des êtres en voie de nous accomplir dans notre androgynat.  Et, en raison de leur sensibilité et de leur ouverture d’esprit,  les homosexuels et les bisexuels sont souvent plus près de cette réalisation que les hétérosexuels.  Quant à Dieu, il aime tous ses enfants comme ils sont.  Il ne faut pas oublier que l’être humain n’a probablement pas grand-chose à dire dans ce qu’il permet d’exister, qui doit viser une fin supérieure.  Peut-être y a-t-il parfois quelque chose de dévoyé dans l’homosexualité et la bisexualité.  Mais il n’y a pas plus de pervers chez ces gens que chez les hétérosexuels, elle n’est que moins cachée.  Leur conduite est simplement plus ouverte et apparente, donc moins inhibée, refoulée et hypocrite.

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