L’HUMBLE BALADE DES ROIS MAGES…

Un jour, une étoile est apparue dans le ciel.  Des Mages, qui étaient des astrologues surent en décrypter le sens et ils se mirent en route pour la suivre jusqu’à une certaine destination où venait de naître un enfant qui allait changer la face du monde.   L’étoile des Rois Mages, c’est l’éternelle Étoile intime, celle du matin intérieur, qui n’apparaît que pour mieux signifier la naissance de l’Enfant-Christ.  Elle devait représenter l’émissaire de la Jérusalem Céleste, comme elle aurait pu représenter le Double du Christ ou, qui sait, un OVNI !

Trêve de badinage, l’étoile de Mages est d’abord reliée à un phénomène qui se produit inévitablement dans la vie d’un véritable chercheur, qu’on appelle parfois mystique ou Initié : au moment de son Illumination, il apparaît, au-dessus de sa tête, une étoile, plus précisément un pentagramme lumineux. Et puisque «ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas», ce pentagramme doit exister doublement. Il faut savoir que l’être humain lui-même est un pentagramme vivant; et ensuite, en haut dans le plan subtil, quand il a développé en plénitude les cinq vertus (la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité), un autre pentagramme le représente sous forme de lumière.  D’après la tradition, les Rois Mages qui étoile-des-magesétaient au nombre de trois : Melchior, Balthazar et Gaspard, apportèrent à l’Enfant Jésus l’or, l’encens et la myrrhe Chacun est aussi lié à une Sephirah : la myrrhe à Binah, l’éternité; l’or à Tiphereth, la lumière; et l’encens à Chessed, la dévotion.

À Noël, astrologiquement, l’Enfant Jésus se situe dans le milieu du Ciel au premier degré du Capricorne, en plein Sud.  Cet évènement cosmique est projeté par le fond de ciel situé au premier degré du Cancer, à mi-chemin entre le Bœuf et le premier degré du Taureau et de la constellation de l’Âne au premier degré du Lion.  Le signe du Lion symbolise autant le Christ que l’Antéchrist.  Ce point de projection se produit à fête de saint Jean, le précurseur du Christ, qui se produit au Nord, au solstice d’été.

Les Rois Mages, en provenance d’orient, plus précisément de la constellation du Bélier, image de la tête et de l’Orient céleste, suivirent l’Étoile de la Révélation.  Dans ce contexte, ils symbolisent l’aspect initiatique reçu dès la naissance par le Christ, un aspect à relier à la Tradition primordiale et à l’Agartha, le Centre spirituel du monde, dont le symbole est l’étoile polaire.  Ils seraient des envoyés du Roi du Monde, Manu, le Législateur primordial et universel.  Dès lors, il s’agit des trois chefs de l’Agartha qui viennent rendre hommage au Christ naissant.  Les mages ont offert à Jésus de l’or, de l’encens et de la myrrhe.  Cela symbolise l’éveil et l’initiation à l’état d’homme réalisé ou parfait.  Il s’agit de l’être à la fois prêtre et roi, car il régit un royaume intérieur et extérieur.  L’or comme le symbole de la royauté, le roi ;  l’encens, le symbole de la divinité, le prêtre ;  la myrrhe, le symbole de la passion, de l’amour.

Selon la Tradition, on nomme les trois Rois Mage M’El Kior, Baal Ta’Zar et Ghats Pâr.  On en compte trois pour représenter les trois natures de l’Homme universel ou Être humain supérieur: spirituelle, psychique et matérielle. Ils remirent à cet enfant particulier, qu’ils considéraient comme le Roi des rois,  trois cadeaux : de l’or pour l’aspect social – pour mettre la Sainte Famille à l’abri des besoins pécuniaires ;  de l’encens pour l’aspect spirituel – pour permettre d’élever l’Esprit au-dessus des choses humaines ;  de la myrrhe pour le corps physique – destiné à l’embaumement des défunts.

Pour détailler, Balthazar offrit de l’encens, reconnaissant en Jésus le prêtre, le pouvoir sacerdotal.  L’encens est un parfum magique, celui des opérations solaires, celui des astrologues.  Balthazar, dans ce nom le radical est «bal», qui veut également dire «bel», comme le dieu solaire des Celtes, Bel.  Melchior lui offrit de l’or pour reconnaître en lui le Roi, le pouvoir royal, le dévoilant comme le Roi de la Lumière.  L’or des rois, relié à la terre, s’obtient par l’alchimie du plomb par le souffre et le mercure.  On dit que Melchior était noir de visage du fait que la fumée qui se dégage lors des opérations alchimiques l’avait noirci.  Ce symbole de visage noir est fort car il désigne l’homme qui a su traverser les ténèbres ou le chaos.  Gaspard représente la Magie, elle-même représentée par la Lune.  Par l’offrande de la myrrhe, il reconnaissant en Jésus le Prophète qui ressort de la plénitude de deux pouvoirs, sacerdotal et royal.  Il évoque encore par ce parfum l’état indifférencié.

Les trois Rois Mages pourraient désigner trois antiques grands-prêtres de la religion de Zoroastre.  Ces personnages de cette religion portaient justement le nom de «mage».  Grands observateurs du ciel, le jour (le Soleil) et la nuit (la Lune et les étoiles), ceux qui nous concernent ont décidé de rendre visite à un nouveau roi, récemment né, ce qui était révélé par l’apparition d’une étoile, afin de lui rendre hommage.  Les Rois Mages auraient trouvé Jésus dans la crèche de la Nativité, à Bethléem, après avoir suivi une étoile qui se déplaçait à basse altitude de l’Orient jusqu’à Bethléem en Palestine, au-dessus d’un champ de bergers.  L’étoile des Rois Mages, c’est l’éternelle Étoile intime, celle du matin intérieur, qui n’apparaît que pour mieux signifier la naissance de l’Enfant-Christ.  Elle devrait représenter l’émissaire de la Jérusalem Céleste?  Comme il aurait pu s’agir d’un OVNI ou du Double du Christ?

Pour celui qui sait comprendre, Jésus, dit le Christ, a reçu la très sainte eucharistie du Roi du Monde, à travers Melki-Tsedeq.  Les noms qui ont été attribués aux Rois Mages sont sans doute fantaisistes, sauf pourtant celui de «MelkiOr», un mot hébreu très révélateur qui signifie «Roi de la Lumière».  Ces entités établissent un lien avec l’Alchimie, la Science de la Transmutation.  Pour mieux comprendre le symbolisme de ces trois personnages, on gagne à faire une incursion en astronomie.  Au beau milieu du ciel se trouve la magnifique constellation d’Orion avec trois étoiles à sa ceinture.  Alnitak, Mintaka et Alnilam, forment le Baudrier d’Orion.

Dans le Christianisme, on les appelle communément les «Trois Rois» qui seraient, dans la tradition populaire, l’évocation des trois Mages qui ont rendu visite à Jésus autour d’un 25 décembre.  À cette date, a lieu dans la nature, la renaissance du Principe christique.  Et l’homme bien préparé et conscient de cet événement peut aussi en cueillir les fruits et voir naître en lui l’Enfant Divin.  Quant à Orion, qui règne sur ces étoiles, cette constellation désigne l’homme marchant courageusement vers son Destin divin, cheminant éternellement sur la voûte céleste vers les filles d’Atlas : les Pléiades.  Chaque année, cette renaissance, promesse de tous les accomplissements, devient la première manifestation de la Vie, le commencement de tous les jaillissements.

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