LA MAIN, AVEC SES DOIGTS, EN DIT PLUS LONG QU’ON NE POURRAIT LE CROIRE…

Les mains, organes de la préhension, du toucher et de l’action, révèlent l’activité, la créativité, la prise de possession, la connaissance par l’expérience, la puissance d’accomplissement, la domination sur le monde, l’affirmation du pouvoir.  Instruments de la maîtrise, on dit que les mains prennent alors ce que le mental comprend.  Symbole privilégié de la qualité des relations entre les êtres humains, elles témoignent de la manière dont on exprime ses pensées et ses sentiments.  Associées à l’activité créatrice concrète, tangible, palpable, elles réfèrent à ce qui gagne la nourriture comme à ce qui fait et établit sa compétence et sa notoriété.  Dans certains cas, on les relie à la vision.  Par la gauche et la droite, elles contribuent à séparer le jour et la nuit : une main agit tandis que l’autre la supporte, qu’on soit gaucher ou droitier.  Les mains transmettent les énergies d’action et de création, exprimant la volonté agissante, dans une décision déterminée et immédiate.  La main peut donner ou prendre.  Elle peut transmettre l’énergie de guérison ou de protection.  Elle entraîne toujours une transformation de son environnement, une meilleure compréhension, une plus grande force intérieure.  Elle peut exprimer un soutien chaledoigtsureux et réconfortant, magnétiser, calmer, pacifier, ordonner, caresser, battre la mesure ou simplement toucher.  Mais elle peut aider comme elle peut nuire.  Elle révèle ainsi la qualité de ses sentiments les plus directs et les plus francs.  Elle affine la dextérité.

Les mains sont les servantes silencieuses et obéissantes de l’esprit, donnant forme à ses choix.  Elles se laissent diriger de l’intérieur.  Observons qu’un nouveau-né garde souvent les mains fermées, comme s’il voulait faire comprendre qu’il détient quelque chose de précieux à donner ou à partager.  Chez l’adulte, le même geste témoigne souvent d’un désir de posséder et de retenir.  Les mains constituent les outils de la conscience, donc de Dieu, pour compléter la Création.  Mais les mains réfèrent d’abord à la créativité concrète, soit à l’action humaine et au travail manuel.  Associées à la lettre D, la main droite exprime l’aptitude à donner, celle de gauche, l’aptitude à recevoir, à moins que les polarités d’un sujet soient inversées.  On les appelle les supports de la Manifestation en ce sens qu’elles la prolongent et l’actualisent.  Elles révèlent la Loi de la Responsabilité personnelle qui appelle à savoir répondre de ses choix conscients et inconscients.  Chacun est appelé à prendre les rennes de sa vie, à y exercer sa propre créativité et à y faire les changements nécessaires selon les découvertes consécutives à ses expériences.  Elles suggèrent de savoir renaître constamment à l’ici et maintenant pour façonner son destin à son image et à sa ressemblance.  Les mains illustrent ainsi tous les aspects de la conduite humaine, enseignant que chacun doit intervenir pour lui-même s’il veut changer quelque chose à son destin.

Situées à l’extrémité des bras, les mains représentent le stade final par lequel les actes se réalisent, dans la collaboration de tous les aspects et de toutes les instances d’un être, précisant leur degré d’achèvement et de finesse.  Elles éclairent comment le conceptuel devient réel ou comment une idée se manifeste concrètement.  Elles assurent une large part du langage non verbal, ponctuant puissamment les paroles.  Elles permettent de transmettre et de communiquer, de donner et de recevoir, de toucher et de sentir, de saisir et de tenir (ou retenir), de serrer et d’emprisonner, de lâcher ou d’écraser, de transmettre une énergie.  Elles peuvent représenter un pouvoir royal ou divin.  Les mains réunies forment l’Épée des Mystiques, épée qu’il faut savoir retourner contre soi-même, car tout ce qui agresse à l’extérieur, on le porte en correspondance d’abord en soi.  Cette épée peut interpréter les oracles et les rêves ou dévoiler les secrets des réalités cachées.  Et que la main droite ignore ce que fait la main gauche! En rêve, on associe généralement les mains au pouvoir et à la force de l’ego.  Elles révèlent comment on se traite ou traite autrui, comment on interagit avec les autres, comment on se lie au monde, comment on veut créer, toucher, prendre ou partager.  On peut les associer au langage non verbal.

Dans la spiritualité, les doigts, ces appendices de la main, support de la créativité ou de la gestuelle, revêtent une importance particulière, car ils peuvent accueillir un anneau, signe du degré d’autorité ou d’alliance, ou transmettre une énergie.  Instruments privilégiés de la créativité et de la dextérité physique et mentale, les doigts peuvent servir de véhicule pour l’émission et la réception de l’énergie vitale.  Fort vulnérables, il faut les protéger par des anneaux, disait-on.   Ils sont reliés aux grandes vertus cosmiques.  Ils peuvent exprimer le degré de minutie, le niveau d’implication dans l’action, le désir de manipulation, la capacité d’accomplir une tâche.  Ils figurent les terminaisons des actes.  Ils expriment souvent la communication non verbale.  À l’occasion, ils donnent un blâme personnel.

La main est constituée de la paume, associée à l’Esprit, qui se prolonge par les cinq doigts, reliés aux cinq sens : pouce (support et volonté, protection et défense, réactions au monde extérieur, relié à Mars);  index (commandement, relié à Jupiter);  médius ou majeur (sagesse, relié à Saturne);  annulaire (renommée, relié au Soleil);  et auriculaire (adresse ou dextérité, relié à Mercure).  Certains opinent que les doigts de la main gauche prennent les sens suivant : pouce (méditation), index (attention), médius (verticale), annulaire (respiration) et auriculaire (détente).  Quant aux doigts de la main droite, ils prendraient ceux-ci   : pouce (prière), index (respect), médius (dignité), annulaire (rythme) et auriculaire (détachement).

Plus généralement, on associe l’auriculaire à la puissance mentale, à l’intellect, à la mémoire et au sens de la communication;  l’index (méridien du gros intestin) à l’autorité, à la direction, au jugement et à la mise au point;  le majeur (méridien du cœur) à la prudence, au sens pratique, à l’attention, à la responsabilité et au travail dur;  l’annulaire (méridien du cœur et de l’intestin grêle) au succès, à la popularité, à la créativité, à l’union et à l’engagement;  le pouce (méridien du poumon) à la puissance, à l’habileté, au soutien et à la réussite.

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Dans le Yoga, les doigts pointés vers le bas forment la «mudra» du plexus solaire, mais s’ils pointent vers le haut, ils expriment plutôt celui du centre de la gorge.

Le doigt pointé d’une divinité indique son aspect de Guide bienveillant.  Il enseigne à travers les imprévus qui arrivent toujours à point nommé et au cours des événements qui s’enchaînent si bien la nécessité de reconnaître les sentiers insondables, mais si émerveillants.

Le doigt de Dieu dévoile la baguette magique.

Quant à l’expression les doigts de Dieu, elle exprime que l’Être suprême se manifeste sous la forme de la lumière et de la vie pour engendrer la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité, les cinq premières vertus des Occidentaux.  Dans l’être humain, ces cinq qualités établissent respectivement une connotation avec les pieds, les mains, la bouche, les oreilles et les yeux.  Dans l’«Évangile», ils pourraient évoquer les Vierges sages.

Dans la Tradition égyptienne, le doigt d’or désigne l’instrument dont le prêtre-sem se sert, avec un burin en forme de cuisse de bœuf, pour ouvrir la bouche du défunt, lors de la cérémonie funéraire.main-cornue

Au Moyen Âge, en Europe, le geste des deux doigts tendus, l’auriculaire et l’index, constituait le signe des cornes pour se protéger contre les malédictions des sorciers.  En tendant plutôt l’index et le majeur, on désignait un mari cocu ou une intervention diabolique.

Les trois doigts tendus, l’index, le majeur et l’annulaire écartés, forment le signe de l’élan.  Les Celtes s’en servaient comme signe de paix et de reconnaissance.  Il révèle aussi l’espace qui reste ouvert devant soi, parfois étroit, même en période de crise morale.

Dans les arts religieux, le geste de montrer le ciel du doigt sert à faire l’éloge de soi-même, à témoigner de la grandeur d’esprit ou à indiquer une quête intérieure.  Il suggère une intervention légitime dans les affaires des autres, qui part d’une intention secourable, celle de leur indiquer la direlift-up-fingerction de la Voie évolutive.

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En général, les affections aux doigts expriment diversement : Esprit critique, être méticuleux, pointilleux, exagérément analytique, qui se complait dans les détails.  Manque de pouvoir créateur ou de dextérité.  Mentalité perfectionniste qui ne passe rien et ne se passe rien.  Attention exagérée aux menus faits du quotidien.  Culpabilité d’aller trop vite;  peur d’être en retard;  peur de ne pas employer le bon instrument ou le bon moyen;  désir de trop bien réussir.  Exigence envers les autres;  désir que tout soit fait à sa manière ou selon ses attentes.  Peur de se tromper.  On s’en demande trop.

Le réflexe de se faire craquer les doigts dénote une attitude dominatrice, une agressivité refoulée ou le désir d’impressionner.

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