LES SÉPHIRES, LES RECTEURS DE L’ARBRE DE VIE DANS LA TRADITION JUIVE…

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LES SÉPHIRES

Les Séphires ou Numérations, traduction du mot hébreu «Sephirah» (ou «Sephiroth», au pluriel) qui signifie «nombre» ou «lumière», réfèrent aux sphères ou schèmes planétaires et elles désignent l’une des dix Perfections fondamentales de l’Essence divine telle qu’elle s’exprime dans l’Arbre séphirique (séphirotique) ou Arbre de Vie.  Elle explique comment l’Unité divine devient Multiplicité et comment la Multiplicité retourne à l’Unité.  Dans ce contexte, l’Unité divine est représentée par «Ensoph»   Ainsoph» ou «Ayin»), le «Sans fin», l’«Inconnu des Inconnus», le «Mystérieux des Mystérieux», la «Nuit première», le «Vide» ou le «Néant», le «Chaos primordial», l’«Infini», L’«Absolu», l’«Unité non différenciée», «Ce Qui Est», le «Dieu-Un», l’«Étecabale11rnel».  Il s’exprime par un ternaire intellectuel (la Pensée pure ou l’Esprit) : «Kether» (la Couronne ou le Diadème, l’Espace ou l’Étincelle divine), «Hockmah» (la Sagesse, le Zodiaque ou Uranus, le Père divin) et «Binah» (l’Intelligence, Saturne, la Mère céleste);  par un ternaire moral (l’Âme universelle, dotée de sentiment et de volonté) : «Chesed» ou «Hesed» (la Grâce ou la Clémence, Jupiter, le Législateur), «Geburah» (la Force, Mars, le Dynamisme ou le Guerrier) et «Tiphereth» (la Beauté, le Soleil, le Psychisme supérieur);  par un ternaire dynamique (l’Action réalisatrice, se rapportant à la Matière et au corps) : «Netzah» (la Victoire, Vénus, le Rayon vert de la Nature), «Hod» (la Gloire, Mercure, la Force occulte) et «Yesod» (le Fondement, la Lune, la Conscience psychique et l’Inconscient);  et il se complète par une Réalité médiatrice : «Malkuth» (le Royaume ou la Terre, la Conscience cérébrale).  On peut ajouter une Séphire cachée, «Daath», qui donne la Clé de l’ensemble.

Les Séphires révèlent des facteurs de manifestation et des fonctions cosmiques.  On peut préférer les diviser en Pilier de la Miséricorde, masculin, à droite («Hockmah», «Chesed» et «Netzah»);  en Pilier de la Rigueur, féminin, à gauche («Binah», «Geburah» et «Hod»);  et en Pilier de l’Équilibre, au centre («Kether», «Tiphereth», «Yesod» et «Malkuth», sa Base ou son Fondement).  Les dix Séphires, reliées entre elles, forment les vingt-deux «Alhim»  (Canaux), tandis que les dix Séphires et les vingt-deux Canaux forment les trente-deux Voies de la Sagesse, qui génèrent les soixante-douze Esprits des Nations ou Esprits divins. séphires1

En fait, les Séphires définissent les relations des aspects de la Polarité originelle de la Force vitale, le magnétisme et l’électricité, dans l’allégorie des Amants cosmiques, Dieu le Père-Mère.  Elles représentent les différents degrés de manifestation ou d’évolution de la Lumière infinie de Dieu ou les émanations premières de l’Énergie primordiale.  Elles expriment l’«Adam Kadmon» qui porte la Couronne sur sa tête et pose les pieds sur le Royaume de la Matière.  De part et d’autre, il porte l’Intelligence et la Sagesse;  tandis que la Grâce et la Force forment ses bras;  la Victoire et laGloire, ses jambes;  la Beauté, son cœur; et le Fondement, son organe génital, plutôt son coccyx.   Elles constituent des Rayons divins, des Champs d’énergie ou des Centres de force qui représentent les modalités particulières de l’Énergie vitale ou de l’Essence divine.  Chacune contient les liens mystérieux qui relient chaque être à l’Origine de la Vie.  Nulle d’entre elle n’est complètement séparée des autres puisqu’elle participe d’un même courant qui se spécifie en de nombreux réseaux.  Chaque Séphire subit positivement l’influence de la Séphire supérieure, ce qui la rend toujours accessible.

Au sein des Quatre Mondes, la symbolique des Séphires contient sept ordres de couleurs : l’Ordre du Roi («Aziluth»), l’Ordre de la Reine («Briah»), l’Ordre de l’Empereur («Yetzirah») et l’Ordre de l’Impératrice («Asiah»).  Conformément à ces quatre plans de la Manifestation, on attribue traditionnellement à chaque Séphire quatre rayonnements différents.  Ainsi, on accorde à «Kether» un éclat brillant de cristal;  une pure lumière blanche; une pure lumière blanche;  et la lumière blanche parsemée d’or;  à «Hockmah» un bleu tendre pur; le gris;  le gris perle irisé;  et le blanc parsemé de gouge, blanc et violet;  à «Binah», le pourpre;  le noir;  le bleu foncé;  et le fris parsemé de rose;  à «Chesed», le violet foncé;  le bleu;  le pourpre sombre;  et l’azur sombre parsemé de jaune;  à «Geburah», l’orangé;  l’écarlate;  l’écarlate brillant;  et le rouge parsemé de noir;  à «Tiphereth», le rose clair;  le jaune;  le rose saumon;  l’or ombré;  à «Netzah», l’ambre;  l’émeraude;  le jaune brillant et verdâtre;  et l’olive parsemé d’or;  à «Hod», le violet pourpré;  l’orangé;  le rouge roux;  et le noir jaunissant parsemé de blanc;  à «Yesod», l’indigo;  le violet, le pourpre sombre;  et le citron parsemé d’azur;  enfin, à «Malkuth», le jaune;  le citrons parsemé d’olive, de roux et de noir;  le noir parsemé d’or;  et le noir rayé de jaune.

BINAH : Dans la Cabale, le «Dieu éternel», la troisième Séphire, reliée à la Sphère de Saturne, qu’on désigne diversement par la Grande Mer, la Racine de l’Eau, la Mère supérieure, l’Intelligence créatrice, le Savoir intérieur, la Raison analysante, l’Autorité spirituelle, la Compréhension, le Jubilé. La binah BinahRémission et le Repos, la Rédemption du Monde, le Constructeur de la Forme, la Vie du siècle à venir, l’Aïeul ou l’Ancêtre.  Elle figure le prototype de la Mère divine ou de la Mère vierge, gage de fécondité générale, qui enfante les images originelles de toutes choses, fournissant la forme et la matière fluidique.  Cette perfection divine fait tourner la Roue du destin de l’Humanité.  Positive négative, elle assure la stabilité ou elle agit sur toute forme stable qu’elle conditionne, engendrant les adversaires de Dieu, le Temps, le Diable et la Mort.  C’est en elle que les Vieillards, les Seigneurs du Karma, au nombre de vingt-quatre, président aux destinées des créatures.  Mère de tous les vivants, puissance féminine de l’Univers, elle incline vers l’approfondissement, la maturation et le perfectionnement dans l’intériorisation et la méditation.  Elle désigne le lieu où se conceptualise la conscience d’exister.

Pour l’individu, elle procure les repères qui permettent de se distancer, soit d’être à soi-même objet d’étude, d’être en même temps le sujet qui regarde et l’objet qui est regardé.  Elle lui permet ainsi de découvrir en quoi il est unique le mettant à l’écoute de sa voix intérieure.  Elle invite à se connaître soi-même, à découvrir ce qui se cache sous les apparences et à prendre conscience de ses contradictions.  L’aidant à sortir de ses schémas répétitifs, elle initie au mystère de la mort et de la résurrection.  Elle fournit les images du sens de sa destinée, les éléments de son plan de vie et les archétypes par lesquels sa vie est gouvernée.   Elle permet de vérifier si les idées qu’on a reçues ou admises sont profitables ou préjudiciables.  Développant la sagesse de discerner ce qui lui convient et ce qui lui nuit, de distinguer ce qu’il veut faire par rapport aux moyens qu’il détient, elle éveille en lui le désir de s’accomplir parfaitement.

Première Séphire organisatrice et stabilisatrice, «Binah» produit tout ce qui donne une forme pour servir de véhicule à la vie.  Déesse sévère, elle confère la volonté, la concentration, la constance, la patience, la persévérance, le sentiment de la valeur personnelle et la foi qui mènent à la connaissance de soi (ou de nouveaux aspects de soi) et à la liberté.  Elle guide vers la responsabilité, donne la compréhension intellectuelle  et elle apprend à écouter l’intuition.  Cette Séphire métaphysique prend ses racines en «Kether» servant elle-même de racine à la matière, dont elle reste séparée, lui servant seulement de base.  C’est la «Natura naturans» (la Nature naturante, la Substance originelle) qui conditionne la Natura naturata (la Nature naturée, la Nature, la Matière concrète).  Globalement, elle éclaire la féminité dans son aspect créateur, un attribut généralement réservé au Père divin, non dans son attraction sexuelle, qui détient les principes de la fécondité.  Puisqu’elle forme le premier Pilier de l’Univers, sans «Binah» pour transformer «Hockmah» (la Sphère du Zodiaque ou Uranus) en pouvoir, ce dernier se répandrait vainement dans l’espace.  À l’inverse, sans l’impulsion d’«Hockmah», elle resterait inerte, ses capacités latentes restant en sommeil, car, fondamentalement, elle constitue la Forme de l’Énergie passive, statique, latente, potentielle.  Maîtresse du Silence et de la Paix, Régente de la Hiérarchie des Trônes, Robe de dissimulation, elle confère la vision de la douleur et elle fait comprendre la Justice absolue.  Elle règne sur le «yoni», le «kteis», le «vesica piscis», la coupe ou le calice, le sablier et la faux et elle préside au ternaire, animant le nombre trois.   Elle contient le triangle de Jéhovah et le Mercure des Sages, souvent figuré par le «linga» ou «phallus».  On la représente souvent par un croissant de Lune ou le triangle pointé vers le bas.  On l’associe à «Ieohouah Élohim».

CHESED : Dans la «Cabale», il s’agit de la quatrième Séphire diversement appelée le Merci, l’Amour, la Bonté créatrice, la Grâce, la Miséricorde ou la Clémence, la Réconciliation, la Magnificence, le Sceptre, la Main droite.  Voilà le Père et le Protecteur, sous son aspect bienveillant, le Préservateur de ce que Hockmah engendre, qui appelle les êtres à l’existence, le Pouvoir qui donne et répand la Vie.  Il procède au rapprochement des êtres vivants.   Négative et positive en elle-même, elle forme les effigies ou les archétypes du corps, dispensant vers l’être humain sa justice pacifique et sereine.  Cet aspect de Dieu concrétise l’abstrait suite à sa perception des idées archétypales.  C’est le Principe constructeur, le Législateur couronné, le Roi bienfaisant et sagechesed qui préside sur tout.  Il contient tous les Pouvoirs sacrés et il émane toutes les vertus spirituelles et les essences les plus exaltées.  Notamment, il permet de participer à toutes les modalités de l’Amour dans une expérience qui va de la sensibilité à l’érotisme et passe de la reconnaissance de tout cœur à l’extase.  Il constitue la Sphère même où se formule l’idée archétypale et il marque le début du Microcosme ou de la Moindre Contenance.  Il organise les forces par systèmes qui s’appellent et se correspondent.  Il distille l’Essence de Hod à travers Tiphereth; il forme un ternaire moral avec Geburah et Tiphereth (Sentiment, Volonté et Âme, les Forces qui gouvernent l’Évolution);  puis, figurant l’idéalisme, il s’unit à Binah.  Il révèle le plus haut mode de contact avec les Maîtres de la Hiérarchie spirituelle par le biais des influences télépathiques.  Il comprend le principe actif de l’anabolisme et il régit les analgésiques.  Généralement, comme on le constate dans le Tarot, on le représente allégoriquement par un Roi puissant, assis sur son Trône, tenant le sceptre et le globe.  Il figure ainsi le Maître des éléments occultes qui renferment tout ce qui prendra forme au cours de l’Émanation. Il amène à aspirer à une existence comblée, remplie de beauté et de raffinement, ouverte au partage en symbiose, marquée par la puissance et empreinte de joie de vivre.  On lui attribue le nom divin d’«Ell», lui assigne l’ange «Cassiel» et la Hiérarchie des «Chasmalim» (les Lumineux ou les Dominations).  Il confère la vision de l’Amour et le sentiment de la Plénitude (expérience), incline à l’obéissance (vertu), mais en inversion, il favorise les vices de la bigoterie, de l’hypocrisie, de la tyrannie et de la gourmandise.  Il peut tout pardonner, sauf l’impiété, la séparativité, l’athéisme, l’attaque des émissaires divins et les atteintes aux plus faibles.  On l’associe au bras gauche (Microcosme), à Tzedek (Chakra mondial de Jupiter).  On lui attribue les symboles du tétraèdre, de la figure solide, de la croix à bras égaux, de la pyramide, de l’orbe, du bâton, du sceptre, du crochet.  On lui reconnaît un rayonnement qui comprend le violet foncé, le bleu, le pourpre sombre, l’azur ombré et le jaune tacheté.  On écrit aussi «Hesed».

DAAT : Dans la «Cabale», ce mot hébreu désigne la Séphire mystérieuse et cachée, identifiée comme la Sagesse, la Parole ou la Force d’union et de communication.  En fait, elle désigne le Royaume béni, la Coupe première ou l’Épouse du Roi, la Lumière du Premier Jour qui émana de l’Unique qui s’y contemdaatpla, mais qui a disparu lors de la chute, la grande involution.  Lorsque le Couple cosmique voulut engendrer les mondes cosmiques, l’Arbre séphirique se déploya et «Daat» se transféra en «Binah» pour devenir la Mère céleste.  Elle conserverait le Savoir, fait de la Sagesse et de la Compréhension, et les Archives du Cosmos.  Comme elle ne porte pas de nombre, elle ne figure jamais dans l’Arbre de Vie.  Associée à la Réalisation de la Conscience, on la dit placée dans l’Abîme où elle figure le Devenir.  Elle donne la conscience d’une autre dimension fournissant l’idée d’un changement de clé.  Il s’agit de la Compréhension dont les éléments sont la Perception, l’Appréhension et la Conscience.  Dans le corps humain, on la relie à la base du cou, au point où l’épine dorsale rencontre le crâne.  Elle contient le Mystère de la Génération et de la Régénération.  C’est le sentier antérieur de Moïse, formé par la rencontre de «Hockmah» et de «Binah», caché dans le sein de la Mère céleste.  On écrit aussi «Daath».

GEBURAH : Dans la «Cabale», il s’agit du «Dieu tout-puissant», la cinquième Séphire de l’Arbre de Vie ou de la Sphère de Mars.  On l’appelle diversement la Rigueur, le Destructeur, la Sévérité, la Justice immanente, la Crainte, le Jugement, la Puissance, la Gravité, la Force ou la Pureté parce qu’elle veille à augmenter la vitalité et à punir l’hostilité qui porte à accomplir des ravages et à ouvrir les guerres.  Fondamentalement, il régit la force et les échangesgeburah0 entre les sens.  Il agit comme le Lieu où la dynamique vitale se renouvelle et se recharge au moyen de l’expérience des forces personnelles, le  geburahLieu où se transforme, se réactive et se ressource l’énergie afin que le désir de vivre permette à l’intelligence de fonctionner, le Lieu où le mouvement des énergies vitales se coordonnent.  Il confère la vigueur qui autorise tous les espoirs, remplit toutes les promesses, parce qu’il institue les possibles.  Source inextinguible de l’énergie vitale, il transforme les forces motrices en soif d’action.  Il amène l’énergie à produire des effets par sa propre force.  De ce fait, avec son aide, on peut concentrer son attention sur les rapports entre les différentes modalités de l’énergie et observer comment elles se gênent ou s’accordent.  Voilà la Volonté divine, conçue comme Faculté exécutive, qui gouverne, retient et soutient la vie donnée par l’imposition de la Loi qui impose un devoir éthique.  Ce Tribunal de  Dieu reçoit comme attributs la ceinture, l’épée et le bras droit de Dieu et il peut changer les éléments de place.

Dit doublement négatif, «Geburah» désigne le Pouvoir destructeur actif, ce qui libère la force de la forme, pour en récupérer l’énergie, et il règne sur les astringents, les correcteurs et les caustiques.  Destructeur du déséquilibre et de la corruption, il s’attaque à l’agresseur, à celui qui coupe la route, et il perce le Dragon.  Comme il ne sait pas négocier, il tranche de façon radicale.  Il élimine complètement les résidus des éléments utilisés et il purifie l’énergie qui doit prendre forme.  Dans les Mystères, il intervient sous les apparences du prêtre préposé aux sacrifices, symbole du choix délibéré et clairvoyant d’un bien plus haut.  Il plante les bornes de l’agir et il supprime ce qui tente de survivre à sa propre inutilité.  Il incarne le réalisme, l’élément dynamique qui incite à franchir les obstacles.  Sa force ignée brise et détruit la forme pour que la Manifestation universelle échappe du moule rigide imposé par «Binah» (Saturne).  Il s’agit de la Séphire la plus active, la plus dynamique, la plus violente, parce qu’elle est la plus méthodique et la plus disciplinée.

Principe actif du catabolisme, Geburah veille à maintenir partout l’Ordre cosmique.  Son Nom divin est «Elohim Geebor», son Ange, «Chamaël» (ou «Kamaël»), le Chef des Séraphins ou Serpents de Feu, ces Anges sévères qui chassèrent Adam et Ève hors du Paradis.  Mars confère la vision du pouvoir, la volonté, la faculté d’analyse et la joie de vivre;  il inculque les vertus d’ardeur, d’assurance, de constance et courage;  il insuffle l’autorité, le désir de s’affirmer et de prendre sa place, mais en bannissant la cruauté et de la destruction.  Au niveau du microcosme, il régit le bras droit et il assure la victoire sur tous les ennemis intérieurs et extérieurs.  Grâce à lui, l’être humain s’établit comme un tout prêt à expérimenter la force dans l’union de ses parties.  Comme symboles, on lui associe le pentagone, la rose Tudor à cinq pétales, l’épée, la lance, la verge et la chaîne et on lui attribue un rayonnement orangé, écarlate, écarlate brillant, rouge tacheté de noir.  On le nomme aussi «Din» ou «Pechad», on l’associe au chiffre cinq et on le figure par une étoile à cinq pointes.

 

HOCKMAH : Mot hébraïque qui signifie la «Sagesse»  ou le «Verbe».  Dans la «Cabale», il s’agit de la deuxième Séphire, associée à la Roue du Zodiaque et considérée comme la Source de la Sagesse immuable et qui exprime le Père supérieur ou le Premier-né, soit l’Émanation immédiate du Père unique, la Pensée créatrice ou la Divinité pleine d’idées.  Certains préfèrent l’associer à Uranus.  En fait, il s’agit du Fils, de la Parole, du Logos, de la Suprême Raison, donc de la Perfection divine qui préside à l’Harmonie des Sphères et qui agit comme le fil conducteur par lequel s’écoule l’énergie stimulante de Hockmahl’Univers ou comme le canal de la force par lequel s’épand une énergie incontrôlable.  Cette Séphire émet un rayonnement pur bleu tendre d’azur matinal, du gris, un gris perle iridescent, puis un blanc tacheté de rouge, de blanc et de violet.  Voilà la Première Gloire, la Roue céleste, qui débrouille le Chaos, incarne les idées de Dieu, étendant son empire jusqu’au Zodiaque.  En tant que Verbe et que Force cinétique, positive et constructive, positive en elle-même, elle forme les vingt-deux lettres solaires et sacrées.    

«Hockmah» et «Binah» engendrent les archétypes premiers du Positif et du Négatif (le Premier Mâle et la Première Femelle ou l’Androgyne primordial).  Les Piliers de l’Univers surgissent de cette Paire d’Opposés primitive et la Manifestation s’élabore entre eux.  «Hockmah» apparaît comme le Verbe qui profère : «Que la Lumière soit!»  C’est la Force mâle qui inclut l’étincelle féconde dans la passivité de l’ovule, sur tous les plans.  Voilà la Force qui transforme les possibilités inertes en un pouvoir constructif de croissance et d’évolution.  Puisqu’elle détient les principes de la vitalité, on l’identifie à l’Esprit en tant que Puissance dynamique et vitale.  Cette Séphire métaphysique est exaltée au-dessus de toutes les têtes puisqu’elle constitue une impulsion pure, sans forme, de l’immense Énergie créatrice.  Elle règne sur le Prince de la Lumière, du Savoir et de la Sagesse et sur les Roues qui maintiennent l’Harmonie cosmique.  Elle instille la dévotion et elle confère la Vision de Dieu face à face.  Elle régit Yod qui constitue la Robe intérieure de Gloire.  De ce fait, figurant la ligne droite, le bâton du pouvoir dressé, la Pierre debout ou levée, la Tour, le Nombre par excellence, elle régit le lingam, parfois appelé le phallus divin.

Dans le domaine individuel, «Hockmah» confère l’expérience de la Sagesse en travaillant sur le rapprochement entre le Moi et le Soi et en rapprochant les idées et les projets.  Mais il s’agit d’une Sagesse secrète, imprégnée de cohérence, qui induit la maîtrise de soi et développe la capacité de tirer.  Elle aide à gérer l’inconscient, à tirer de la confusion, à mettre de l’ordre dans les idées.  Constituant le lieu où l’être peut comprendre vraiment le sens et le but de sa vie, elle peut révéler les mystères de la vie.  Elle donne la plénitude du sens ou l’intelligence d’un ensemble cohérent dont toutes les modalités et toutes les circonstances de la vie sont des manifestations.  Détenant le Savoir originel, elle peut devenir cette voie intérieure qui met en marche l’histoire du vivant.  On peut y voir clairement comment opèrent les forces de l’accomplissement.  L’intuition s’y exerce et s’y affine pour donner un aperçu de tous les possibles.  À travers les hauts et les bas, elle amène à vivre de multiples expériences, permettant d’essayer, de tenter, d’échouer, de réussir, pour le plaisir de se nourrir de connaissances et de chercher à comprendre, afin de parvenir à être pleinement.  En attendant que la Sagesse parle, il suffit de mobiliser ses forces et de savoir attendre patiemment.

«Hockmah» aide à vivre ce qu’inspire la voix intérieure, à appliquer ce qui a été gagné en sagesse, à accorder spontanément toute confiance à un être vraiment sage.  Il opère la synthèse la synthèse de la sagesse acquise dans les autres sphères.  On l’appelle parfois le Saint des Saints de la Connaissance.  Il permet l’ouverture sur la représentation globale ou holistique, favorise l’inspiration, fournit les intuitions qui établissent des correspondances entre les choses et les faits qui, du point de vue de la rationalité, n’ont pas de rapports.  Il sert de demeure aux Chérubins, ces Frères de l’Harmonie universelle qui font retentir la Musique des Sphères.  On trouve parfois les graphies «Chockmah» et «Chocmah».

HOD : Dans la «Cabale», la huitième Séphire de l’Arbre de Vie, appelée la Splendeur, l’Honneur, la Gloire ou le Grand Renom, la Louange, la Confession, la Bienséance, la Victoire, qui agit comme la Loi immuable des choses et qui confère le Grand Repos éternel.  En fait, il s’agit de Mercure qui se présente comme l’ordre que la Nature apporte dans son œuvre.  On lui attribue la Colonne gauche de Dieu, le Pilier qui donne l’éclat et la convenance de la parure et de l’ornement.  Au niveau de la conscience, comme elle produit l’aspect animal, elle aide à maîtriser les instincts sauvages.  Elle prend racine dans Hod hod1Chesed qui constitue l’organisation des unités.  Très versatile, androgyne en soi, face à Netzah, elle inverse sa polarité, pour devenir féminine (ou négative).  Mais face à «Iesod» («Yesod»), elle redevient masculine (ou positive).  «Hod» représente la Sphère de la Magie cérémonielle et du Savoir  ésotérique, mais, en tant que Force occulte, elle figure d’abord le côté mental de la Magie.  Rien d’étonnant en cela puisque cette Séphire constitue la racine de l’intellect et que l’esprit humain puise en elle ses rudiments.  Mais si on la dit Sphère de la Magie, c’est parce que c’est en elle qu’apparaissent les formes avec lesquelles la volonté peut entrer en contact après avoir formulé les formes en esprit.  Elle constitue essentiellement la sphère des formes animées par les Forces de la Nature, la Sphère de la Magie formelle par opposition au simple pouvoir de l’esprit.  En elle, la splendeur de l’Essence primordiale se révèle à l’esprit humain.  À proprement parler, elle lance le Quaternaire des Plans de la Forme, la Sphère de l’Illusion.  En elle, pour la première fois, les puissances éclatantes de «Netzah» se revêtent d’une forme définie et durable.  C’est l’aspect formel de l’Éther ou de la Substance subtile où chaque unité séparée s’individualise et s’assure d’une existence continue.  Elle constitue le principe coagulant évoqué dans l’Alchimie, soit la forme de la conscience astrale.  La Sublimation lui sert de clef, car elle entend éviter le gaspillage et la dispersion.

«Hod» constitue la Sphère où président l’Initiateur au Savoir et les Constructeurs des Formes.  Agissant comme le Guide intérieur, l’Ange gardien ou le Christ intérieur, muni d’un système de références, cette Séphire sert de point de contact entre les Maîtres réalisés et leurs disciples humains.  L’Androgyne lui sert d’image magique.  Elle porte le nom divin d’«Élohim Sabaoth» ou d’«Ieve Sabaoth».  «Michaël», le «Seigneur des Armées célestes», y dirige les «Beni-Élohim» (les Archanges) qui confèrent la Vision de la Splendeur.  Sa Vertu est la Vérité ou la Véracité et, en inversion, son vice devient le Mensonge.  Au plan du Microcosme, elle agit sur les reins et les jambes.  Ses symboles : les Noms, les versets et le tablier.  Elle donne forme au savoir qui instruit et elle instille la science, la compréhension, la souplesse et la pénétration.  Elle incline vers le symbolisme et le ritualisme.  On lui attribue un rayonnement violet pourpre, orangé, rouge rosé et noir jaunissant, parsemé de blanc.  Au niveau individuel, on peut relier «Hod» à ce qui se passe au niveau de la vie sociale et de la vie intérieure.  Cette Séphire dégage la conscience de l’Espace et elle amène un être à se former son propre espace vital, à l’élargir au besoin et à assurer son autonomie.  Elle donne un sens particulier à la vie de chacun et elle préside à la mise en ordre du devenir personnel, aidant à classer les priorités et à définir les buts à atteindre.  Elle permet la prise de conscience de ses aspirations, l’examen de ses goûts, l’évaluation de ses moyens, la découverte du rôle à jouer, le développement d’un mode de créativité adapté à soi.  Elle agit comme le Principe féminin dont la magie éveille l’espoir et la confiance en soi.  Elle assure qu’une lutte pour la vie devienne victorieuse et que la conscience d’un être évolutif s’élargisse afin qu’il atteigne la Terre promise.  À titre de Maison de la sécurité, elle assure la protection sur la vie, elle confère la faculté de délimiter et de gérer, elle engendre le repos intérieur, elle donne la sagesse pratique, elle permet d’exercer charme et fascination et elle fournit l’esquisse de soi.

«Hod» favorise les communications.  En fait, cette Séphire assure la maîtrise du langage en permettant la conceptualisation des objectifs personnels et leur expression fluide.  Elle aide à conceptualiser ses sentiments et ses émotions de manière à en donner une description claire et à mieux les maîtriser.  De même, elle aide à conceptualiser le sens de sa vie en passant ses expériences en revue, en examinant ses tendances, ses facultés et ses aptitudes, en amenant à comprendre comment on se comporte, en reliant les divers aspects de sa vie, en repassant les influences réciproques de sa vie de famille, de son milieu de travail, de son rôle dans la société.  Elle aide à conceptualiser et à abstraire, soit à comprendre comment les relations humaines dépendent de lois qui dépassent les individus.  Elle contribue au développement du Moi en procurant l’aptitude à filtrer les influences innombrables reçues d’autrui.  Elle enseigne à réunir ce qui est séparé.  «Hod» élargit la sagesse en permettant d’évaluer une situation donnée afin d’exploiter ses possibilités au maximum.  Elle instille la jubilation de créer.  En fait, cette Séphire permet de relier ses propres expériences personnelles, ce qu’on appelle son vécu, aux possibilités et aux modalités infinies de l’Activité créatrice.  Elle confère l’aptitude à convertir ses aptitudes, ses inclinations créatives et ses talents artistiques.  Elle apprend à lancer les appels à la vie qui assurent son épanouissement ou sa guérison.  Elle détient les forces qui procurent une forme à l’âme et à l’esprit.  Elle régit tous les types de relations entre les êtres humains.  Elle procure la faculté d’adaptation aux normes qui régissent le monde du travail et l’univers social.  Elle manifeste la pensée où il est question d’exploiter un savoir, d’analyser un besoin ou de déterminer des buts.  Elle incline vers la profondeur tout en développant le sens du devoir, la confiance mutuelle, l’application dans sa tâche, l’honnêteté rigoureuse.  Elle ouvre au domaine de la technique et du commerce.  Elle fournit la motivation qui permet de donner un sens à ses expériences et à sa vie.  Elle assure l’équilibre entre le corps, l’âme et l’Esprit.  Elle aide à trouver la juste mesure dans son vécu quotidien.

KETHER : Dans la «Cabale», la Première Séphire ou le Premier Mobile de l’Arbre de Vie, appelé le Diadème ou la Couronne, souvent reconnu comme le «Très-Haut».  Elle désigne la Puissance suprême, Racine de l’air, Ce que l’œil n’a point vu, mais qui donne le nom de l’être à toute chose qui remplit l’Univers.  C’est l’État suprême où s’accomplit la plénitude de l’être et le Lieu de couronnement de l’époux et de l’épouse.  Car elle est la Cause et le point de départ de toutes les réalités, le Centre principiel dont tout émane et qui renferme tout en puissance, en germe ou en semence.  Il s’agit du Père, la Volonté, la Source de kethertoute Activité et de toute Pensée, qui compose l’Espace, un aspect neutre en soi, mais qui contient des possibilités latentes, sans  kether1prédominance.  Il engendre l’Idée, ce qu’on n’arrive à connaître que par ses effets, à partir de la Manifestation.  Il engendre les premiers mouvements.

En fait, «Kether» donne une compréhension globale de la Vie et il conduit à la Victoire totale.  Il couronne la vie et le but de la vie.  Il figure le Lieu de l’extase ou de la plénitude où le Moi s’intègre dans la Totalité.  Il représente la Pulsion de vie, libérée de ce qui la gêne, se réalise dans la complétude.  Elle fonde la notion de spiritualité et elle aide à s’ouvrir à cette dynamique de l’énergie.  Elle engendre l’expérience du merveilleux, l’harmonie réalisée de l’être, le sentiment de participer au Divin, la paix ou la sérénité éternelle.  Elle confère l’Illumination subite.

Dans le domaine individuel, cette Séphire désigne l’Étincelle divine, l’Être absolu qui est toujours présent dans un être, qui compose l’Espace, une Entité métaphysique qui échappe à toute compréhension.  Elle déclenche le processus du salut et elle fournit cette intuition qu’il existe toujours une voie libératrice, qui réside surtout dans le fait de laisser le Soi triompher à travers le travail de l’inconscient.  N’empêche que l’éveil de la volonté constitue une condition essentielle de la libération.  Elle constitue une forme de conscience en dehors du système des choses qui ne se réalise pas en cours d’incarnation.  Elle aide à se reconnaître comme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu.  Elle aide encore à percevoir l’Homme comme le couronnement de la Création et à pressentir la noblesse de ses origines.  Elle instille la volonté d’accéder à la plénitude par la délivrance.  Ceux qui atteignent ce plan fusionnent en Dieu, entrant dans sa Lumière pour ne plus en revenir.  Elle représente la conceptualisation du but de la vie et la cristallisation primitive de ce qui, jusqu’alors, n’était pas manifesté, restant, de ce fait, inconnaissable.  Mais il n’existe en elle aucune forme, aucune différenciation, il ne se trouve qu’une existence latente hors du Cosmos.

Cette Séphire aide à renforcer, préciser et manifester la représentation idéale de sa vie.  Elle contribue à la restructuration des forces dissociées dans le Soi, s’articulant et s’organisant autour d’un but ou d’un idéal.  Elle maintient le souvenir de l’image divine contenue dans les profondeurs de l’âme.  Elle illumine la part d’obscurité qui réside dans le cœur et les espaces sombres de l’inconscient.  Elle instille cette lumière qui permet de voir le lien qui relie toutes choses et conduit à l’Unité.  Elle donne la compréhension de la nécessité de l’existence des contraires et elle produit la résolution des contradictions apparentes, les démontrant comme complémentaires.  Elle aide à accepter tout ce qui vient des profondeurs comme des hauteurs.  À ce niveau, le Roi maîtrise son Royaume puisque le Guide intérieur y réside.

Cette Séphire confère le sentiment de sécurité, le sentiment d’être aimé et protégé, inclinant à se sentir en paix avec soi et de ne faire qu’un avec l’Univers.  Elle révèle l’être individuel comme Fils de Dieu et l’aide à se sentir tel et à vivre avec vénération sa ressemblance avec l’Être suprême.  Elle permet de réaliser ce qui est le plus impalpable, le plus mystérieux et le plus nécessaire à la vie : l’harmonie du corps et de l’âme avec l’Esprit.  Pourtant, tout est issu de cette Séphire suprême et y retourne, ce qui a fait dire qu’elle dévore ses enfants.  Elle figure l’Être pur non limité, la Sphère des Trois en Un ou de l’Indivisible Unité, le Cycle parfait.  Par son ordre angélique, les Séraphins, les Quatre Esprits devant le Trône ou les Saintes Créatures vivantes, elle sert de Racine aux quatre éléments.  Voilà le Souffle qui court au-dessus de toutes choses.  On l’associe au Point, à la Svastika, à la baguette magique, à l’enfant qui naît et au Chariot d’Ézéchiel.  Comme qualités, on lui attribue le renoncement, l’accomplissement (l’Esprit qui se dégage de la Matière ou l’achèvement du Grand Œuvre), la consommation.  Avec «Hockmah» et «Binah», il forme un Ternaire intellectuel ou absolu (Pensée, Pur, Esprit).  Dans la perspective métaphysique ou ésotérique, on lui attribue, comme image magique, le Vieux Monarque barbu, vu de profil, du côté droit.  Son nom divin est Ehieh;  son archange, Métatron.  Son ordre angélique, les «Chaioth ha Qadish» (les Saintes Créatures vivantes);  son chakra mondial, «Rashit ha Gilgalim» (le Premier Mobile);  son expérience spirituelle, l’Union avec Dieu.  Au niveau du microcosme, il régit le crâne, le «Sah Yechidah» (l’Étincelle divine).  Il rayonne en état brillant en «Aziluth»; une pure lumière blanche en «Yetzirah» et un blanc tacheté d’or en «Aziluth».

MALKUTH : La dixième et dernière Séphire de l’Arbre de Vie qui désigne la Terre et les éléments, ces aspects de l’Éther qui demeurent occultes et qui renferment tout ce qui ensuite prendra forme.  Dans la «Cabale», on la réfère au deuxième «He» du Tétragramme à titre de Sphère de la Mort.  On l’identifimalkuthe diversement comme la Mère inférieure, la Reine ou la Royauté, le Royaume terrestre, le Royaume exilé et dolent, la Sphère de la Forme, le Temple de Dieu, l’Empire du Créateur, la Porte céleste, l’Église, la Fiancée du Microprosope, la Nature naturée, l’Homme céleste, l’Androgyne primordialmalkuth1ou l’Adam divin.  Cette Perfection divine ramène à l’Unité le dernier ternaire, le triangle dynamique, formé de «Netzah» (Vénus), «Hod» (Mercure) et «Yesod» (la Lune), qui synthétise le penser, le vouloir et l’agir (Esprit, âme et corps) pour réaliser l’Être complet en puissance de devenir.  Et elle est assise sur le trône de «Binah» (Saturne), puisque la Matière naît en Saturne, d’où la Forme détruit la Force.  En fait, elle représente le reflet de «Binah» dans une relation de fruit à racine.  Sans expérimenter la Matière, elle réunit les Principes créateurs divins qui entrent en jeu pour donner naissance à l’Humanité et elle confère la connaissance aux enfants des hommes, leur révélant la Science miraculeuse des choses, l’industrie et le don de prophétie (l’intelligence vraie).

Médiatrice par excellence, entre l’Infini et le fini, «Malkuth» constitue le Royaume du Savoir ou de la Science, la Conscience cérébrale et le Destructeur passif.  Quand elle atteint son plein développement, le cours évolutif commence à s’inverser pour ramener à l’Esprit, mais tout en retenant les pouvoirs acquis par la discipline qu’elle a imposée.  Cette Séphire reçoit l’influence de toutes les autres Séphires, mais elle s’explique par «Yesod», le Véhicule de la Vie.  Ainsi, le plan physique donne le signe extérieur et visible de l’activité éthérique.  Partout où se retrouvent un matériau conducteur, des cristaux, des métaux, des ingrédients chimiques, «Yesod» est à l’œuvre.  Ici, dans cette Sphère de la fonction formatrice et concrétisante, le passage de la sphère subtile au milieu dense s’effectue grâce au magnétisme des êtres vivants, organiques et inorganiques.  Comme un Purgatoire, elle sert de filtre cosmique pour expulser l’excrétion et préserver ce qui garde son utilité.  En occultisme, on lui attribue l’image magique d’une Jeune Femme voilée et couronnée sur un trône et on lui confère les noms divins d’«Adonaï Malek» ou d’«Adonaï Ha Haaretz».  On lui assigne l’ange «Sandalphon», le Recteur des «Ashim».  Comme chakra mondial, on l’appelle «Cholem Ha Yesodoth», la Terre.  Comme expérience, elle assure la vision de l’Ange gardien, développe la vertu de discernement ou de discrimination, pondérant les vices de l’avarice et de l’inertie.

Au plan du Microcosme, on lui attribue les pieds et l’anus et les symboles du double cube, de l’autel double, du cube, de la croix à bras égaux, du Cercle magique et du Triangle d’art.  En réalité, cette Séphire comporte deux aspects paradoxaux, ceux de Mère sombre ou stérile et de Mère resplendissante ou féconde.  Comme elle ne fait partie d’aucun triangle équilibré, on l’appelle aussi «Marah» pour rappeler qu’elle est la Grande Mer ou la Séphire déchue, le Monde de l’Involution ou de la Cristallisation, lié à la conscience sensorielle.    Selon l’angle par lequel on l’observe, on lui accorde un rayonnement jaune, citron, olive, roux et noir;  citron, olive, roux et noir parsemé d’or;  ou noir rayé de jaune.  Voilà la Racine de la Vie qui exprime la Présence de Dieu dans le Monde.  Elle exprime les états embryonnaires qui doivent prendre de l’expansion.  Gouffre sans fond, liée à l’inconscient personnel et collectif, elle fournit les rêves.  Elle sert de terreau qui irrigue la racine de l’âme, à titre de Source de vie des énergies vivifiantes.

En vérité, «Malkuth», c’est la Bonne Mère qui fournit la terre grasse prometteuse d’une bonne récolte.  Elle offre le réseau des créations archétypales et elle structure le monde des contes et des mythes.  Lieu de l’enracinement du Soi et de l’expérience du rationnel, elle assure le règne de l’âme.  Patrie des Aïeux, Champ des énergies psychiques, Monde des pressentiments et des intentions, elle contient les réserves de défense.  Elle figure l’Empire de l’Âme collective fournit à l’âme individuelle son programme d’individuation et qui lui procure sa nourriture essentielle.  Elle réalise l’Idée dans la Forme des choses.  C’est le Seigneur qui contient la pierre philosophale.  On écrit aussi «Malcut» et «Malchut».

NETZAH ou NETZACH : Dans la «Cabale» il s’agit de la Sphère de Vénus ou de la Septième Séphire, le «Dieu très doux», pourtant très martien, diversement associé à la Gloire, à l’Intelligence occulte, au Triomphe ou à la Victoire, à la Fermeté, à l’Éternité.  Curieusement, il s’agit de la Justice du Dieu vennetzahgeur qui a pour attribut la Colonne de droite, le Principe coordinateur qui gouverne le Monde, dirige le mouvement et préside au progrès.  C’est le  netzah1Grand Architecte de l’Univers, une Perfection divine androgyne, associée au Rayon vert de la Nature, qui représente tout ce qui est féminin, beau, délicat, charmant, tels les parfums, les couleurs, les arts et qui produit les végétaux.  Elle figure l’aspect le plus élevé des forces élémentales qui préside à la Magie et au Mysticisme. Face à «Hod», cette Séphire inverse sa polarité pour devenir masculine.  En elle, la Grande Marée de la Vie, issue par émanation de «Tiphereth», se brise, comme dans un prisme, en divers rayons de manifestation.  Exprimant l’aspect dynamique de l’Éther, entant que substance pensante, cette Netzah, une Force, une forme fluide, mouvante ténue, maintient la force relativement libre.  En elle, tout esprit est âme-groupe puisque tout être n’y obtient aucune personnalité individualisée, toute forme y restant une espèce partielle et spécialisée.

«Netzah», c’est la Sphère de l’affect, des sentiments, des émotions, des désirs, des passions, des instincts, le Maître qui réunit tout ce qui relève du domaine de la sensibilité et de l’affectivité.  Elle fournit la base et les réflexes appropriés et elle régit les aphrodisiaques.  On peut entrer en contact avec les formes de ce plan par les arts (musique, danse), les symboles, les parfums et les encens, le sacrifice, etc.  C’est le feu dans son aspect actif et dynamique.  C’est par elle que les puissances élémentales ont accès à la conscience humaine.  Les quatre Séphires inférieures («Netzah», «Hod», «Yesod» et «Malkuth») forment la Sphère de l’Esprit humain (la personnalité et ses pouvoirs).  Voilà le Seuil des Mystères qui comporte les instincts, les émotions, la force cinétique, positive et constructive.  Elle conditionne l’ouverture aux autres, la faculté d’accueil et d’adaptation, la polarité négative.  Elle régit la lampe, la ceinture et la rose.  Elle opère sur la propriété, le grand équilibre, la balance des grands pouvoirs, la destruction par l’antagonisme, la tour de Babel.  Son hiéroglyphe est la flèche.

«Netzah» fournit les expériences reliées à la vitalité et aux courants de la vie, comme le cours du temps, le biorythme et les courants de l’énergie subtile.  Elle donne la conscience du temps qui s’écoule.  Elle aide même à analyser diverses modalités du temps pour mieux faire ses choix dans sa prochaine étape de vie.  Elle amène à considérer sa vie sous l’angle de la vitalité corporelle et de sa relation avec la Nature, avec la pulsion de vie et la sexualité.  Elle assure la prise de conscience de son degré de vitalité pour vivre de façon responsable, en agissant au lieu de réagir.  Elle relie la nature intérieure de l’être profond à la pulsion de vie, au désir de vivre et d’être heureux.  Elle incline à aimer tout ce qui est agréable et à choisir de vivre en agréable société.  Elle renforce le rayonnement et porte au charme, développant le souci de l’apparence et de la mise soignée, le goût des cosmétiques.  Elle instille l’ivresse des sentiments passionnés plutôt que la stabilité.  Elle confère l’aptitude au plaisir aidant à cultiver l’art de vivre.  Elle dispose à l’amabilité, à devenir une compagnie agréable, à aimer la poésie et les belles lettres.  Mais elle maintient l’objectivité et le sens pratique.  Relèvent d’elle : l’intention pure, la conduite sensée, la cohérence, la patience, la persévérance, la diplomatie, l’aménité, la politesse, le tact, la confiance naturelle et spontanée.  Mais, par amour de la vie, elle peut induire dans l’indolence et la paresse.

«Netzah» développe la sensibilité et l’intuition qui permettent de sentir, de voir et de percevoir ce que  d’autres ne captent pas, une perception primesautière des idées et des modes du temps.  Elle relie directement à des sources d’information inaccessibles à la majorité et elle donne la compréhension de ce que les autres peuvent avoir du mal à conceptualiser.  Pas surprenant puisqu’elle se présente comme le centre de la vitalité et des facultés de perception.  Elle aide à sentir les mouvements de ses émotions et les multiples modalités des vibrations de ses facultés psychiques, comme les hauts et les bas.   Associée à un cycle de sept ans, elle induit les métamorphoses créatives et les images inspirantes au cours de la vie quotidienne.  Elle inspire les créations imaginaires qui proviennent des profondeurs.  Elle active la jubilation et la sensation de pérennité, voire d’éternité.  Elle assure l’accomplissement des désirs en matière d’amour.  Elle révèle les divers liens qui expriment les différents aspects de soi pour fournir une bonne image de soi, une image de soi complète.  Elle démontre comment l’énergie vitale se différencie et comment surgit la conscience d’avoir un corps relié à l’Esprit.  C’est le lieu où un être découvre les rythmes de la vie.

«Netzah» régit les «Élohim», appelés les Principautés.  Son image magique se découvre dans une belle femme nue.  Nom divin : «Jéhovah Tzebaoth»;  archange : «Haniel».  Expérience : vision de la Beauté triomphante.  Vertu : souplesse, ouverture et accueil;  vice : impudeur, luxure.  Au niveau du microcosme humain, elle agit sur les reins, les hanches et les jambes.  Ses animaux préférés : colombes, bêtes tachetées, lynx et léopard.  Elle émet un rayonnement ambré, couleur d’émeraude, jaune brillant tirant sur le vert, olive tacheté d’or.

TIPHERETH : Dans la «Cabale», le «Seigneur Dieu du Savoir», la sixième Séphire, appelée le Roi, la Beauté, la Miséricorde, la Gloire, le Plaisir, l’Ornement, le Bois de Vie.  Il s’agit du Soleil, associé aux Vertus, le Centre de l’équilibre, neutre en soi, le point situé entre le plan de la force et celui de la forme, un stade intermédiaire entre l’être qui commence à se développer et l’être qui a atteint toute sa plénitude, qui communique la Lumière dans la Splendeur.  En elle le Feu solaire agit sur le Soleil, lui donnant lumière et vie, produisant les métaux.  Cette Séphire révèle le cœur, la sensibilité, les affections qui déterminent le vouloir, le psychisme supérieur, le plus haut stade d’illumination, qui explique le mystère apparent de la Crucifixion.  Elle multiTipherethplie les émanations, servant de lien de transmutation entre les plans de la force et les plans de la forme.  Aussi, celui qui atteint ce plan ne doit-il pas entrer dans l’hallucination, prendre le milieu du Sentier pour son terme, mais trouver les clefs de «Chesed».

En fait, on ne comprend «Tiphereth» qu’en rapport avec les six Séphires du Microcosme, constituant le Royaume archétype.  Avec «Gedulah» et «Geburah», il représente la clairvoyance.  Les quatre Séphires qui le suivent désignent la personnalité ou le soi inférieur;  les quatre Séphires qui le précèdent engendrent l’individualité ou le Soi supérieur.  De ce fait, il faut le considérer comme un foyer, non comme un centre isolé.  En lui, les concepts archétypes se cristallisent et deviennent des idées archétypales, car il sert de lien à l’incarnation cosmique.  En effet, il représente Dieu le Fils, le Médiateur capable d’assurer un point d’équilibre des forces.  Le Serpent de l’Abîme ne peut franchir sa sphère.  Centre essentiellement mystique ou spirituel, il sert d’agent de distribution de l’Énergie première.  C’est par sa conscience que les êtres entrent en contact avec les sources vitales, consciemment ou inconsciemment.  Par lui, le Spirituel se manifeste par le Naturel.  Il établit le rapport harmonieux des choses.

En somme, «Tiphereth», le Dieu sacrifié, constitue la manifestation extérieure des cinq Séphires supérieures, mais il reste le principe spirituel des quatre Séphires plus denses qui le suivent.  En quelque sorte, il constitue le point de jonction entre le Macrocosme et le Microcosme.  Il figure la Sphère des Maîtres, le Centre christique et le Foyer de la Grande Loge blanche, le Merveilleux sentier, le plus haut niveau auquel puisse s’élever la conscience humaine.  Au niveau concret, il régit les aspects végétatifs et les liens psychosomatiques.  Il est lié à l’enfance enfantine avec sa prédominance de l’affectif et de l’égocentrisme.  De ce fait, il peut éclairer ce qui gêne la libre circulation des énergies.  Il offre le lieu où s’éveillent et se développent les facultés intuitives et les dispositions à la bienveillance.  Il aide à cultiver la profondeur dans les relations avec autrui et il stimule l’amour éprouvé pour les proches.  Il gère les fluctuations de l’humeur qui agitent l’être.  Il facilite la prise de conscience du corps et il aide à rétablir la circulation normale des énergies vitales.  Il confère la sensation de bien-être corporel, la sensibilité sensorielle, inclinant vers l’amour du prochain, la pitié, la communication claire.  Il accroît les ressources naturelles de la vitalité et de la santé.  Il donne le sentiment d’être au milieu de sa propre vie.  Il marque le point central de l’Arbre de Vie ce qui le prédispose à un rôle de médiation.

Cette Séphire permet d’interpréter les forces vitales psychosomatiques, de la vie psychique et de la conceptualisation de son moi et des formes spécifiques.  Chez l’être humain, elle offre le médium qui favorise la croissance, où le soi du centre personnel rend possible la métamorphose des forces informes en réalisation et en accomplissement.  Par elle, l’image du soi s’épanouit dans sa forme accomplie grâce aux forces solaires rayonnantes.  Elle constitue un système de perception qui permet de détecter les vibrations négatives et positives.  En elle, l’âme de l’enfant reçoit sa forme achevée se développant jusqu’à devenir son image de soi spécifique.  Elle permet l’accomplissement des promesses des noces du temps et de l’espace.  Elle évoque le domaine du rayonnement et le champ d’action spirituel du Christ personnel.  Liée à la confiance en soi et au sentiment de sa propre valeur, elle participe à l’organisation du système nerveux central.  Elle stimule le goût de vivre, la volonté et le courage.  Au résumé, elle offre en tout temps l’espace de grâce et d’harmonie.

Au plan ésotérique, on lui attribue la vigne comme plante et le vin comme boisson.  Son image magique devient le Roi majestueux, un enfant ou un chien sacrifié.  Son nom divin est «Iehovo-Aloathvadaath», ce qui la relie aux «Malachim» (Rois) et aux Archanges, régis par Raphaël et Marie.  On lui attribue les symboles de la Rose+Croix, la Croix du Calvaire, la Pyramide tronquée et le Cube.  On lui assigne les couleurs rose clair, jaune, saumon et doré ombré.

YESOD : Dans la «Cabale», la neuvième Séphire de l’Arbre de Vie, qui évoque la «Puissance du Yod» et qui signifie «Dieu vivant».   Il s’agit de la Sphère de la Lune, appelée la «Base» ou le «Fondement initiatique» et l’«Intelligence pure», figurée par un carré et qui régit l’élément liquide, les eaux, l’inconscient, le double éthérique, le psychisme, l’intuition et les mouvements viscéraux.  Associée à la concrétisation, donc à la matière et au corps, elle forme un ternaire dynamique ou magique avec «Netzah» et «Hod», relié au Plan divin, qui supporte l’action réalisatrice et qui assure l’enfantement yesodcontinuel (la génération continuelle).  Elle illustre les Énergies latentes coordonnées, neutres ou en position négative, de ce qui doit devenir, correspondant aux plans éthérique et astral.  Elle identifie le plan de «Maya», le Royaume des Ombres, des Hallucinations et des Illusionsyesod1, où les reflets sont pris pour des réalités.  Sphère du Saint-Esprit, en tant qu’image de la Mère qui organise secrètement le Monde.  En elle, les puissances réfulgentes de «Netzah» agissent comme des moules éthériques pour les émanations finales de «Malkuth».  Elle est formée d’Éther dense, appelé l’agent magique universel, un élément très puissant, qui peut agir par lui-même.  Les puissances élémentaires y opèrent aveuglément, comme sans but.  Pourtant, cette Puissance divine n’en éprouve et n’en corrige pas moins les desseins de représentations des Émanations et elle dispose de l’unité à laquelle elles sont soumises sans l’altérer.

En fait, Siège de la Force vitale («Kundalini»), «Yesod» constitue le réceptacle des émanations des autres Séphires, leur servant d’unique et immédiat transmetteur, produisant la poussée spirituelle et l’illumination.   Aussi, pour atteindre «Malkuth» faut-il opérer en elle, en passant préalablement par «Hod».  Elle produit l’accroissement ou le déclin des réalités.  Elle préside au génie des êtres humains, leur assignant un gardien et un conservateur.  Maîtresse de la Magie, associée au phénomène de l’absorption, elle opère par le rayonnement indigo, violet, pourpre sombre et citron tacheté d’azur.  Elle confère la prudence, l’indépendance et la vision du mécanisme du Monde et elle impose le sens de la hiérarchie.  Relié à la Lune et au Lion, elle gouverne les Chérubins, les anges porteurs de vie et de joie, régissant les parfums et les sandales.  On lui assigne le chacal comme animal emblématique.  Fondamentalement liée à la Justice et à l’Équité, elle assure la fertilité de la Nature et la créativité de l’être humain.  Elle émet les Forces positives qui équilibrent les énergies vitales entre le corps et l’âme.  Plus l’être humain est inconscient de son aspect irrationnel et de ses émotions, plus il donne prise aux influences contraires du satellite de la Terre.  Pas étonnant puisqu’il figure le lieu où s’éclaire le passage qui, à partir des conflits intérieurs et des contradictions, inhérents à la dualité, un être parvient à découvrir la paix intérieure.

Dans le domaine individuel, «Yesod» confère un sens aigu de la justice, ce qui amène à souffrir des inégalités du monde.  Inclinant vers la popularité, la mentalité grégaire, cette Séphire engendre une atmosphère conviviale.  Elle loge le Temple de l’Intuition et des Rêves.  Elle aide à se sentir bien chez soi, dans sa maison, son village, son environnement, rendant plutôt casanier et sédentaire.  Elle éveille la quête vers les endroits tranquilles dans les bois ou sur les rives des cours d’eau pour laisser son imagination élaborer des rêves.  Elle inculque un rapport particulier avec les arbres, les fleurs sauvages et les animaux de compagnie.  Elle engendre la serviabilité, la conscience, la chaleur affective, le sens du dévouement et la bienveillance.  Comme réservoir de toutes les modalités de l’énergie vitale irriguant la personnalité, elle stimule la sexualité.  C’est le lieu où les aspirations spirituelles prennent une forme et où se tissent les couches profondes de la conscience individuelle à partir de l’inconscient collectif.  Ce qui s’y passe s’articule autour de l’image du père et de la mère et avec les images occultées de l’autorité.  Elle procède à la mise en marche du processus de l’individuation.  À ce stade de la descente, l’identité spécifique n’est pas encore parvenue au niveau de la conscience, mais elle s’élabore dans les profondeurs, avec ses idées, sa représentation du monde et ses sentiments, à partir des liens profonds qui la relient aux parents.  Pas étonnant qu’elle développe la faculté de ressentir avec l’expérience ancestrale.

Au sens universel, «Yesod» représente le résumé des vertus de toutes les autres Séphires.  Associée à la vie pure, elle verse l’élixir de la vie immortelle.  Ésotériquement, on lui assigne l’image magique d’un superbe athlète nu, musclé, très puissant.  On l’appelle secrètement «Shaddai El Kai» (ou «Chai») qui est servi par «Gabriel» dans le chakra mondial de la Lune.  Si elle porte à la vertu de l’indépendance, pour apprendre à s’assumer, elle peut incliner vers la paresse et la léthargie.  Dans le microcosme, elle est rattachée aux organes de la reproduction.  Dans ce contexte, «Yesod en Asiah» désigne la Lune physique.  On rencontre aussi les graphies «Iesod», «Jesod» et «Yisod».

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