À QUOI SERVENT LES RITES ET LES RITUELS?

Le rituel désigne l’ensemble des règles ou des rites choisis comme procédés effectués sur une base régulière dans un but spécifique ou, plus précisément, l’ensemble des habitudes, des règles implicites ou explicites qui régissent certaines cérémonies spirituelles.  Il englobe l’ensemble des rites d’une religion ou d’un ordre spirituel (grite-et-rituel2estes, symboles, prières).  Dans la Tradition catholique romaine, le rituel désigne encore un recueil liturgique qui établit les rites que le prêtre doit accomplir lors de la célébration des sacrements, particulièrement dans les fonctions curiales.  En spiritualité, il s’agit plutôt d’un processus d’activation énergétique.

Le rituel représente un processus cérémoniel, généralement traditionnel, qui amène à commencer à faire une chose définie, pour se mettre en situation, visant à représenter ou à adapter dramatiquement une idée divine ou un principe abstrait de manière à l’illustrer.  De ce fait, il ne doit viser qu’à transmettre une connaissance, donc à mener un chercheur d’un point à un autre où il lui sera possible de comprendre la raison ou la fonction des principes de la Loi.   C’est une façon de rendre hommage à la vie et de reconnaître les liens qui unissent tous les êtres à tout ce qui vit, reliant à l’Esprit pour comprendre le Grand Mystère de la Vie.  Le rituel ne se comprend que dans la mesure où il reste un repère sur lequel le conscient, encore limité, s’appuie pour comprendre ou cerner une réalité invisible.

Les rituels ont existé de puis la nuit des temps, et les êtres humains y ont eu recours universellement.  L’important, c’est de comprendre qu’ils doivent s’insérer dans un art de vivre, plutôt que d’être empruntés ici et là, au gré de ses besoins.  On ne rit pas avec un rituel, qui, s’il est vrai et efficace, déclenche des énergies blanches, grises ou noires : on l’utilise toujours à ses risques et périls, d’où il faut en valider la valeur avant de s’en servir.  Toutefois, les rituels licites peuvent produire des révélations, influençant à sa manière celui qui s’en sert, pouvant lui permettre de changer sa façon de penser, d’agir, de mieux se comprendre, de mieux appréhender le monde ou de mieux collaborer avec son environnement, son espèce, sa planète d’accueil, l’Univers.

L’application d’un rituel se fonde sur un art.  De ce fait, celui qui le mène doit posséder une éthique solide, c’est-à-dire un excellent sens des valeurs, qui l’amène à opérer dans le sens de l’expansion cosmique, sans quoi il s’expose à un terrible coup de fouet psychique ou choc en retour.  Il y en a qui s’empressent de plonger dans les rites noirs ou diaboliques parce qu’ils savent pertinemment qu’ils recevront rapidement une aide des entités rampantes alors que, dans la magie blanche, le sujet qui opère doit développer sa propre maîtrise pour en enclencher correctement le processus.  Mais, au bout du compte, ils en paient toujours un prix onéreux, car, si l’Esprit de Vie ne laisse tomber personne, le diable, maître du mensonge et de l’imposture, ne tarde jamais à laisser choir au plus profond du gouffre celui qui ne sert plus ses fins.

Voilà pourquoi un vieux grimoire dit avec vérité : «Le bien que tu feras te sera rendu au centuple.  Le mal que tu feras te sera rendu trois fois pour t’aider à comprendre la direction à éviter et celle qu’il faut prendre. Alors, évite de faire aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.»  Dans ce contexte, peu importe son allégeance religieuse ou spirituelle, on peut toujours choisir, pour favoriser son évolution, de recourir à des rituels licites.  Mais on doit avoir ce discernement de veiller à ce qu’il n’amène pas à tenter de monter une autre échelle que celle qu’on privilégie, ce qui pourrait entraîner la désillusion, la confusion, voire le désespoir.  Il devient toujours dispersant et égarant de tenter d’emprunter deux échelles pour atteindre le ciel.

D’autre part, il faut savoir que certains rituels impliquent des entités subtiles qui peuvent se montrer tutélaires pour un temps, mais qui, après un certain degré d’évolution, pourraient tenter de faire payer un lourd tribut en retour de leurs services.  On compte au nombre de ces rituels ceux qui comprennent des mots de passe sacrés ou des noms de Devas ou de divinités subalternes.

Alors, si vous avez la certitude qu’un rituel peut améliorer vote état d’être et ouvrir davantage votre conscience, comme c’est le camesses de ceux que nous vous proposons régulièrement, servez-vous-en raisonnablement.  Il est dangereux de travailler trop souvent ou trop longtemps avec une énergie puissante qui peut brûler littéralement les cellules du corps ou obnubiler la conscience.  Une trop grande lumière ne produit que l’aveuglement.  Comme il est ou vain ou dangereux d’enfiler les rituels de manière trop rapprochée.  Pour obtenir l’effet souhaité d’un rituel, il faut laisser ses effets se produire avant d’en commencer un autre.  Sinon, on ouvre une porte énergétique, alors qu’une autre n’est pas complètement fermée, ce qui amène deux énergies à se brouiller, en se mélangeant, et à créer diverses complications évolutives, pouvant retarder plus que propulser vers l’avant ou vers le haut (selon le point de vue).

Pour toutes ces raisons, si vous tenez à accélérer votre évolution en recourant à des rituels, recourez à votre discernement et observez des règles d’éthique rigoureuses et procédez sans mentaliser et sans émettre d’attentes de résultat.  Il s’agit d’une discipline révolue, mais si le cœur vous porte vers eux, comme il est au service de l’évolution, il peut, dans votre cas, encore servir.

Sachez que le but d’un rituel, c’est de vous aider à renaître spirituellement, dans le respect de votre liberté.  Mais vous n’obtiendrez le résultat qui doit naturellement en découler que si vous vous investissez dans l’amour de la vie, la pureté d’intention, la persévérance, la flexibilité, l’ouverture d’esprit, dégagé de toute curiosité vaine, de toute crainte, de tout préjugé, de toute entrave.  Encore, uniquement si vous laissez suffisamment de temps à l’énergie qu’il déclenche d’agir à travers vous, alors que vous êtes parfaitement détendu et bien intériorisé dans le silence.  Enfin, comme la motivation active la volonté, qui est le principe essentiel de toute action efficace, vous devez épurer votre motivation avant d’entreprendre quelque rituel que ce soit.

Retenez qu’il n’y a que le savoir qui peut engendre le pouvoir.  Or, pour atteindre le savoir propre à l’énergie d’un rituel, il faut le maîtriser parfaitement, ce qui ne se fait pas en une fois.  Même qu’il est inutile d’entreprendre l’usage d’un rituel, si on ne le mène pas au bout des effets évolutifs qu’il peut produire, trop pressé d’en essayer d’autres.

Quelle que soit sa forme ou la manière dont il est conduit, tout rituel peut mener à une prise de conscience s’il produit les effets suivants : amener le sujet à l’intériorisation, soit à tourner sa conscience vers l’intérieur, le centre de lui-même, pour mieux s’observer et se comprendre;  engendrer en lui une inspiration et stimuler son idéalisme, requérant de lui une obligation sacrée, soit une promesse faite à lui-même et aux autres de chercher à réaliser ses aspirations et à atteindre son idéal.  Le rituel produit la conservation de la pensée dans l’action.  L’être humain capte certaines idées qu’il ne peut communiquer de manière signifa-la-mosqueeicative par les seuls mots.  Alors, il recourt à des gestes et à certaines représentations symboliques.  Aussi le rituel ne détient-il de valeur que s’il communique une signification à celui qui le mène ou qui assiste à la cérémonie comme observateur.  Car s’il ne visait qu’à mystifier l’assistant, à le méduser, cherchant à devenir obscur pour celui qui en est le témoin, il retarderait ou compliquerait l’évolution du meneur de la cérémonie et celle de celui qui y assiste.

Nombre des éléments d’un rituel n’en restent pas moins difficilement explicables, car certaines réalités s’expriment mal ou pas du tout par les mots.  Leur explication pourrait engendrer une ambiguïté ou causer une limitation puisque tout ce qu’on mentalise représente une réduction de la réalité elle-même.  Autrement dit, le mental forme un cadre qui limite la portée des réalités qui lui échappent.   Dans ce cas, il convient de ne pas les expliquer pour éviter une fausse compréhension par le jeu du mental.  Parfois, ces éléments ne visent qu’à induire dans un état de respect, de solennité, de loyauté.

Mais on n’en doit pas moins éviter de recourir à des rituels vides de sens.  D’autre part, l’unité doit faire partie de tout rituel de sorte que les leçons et les idées qu’il contient s’impriment plus profondément dans l’esprit de celui qui le mène ou de celui qui y assiste.  Son arrangement doit comporter une démarche systématique, mais logique et ordonnée, des gestes, des objets, des symboles, des paroles et des actes.

Puisque l’être humain est codé pour apprendre par des rituels, ceux-ci doivent constituer des repères et des points d’appuis qui assurent une économie d’énergie.  Un rituel efficace stimule la mémoire cellulaire et il permet de se souvenir des enseignements anciens qu’elle a enregistrées.  C’est ainsi que, en les accomplissant, son corps commence à se souvenir de ce qu’il est et de ce qu’il sait.  Par là, il ramène des enseignements au niveau de la mémoire active.  Mais nul n’est appelé à devenir l’esclave de la discipline qu’ils comprennent.

Outre les rituels spirituels, il existe encore des rituels personnels que l’on peut adopter pour se faciliter la vie.  L’exercice, qui approfondit une habitude, si elle est bonne, rend toujours les choses plus faciles.  On a beau vouloir remettre les usages et les traditions en question, parce que, en principe, elles reproduisent un passé désuet et ne servent plus leur fin, rien n’empêche de développer des usages saines et des traditions nouveaux et évolutifs parce qu’adaptés aux nouvelles énergies.  Comme dans tout domaine, c’est moins l’habitude, la routine, l’usage ou la tradition qui sont mauvais, c’est leur pertinence et l’usage qu’on en fait qu’il faut évaluer et, possiblement, remettre en question.

Dans cette perspective, les rituels personnels, ceux qu’on s’invente de toute pièce pour se faciliter la vie, doivent servir à établir des liens entre les sources consciente et inconsciente de son être, en développant une discipline, ce qui permet à l’intelligence de fonctionner à son meilleur régime.  Toutefois, ils ne doivent pas enfermer leur inventeur dans des ornières ou des cercles vicieux.

En revanche, lorsqu’ils répondent à un effort de discipline, ils permettent à l’intelligence de fonctionner à son meilleur régime.  Alors, en plus de servir des liens entre les sources conscientes et inconscientes, ils offrent des repères et des points d’appui qui assurent une économie d’énergie.  Du reste, le fait de les supprimer brusquement provoquerait une déstabilisation intellectuelle et risquerait d’engendrer des blocages affectifs, ce qui conduirait au désarroi et à l’improductivité.

À l’inverse, il existe des rituels plus ou moins préjudiciables, ceux qui expriment des tendances insatisfaites de son être profond. Ils peuvent permettre de se comporter de façon originale, dans la société, sans trop encourir de blâme ou peuvent rassurer la raison, ramenant l’être dans la chaude intimité de ses origines affectives primitives, mais ils sont alors régressifs.

Étude sémantique…

Le rite désigne l’ensemble des cérémonies du culte en usage dans une Église, une communauté religieuse ou une organisation traditionnelle.  Il s’agit d’une cérémonie ou d’un geste particulier prescrit par la liturgie d’une religion et déterminant le degré de solennité d’une fête.  Il peut s’agir d’un acte ou d’une cérémonie magique à caractère répétitif, destinés à orienter une force occulte ou une énergie subtile vers une action détermrite-et-rituel1inée.  Il peut encore identifier l’ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une initiation.  C’est une discipline qui favorise la réceptivité. En principe, le rite désigne un système formel d’actions ou de gestes symboliques qui aident à marquer profondément la conscience, en frappant l’imagination, pour faire comprendre un principe abstrait difficilement accessible à l’entendement.  Il peut s’accompagner d’objets, d’instruments et de matériaux significatifs et il doit être mené par un sujet autorisé au moment favorable et dans un lieu propice.

Le rite d’admission désigne la cérémonie rituelle de la deuxième étape de l’initiation aux Mystères par laquelle le candidat, devenant adepte, était amené à comprendre qu’il entre dans un plan de pensée et de conscience supérieur.  Alors, il acceptait de rejeter les superstitions et ses peurs pour passer du monde matériel limité à un monde de lumière illimitée.  Ce rituel pouvait s’accompagner d’un rite de renaissance, le passage d’une pièce sombre à une pièce brillamment éclairée;  le passage d’un cercle double, du centre du premier au deuxième, rempli de chandelles, après avoir été démasqué.  I subissait soit un rite de déambulation soit un rite d’élévation.  Dans la Tradition catholique, parmi les rites de la liturgie, on peut mentionner l’aspersion, la bénédiction, la communion, la consécration, la dédicace, l’élévation, le lavement, l’offrande, l’onction, la procession et le salut.

Dans un Ordre mystique, un adepte qui manquait sérieusement à ses engagements ou témoignait d’une mauvaise conduite pouvait être désavoué subtilement ou admonesté publiquement par divers rites d’exclusion.  L’exécration servait à répudier un candidat malhonnête ou à rejeter un objet devenu profane ou impur.  L’excommunication contribuait à rejeter une personne qui avait reçu un pouvoir d’opérer, mais qui avait commis un sacrilège volontaire.  La destitution supprimait le pouvoir conféré à une personne qui s’en était mal servi.  Enfin, par la malédiction, le candidat, notoirement impie et réfractaire à tout amendement, qui servait des fins ténébreuses, perdait tout l’effet d’une consécration, voyait un châtiment appelé sur lui, sans possibilité de miséricorde, dans unrites-souvenance appel à la Rigueur divine et un désir de le vouer aux ténèbres.  La malédiction visait surtout un esprit impur des Forces des Ténèbres qui tentait d’agir directement ou indirectement contre un Ordre mystique et qui était appelé à rejoindre ses semblables dans les mondes inférieurs.

Le rite des sacrifices évoque une pratique qui relève de la pensée magique par laquelle un sujet ou une collectivité offre une part de ses biens pour s’assurer les faveurs de Dieu et la préservation de ses possessions.  Puisque, ontologiquement, tout procède de Dieu, lui appartient et lui retourne, on se demande bien quelle efficacité l’interruption arbitraire d’une vie ou la privation d’un bien personnel peut détenir auprès de lui.  Le rite de passage marque l’accession à un nouveau cycle de vie ou à de nouvelles responsabilités sociales, comme la transition de l’enfance à la puberté ou de la puberté à la maturité.  Au sens initiatique profond, il est lié à l’ouverture du canal qui donne accès à la glande pinéale.  Dans la Tradition hindoue, le rite du feu évoque la purification par la force vitale qui induit dans l’illumination éternelle.  Comme l’a dit Yogananda, l’aspirant offre ses appétits humains labyrinthiens dans un feu de joie dédié au Dieu sans égal, il laisse ses désirs présents et anciens se consumer dans l’Amour divin.

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Quant au rituel, comme on l’a vu plus haut, il regroupe l’ensemble des règles ou des rites choisis comme procédés effectués sur une base régulière dans un but spécifique.  Il comprend l’ensemble des rites d’une religion ou d’un ordre spirituel (gestes, symboles, prières).  Dans la Tradition catrituels-chamanismeholique romaine, le rituel désigne encore un recueil liturgique qui établit les rites que le prêtre doit accomplir lors de la célébration des sacrements.  En spiritualité, il se définit comme un processus d’activation énergétique.

Les rituels personnels doivent servir à établir des liens entre les sources consciente et inconsciente, en développant une discipline, ce qui permet à l’intelligence de fonctionner à son meilleur régime.  Mais ils ne doivent pas enfermer un sujet dans des ornières ou des cercles vicieux.  Pourtant, s’ils répondent à un effort de discipline, l’intelligence en a besoin pour fonctionner à son meilleur régime.  Ils servent alors de liens entre les sources conscientes et inconscientes.  Ils constituent des repères et des points d’appui qui assurent une économie d’énergie.  Les supprimer brusquement provoquerait une déstabilisation intellectuelle, au risque d’engendrer des blocages affectifs, ce qui conduirait au désarroi et à l’improductivité.  En revanche, il y a des rituels plus ou moins préjudiciables, ceux qui expriment des tendances insatisfaites de son être profond. Ils peuvent permettre de se comporter de façon originale, dans la société, sans trop encourir de blâme ou peuvent rassurer la raison, ramenant l’être dans la chaude intimité de ses origines affectives primitives, mais ils sont alors régressifs.

Le rituel magique relève de la magie cérémonielle, comme il est démontré dans les Ordres spirituels et le Spiritisme, bien qu’il puisse alors y avoir des degrés de valeur ou d’intensité vibratoire, selon l’intention des participants.  Le rituel psychopompe désigne un drame pour conduire un défunt au royaume souterrain.

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2 Responses

  1. ZANI Aboubacar

    Bonjour,
    merci pour ces recherches et ces indication Bertrand, je désire en savoir plus sur le spiritisme

  2. Bertrand Duhaime

    Cher ami, si vous désirez obtenir plus d’informations sur la spiritualité initiatique, je peux peut-être vous éclairer, mais, pour ce qui est du spiritisme, que je réprouve, ne comptez pas sur moi pour vous ouvrir cette voie dépassée, parfois nuisible à l’équilibre de la Nature et à l’Ascension planétaire. Peut-être avez-vous employé le mauvais terme, par manque de connaissances dans le domaine de l’expansion de la conscience? Merci de votre compréhension.