LES PARENTS, UN RÔLE FONCTIONNEL TEMPORAIRE…

 

En principe, les parents désignent les âmes incarnées qui ont accepté de servir de géniteurs et d’éducateurs d’enfants. Nul père ou mère n’est parent à vie, contrairement au dicton populaire.  Chacun de ces enfants a choisi ses parents, et pas d‘autres, dans un accord d’âmes.  Il avait besoin de leurs gènes, de leur histoire, de leur personnalité respective, de leurs actes, de leurs blessures afin de jouer son nouveau rôle fonctionnel, de réussir sa vie et de relever son défi d’évoluer le plus rapidement possible.  Aussi doit-il aimer ses parents, aimer la vie et dépasser toutes ses souffrances pour réussir une vie construite en pleine conscience, mais, puisque l’avenir porte devant et plus loin, cela n’implique jamais qu’il doive investir un rôle de bâton de vieillesse: il doit lui-même assumer son propre destin et réaliser ses propres objectifs spirituels.  De ce point de vue, ses parents sont ses présents d’évolution, même s’il en avait voulu d’autres.  Il peut arriveparentsr qu’un présent soit empoisonné, mais ce qui importe, c’est de dépasser ce qui semble négatif, puisqu’il n’y a jamais de hasard et que tout sert l’Ascension!  Bénis soient les parents de chacun de même que tous ses ancêtres!

Toutefois, pour être bon parent, il faut être éveillé spirituellement, connaître sa véritable nature profonde, s’accepter soi-même et savoir s’ouvrir aux autres.  Car le premier rôle des parents consiste à inculquer de bonnes valeurs sans les imposer.  Autrement dit, il faut qu’un être se connaisse parce qu’il s’est épousé intérieurement et qu’il a pleinement accouché de lui-même.  Car les parents doivent fournir à leur enfant des bonnes valeurs, un cadre de référence stable et l’esprit de débrouillardise pour l’aider à grandir et à se développer jusqu’à devenir ce qu’il est vraiment, mais ignore être.  Ils doivent veiller au bien-être de leur progéniture et lui enseigner à devenir responsable d’elle-même.  Ils doivent développer sa force en créant des obstacles.  Mais les parents doivent accepter d’apprendre de leur enfant.  Les parents transmettent beaucoup de leurs images à leur enfant.

Les parents ont pour rôle de former et d’élever leur enfant, d’assurer leur subsistance et leur sécurité.  Mais la majorité ne sont pas encore complètement élevés et formés qu’ils se croient prêts à élever un enfant ou à former une famille.  Ils cherchent encore des indications et des réponses pour eux-mêmes, à surmonter la fausse définition que leurs ont donnée leurs propres parents.  Ils ne se sont pas encore découverts qu’ils essaient de guider un être très vulnérable, de nourrir ses découvertes, ne les ayant pas faites eux-mêmes.  Ils ne sont pas encore définis et ils croient pouvoir définir un autre être humain.  Ils ne savent pas correctement s’occuper de leur vie et ils tentent de gérer celle d’un autre.  Ils n’ont pas découvert qui ils sont et ils cherchent à dire à un autre qui il doit être.  En fait, ils ne deviennent de bons parents qu’après avoir fini d’élever leurs enfants, s’étant remis en question à travers bien des expériences pénibles.  Le pouvoir d’enfanter ne donne pas l’aptitude pour élever un enfant, car pour l’élever, il faut détenir la sagesse, ce qui est l’apanage des aînés, mais pas de tous les aînés.

C’est ainsi que les parents, qui disent aimer leur enfant, passent leur temps à lui mentir.  Par exemple, à partir de leurs conceptions limitées, ils lui disent qu’il est trop ceci et n’est pas assez cela.  Ils lui apprennent à bien paraître, à dire certaines choses et à vivre certaines expériences au lieu de l’encourager à être lui-même et de faire ce qu’il aime profondément.  Ils l’encouragent à abandonner certaines idées personnelles qu’ils considèrent comme folles ou dérangeantes.  Ils disent aimer d’un amour inconditionnel, mais ils sont très subjectifs, tentant de se prolonger à travers leur enfant.  Voilà comment un être en vient à projeter sur son Créateur le rôle de ses parents, l’amenant à croire qu’il juge, récompense ou punit, alors qu’il n’est jamais qu’amour vibrant.

L’enfant accuse souvent ses parents pour son manque de confiance en lui-même, oubliant que ce sont ses réactions à leur égard qui ont créé ce manque de confiance.  Dans un même contexte familial, deux enfants peuvent s’en sortir tout à fait différemment : l’un perdra son estime de lui-même, l’autre la renforcera.  Avec les mêmes éléments, chacun décide de se sentir bien ou pas, de réussir ou pas.  Plutôt que de se sentir accablé par son enfance ou de se croire victime de son éducation, on doit comprendre qu’on a choisi ces situations pour apprendre et permettre à son âme d’évoluer.  On est venu sur Terre pour apprendre certaines dimensions de l’amour, choisissant le milieu propice pour le faire.  Si on n’a pas développé les bons schèmes dans sa famille, on s’expose à attirer sans cesse dans sa vie des gens qui viendront aider à le faire, apprenant à s’affirmer dans l’amour et le respect de soi.  Pour chacun, c’est son âme qui engendre chaque situation de sa vie, non le milieu, pour enseigner à développer une plus grande force d‘amour.  Aussi, ne pourra-t-on changer tant qu’on n’acceptera pas de reconnaître et d‘aimer qui on est, tel qu’on est, dans le moment présent.

Avant de naître, chacun a choisi ses parents, en présence des Maîtres du Karma, pour les images qu’ils portaient et pouvaient transmettre.  Grâce à ces imfamilleages, il peut former la personnalité et l’individualité qu’il a choisi de travailler au cours de sa vie.  Comme lui, ses parents ont toujours agi au meilleur de leur compréhension et de leurs moyens.  Autrement dit, ils ont toujours fait ce qu’ils ont pu à partir de ce qu’ils avaient eux-mêmes reçu et connaissaient.  Ainsi, ils lancent l’appel subtil de dépasser certaines limites qui proviennent de l’expérience d’autres vies et de se prendre en main.  Chacun choisit sa famille pour expérimenter la différence, apprendre à voir au-delà des apparences, reconnaître l’autre comme divin, qu’il soit agréable ou désagréable, afin de grandir.  Et ce qu’il ne reçoit pas dans sa famille, il le reçoit ailleurs.  Quand on n’apprécie pas le milieu familial dans lequel on a vécu, il faut savoir se pardonner d’avoir attiré tout ce qu’on y a vécu si on compte retrouver l’amour, la paix et vivre dans un contexte constructif.

Dans la société actuelle, trop d’enfants n’ont pas de parents pour leur apprendre les véritables valeurs humaines et spirituelles.  Souvent, les enfants doivent assumer le rôle d’être leurs propres parents, quand il ne leur faut pas, en outre, se faire les parents de leurs parents.  Souvent, en tant que miroir, l’enfant est, pour le meilleur ou pour le pire, le meilleur éducateur de ses parents.  Il est souvent préjudiciable qu’il en soit ainsi, mais ce n’est pas forcément un mal puisque, à un niveau supérieur, chacun est pour lui-même ses parents, appelé à se créer lui-même tel qu’il veut être, se façonnant, par sa volonté, selon le modèle qu’il choisit, s’il sait accepter d’autrui ce qui le sert et rejeter de lui ce qui le dessert.

En principe, les parents sont les âmes incarnées qui ont accepté de servir de géniteurs et d’éducateurs d’enfants.  Dans le domaine supérieur, chacun est pour lui-même ses parents, se créant lui-même tel qu’il veut être, se façonnant, par sa volonté, selon le modèle qu’il choisit.  Après la transition, au terme de l’incarnation, tout lien de ce genre s’abolit, car l’âme ne reconnaît que la parenté de la Fraternité cosmique d’êtres égaux, fondus dans l’Unité.

 

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