LES LETTRES SACRÉES, DES GRAINES DE VIE

alpha-et-omega

Il s’agit, en l’occurrence, des lettres de l’alphabet hébreu, qu’on appelle parfois les Lettres de Lumière ou de Feu.

ALEPH : Lettre «A», la première lettre de l’alphabet hébreu, soit l’Initiale du Programme de la Vie.  Dans la Cabale, ce hiéroglyphe de l’Homme total, relié au nombre 1, désigne aussi le Père divin et le Soleil en tant qu’êtres dotés de pouvoir d’action et de volonté.  On l’associe à «Kether» (la Couronne ou le Diadème), au nom divin «Ehie»  (l’Essentiellement Divin ou le Père) et à «Alepta», son esprit.  Son lien avec Kether l’implique dans la notion de Source primordiale de Lumière et de Force primordiale, lui conférant un rayonnement lumineux, glorieux, éclatant, émissif et fécond.  Conférant la conception immaculée, on assure qu’elle blanchit, nettoie, purifie, même qu’elle peut restaurer l’état virginal.  Elle peut désintégrer tout Alephce qu’elle touche à cause de sa haute fréquence vibratoire.  En fait, elle constitue le Réceptacle primordial qui permet de s’incarner dans le Monde, mais elle ne peut concevoir de forme, exaltant plutôt les dynamismes.

Expression de l’Énergie pure et insaisissable, aleph figure le Cosmos ou l’Omnivers, l’Espace infini. L’Immortalité de Vie, la Réalité sans commencement ni fin.  Elle dispense l’Énergie cosmique qui porte la Vitalité positive et, en elle, se marient le Macrocosme et le Microcosme, soit l’ensemble du Cosmos.  On l’appelle la lettre simple, humble et modeste.  Pourtant, elle n’en révèle pas moins le Principe d’Unité sur lequel tout repose, fondant tous les calculs et tous les actes posés en ce monde, comme partout.  Lettre initiale de la Loi, Règle de l’équilibre, Puissance sur qui tout repose, elle résume l’adage que les derniers (les pauvres en esprit) seront les premiers.  Point d’Émission, ce Centre d’harmonie contient le Point de Réintégration.  De ce fait, l’autre adage «Je Suis l’Alpha et l’Oméga» ne peut que signifier «Je Suis le Point d’Émission et de Réintégration, du Commencement à la Fin, mais sans commencement ni fin».  Elle engendre constamment l’énergie nécessaire à un but ou à un idéal.

En général, on associe diversement «aleph»  à l’Unité divine, à la Vie, à l’Activité infinie, à l’Amour, à l’Astrologie, à l’Éden, à l’Homme total ou au Fils, à la Naissance ou au Commencement, à Mercure, à l’air, au cœur.  On l’associe même au bœuf, la bête à cornes, la bête qui porte le croissant lunaire, ce qui, de façon voilée,  fait du Créateur un Père-Mère.  Dans cette lettre se condense tout le Savoir spirituel et divin investi de la mission cosmique de devenir un intermédiaire entre le visible et l’invisible.    Elle  marque un rapport entre deux aspects d’une même Réalité et elle appelle toute créature à consacrer sa vie et ses énergies à devenir un lien dynamique entre Dieu et ses semblables.

Mais c’est surtout avec le «samech» et le «ta»u que cette lettre représente la Vie ou l’Activité infinie.  Dotée d’une force génératrice, son énergie amène à tout voir d’une façon différente à la normale et à découvrir des procédés jusque là ignorés.  On la situe au commencement d’un cycle évolutif, d’où elle exige la patience dans la réalisation d’une œuvre, préparant à accomplir des travaux extraordinaires dans l’avenir.  Associer aleph au Père, c’est l’associer au Feu sacré, à la Pureté originelle, à la Vie éternelle, puisqu’il figure la Force primordiale qui engendre sans cesse.  Voilà la Pure Essence, L’Énergie insaisissable, qui abaisse son intensité pour se manifester à un niveau inférieur afin d’être perçu de façon compréhensible.  Elle désigne le Saint Nom contenu en une seule lettre.  Elle préside au Premier Jour de la Création où le Verbe fit apparaître la Lumière.

Dans l’ère du Verseau, on devra l’accepter comme la Splendeur indescriptible, comme cette Rose pourpre qui a fleuri sur la Croix, lui reconnaissant un rayonnement de pourpre et d’or.  Associée au Cantique des Cantiques, qui, de toute éternité, unit la Création à son Créateur, elle aidera à comprendre qu’il n’y rien de vain dans l’expérience.  Dès qu’on la reconnaîtra pour l’Unique en dehors duquel rien n’existe, elle pourra aisément conférer la Guérison suprême, coiffer de la Couronne de la Royauté et revêtir du Manteau de la Majesté.  Car elle figure le Silence originel, infiniment vibrant et vivant, d’où tout est parti et où tout reviendra.  Elle illustre la Ronde de la Vie, fécondée par le Père divin, qui bouscule et entraîne les mondes.  Symbole de la Puissance de l’Unique qui a créé l’Homme à son image et à sa ressemblance.  Image du Saint des Saints, elle contient, en germes, toutes les autres lettres.

BETH ou BEITH : Ce mot hébreu signifie maison.  Mais il désigne également une lettre hébraïque d’un riche symbolisme, équivalent à notre b et au nombre deux (2), un hiéroglyphe de la bouche, relié à la Lune ou au Soleil voilé et à la Vie.  Par cette association au binaire, à l’Unité multipliée par elle-même, elle exprime la Manifestation polarisée du Un, l’Actif et le Passif, qui sont placés au fondement de l’Œuvre de la Création.   Ésotériquement, on la relie à «Hockmah» (la Sagesse ou le Zodiaque), à Bachour (la Science, la Mère et la Fille ou le Choisi)  et à Béthel (le Palais sacré, la Maison de Dieu ou du Monde), l’archétype de toutes les demeures.  Étroitement liée à l’intellect, c’est la lettre choisie entre toutes pour créer les Mondes en tant Bethque «Natura naturans» (Substance cosmique) et «Natura naturata» (Nature ou Matière concrète).  En tant que Science secrète, elle désigne le pentagramme, la Loi, la doctrine, l’enseignement et l’étude.  C’est l’Esprit omniprésent qui permet la sublimation progressive des instincts et des pulsions au cours du cycle évolutif.

Cette Spirale d’or dans la lumière d’azur constitue la source de toutes les bénédictions.  Voilà la Demeure sainte, le Temple sacré où se célèbrent les Noces mystiques.  Initiale du Grand Livre de la Création, elle dévoile le Paradis perdu qui hante la mémoire de l’Humanité et attise la nostalgie du retour au Royaume du Père-Mère.  Bénédiction placée au-dessus de la Miséricorde (Grâce) et de la Rigueur (Sévérité), elle unit dans la Splendeur unique.  Elle rappelle ce secret que tout est béni depuis qu’il fut pensé par l’Éternel et que tout sera ultimement sauvé.  C’est la Clef des cycles et des rythmes, l’objet requis, relié à Saturne, pour entrer dans le sanctuaire intime où réside le Père.  Coupe du Graal, Foyer d’amour originel d’où tout vient, elle distille la Lumière de la trame secrète du Monde.  Elle figure la Mère suprême qui bénit ses enfants de toute éternité et qui leur fournit la Sécurité absolue dans la Demeure ineffable dont le souvenir est empreint dans les racines les plus profondes de l’inconscient.  Elle exprime diversement la Force de la Nature concentrée, impatiente de s’exprimer, les débuts, l’initiation.

Dans la Tradition juive, le mot beth, beith ou betha désigne la bouche ou la maison.  De ce fait, l’expression beth-aboth désigne la Maison des pères, donc des membres de la tribu;  bethdin, le conseil communal;  beth-ha-midrash, la Maison d’étude de la synagogue.

GHIMEL : La troisième lettre de l’alphabet hébraïque, formée par l’hiéroglyphe de la main qui prend, qui symbolise la Terre ou la Nature en tant que Mère féconde, la Matrice ou le Véhicule de la conception vierge, soit sans lien avec la sexualité.  Cette lettre divine, surtout angélique, qu’on dit accompagnée de myriades d’entités subtiles radieuses, illustre la Mère supérieure ou l’Intelligence créatrice, la Constructrice de la Forme, la Manifestation éternelle, une figure de la génération des idées et des images originelles de toutes choses.  Cette Puissance féminine de l’Univers, organisatrice et stabilisatrice des Mondes, fait tourner la Roue du Destin de tous les êtres.  Elle évoque l’Arbre de la Science, avec ses Hiérarchies Ghimel Ghimel-1angéliques, qui exprime le Grand Mystère de l’attraction universelle.  C’est l’Esprit qui plane au-dessus des Eaux de la Genèse, associée à la courbe, dite la ligne parfaite ou la forme idéale de l’Énergie divine, issue de la Perfection et qui en garde l’empreinte pour toujours.  Associée à Vénus et au cœur, elle révèle le Triangle de Jéhovah et le Mercure des Sages et elle contient Samaël, l’Esprit du Serpent qui tenta Ève.  Dans son aspect ésotérique, elle correspond à Binah (Saturne, la Providence) et à «Gadol» (le Grand qui révèle la Nature et engendre l’action) et elle émet un rayonnement pourpre et orangé.  Elle exprime la maxime : Laisse tout et suis-moi!  De ce fait, elle désigne le Passeur qui peut conduire à la Terre Promise, à la Demeure éternelle de l’âme.  Elle aide à comprendre comment chacun est un Fils de Dieu, né de l’Amour pur partagé par le Père divin et la Mère céleste, appelé à devenir un don total.  Voilà la Flamme d’Amour qui éclaire le Monde, reliée au Verseau, le Porteur d’Eau.  Puissance de la Grâce qui tire de l’état statique,  elle confère la Robe de Lumière qui permet d’être dignement vêtu pour être accueilli dans le Royaume.  Relié à Jupiter, elle devient le Secours qui donne, donne et donne, le Vaisseau cosmique qui emporte et élève au Ciel.  Comme ce mot peut signifier chameau, il donne l’image magique du candidat qui traverse le désert muni de sa réserve d’eau (sa réserve d’énergie),  elle témoigne de la grâce, du don constant et de la générosité de Dieu.  Dans ce contexte, elle évoque les idées d’énergie vivifiante, de force, de secours, de libération, de mûrissement et de percée.  Elle aide à choisir d’agir comme un canal du don permanent de la Lumière qui se déverse impersonnellement et inconditionnellement pour tout ce qui existe.  Elle apprend à s’offrir entièrement à la Lumière afin d’accomplir la Volonté de la Réalité divine, ce qui fournit la clef du bonheur de l’Éden.

DALETH : Lettre hébraïque qui désigne, selon la Cabale, le sein  et qui figure le Fondement, la Stabilité, le Cycle parfait, le Quaternaire ou la quadrature, la Croix philosophale, le feu élémentaire des sages, ce feu qui se transforme en eau, donnant le sang.  Cette Porte du Seuil, Porte du Royaume sur la Terre nouvelle, implique un arrêt et une ouverture, annonce la libération de sa prison.  En tant que Base de tout, elle forme la structure de l’espace-temps qui protège la vie à travers les cycles.  Lettre contenue dans «Daboud», qui désigne David, elle Daleth Daleth-1donne un éclat de royauté, de richesse, de puissance et de volonté.  Lettre mystérieuse et secrète du Delta lumineux ou du Triangle sacré, elle révèle le Savoir, la Réalisation de la conscience, placée dans l’Abîme et le Devenir.  Par sa force active et créative, elle sert à construire autour de soi le cadre d’abondance du Jardine d’Éden ou elle engendre l’état paradisiaque.  Elle désigne le Paradis, relié à ce qui est pur, mais aussi à la puissance, au commandement, à la fertilité, à l’innocence et à la créativité.  Le Paradis, c’est la Maison du Père qui met fin à l’exil et où chacun retrouve son héritage divin.  Elle exprime une lumière coagulée, la production spirituelle dans laquelle l’être humain participe inconsciemment.  En Daat (Daath), elle indique un changement de Clef, celle de la Compréhension et de l’Appréhension, nées de la Perception et fondant la Conscience.  À titre de Grand Sphinx, elle fournit la Révélation de conscience qui conduit à la Sagesse.  D’un rayonnement indigo, on l’associe à Orion, à Chesed (Séphire de la sphère de Jupiter associée à la Bonté ou à la Clémence), bien que certains l’associent plutôt, probablement avec raison, à Geburah (donc à Mars, la Rigueur), puisqu’elle désigne la vitalité cachée, la créativité, le canal qui communique le torrent de vie.  C’est la Porte étroite qui ne peut être traversée que dans le dépouillement d e l’ancien, d’où elle sert de feu qui dissout les dernières traces du vieil homme et qui délivre de toute peur de séparation.   En ésotérisme, on la relie à «Dagoul», le Notoire, au sens de réalisation et d’autorité, et à «Dalete», l’Esprit des visions d’Adam.

HE : Dans la Tradition hébraïque, la cinquième lettre et la quinzième voie, associée à la Science du Bien et du Mal (donc des Opposés apparents).  Donnant l’image d’une fenêtre, elle évoque la femme, la religion ou la spiritualité, le pentagramme, l’homme ordinaire et le signe du Bélier.  Ce hiéroglyphe du Souffle est relié à Mercure, le Grand Hiérophante ou le Maître des Mystères, qui insuffle l’inspiration et active la spiritualisation.  En fait, désignant la lettre E, on la relie à Mercure, parfois à la Lune, mais désignant le son EE, on la relie plutôt à Vénus.  Dans la Cabale, on la relie ésotériquement à Geburah  (Rigueur, Force et Puissance), à «Pachad» (la Crainte et le Jugement), à «Hadom» (le Magnifique) et à l’ange «Hethael».  He He-1Voilà le Son de la Vie et l’enclos qui préserve et qui peut signifier : «voici» ou «certes».

On ne peut étudier l’«HE» sans le considérer comme le double Stauros et le Miroir de Dieu, associé au cœur humain et à l’homme, engendrant le Septénaire sacré, l’Esprit et la Forme.  Puisqu’il contient la Science du Monde, il sert à mener l’étude des opposés parfaitement compatibles et complémentaires pour trouver le point de l’Équilibre parfait.  Dans son premier aspect, par son rayonnement bleu, il identifie le Souffle de l’Éternel, la Flamme du Dragon qui devient la Parole d’Amour et qui engendre le miracle permanent de l’échange et du don.  On l’identifie comme l’Essence même de la Féminité qui devient le Support du Verbe, de la Vie, du Mouvement et de la Lumière.  C’est le Cela ultime et secret de la Matière que l’on appelle la Shekinah, la Mère divine, la Fiancée lumineuse et l’Épouse de Dieu, qui réunit les principes opposés, dans le Monde supérieur, à titre de Nature naturante, comme dans le Monde inférieur, à titre de nature naturée.

En effet, il existe un «HE» supérieur relié à l’Haleine de Dieu, la Forme subtile passive, le Non-moi, associé à Tout ce qui vient de l’extérieur, émanant du signe du Bélier.  Mais il existe aussi un «HE» inférieur, la Matrice subtile qui donne naissance au Ciel, le pourvoyant de vie et le remplissant d’aspiration, relié à l’esprit de sacrifice.

 

VAU ou VAV : Lettre hébraïque de nombre 6, hiéroglyphe de l’œil et de l’oreille, associé au clou, à la cheville, au crochet qui unit deux choses, à l’aimant, aux deux tranchants de l’épée, à la flèche d’amour et à la colonne vertébrale.  Elle comporte les notions d’appétence, de liberté, de travail spirituel, de dépouillement et elle participe aux idées de désir, de pénétrVAV-1ation, d’accouplement, d’accomplissement,  d’antagonisme qui mène à la liberté par la quête spirituelle.  Car, figurant les tendances entre lesquelles il faut choisir avec discernement, elle contient les VAVopposés à réunir, d’où elle peut autant unir que diviser.  Étalant l’œuvre de la Semaine de la Création, elle exprime les énergies du Taureau et de la Vierge.  Elle désigne Lui, l’Homme universel, debout, à titre de Fils du Créateur ou Reflet lumineux du Père, donc de Dieu-Homme. On parle ici du Fils unique par lequel tout être peut s’élever jusqu’au Père.  Elle fonde la Trinité, elle exprime le carrefour ou le point de rencontre de la matérialité et de la spiritualité et elle assure la stabilité et la sécurité matérielles.  Dans cette lettre, on découvre l’Amour du Fils qui unit les Mondes, l’Axe central qui unit le Haut (Ciel) et le Bas (Terre) en équilibre parfait, le Pilier caché en Yesod, mais siégeant véritablement en Daat.  Elle aide à choisir en conscience sa filiation divine pour que le Roi de justice et d’abondance, le Messie, apparaisse dans l’individu.

Sel de l’Amour, cette lettre divine portait le Fruit de l’Arbre de Vie dans les premières tables de la Loi reçues par Moïse, voilée dans les deuxièmes tables.  Puissance du Sixième Jour de la Création, elle sert de miroir qui permet à l’Homme de se révéler à lui-même.  Elle apparaît comme une Colonne de lumière et de paix au centre d’un tourbillon de vie.  Elle constitue le Trait de Feu qui illumine le ciel et avance sur les nuages.  Elle réalise le Grand Pont de Lumière et elle fait comprendre la valeur de la vie et la grandeur de l’Homme.  Elle favorise la compréhension que tous les êtres humains forment un seul Être dans la Conscience de l’Âme unique.  Elle est dotée de l’Esprit de force qui donne naissance à la Terre et qui l’approvisionne de nourriture et de tout ce dont elle a besoin.  Elle constitue le mystère le plus profond et le plus inconcevable du point, lieu d’union, qui et nœud ou du nœud qui est point.  Elle contient donc la semence divine et elle unit la Lumière et l’Obscurité, bien qu’elle marque, à proprement parler, une indétermination relativement à la Lumière et à l’Obscurité.  Elle apparaît comme un bâton, qui sert de canal vertical, par où les énergies du Ciel coulent, pour se déverser sur la Terre.  Au niveau individuel, elle réduit un potentiel aux proportions humaines.  Elle figure un stade intermédiaire d’intériorisation des sentiments.

En fait, cette lettre sert de Lieu où se produisent les obstructions parce que l’individu absorbe les germes et les intègre en exclusivité, cherchant à se les approprier.  Elle constitue le Régulateur cosmique de la Lumière et des Ténèbres.  Autrement dit, elle représente la Porte de la Lumière et la Porte des Ténèbres par lesquelles les êtres pénètrent dans la Vie, passent de la Lumière des Mondes supérieurs à l’opacité de la Matière ou de la Terre.  Elle marque son indétermination dans sa constante détermination d’aller vers l’arrière, de renier ses engagements évolutifs pour se réfugier dans le passé.  Elle illustre la Terre d’exil provisoire dans laquelle, si on ne revient pas au Foyer primitif, il est nécessaire d’aller sans cesse de l’avant.  Elle constitue une sorte de prison dans laquelle l’être reste enfermé le temps de prendre une résolution.  Signe de génération, elle transmet la graine, à titre d’agent qui transmet une nouvelle vie, d’agent sensible de propagation universelle.  Ésotériquement, elle exprime Tiphereth, le Soleil et la Splendeur, qui agit par «Vesio» (avec splendeur) et fait passer par l’épreuve qui mène à la liberté, et par «Vau-ael».

 

HAIN : Seizième lettre de l’alphabet hébreu, de nombre 70, qui correspond au son «ou» ou «w» dans d’autres langues, le hiéroglyphe du «lien» et l’image de l’«œil».  Elle exprime la puissance ou la vie, ce qui est suffisant, le rythme ordonné et elle suggère l’œuvre de la sagesse qui résout les contraires apparents, amenant la paix.

HAINOn y découvre le Tétragramme avec son reflet, un symbole de la Providence qui sanctionne, occultant les forces et la Lumière.  Elle traduit la confusion et l’anarchie qui naissent de l’affect qui devient appétit, désir, puis volonté d’agir ou passion, ce qui appelle plus de maîtrise de soi.  Associée au Bélier, appelé le Conformiste, elle dévoile la Maison-Dieu ou la Tour de Babel du Tarot.  Elle démontre comment le Grand Équilibre, la Balance des Grands Pouvoirs, qui sert de Lien entre les êtres, provient de la Destruction par l’opposition ou l’antagonisme apparents.  En ésotérisme cabalistique, on l’associe à «Hazaz» (le Fort), à «Gabriel» (l’Intelligence de la Lune) et à «Jéhovah Sabaoth» qui assure la ruine qui ramène dans l’équilibre.  On retrouve aussi les graphies «ayn», «gnain», «zain», «zayin ou «wain».

HETH ou HEITH : Lettre hébraïque, dite divine, hiéroglyphe du champ, associée à l’eau et au chiffre huit (le Grand Nombre magique, le quaternaire multiplié par le binaire, le Tétragramme avec son reflet ou l’Androgyne primordial, le Roi-Reine, autant Servante de Dieu que son Épouse et sa Fille), donc à la capacité de gestation, et à l’Autel de Dieu.  On la relie encore à l’Équilibre universel et à HETHl’Égalité (la Balance ou le double Stauros), à la Justice immaneHETH-1nte, à la  constellation du Cancer.  Ésotériquement, on l’attribue à «Hod» (la Louange), à «Chesed» (la Miséricorde) et à «Hetatia», ce qui en fait un point d’équilibre et de répartition.  Dans le Tarot, on la relie au Pape, image de la spiritualité active et du cheval de bataille.  LePape désigne en effet l’Initié, le Chef de la Hiérarchie, rempli de prudence spirituelle.  Représentant la Foi exaltée, il émet l’Amour pur et il invite à chercher ce qui est universel à travers les sentiments.  Grande productrice d’amour, comme fontaine des sentiments, on la reconnaît comme une grande productrice de fécondité et d’émotions.  Dans ce champ, les sentiments s’intériorisent, ce qui permet de se conformer à la Loi.  Force multiplicatrice et fécondante, source d’intensité vitale, cette lettre étend son emprise sur toute la force de la Terre et elle comporte le secret des plantes.  On peut donc s’en servir comme fondement pour comprendre l’Univers.

En fait, cette lettre figure la Complémentarité par laquelle la Vitalité pénètre l’Univers et le Monde où l’individu se meut à partir des qualités de ses géniteurs.  On parle ici de la Vitalité universelle en tant que Vie universelle et Souffle fécondant qui se met au service des réalisations matérielles.  Individuellement, elle évoque l’Esprit personnel par lequel Dieu peut habiter le Monde.  Elle couvre tout ce qui est humain et utile, amenant à garder en vue les nécessités humaines.  Elle instille la dévotion et la tendresse qui incline à porter secours à ses frères et sœurs.  Symbole de la vie manifestée, de l’éternité, de l’amour qui porte à engendrer un enfant, elle n’en porte pas moins l’inspiration divine.  Elle cristallise la spiritualité à travers l’amour et la motivation (qui stimule la volonté).  Elle donne le signe du pouvoir sur le geste et sur la parole.  Voilà la Terre fertile dans laquelle quelque chose peut s’élever et s’épanouir ou la Force féminine, universelle et éternelle, qui sert de Médiatrice entre le Ciel et la Matière.  Elle exprime la Présence lumineuse de la Gloire de Dieu dans la Manifestation.

Le «Heth» désigne la Toiture, mais il identifie encore un mur ou une barrière, une construction qui forme une enceinte et qui donne l’indice d’un secret et d’une épreuve, ce qui peut susciter le désir et la peur.  Il indique que toute direction reste fermée, sauf celle qui est naturellement ouverte, pouvant laisser pénétrer le Bien ou le Mal, ce qui doit stimuler la Volonté à découvrir la meilleure issue.  Il est en lien avec le Serpent et avec l’erreur à éviter, au travail de l’être humain dans l’effort et le courage.  Il fournit les principes constructifs et organisateurs de la Matière.  Associé à l’Esprit d’éternité, il comporte l’idée de force et de pouvoir à explorer et à exploiter, surtout au niveau de la vie physiologique avec ses manifestations et son dynamisme.  Il gouverne la vue et il comporte en soi une tendance vers ce qui est juste, équitable, parfait.  Mais il implique une difficulté à marcher vers l’avant, car il rappelle que pèse sur l’individu un passé sentimental mal digéré.  D’où le futur mental ne reste qu’une promesse.  De ce fait, il invite à laisser de côté toute velléité affective et sentimentale pour s’occuper de conquérir la pensée afin de comprendre la Loi unique.  Il est associé à un noyau dur qui ne peut être dissout que par la Lumière naissante.  Il forme la dernière zone de l’astral, à la frontière du monde mental, où un sujet peut se libérer des désirs.

Tout bien compté, le «Heth» éveille les forces insoupçonnées qui dorment en son être, cette motivation inébranlable de devenir un chercher au service de la Lumière pour prépare l’avènement du Grand Roi, l’Esprit divin.  Il donne le courage de s’élancer à la conquête de sa vérité ou de sa Réalité originelle.  À travers les obstacles, il fait découvrir le visage du Bien-aimé, le Potier qui façonne l’âme et le corps.  Ainsi, il représente la limite apparente sans laquelle la vie ne pourrait se découvrir par un jeu de contrastes ou de réflexions.  Il incarne la rigueur incontournable que l’être évoluant rencontre tôt ou tard.  Il apprend à penser à une Source encore inconnue qui coule au plus profond de son être.  Mais il sert en même temps d’enceinte protectrice, remplie d’un amour infini, qui accompagne une consciente naissante dans son développement.  Il appelle à produire un effort jamais connu jusque là afin de triompher des obstacles de la vie.  Situant la vie dans le temps, sur le Sentier évolutif, il aide à développer la motivation, appelant à affirmer la force et la volonté de l’âme, remplie de lumière.  On pourrait comparer son effet à celui de l’amour d’une mère exigeante qui apprend à son enfant à marcher et à s’assumer progressivement.

TETH ou TEITH : Lettre hébraïque de nombre 9, correspondant au phonème «T», exprimant l’Esprit de Sagesse, évoqué par le Serpent d’or, et illustrant le toit que l’homme élève pour se protéger ou le bouclier dont il se sert pour se protéger.  D’heureux présage, elle annonce la résistance et la protection du Ciel et elle dévoile la Matière première dont la Pensée est constituée et qui peut deTETHvenir pensée programmée.  Cette lettre divine, associée à la «Lampe voilée»  du Tarot, à Neptune et à la pruTETHdence, figure le Soleil en tant que Feu créateur, Roi de Beauté, Plaisir divin, Bois de Vie, Ornement suprême.  Elle produit la Lumière et la Vie, révélant la sensibilité et les sentiments (affections) déterminant le Vouloir.  Il s’agit du Centre de l’équilibre qui explique le Psychisme supérieur et qui multiplie les émanations.  Elle parle de richesse intérieure, de Lumière à partager, de communication du Savoir, de la quête de la Vérité dans la méditation solitaire et de la Connaissance divine qui initie.

Dans cette lettre, reliée au Lion, l’être entre en contact avec l’incommensurable pouvoir de l’émeraude et il découvre la Beauté du Serpent dressé, supprimant l’anathème prononcé contre lui.  Celle-ci aide à choisir le Chemin périlleux et à s’élancer vers le haut pour que la Vie triomphe sur tout.  Elle sert de Bouclier divin qui garde de la déviation et repousse les énergies nuisibles.  Elle aide à trouver les Portes du Temple dans le ventre de la Terre.  Elle révèle l’Alliée du Grand Retour à la Maison du Père, la Puissance cachée qui doit être révélée à l’aube d’une ère nouvelle.  Elle dessine le Sceau du Grand Roi, révélant la splendeur qui dort en soi pour que la fleur secrète puisse s’épanouir.  Elle guide vers la félicité sans pareille des Noces mystiques où le corps lui-même devient vivant et pleinement vibrant, donc immortel.  Elle rayonne la Gloire de l’Androgyne et proclame l’Unité retrouvée.  Elle constitue l’Aide précieuse qui supporte «Kundalini», la Force vitale universelle, à prendre son essor vers le Soleil en traversant la Porte de «Yesod».  Elle révèle la Lumière cachée derrière la densité de la Matière pour ne pas éblouir prématurément le chercheur.  Elle libère des vieux fantômes, des antiques illusions, des malaises et des culpabilités anciennes, des terreurs d’enfance qu’on n’a pas envie de regarder en face.  On l’associe à Toth.  On écrit aussi, parfois, «Tet».

 

IOD ou YOD : Lettre hébraïque correspondant au i, la voyelle du Soleil, et au nombre 10, révélant la main qui agit, le bras qui supporte l’action et l’index qui pointe.  On associe cette lettre divine, initiale du Tétragramme divin, au Père, le Principe divin, le Principe actif de toutes choses, le Principe naturel des choses surnaturelles, la Source de l’Ordre, le Germe divin caché au cœur de la Création et le Fondement cosmique de toute réalité, la Création et le Royaume.  Il évoque le Tout et le Néant, le Point primordial du commencement des temps et le IODPoint ultime où tout revient.  Le PointIOD-1 constitue le centre d’où émane le Cercle et il marque le départ de la Pensée divine.   On le relie encore à l’Énergie cosmique, au Moi, à la Vierge, à la Roue de Vie ou la Roue de Fortune, au Sphinx et au Capricorne.  En ésotérisme, régi par «Ratziel», on le lie à «Malkuth», le Royaume, l’Empire et le Temple de Dieu;  et à «Iah» (le Divin), Source de la fortune et de l’ordre;  au mouvement évolutif et involutif ou à la vie cyclique.  Il désigne le Gardien divin qui ne laisse passer que celui qui s’est maîtrisé et il exprime la nécessité de fusionner les énergies pour pénétrer dans l’Absolu.  Dans le Tarot et les cartes à jouer, il désigne les bâtons et les rois.

Cette lettre sert de symbole visible au Point originel du langage et elle sert de point de référence à partir duquel toutes les autres lettres de l’alphabet sacré se sont formées.  Elle exprime le Principe créateur et l’Esprit de sainteté de celui qui représente le commencement et la fin de toutes choses.  Il engendre le fleuve qui jaillit au dehors que l’on appelle le futur, ce fleuve de vie irrépressible qui irrigue le Grand Corps.  Cette lettre, régie par Hockmah, représente Jakin et elle est reliée au soufre alchimique, le principe actif  qui assure la Transformation.  Elle parle de Force spirituelle concentrée, une accumulation des cycles évolutifs antérieurs, et de Loi divine.  Elle exprime la force rationnelle de la pensée intériorisée, mais stérile, puisque l’intellect ne peut concevoir.  Elle rappelle que la connaissance intellectuelle ne peut, par elle-même, produire l’illumination dans l’âme, ne pouvant prendre conscience que des effets ou des phénomènes.  Cette force rationnelle laisse supposer que l’unité intérieure rétablie après un cycle d’épreuves.  Le Père se reconnaît dans le Fils, le Feu sacré, l’Exécutant fidèle de ses desseins, l’Auguste Volonté de la Source projetée vers ce qui est concret, l’Artisan de la Connaissance.  Cette lettre exprime encore une ferme détermination de réaliser quelque chose en partant d’un fondement rationnel.  C’est une force intériorisée qui parle par des œuvres plus que par les mots.  Il prête ses services à la Vie, ne favorisant que ce qui est rationnel, mais en éliminant les croyances.  Il instille l’amour dans la nature humaine de chaque personne.

Cette lettre évoque la Terre de l’éternelle inquiétude pour améliorer les choses, apprenant à les connaître par l’effort, la sueur, la rigueur.  Elle témoigne d’un grand travail humain de réflexion, de reconstruction de l’Univers à partir d’observations, d’épreuves, d’échecs qui conduisent à la victoire et au triomphe.  Mais il faut commencer par connaître les choses avec certitude.  Dans le Royaume de la Vérité, la Volonté divine est organisée en Pensée et elle constitue le fondement de la compréhension de toute chose.  Bien qu’elle désigne une graine ou une semence, cette lettre est si complète qu’elle peut révéler les plus grands secrets de la Nature.  Parlant de graine, elle sert de germe sacré et elle est déposée au cœur de la Matière et dans tout ce qui existe.  C’est la semence, la force de gestation, qui illustre le don permanent et qui contient tous les possibles.  Elle préside à touts les emplois logiques qui peuvent être menées à terme par le recours à une force déterminée.  Cette Pensée intériorisée de la Source constitue la Force masculine qui éclaire un univers en ordre.  Elle désigne le point où la loi des sentiments décline en faveur de la loi de la raison.

Cette lettre offre «Yerushalaim» au regard du Pèlerin.  Portant témoignage du Dieu vivant, elle contient la Promesse du Triomphe de la Vie.  Voilà la Main du Père ou la projection omniprésente de son pouvoir créateur dans la Manifestation.  Elle offre la signature unique que le Père appose dans toute la Création, à travers la multiplicité des formes, des âmes et des paysages.  Elle rappelle que l’Éternel est Un.  Il constitue la Force de Vie, de cette Vie qu’apporte le Sang Lumineux, le Sang christique, comme le sang qui anime le corps, le Noyau de Lumière qui pulse au centre de «Kaph», mais qui représente l’énergie masculine de «Tsadde», et qui éveille la flamme qui dort dans les reins.  Elle invite à ne pas juger l’œuvre encore inachevé.  Voilà le Centre que l’intellect ne peut comprendre et qui ouvre un passage vers la vie divine.  Il sert également de point de départ du grand déploiement de la  Création, hors du temps et de l’espace.  Cette lettre aide à appréhender la dimension infinie d’un être.  Ce rubis, placé au centre de la Couronne, émet un rayonnement pourpre.  Il éclaire le Chemin de la pureté retrouvée où l’âme réintègre sa virginité originelle, enrichie de la Connaissance du Serpent.  Il conduit à la découverte du germe de vie qui, de toute éternité, dort dans les reins et qui ne demande qu’à s’éveiller et à croître en l’être.  Alors, l’âme vierge peut devenir Mère et engendrer le Messie.

 

KAPH ou KHAF : La onzième lettre de l’alphabet hébreu, de nombre 20 ou 500, qui évoque la paume de la main (qui se tend généreusement ou qui sert), la plante du pied, la coupe qui accueille, le réceptacle et qui exprime la prise en main ou le contact avec la Terre, tout objet creux.  Elle désigne le moule qui reçoit et communique indifféremment toutes les formes et elle gouverne le Zodiaque.  On l’associe à l’Esprit de vie, à l’Homme fait, à la force (autant matérielle que spirituelle), à l’unité synthétique, à la virilité, à l’âge de raison, au soufre, à la Vie, au Soleil du corps vivant.  En fait, cette lettre sert de canal d’extériorisation aux énergies fidèles à la Source divine.  C’est une force de gestation qui répand les idées sur le Monde matériel.  KOPH KOPH-1Elle traduit la force spécialisée de l’extériorisation de la pensée positive après une mure approbation de la raison, ce qui voile un peu la conscience spirituelle.  Elle évoque la lumière absorbée par les mécanismes intellectuels.  Elle indique que la force génératrice réside dans la Pensée et qui libère les pensées.  Elle détient le pouvoir de chasser les mauvais esprits et d’inspirer à l’humain les aspirations sublimes.  Liée à l’abstrait, elle sert d’idée qui engendre la réalité.  En quelque sorte, elle constitue l’exposé du problème qui fournit la solution.  Ne circulent en cette lettre que les vérités admises par l’intellect, élaborées par lui, instituées en toute logique.  Cette force rationnelle opère au travers des essences des Gémeaux.  Elle fonde la nécessité du sens pratique et de l’exigence intellectuelle, imposant de partir de quelque chose qui est naturel et logique.  Elle catapulte à l’extérieur ce qui est intériorisé.  Elle a reçu comme mission d’aménager l’idée dans la réalité matérielle et d’extérioriser la pensée, dût-elle les comprimer et les rogner pour qu’elles contiennent dans un moule plus étroit.  Elle impose la nécessité de dompter ses instincts ou ses pulsions.   Cette lettre désigne le Sceau du Grand Roi au cœur de la Matière et elle contient la Promesse du Retour aux origines, même pour les mondes apparemment oubliés.  Elle apparaît dans un noyau rouge en fusion qui pulse dans la lumière comme un cœur qui bat.  Lumière et puissance sans limite, elle dissout les anciennes mémoires, les doutes et les peines enfouis, les colères réprimées, les faux désirs et elle met un terme aux combats.  Pouvoir fulgurant qui rend la Matière subtile, elle bouscule l’Inertie.  Elle est dépositaire du Mystère du corps de résurrection qui a triomphé de la mort.  Dans ce Mystère sublime de la Résurrection, elle ouvre la porte du Tombeau.  Elle régit le secret de l’atome.

C’est l’Intelligence qui régit le Soleil, les étoiles et le noyau des atomes.  Elle s’ouvre pour recevoir le Feu solaire et pour cueillir le fruit de l’Arbre de Vie.  Elle aide à devenir un vase de réceptivité dans lequel le sang christique déverse la Vie.  Elle révèle le Graal.  Elle préside aux lois vibratoires et magnétiques dans l’intimité de la Matière, comme aux réactions nucléaires qui donnent leur rayonnement aux étoiles.  Elle forme le roc solide indispensable pour toute construction manifestée.  Bien que liée au magnétisme et aux champs telluriques, elle a engendré le Soleil.  Elle aide à harmoniser la polarisation des corps, pouvant vaincre les maladies graves en redonnant aux cellules la conscience de leur hérédité divine.  Cette lettre divine, liée à la Force qui rend Maître, dévoile le Paradis, le Nouvel Éden des célestes banquets.  Dieu y dresse la Table des Justes, invitant ses convives à se laisser servir par les Anges.  Ésotériquement liée à Jupiter, elle est régie par Metatron (la Force), «Ratziel» (le Prince des faces, la Vision ou le Sourire de Dieu) et «Caphaël».  Elle est le Kabîr (Celui qui détient le pouvoir).  On écrit aussi «Caph».

 

LAMED : Douzième lettre de l’alphabet hébreu, associée au nombre 30, hiéroglyphe du bras qui se déploie.  C’est la seule lettre qui monte au-dessus de la ligne d’écriture, exprimant qu’elle produit une expansion, une extension, une élévation, un déploiement et qu’elle monte au plus haut des Cieux.  En fait, elle indique le mouvement vital, le travail, l’action et la puissance qui servent à produire l’élévation.  Elle désigne le «Ciel», le «Cycle parfait», la «consommation», l’«effort», le «Grand Œuvre», le «sel», la «réceptivité», l’«occupation», la «possession», le «champ  gravitationnel», le «lien»  ou le «fil», mais surtout la «nécessité».  Cette lettre divine, appelée le Mystérieux microscope, permet d’étudier l’Humanité dans sa complexité infinie et l’Homme dans toute sa richesse, puis qu’elle contient tous les trésors de l’Univers.  En elle, l’homme trouve son centre entre le cœur et la tête, résumant l’Univers.   LAMED LAMED-1Elle évoque l’Esprit qui se dégage de la Matière par le renoncement et elle sert de fil au candidat qui traverse le Labyrinthe pour lui éviter de se perdre.  Elle contient le programme initiatique et l’aiguillon qui stimule à l’évolution.  Elle exprime la relativité des choses et l’Idéal incompris du vulgaire.  Elle cache la corne d’abondance.  «Lamed» constitue l’Autorité divine qui enseigne et libère, qui fait avancer, qui montre la voie, qui éclaire le but.  Mais comme cycle de la Consommation, cette lettre désigne le Cycle parfait ou l’Accomplissement du Cycle, qui implique le Crucifiement.  Associée à la Balance, elle désigne le Guide qui apparaît sur le Chemin évolutif.  Elle révèle le point où les idées cherchent intensément à s’incarner dans le Monde, sans trop y arriver.  C’est le réceptacle qui tend à produire des formes matérielles.  Dans le Tarot, elle évoque le Pendu ou Hiram.  En elle, l’Intelligence opérative abandonne le Monde abstrait pour réaliser une œuvre dans le Monde concret, amenant une bonne charge d’erreurs à assumer, d’expériences fortes à libérer.  Elle évoque la Puissance chargée de convertir la Pensée, qui féconde la Matière, en expériences matérielles.  Force d’extériorisation, elle propulse la Pensée vers l’extérieur, la met en contact avec le Monde matériel pour qu’elle puisse se mettre d’accord avec lui.  Elle concilie ou réconcilie Dieu et l’homme.  Associée à la Pensée qui est sur le point de se réaliser, elle indique le point où les expériences physiques touchent la Terre, s’orientent vers la réalité matérielle.  «Lamed», c’est la force idéologique qui est prête à s’implanter dans une terre ferme. Elle réfère aux idées que la Nature intérieure projette vers le Monde matériel.  En elle, on atteint le moment où la raison ne se contente plus de la possession d’une vérité théorique, mais décide de l’expérimenter au-delà des purs concepts dans le domaine des choses concrètes.  Elle induit une transition dans la lumière du cycle qui se termine et dans l’ombre de celui qui commence.  Elle est dotée d’une profonde connaissance intellectuelle, mais elle témoigne d’une profonde ignorance du Monde matériel.  En tant qu’Axe vertical du Grand Chemin, cette lettre offre une voie réversible.  Car elle sert également d’aiguillon qui stimule au Retour vers la Demeure de la Lumière éternelle.  Elle enseigne la Voie qui monte vers les cimes et elle confère le courage de plonger dans le vide.  À titre de Voie de l’Amour, elle aide à aimer tous les êtres et toutes les créatures, à pardonner encore et encore, à renoncer à l’illusion de séparation.  Chez un individu, elle amène à se reconnaître comme un Enfant de l’Amour et elle favorise la découverte de sa place dans la Grande Unité.  Elle révèle la connaissance secrète qui dort dans son âme, la science sacrée qui constitue son héritage éternel.  Lamed porte l’Éclair fulgurant de la Grâce et elle attise sans relâche la Flamme de l’Amour.  Elle assiste celui qui veut se relier au plan de conscience qui lui permettra d’avancer, d’intégrer ses expériences et d’évoluer.  Elle régit la science et l’étude des lois de l’Univers.  Elle établit un lien avec le chakra coronal.  Elle aide à trouver sa place au sein du Grand Orchestre de la Vie pour jouer sa partition en harmonie avec la Grande Symphonie cosmique de l’Amour.  Elle aide à saisir les fils subtils qui se cachent derrière les apparences et elle apprend à pardonner.  Elle enseigne en quoi réside la véritable science, qui confère le pouvoir guérisseur de l’Amour.  Elle libère de la stagnation, du manque d’espoir, de la peur qui paralyse.  Au niveau ésotérique, c’est «Limmud» (le Savant) qui est associé à Shaddai (sous l’aspect de sacrifice ou de mort violente).

MEM : La treizième lettre de l’alphabet hébraïque, la dernière lettre divine avant l’apparition du ballet des lettres créatrices, liée aux nombres 40 ou 600, selon sa position dans un mot.  Il s’agit de l’hiéroglyphe de la Femme et de Saturne, initiale du Trône de Dieu ou, plus précisément, du Char de la Gloire divine, qui entraîne au sein de ce qui peut être perçu de Dieu.

Ce Plateau de sanction, illustré par la faux, contient le Pouvoir passif et  apaisant de Dieu qui aide à mûrir ou à prendre de la maturité, qui contient le sommeil et la mort, mais aussi, agent du changement, le Principe de la Renaissance, l’accession à l’Immortalité par le changement ou la Transmutation, associé au Scorpion.  Autrement dit, elle illustre la Femme cosmique qui opère de multiples réalisations et qui institue l’Immortalité par le changement, assurant la transformation ou la métamorphose permanente de tout.  Dans le Monde suprême où demeure MEM MEM-1le Juste, elle produit l’œuvre au Noir, par la mort, imposant une limite, présentée comme une étape à franchir.  Car elle constitue le Principe de la Mère éternelle, associé au mercure, en Alchimie, dont tout est issu et qui agite l’aiguillon de l’appel vers la Source, en tant que Femme éternelle, que Mère unique, que Mer première, qu’Eaux matricielles, que femme incarnée et que compagne de l’homme.  À tous les niveaux, elle agit comme la Mère tutélaire qui nourrit et distribue ses bienfaits naturels et spirituels, inculquant une poussée évolutive.  Par ses Ondes de Vie, elle se voile sous les vagues de la mer et de la vie, répandant, dans le calme, l’ardeur et la joie.  Pour la comprendre, il faut la percevoir comme Principe originel ou Cause première, de Milieu ou de Centre de mutation, et saisir les notions de provenance et de gestation ou de repli et de mort.  Cette lettre désigne le Vaste Continent où sont offerts tous les matériaux pour créer, manifester et construire.  Au niveau planétaire, on peut l’associer à la Terre elle-même, aux matériaux qui forment la réalité concrète.  Paradis intériorisé, Monde sans morale ni principes, Intelligence morte pour le Monde d’en haut, elle apparaît comme la Place Forte des désirs exaltés, comme la Ville sans loi, la Matière première avec laquelle les Mondes peuvent se former.  Car, en tant que Matière première, dotée d’une grande vigueur, qui sert pour la construction du Monde matériel, elle cristallise les désirs supérieurs de Dieu, d’une collectivité et d’un individu.  Ce Chaos abondant présente le problème ou le dilemme de la construction matérielle d’un Univers à l’image et à la ressemblance de son concepteur, fût-il le Créateur suprême ou le co-créateur humain.  Elle constitue le déploiement de la Matière première qui permet les constructions matérielles en des formes stables et fermes.  Elle fournit une abondante matière formative pour que le co-créateur ne reste pas nu.  Liée à l’analyse critique, elle force le retour dans le Vendre de la Mère pour renaître à la Vie divine, nu comme un nouveau-né.  Cette Lettre illustre la Matrice universelle de la Manifestation, celle dont tout est issu et à laquelle tout revient.  Matrice généreuse où tout renaît, Eau purificatrice qui emporte les anciens vêtements et rend digne du Trône de Toute Pureté, elle dévoile l’action de l’Esprit qui dissout les mensonges qui pèsent sur l’âme et empêchent un être de s’abandonner à l’Amour pur.  Cette Eau vive, qui descend par les cieux ouverts, réunit les Ondes d’en haut et d’en bas.  Elle agit comme une force de destruction pour tout ce qui s’oppose à l’Unité, mais elle agit comme une force de construction pour toutes les intelligences qui ont répondu à l’appel du Retour à la Source.  Elle aide à mourir pour renaître.  Pivot central ou Fléau de la Balance, elle devient l’alliée de celui qui ne craint pas de s’offrir à la Vérité telle qu’elle se présente dans l’intention de transformer tout ce qui n’est pas Lumière en lui.  Elle marque toujours un passage difficile qui force à l’approfondissement, rappelant que dans l’Idéal ou la Perfection, nulle souillure, nulle ignorance, ni nul coin d’ombre ne peuvent subsister.  Cette Eau sensible produit la Hiérophanie, car elle manifeste ce qui est transcendant.  En ésotérisme, on l’associe à «Meborah» (Le Louangé), à «Tzadkiel» et à «Jéhovah» (celui qui transforme ou donne la mort).

 

NUN ou NOUN : La lettre «N», quatorzième lettre de l’alphabet hébraïque, associée à l’Ange solaire ou au Génie humain, à l’intuition fulgurante, à l’Élixir de Vie, à la Vie universelle qui circule partout, au Scorpion (certains disent à tort au Verseau), à la réversibilité et à l’acceptation de l’homme nouveau.  Elle exprime l’harmonie des mixtes à travers les affects de la sensibilité, les appétits et les affections.  Elle produit la communication incessante entre le Ciel et la Terre et elle induit dans un voyage vers les sphères supérieures de l’Espace.  Ce Principe féminin agit comme le Gardien du Grand Œuvre alchimique qui assure le triomphe de l’Amour pur.  Il exprime la Lumière qui brille dans les profondeurs, Lucifer qui apprend la NUNpatience et la marche du temps, le mouvement de la vie, la respiration du Créateur et qui observe la descente et la remontée.  Il aide le corps à participer à la félicité des Noces cosmiques.  Allié à l’énergie d’émeraude qui est logée dans les reins, il porte l’espoir dans les royaumes inférieurs et il rétablir l’équilibre rompu.  Il fait comprendre que la Matière est Esprit divin, mais cristallisé.  Il contribue à atténuer la peur de la nuit et des forces obscures.  Il se présente comme la Serrure de la Porte de la Conscience et il indique la Voie qui peut mener jusqu’aux cimes des cieux ou dans les plus profonds abîmes.   Il offre les Clefs des cinquante Portes de Binah (la Mère divine).  Énigmatique et insaisissable, cette lettre fait peur aux êtres humains, ce qui explique tous les déboires de la femme.  Car elle porte l’énergie du changement qui bouscule les mondes d’illusion.  Elle élève celui qui est en bas, mais elle abaisse celui qui se croit tout en haut.  Elle apprend à puiser de nouvelles forces au fond de soi quand on croit toucher le fond.  Elle illustre le mouvement qui accompagne la marche du temps, comptant les heures et les rendez-vous de chaque âme.  Elle transmet la patience et les secrets du temps.  Reliée au Scorpion, elle maintient vif le souvenir que les profondeurs, en chacun de soi, ont soif de lumière, même si la forme que prend leur souffrance fait souvent peur.  Elle engendre la dualité et le vertige des extrêmes et elle atteste de l’omniprésence du libre arbitre.  Elle révèle le Poisson mâle, le Fils de l’Homme, le Sauveur, la faculté de se mouvoir dans les eaux de «Mem» qui mène à la nouvelle naissance, au passage à un nouvel état, à la résurrection.  Elle constitue la Puissance incommensurable qui règne sur la Terre et au plus profond de soi-même, le Moteur de l’évolution indispensable sur le  Sentier du Retour à la Maison originelle.  «Nun» évoque le germe ou le fruit à l’intérieur de la Matrice originelle.  Cette lettre implique la mise à l’épreuve qui permet à chacun de sonder sa faiblesse et de s’ouvrir à la grâce.  Elle fournit la consolation qui rend fort et fécond.  On l’associe avec raison au passé, à la passivité, à la négation, à la servitude et au besoin.  C’est l’énergie qui active le mouvement dans l’intériorisation pour permettre l’approfondissement.  Elle promet la vie après la vie.  Elle couvre tout être produit et l’existence individuelle.  Elle explique l’initiative humaine, versatile et réversible, comme dans le Verseau.  Elle engendre la plus grande cristallisation, celle du monde concret ou de la réalité, en concrétisant l’Idée divine dans un Rêve pétrifié.  Force cristallisante par excellence, qui fractionne et sépare tout, elle engendre le fractionnement en unités de la matière première.  Elle exprime les ténèbres qui cache la Vérité, l’obscurité où se retrouve intériorisé tout l’Ordre divin.  Elle peut fournir la solution à tout problème évolutif.  Elle désigne le Successeur qui invite à poursuivre uniquement les objectifs matériels auxquels on peut donner une vie à profusion, pleine de beauté.  Elle offre une situation de plénitude individuelle et elle propose le rêve d’une félicité éternelle.  Elle rappelle le danger de se perdre, ébloui par l’étonnante beauté du Monde, si on ne capte pas la Lumière d’en haut.  Car, par la force d’individualisation dans la prison matérielle, qui devient une prison dorée, bien des âmes aboutissent au naufrage.  Mais, en revanche, c’est l’endroit où on apprend tout ce qui est possible d’apprendre sur le monde.  Ésotériquement, Nun est associé à Nora (le Redoutable), à Raphaël, l’Intelligence guérisseuse du Soleil, à Emmanuel, le Dieu avec nous, à l’initiative humaine qui peut engendrer une réversibilité intime ou un retournement de conscience.

SAMECK ou SAMEKH : Lettre de l’alphabet hébreux correspondant à la lettre «S», aux sons «SC» ou «SH» et au nombre 60.  Hiéroglyphe du serpent, elle exprime «Geburah» (Mars), le Grand Pan ou le Guerrier, le Rénovateur, la Justice immanente exprimée par la Causalité, parfois la Clémence ou la Fatalité, selon les qualités du cœur de chacun.  Elle correspond au dédoublement du cercle qui engendre une ondulation et l’Activité infinie.  Liée à l’Esprit universel, l’Esprit en  manifestation, la Force universelle qui agit dans la Dualité, elle est associée à SAMECK-1 SAMECK-2l’arbre ou à l’appui, à ce qui tient fermement en place, soutient, affermit.  Elle figure l’Ouroboros, le Mouvement circulaire, qui exprime l’Éternité et la Sagesse.  Elle contient l’aide du Ciel qui permet de retourner Face à face avec Dieu et il couvre le secret et la Tradition, comprenant un sens d’épreuve, de principe égoïque de l’Individualité, de vie psychique et fatale, de mouvement perpétuel d’une paire d’opposés, de grand agent magique, de principe de l’Évolution et de l’Involution.   Elle démontre l’être emprisonné par la Limite, qui, pour se réaliser, doit terrasser le Démon astral de l’ignorance engendrée par les passions et l’attraction matérielle, après avoir épuisé la trajectoire qui va de l’affect au désir, en passant par l’attraction, mais qui aboutit dans l’aspiration, la motivation à évoluer.  En elle, la force et la résistance s’affirment par le mouvement qui peut être dirigé vers l’individuel (involution) ou l’universel (évolution).

Pour réhabiliter l’influence de Mars, ajoutons que cette lettre évoque la Puissance de Compassion ou de Miséricorde qui aide à vivre dans tous ses corps la Conscience souveraine de l’Unité.  Elle constitue le seul Foyer de sécurité absolue qui recèle le secret des triangles entrelacés.  Elle révèle le Soutien divin qui peut tout, ne connaissant pas d’impossible.  Elle exprime l’Amour infini, distribuée par le Soleil, l’Astre divin situé au-delà du vortex ascendant, qui confère le Bouclier invincible né de la conscience de l’unité des contraires.  Il s’agit ici de la forme de l’Amour qui soutient ceux qui vacillent, l’appui inébranlable et sûr pour celui qui hésite, le havre qui régénère le malade, l’accueil des âmes de bon vouloir.  Elle produit la rencontre du fils prodigue avec son Père-Mère, qui lui restitue son héritage.  Voilà la Grâce divine qui transcende les lois et qui, dès qu’une main se tend, offre une voie, sans rien demander en retour.  Par cette main tendue vers les enfants de la Terre, elle exprime la proximité, l’intimité et la disponibilité de Dieu.  Reliée au Sagittaire, elle unit le noir corbeau et la blanche colombe et elle engendre l’Arc-en-ciel qui donne le signe de l’Alliance sur la Terre rénovée.  Elle agit conformément à la sincérité du cœur de chacun, pouvant offrir un havre de paix ou un oasis de sécurité.  Elle fournit le repos nécessaire, à point nommé, pour que l’âme refasse ses forces et elle dispense le baume qui apaise les souffrances.  Elle rappelle l’immensité de l’Amour qui descend sur toutes les créatures en permanence.

Au plan ésotérique, elle révèle «Samok» (Celui qui soutient) et «Michaël», l’Archange de la Protection, le Gardien de la Conscience christique.

 

AYN ou AYIN : Dans la Cabale, le «Néant» ou le «Zéro», l’Inconcevable soustrait à toute possibilité de perception qui n’en révèle pas moins la  Plénitude de l’Absolu.  Lettre de l’alphabet hébreu.  Par Néant, il faut ici entendre Ce qui n’est pas encore et ne peut pas se connaître par manque d’expérience ou Ce qui sait de façon conceptuelle, mais non de façon expérimentale.  Mais c’est la Réalité unique qui sait Tout-ce-qui-est et qui sait qu’il n’existe rien d’autre que lui.  Il s’agit de l’Énergie pure non manifestée et non révélée, donc inconnue.  Car, à la Genèse AYN AIN-1ou au Début, Tout-ce-qui-est se divisa, devenant, en un seul et merveilleux instant, ce qui est ceci et ce qui est cela.  Pour la première fois, ce qui est ceci et ce qui est cela pouvait exister séparément, mais simultanément, de même que ce qui n’était ni l’un ni l’autre.

Il s’agit de l’Œil de Dieu ou de la Source de l’Émanation dont le regard traverse l’âme et la dénude.  Associé au Capricorne, il connaît le Nom secret de toute chose.  Cette Source de Vie éternelle distille l’Eau pure et elle engendre la Spirale qui permet l’ascension de tout être.  Elle étanche pour toujours la soif des déserts intérieurs.  Elle garde la pensée au service de l’Unité.  Elle ouvre les yeux à la Réalité de la Vie au-delà des apparences, démasquant les mirages, les illusions et les apparences.  Elle porte en soi la Connaissance sublime du Vivant.  Elle émet un rayonnement d’un bleu profond qui sert de baume bienfaisant.  Elle régénère et sert de Porte vers un autre monde.  Elle éveille la conscience et dynamise le troisième œil.  Porte de la Connaissance, elle contient les réponses à toutes les questions qu’un être peut se poser tout au long de sa quête.  Au cœur de Daat, elle agit comme l’Épouse première du Roi.  En somme, elle contient le «Kabhalah», le Grand Livre vivant qui contient toutes les connaissances et qui révèle comment restaurer le Jardin merveilleux au cœur du désert par l’usage droit de son épée (le Verbe divin).  Elle confère la vision de la Vérité dans le renoncement et le sacrifice.  Elle appelle à l’action créatrice.  Voilà le Gardien qui regarde et qui surveille ce qu’il protège, sa propriété et son patrimoine.

Dans la vision de l’être incarné, Ayin évoque le retour à l’élément primordial, l’Eau, après un cycle d’expériences.  Il marque le début d’un nouveau cycle en tant que force qui commence par détruire en douceur les valeurs matérielles sur lesquelles l’individu avait bâti sa vie pour sonder son for intérieur et construire un monde nouveau.  On associe ce phénomène à la catastrophe de la Maison-Dieu ou de la Tour fulminée, qui évoque le renoncement à tout ce qui n’est pas conforme à la Loi, à tout ce qui ne colle pas avec la Nature de l’Univers et l’Essence de Dieu.  Cette Force sublime se charge d’incorporer dans l’âme la quintessence des expériences obtenues dans les quatre cycles élémentaux qui finissent par le «Samek».  Elle amène à agir conformément aux Principes divins et aux valeurs spirituelles qui la représentent sur terre.  Elle indique le Chemin de la Sagesse et de la Plénitude intérieure.  En tant que Clé du Retour à l’Unité, elle représente le Nouveau Monde auquel l’individu accède chargé des expériences recueillies dans un long passage sur une planète.  Elle fournit les instruments adéquats et efficaces pour former dans les sentiments (Monde de la Création) le mandat reçu par la Source.  Exigeant l’humilité, elle construit et détruit au niveau des Créations, stimulant à entreprendre sa quête de la connaissance, donc sa quête évolutive, dans le dénuement.

PHE ou PE : Dix-septième lettre de l’alphabet hébraïque, associée au Son primordial, plus précisément à la Puissance du Son, à la Bouche de l’Éternel d’où jaillit le Feu qui doPHE-2nne la Vie, donc à la Nature immortelle et une dans sa diversité et à la Fécondité éternelle, d’un rayonnement orangé qui la relie encore au Capricorne et à Vénus.  Elle transcrit le son ph ou f et, selon sa position, elle donne le nombre 80 ou 800. Elle traduit l’hiéroglyphe de la bouche et de la langue pour illustre le Verbe sacré qui anima les Mondes à l’aube de l’Émanation et qui vitalise PHEtout langage, véhicule de la pensée.  Elle fournit l’Épée de Lumière en conscience, la Magie de la Parole, purifiant le psychisme.  Elle entraîne dans une forêt profonde où on peut parler aux animaux et communier avec les plantes pour recevoir leurs fruits en abondance.  Mais elle mène à un vaste désert, celui de la deuxième tentation, où le pécheur honteux se présente tête baissée et se prépare à lancer le cri de libération.  Elle nourrit la Terr

 Ésotériquement, on la relie à «Phodeh» (le Libérateur, gage d’espérance et d’immortalité) et à «Phalet».  

TSADE ou TSADDE : Dix-huitième lettre de l’alphabet hébreu, correspondant au son «TS», de nombre 90 ou 900, hiéroglyphe du toit ou de l’hameçon (crochet) par laquelle le Pêcheur divin attrape le poisson.  Associée à la Lune, au crépuscule et à l’ombre, aux Mystères, au Cancer, à Maya et au reflet, à la déception, elle procède à la distribution hiérarchique de la Lumière.  Il s’agit donc d’une lettre froide, mais féconde, liée à l’eau et aux cycles lunaires et au règne de l’imagination, qui sert de centre de communication avec les Mondes parallèles.  Aussi apparentée à Mercure, elle figure le Tout et elle comporte les sens de dogme, d’occultisme, de magie, de mystères, d’ésotérisme, de secrets initiatiques et elle figure la troiTSADE-1sième TSADEtentation qui ouvre sur la solution, le but, éclairant la frontière à franchir.

Ici, on découvre le Soleil couronné et la Justice invulnérable.  Lettre de l’Androgyne primordial, elle évoque la splendeur de l’union totale (corps, âme et Esprit) et elle peut conduire à la Terre promise.  En fait, selon le sexe, elle révèle la Femme ou l’Homme cosmique d’un sujet.  Image de l’union subtile de l’eau et du feu, son énergie a engendré l’ère du Verseau.  Illustrant le Bras divin, elle exprime la grâce du Consolateur qui amène à renaître.  Elle parle de germe, d’enfantement, d’étroitesse et d’aridité, et elle peut devenir la croix ou l’Arbre de Vie.  Provenant du Monde de la Formation, elle agit sur les sentiments.  Autrement dit, par elle les sentiments retrouvent une forme, soumise à un moule déterminé.  Ésotériquement, elle répond à l’énergie de Tharsis et elle évoque «Tzedek», le Juste.

KOPH : Lettre hébraïque qui correspond à notre «Q» ou à la diphtongue dure «CH» et au nombre 100.  Hiéroglyphe de la nuque et de hache, utilisée pour se protéger ou se défendre, elle désigne la Pierre philosophale ou l’Or philosophal, la Cité sainte ou la Lumière sainte.  Elle désigne la première affirmation de la Volonté et de la Personnalité dans l’être.  Elle évoque le disciple qui explore tous les Mystères de l’Univers pour en découvrir les trésors cachés, pour en comprendre la nature profonde.  C’est la Vérité qui fournit la véritable connaissance de soi.  KOPH KOPH-1Lettre de Force, elle éclaire le cycle solaire, le Soleil qui agit dans la Matière, et la vie.  On la relie à l’esprit  d’enfance, à la félicité du Paradis retrouvé,  à l’ambivalence mortalité et immortalité (propriété des Gémeaux).  Cette lettre identifie un besoin d’agir en pionnier et d’ouvrir une voie aux hommes.  C’est le Soleil de Minuit, rempli de force et de majesté, qui réchauffe ses nuits : l’Amour incommensurable qui ne craint pas de descendre dans les profondeurs.  C’est le Sage ou le Singe, donc le crible, qui trie les paroles et les actions, qui distille la sagesse soutenant la décision, la sagesse issue de la ruse et de l’esprit avisé du singe, gage de justesse, d’équilibre et de subtilité.  Il lance une corde dans le puits de solitude et il tend la main aux âmes en détresse.  Il susurre les paroles de vie au dormeur, parlant souvent par ses rêves.  Il indique le Chemin par lequel la Lumière peut descendre aux confins de l’obscurité.  Il présente les bonnes gens vers qui un individu se projette pour trouver un modèle à ses actions.  Il suscite la tendance à bien agir dans le sens des lois.  Il apaise la colère de Dieu.  Il offre des qualités physiques et des valeurs morales stables.  Symbole de compassion, il donne le gage de la Promesse christique que toutes les âmes emmurées dans les demeures ténébreuses retrouveraient un jour la chaleur de la Lumière.  Son énergie créa le signe des Poissons.  Il dévoile les organes féminins empreints de mystère.  Il n’y a pas de lieu sombre où il ne puisse se rendre.  Il éclaire les méandres du labyrinthe intérieur de son rayonnement violet.  On notera qu’il s’agit de la seule lettre qui descend sous la ligne d’écriture.  Elle contient un pouvoir régénérateur.  Alliée précieuse de celui qui comprend et vit la beauté de l’Alchimie spirituelle, elle révèle la conscience de l’Unique, une conscience qui englobe tout ce qui existe, même dans les ténèbres les plus opaques.  Elle donne le regard qui sait voir, en tout, la présence de la Lumière au-delà des apparences ou des illusions.  Elle amène à faire de sa quête d’idéal l’essentiel de son existence, à toujours agir avec sincérité, à éviter de craindre la vérité telle qu’elle se présente à soi.  Elle illustre l’union des contraires apparents, surtout l’unité des hommes entre eux dans une grande Âme unique.  Elle aide à responsabiliser et à solidariser.  Elle confère la conscience d’être un serviteur dans un Plan qui dépasse l’entendement personnel.  On écrit aussi «Coph» et »Qof».

 

RESCH ou REISH : La vingtième lettre de l’alphabet hébraïque, associé au nombre 200, un hiéroglyphe figurant la tête, ce qui en fait le Principe directeur de la pensée.  Illustrant le Grand Arcane de la Vie éternelle et révélant la Voie du service humanitaire, elle implique la reconnaissance de tout, engendrant la nécessité du dépouillement de ce qui est désuet et anachronique et de ce qui gonfle l’ego.  On l’appelle l’Ange du Jugement, associé aux Poissons, qui sonne le réveil et provoque le renouvellement et la renaissance (deuxième naissance) par un changement de position.  On notera que cette lettre ne doit pas commencer les mots règle, règlement, régularité, rigueur et royauté inutilement, puisque, liée au Père, l’Énergie active et dynamique, la Manifestation en perpétuel devenir dans les Espaces infinis, elle comporte l’autorité.  Associée à la Domination du Verbe, elle présente le Principe unique comme une RESCH RESCH-1réalité importante, voire comme la réalité principale.  Elle démontre la Matière qui se purifie et se raréfie dans le creuset alchimique, produisant le dégagement des liens matériels et des blocages psychiques et permettant la naissance à la Vie spirituelle et le Retour au Monde divin.  Elle met un terme à la résistance à la vie.  Par son rayonnement d’émeraude, un rayonnement empreint de simplicité, mais rempli de douceur et de force royale, cette lettre dévoile le Chemin de la Pauvreté, la Voie du Renoncement intérieur, le Sentier qui force à abandonner le poids de l’orgueil, la tyrannie du mental, pour ouvrir, par l’amour, à la liberté suprême.  En elle, l’amour cesse d’être une émanation pour devenir une réalité solide ou tangible.  Elle libère des lourdes chaînes qui retiennent à soi-même, amenant à vivre la liberté idéale.  Elle apprend à dire avec dévotion : Que ta Volonté soit faite et non la mienne!  Elle apprend à vivre dans la conscience que tout vient de Dieu et que nul n’est propriétaire de quoi que ce soit, qu’il n’est que le régent de ce qu’il détient.  Elle apprend également à renoncer au contrôle et à avancer sans repères, dépourvu d’éléments qui rassurent, afin de développer la confiance en son âme.  Elle confère la conscience du don total à la Lumière spirituelle qui permet d’unir les influences de Tau et de Shin en son axe central.  Elle constitue le bâton de marche qui évite qu’on dévie sur le Chemin de la Vérité.  Cette lettre remplit la tête de lumière, clarifiant l’intelligence, remplissant le cœur d’amour et de sérénité, rendant l’être léger comme l’air.  Elle comporte la joyeuse allégresse de celui qui est rempli de la force de son âme.  Elle amène à louer le Seigneur à chaque instant, prévenant de la tentation de faire dévier au service de ses intérêts ce qui n’appartient qu’à la Lumière céleste.  Son énergie a engendré Mercure, le Messager divin, le Mage et le Maître de la communication et du domaine mental.  Justement, le aide à moins se fier au mental pour permettre une ouverture à un autre niveau de compréhension, celui de l’entendement divin.  Ainsi, elle porte éviter le jugement pour s’en remettre, en toute circonstance, à un interrogatoire de son âme, de manière à s’extraire des spéculations et à avancer dans une conscience de lumière et de vérité.  Impliquant une idée de fécondité et de direction à donner, elle libère la conscience de la cécité en soulevant le Voile de l’oubli.  Il faut dire qu’elle constitue un condensé de lumière capable de dissiper la plus tenace des obscurités.  Associée au royaume des animaux, elle invite à accueille chaque jour le Soleil et la Lumière avec reconnaissance.   Liée à la naissance du Fils de Dieu, cette lettre illustre l’avènement du Sauveur du Monde.  Car elle porte la Graine vivante de la Loi divine et de la spiritualité agissante qui mène à la Connaissance.  En elle tombe du Ciel la graine de la spiritualité avec laquelle l’individu peut transformer sa vie, découvrant des horizons que, jusque là, il n’avait pas pu observer.  Associée au Monde de la Formation, donc à ce qui est en haut, au Lieu des trésors, elle préside à la naissance de la spiritualité consciente dans l’être humain, lui donnant la possibilité d’agir d’une façon plus élevée que les autres.  Elle lui offre donc l’occasion de s’élire.  Elle induit dans l’action, mais à un niveau d’exaltation qui confine à l’héroïsme.  Elle se présente comme un sanctuaire ou un refuge contre la jalousie et l’inimitié, engendrant des circonstances qui immunisent contre les ennemis.  Par elle, la sagesse divine s’intériorise dans la pensée et pousse à prêcher par l’exemple.  Ésotériquement régie par «Raphaël», liée à «Rodeh» (Celui qui commande), elle instille les énergies du renouveau et elle incline vers la reconnaissance.

 

ZAIN, ZAYIN ou AYIN : La lettre hébraïque associée aux sons «Z» et «Dz» et au nombre sept, le nombre complet de la Cabale, un hiéroglyphe de l’épée ou de la flèche.  Mais on peut se demander si ce hiéroglyphe n’exprime pas plutôt un dard, une épine, une arme, un sabre, un poignard, un bras ou un sexe.   Cette lettre divine fournit la Clef céleste qui ouvre toute ce qui est fermé, jusqu’au sein stérile, au tombeau et à la Porte de l’Enfer, soit la Clef du  Souvenir sacré, celui de la Résurrection, la Clef d’or du Souvenir qui ouvre la Porte du Septième JZAINour.  Elle symbolise la libération, la délivrance, le salut ou l’Émancipation suprême.  Accolée au ballet de la Création, elle illustre le Pouvoir manifesté en mouvement giratoire et la  Volonté qui gouverne les deux courants de l’Énergie unique.  Ainsi, elle connaît les réalités opposées, d’où elle peut autant parler de splendeur divine que de conflit et de guerre.  On parle ici de l’image d’une guerre reliée aux souvenirs et menée dans une quête de justice.  Mais elle n’en reste pas moins ce Sommet aveuglant où Dieu trône dans son Royaume et domine la marche du Monde.  Elle constitue la Lumière spirituelle qui accorde sa protection et qui libère ou dégage rapidement.  Elle révèle l’union intime de l’Esprit et de la Forme et elle établit l’empire de l’intelligence et de la sagesse sur tous les éléments.  Reliée au signe du Sagittaire et au Chariot du Tarot, elle exprime l’Esprit de Vérité et elle confère le commandement sur soi appelé la maîtrise.  À ce titre, elle confère une intuition sûre de ce qui est vrai et véridique.

Parce qu’elle est associée au Septénaire sacré, cette lettre exprime la Plénitude et l’élan qui y conduit.  Par son rayonnement intense, elle révèle la Puissance qui lève les anathèmes.  Elle préside au Rayon de la Magie blanche dans le respect du libre arbitre.  Puissance du Septième Rayon, elle délivre des scories laissées par le long processus de l’Alchimie.  C’est l’Épée de Lumière qui garde la Voie qui mène à l’Arbre de Vie, comme c’est le couteau tranchant de la circoncision.  Elle élimine la loi du Talion en effaçant les vieilles mémoires et en dissolvant ce qui interdit le bonheur.  Elle fait tomber le manteau noir de l’oubli de la Source et elle illumine le Temple vivant.  Elle libère l’œil unique de ses écailles, aidant le Roi à retrouver son Royaume.  C’est la Voix qui amène à se poser mille questions, qui réveille en pleine nuit, après avoir ébranlé les certitudes.  Elle attise la nostalgie qui motive les premiers pas sur la Voie royale.  Essence d’Ayin, elle peut devenir la lance qui perce le flanc ou le fléau de la balance qui indique la Voie du milieu.  Ainsi, elle se relie également, de façon privilégiée, aux Gémeaux.  Elle régit sur l’Amour pur, qui éveille à l’altruisme désintéressé, et elle fait traverser toutes les étapes qui libèrent des sentiments.  Elle donne tout ce qu’elle reçoit sans rien retenir, répandant et diffusant entièrement tout pour rendre débordant.  On peut lui trouver une connotation de force, d’aide, de semence, de rayonnement, de pureté, de déplacement, de départ, de séparation.

Ésotériquement, on relie cette lettre à l’or pur et au rayonnement violet.  Elle exprime «Wezat», le Triomphe et la Justice et elle appelle «Zakaï», le Pur, pour protéger la propriété et forcer la victoire.  On la relie à «Zaïmel».

 

SHIN, SEIN ou SHEIN : Lettre hébraïque sans nombre (pourtant accolée au nombre 300), exprimant les sons «SC» ou «SH», qui figure une dent, une flèche ou une pointe de rocher, exprimant l’expansion cosmique à partir du cœur des fondations.  Elle parle du soufre, de la tête, de la conscience, de la volonté et du père.  Associé au Tout-puissant et à l’union des aspects de la polarité, il évoque la vérité et il donne le signe de vérité des patriarches et l’achèvement e la création dans l’Univers.  Ainsi, il se relie au masque, à l’acte défini, à l’aveuglement et à la fatalité, établissant un lien avec le Fou du Tarot, la Matière abandonnée à elle-même, la Sphère de Saturne et le Taureau, régissant le Royaume des végétaux.  Il identifie le Verbe en shin-2action dans l’Univers, le Moteur du Tourbillon universel, la Raison de l’Univers, dans le sens de Paradis et de Perfection, pour ceux qui prennent la Porte de la Réintégration, SHINmais dans le sens de Matière qui emprisonne, pour les autres.  Le Shin est lié à l’Ego divin ou à l’Étincelle divine qui sert de Point de rencontre de la Nature supérieure et de la Nature inférieure (Macrocosme et Microcosme).  Elle révèle que tout est en haut comme en bas, mais de façon inversée.  Ici, l’Ego spirituel et ses véhicules se fondent dans un seul élan évolutif pour permettre des réalisations extraordinaires, voire une expression démesurée.  Lettre des Sublimes Hauteurs, elle accorde le pardon des péchés, à l’heure providentielle, aidant la personnalité mortelle à s’élever dans un monde supérieur.  Elle incline au détachement et au lâcher prise par rapport aux choses matérielles pour élever la conscience.  Agent du miracle, signe de l’action juste, il assure que la Nature divine et la nature humaine agissent en accord.  Elle sert de creuset purificateur qui permet de faire sortir ce qui est juste, ne retenant que ce qui est agréable, joyeux et heureux.  Donc, en elle, Dieu et l’Homme se donnent la main, ce qui permet à ce dernier de contempler les choses divines et de découvrir les mystères de la sagesse.  Cette lettre créatrice, symbole de dignité, de bonté et de vérité qui marque le couronnement du Grand Œuvre, peut être spoliée par les faussaires.  Elle contient l’initiale du Nom divin par excellence qui préside sur le Monde à quatre dimensions et qui assure le triomphe de l’esprit humain sur la Matière.  Elle pose l’Homme comme le chef-d’œuvre de la Création.  Elle constitue le Feu d’Amour (de l’Amour créateur), le Prince du Feu, la Main de la Grâce, la Gloire du Seigneur, le Feu dévorant au sommet de la Montagne sacrée (le Buisson ardent).  Elle exprime la Puissance dynamique indispensable à la Vie, présente partout.  Elle donne une promesse de bonheur au détour du chemin et elle propose un nouveau choix dont on ne saisit pas le sens à prime abord.  Elle se donne au libre arbitre de l’homme incarné.  Elle accroît l’assurance.  Elle demande comment un sujet utilise l’héritage sacré du Feu spirituel.  On peut lui offrir les vieux mentaux qui pèsent sur l’âme, dans la mesure où on s’en sert pour unir au lieu de séparer.  Elle enseigne l’équilibre des trois piliers dans la conscience du Feu unique.  Elle dispose à choisir la Paix de la Lumière éternelle.            En fait, cette lettre invite à se dépouiller de ses vêtements et à s’avancer nu, pour être purifié et régénéré, ce qui permet d’échapper à la souffrance.  Elle promet les noces mystiques.  Elle révèle le mystère de la Trinité suprême qui porte la Création.  Liée au Principe du Fils, elle exprime le contenu du Vase.  Elle exprime la Force de Vie qui coule dans les Univers, l’Amour absolu qui règne sur tout ce qui vit.  Servant de Nourriture suprême, comme Sans de Lumière et Pain de Vie, elle règne dans sa gloire au plus haut des Cieux, mais elle reste voilée au cœur de la matière tant que le regard de l’homme ne l’a pas révélée et délivrée du tombeau.  Elle éclaire la marche de l’homme, le responsabilisant et ranimant sans cesse son espoir.  Elle désigne la Colonne de Feu qui illumine la nuit.  Surtout liée au Pilier droit de la Grâce ou de la Miséricorde, elle dynamise, exprimant l’échange et le mouvement.  Elle forme la volonté d’écouter son âme et de se mettre en chemin sur la Voie évolutive.  Ésotériquement, on la relie à «Shaddai» (le Tout–puissant) et à «Samaël», l’Agent de l’expiation.

 

TAV : Vingt et unième lettre de l’alphabet hébraïque qui correspond aux phonèmes ou sons «TH» ou «TB», de nombre 400, hiéroglyphe du thorax.  Comme elle vaut trois fois sept, elle exprime l’Absolu, la Perfection de l’œuvre, la Maîtresse des choses et des événements, fournissant le résumé de toute la Science universelle, la synthèse réalisée par l’Être, le Dieu-homme, parfois appelé l’Homme universel ou le Surhomme, en tant que Transpositeur radiant.   Associée au Scorpion, le Monstre marin, correspondant à l’apparition de l’Énergie, elle distille les Essences sublimes, inspirant des œuvres vraiment utiles.  Parce qu’elle évoque la cristallisation définitive au-delà de laquelle rien ne peut exister, elle figure le Microcosme, régissant le Royaume des Minéraux, et elle  agit comme destructrice de la limite.  Cette lettre constitue le symbole de l’Infini, mais aussi de l’Homme parce qu’elle désigne la fin de tout ce qui existe, de même que l’Homme exprime la fin et la perfection de la Création. tav-3images

Fondement de la spiritualité, cette lettre suppose un point de rencontre entre l’Homme et sa Nature divine, donnant la connaissance des secrets de l’Univers et imposant la nécessité d’en témoigner par la pratique de la Magie blanche.  Renfermant tout ce qui est possible, même les impossibles apparents, elle amène à vouloir tout, le maximum ou la perfection, conçu comme une tranche du Pouvoir divin, un morceau du Cosmos, qui n’est plus de ce monde et à se mouvoir à l’extrême limite du possible.  Elle illustre l’extrême aboutissement de la Forme marquant la limite au-delà de laquelle nul ne peut agir.  En elle la spiritualité est comprise comme le stade où la Nature spirituelle de l’Homme, parfaitement mêlée à sa Nature matérielle, agit et organise le Monde en accord avec ses principes.

Lettre créatrice, celle qui marque de son emblème, au front, les hommes fidèles, elle exprime l’Énergie dynamique, active et pondérée du Père, donc le Pouvoir pur et le Pouvoir curatif.  Elle instille cette folie divine de la foi et de l’espérance et qui amène l’aspiration à gouverner les pulsions, ouvrant le chemin vers le destin individuel.  À titre de Zéro ou de Point de vacuité et de neutralité, elle mène à la Sagesse suprême après avoir orchestré la Dernière Sédition de l’ego.  Alors, elle démontre la puissance de la mutation par la croix, soit la possibilité de vaincre la mort par le sacrifie, permettant d’atteindre le cœur des choses et de renaître transfiguré.  Elle illustre le Serpent fixé à un pieu, donc obligé de sublimer ses énergies matérielles et sexuelles.  C’est le gibet qui apporte la mort de ce qui ne peut survivre dans la Réalité nouvelle.

Cette lettre couvre l’Univers tout entier incluant son Créateur.  Elle engendre la célébration qui induit dans l’Harmonie universelle.  Par référence à la spiritualité bouddhiste, elle correspond à la Croix qui évoque le bruit des Grandes Eaux «Om mani padme hum».  On peut même l’associer à la Voie du Tao de Chine, puisqu’elle réconcilie les deux aspects polaires de la Grande Ronde cosmique, l’Alpha et l’Omega, qui s’expriment par le 11 :11.  Si on l’observe bien, on réalise qu’elle constitue le Signe des contradictions ou l’Union des contraires apparents.  Elle participe aux idées d’accomplissement infini établissant un lien avec les notions de vérité, de fondement, de bien et de tour.  Elle opère la synthèse de l’Esprit et de la Matière, de l’Esprit qui accepte de s’incarner afin de transcender la Matière et l’Humanité entière, ce qui est illustré par le rencontre du trait horizontal et du trait vertical.  Elle éclaire l’Équilibre qui résulte de l’Union du Principe actif et du Principe passif.

Ésotériquement, cette lettre, qui forme une toiture, est associée à la Hiérarchie, au concept de l’Initié, au Grand Nombre Magique (le 9), au Lion et à Neptune.  On la relie à Yesod (le Fondement, qui peut donner «Jesos»;  à «Tehor» (Le Net ou le Propre), Source de la Prudence;  et à «Thetatia».  Dernière des Grandes Puissances, elle marque le début du pèlerinage de retour vers la Source.  Car elle a créé la Lune, l’astre qui éclaire, pendant la nuit, la surface de la  Terre.  Elle dévoile l’Étoile immaculée, au rayonnement bleu indigo, qui apparaît au désespéré un soir de nuit sans Lune.  Associée à la Rigueur, elle apparaît dans le ciel intérieur d’un être pour signifier que son âme s’éveille enfin à une quête plus consciente de son Être total.  C’est l’Étoile de Vérité, semblable au Phénix, qui pose au Voyageur sur le Fil de la Vie la grande question qui amorce son cheminement spirituel.  Elle constitue la Passage incontournable pour celui qui veut recevoir l’enseignement des Grandes Lettres.  Elle enseigne la manière de réintégrer la Source originelle, toujours pure, par le détachement des désirs multiples qui écartent de la Lumière vraie.  Elle remplit d’ardeur et de courage, stimulant le libre arbitre à se soumettre à la quête qui amène à devenir, avant tout, amoureux de la Vérité, dans la loyauté, mais surtout dans la sincérité vis-à-vis de soi-même.

Reliée au cycle des morts et des renaissances, cette lettre exige que le candidat meure à tout ce qu’il était pour renaître dans un Nouveau Monde.  C’est la première lettre, Gardienne du Seuil de la Voie des Initiés, qui se présente à lui lorsqu’il se retrouve au pied de l’Échelle cosmique.  Elle l’invite à suivre le Sentier qui mène à la vraie vie dans l’intransigeance à l’égard de lui-même, en restant à l’écoute constante de son âme, sans se juger, pour apprendre à cheminer dans la joie.  Elle appelle à quitter les chaînes de l’esclavage du paradis artificiel.  Elle rappelle les grands rendez-vous qu’il s’est lui-même donnés à lui-même avant même de s’incarner.  Exigeante, elle l’amène à se remettre en question, bousculant les mondes d’illusion qu’il a édifiés depuis si longtemps, de vie en vie.  Mais elle éveille également en lui le courage d’accepter de contempler et de comprendre tout son univers intérieur en acceptant de reconnaître la beauté de son Soleil intérieur.  Elle l’amène à discerner la face sombre de son être, les souffrances et de les faiblesses qui, fondées sur l’orgueil qui porte à s’accrocher désespérément aux valeurs concrètes, d’apparence sécurisante, le retiennent dans le malheur.  Elle présente l’exigence de la vérité pour évoluer, ce qui impose d’abord d’être authentique ou vrai avec soi-même.  Implacable, elle secoue les voiles de l’inertie, révélant les mensonges qui font souffrir et répriment les élans de l’âme.  Elle aide à mourir à soi-même pour renaître à la Réalité divine, une transition qui implique la mise à sa place de l’ego, la dissolution des illusions, fondement des limitations humaines apparentes, induisant dans le passage obligatoire vers la Vie divine qui, seule, peut combler un être.

Dans les temps anciens, les gens illettrés utilisaient ce signe ou cette marque, la lettre la plus simple de l’alphabet, pour parapher un document, ce qui a donné naissance au recours à la croix, en pareille circonstance, dans nos cultures.

© 2010-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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