LE SYMBOLISME DE DIVERS ÉDIFICES COMMUNS

Les édifices, constructions en grandeur et en hauteur de l’homme, évoquent diversement son besoin de se mettre à l’abri des intempéries, de se regrouper en cellule familiale, de s’entourer de beauté, de se situer en société, de se rapprocher de ses semblables, d’honorer ses dieux et ses héros ou de se surpasser jusqu’à atteindre le Ciel.  Ils témoignent de son infinie créativité dans sa volonté d’inventer et de constamment se remettre en question pour trouver de nouvelles techniques et développer de nouvelles compétences.  

 

AÉRODROME ou AÉROPORT : Ce terrain, pourvu des installations et des équipements nécessaires pour l’entretien, le décollage et l’atterrissage des aéronefs, indique généralement qu’on veut prendre son envol ou voler de ses propres ailes.   On désire accéder à sa liberté;  prendre un nouveau départ dans la vie;  donner libre cours à son inspiration;  agrandir sa vision aerôport    ou son idéal;  fuir la banalité, la monotonie ou la routine du quotidien;  explorer d’autres horizons ou s’ouvrir à d’autres cultures.  On est rempli d’ambition ou d’idéal.  Un projet est sur le point de décoller.  Désire-t-on échapper à la médiocrité de son milieu;  explorer une nouvelle voie intérieure;  mieux se concentrer sur ses buts personnels; découvrir des perspectives différentes; changer d’orientation;  transformer ses projets ou son orientation de vie;  se perdre dans l’anonymat de la foule?  Le désir de s’élever dans les airs témoigne toujours d’une quête pour dominer sa situation ou parvenir à plus d’harmonie dans sa vie.

 

AÉROGARE : L’ensemble des bâtiments d’un aéroport réservés aux passagers et aux marchandises éclaire probablement un contexte assez rapproché de celui de l’aéroport.

 

AMBASSADE : Ce bâtiment qui abrite, dans un pays hôte, le personnel diplomatique et les services connexes d’un pays étranger,  doit dévoiler des intérêts politiques, au sens propre de l’organisation et de l’exercice du pouvoir dans un État, une institution ou une communauté.   Ce lieu, qui implique l’immunité absolue, évoque le recours à la diplomatie qui, souvent, en rêve, suggère une part de dissimulation, de ruse, de manipulation, de chantage subtil ou voilé.  Il éclaire souvent l’intervention d’un intermédiaire rempli de tact et de compétence.

 

ANIMALERIE : Ce magasin spécialisé dans la vente d’animaux de compagnie et de produits annexes réfère aux responsabilités qu’on assume et aux qualités qu’on veut intégrer ou aux défauts qu’on veut comprendre.  Il renvoie aux pulsions instinctives et irrationnelles qu’il faut savoir aborder avec délicatesse.

Ce mot désigne également la partie d’un laboratoire où l’on conserve les animaux sur lesquels on mène des expériences.  Elle devrait indiquer qu’on se sent traité sans respect ou sans ménagement;  utilisé ou manipulé;  étudié ou scruté.  On a l’impression d’être un cobaye.

 

ARCADE : Comme anglicisme, dans le sens d’un lieu public où on retrouve des jeux vidéos payants, l’arcade dénote une propension à l’abrutissement dans la compétition (avec soi-même ou avec les autres), le bruit, l’anonymat ou dans les occupations stériles.arcade

 

ASILE : Ce lieu de refuge inviolable, qui peut être une maison d’indigents, de vieillards, d’orphelins, d’immigrants ou de fous, exprime un grand besoin de protection.  Relié à Saturne, dans son aspect de révision de ses karmas et d’approfondissement de son destin, il indique toujours un grand sentiment d’impuissance ou une quête intense de sécurité.  Selon le type de refuge, le sens peut se compliquer et requérir une analyse diligente et ponctuelle des contenus de son psychisme, surtout dans ses aspects inconscients.  L’image de l’asile trahit toujours une certaine hantise et la perte plus ou moins prolongée de ses moyens.  Dans une tentative pour échapper à sa responsabilité, on cherche un salut par procuration ou par personne interposée.

 

ATELIER : Ce local hanté par un artisan ou un ouvrier, qu’il soit un créateur compétent, un apprenti ou un artiste en herbe, est associé à la créativité intime et secrète.  Pour beaucoup d’hommes, il sert de refuge pour échapper à ses responsabilités coutumières, aux tracasseries du ménage, à la frénésie de la vie sociale, donc aux sollicitations extérieures qui impliquent un effort ou un investissement personnel qui apparait, inconsciemment, comme une surcharge.  En spiritualité, il désigne la pièce pour le travail spirituel : opérations magiques, rituels sacrés, études courantes, prière ou méditation.  On l’appelle parfois le sanctum ou le sanctuaire personnel.

 

AUBERGE : Comme il fait bon découvrir cette maison de campagne simple et sans luxe, rustique et paisible, qui fournit le gîte et le couvert contre une rémunération financière, après une longue route.  On peut s’y reposer et s’y restaurer comme on le faisait autrefois dans le giron maternel.  Il symbolise qu’on a besoin de retrouver une vie simple, sans soucis ni tracas, loin aubergedu murmure de la ville, de l’agitation de la société, des papotages stériles ou insidieux, des tâches quotidiennes, des obligations familiales ou professionnelles, pour être un peu dorloté.  Il n’empêche que, parfois, si elle est très fréquentée, on s’y frottera à l’esprit de masse et à la mentalité grégaire, avec ses préjugés, ses croyances, ses superstitions, ses codes, ses stéréotypes, ses clichés, ses peurs, ses rancunes, ses hostilités.

 

AUDITORIUM : Cette salle publique aménagée pour les auditons sonores (concert, théâtre, émissions de radio ou de télévision, enregistrements musicaux) constitue un centre où on peut s’abandonner, passivement, à l’écoute de transmissions sonores diverses. En songe, puisqu’on n’est pas, en ce lieu, l’auteur de ce qu’on écoute, on peut s’imaginer avec raison qu’on devient le centre qui se met à l’écoute de son dialogue intérieur, souvent bien différent de ce qu’on affirme de vive voix.  On peut alors confronter directement ses aspirations, ses vœux, ses espoirs, ses exigences, ses spéculations admises et démontrées, comme ses inquiétudes, ses peurs, ses critiques, ses frustrations, ses culpabilités, ses obsessions secrètes et inavouées.  Alors, y est-on venu pour faire le bilan authentique de ses projections mentales et de ses élans émotionnels reconnus et contrôlés ou pour constater les égarements de son esprit et de son cœur décentrés, timorés, éparpillés, désordonnés?  Seul le contexte peut préciser la réponse.

 

AUTODROME : La piste conçue pour les courses et les essais automobiles attire l’attention sur des relents importants de concurrence et de rivalité.  Elle invite à corriger certains aspects de son comportement qui confinent à vivre dans la surestimation virile, un mode de vie fondé sur la croyance dans la suprématie présumée du sexe masculin, sur l’esprit de possession, sur les abus de pouvoir et d’autorité.

 

BANQUE : Cet établissement commercial où s’opèrent diverses transactions financières, où on place notamment ses avoirs en dépôt, est relié à sa conception de l’abondance et de la prospérité.  Il est relié à sa réserve d’énergie intérieure, à son aptitude à se réaliser dans la vie, à sa capacité d’assumer correctement son destin, à ses potentialités. banque

Un cambriolage de banque prévient d’une atteinte subtile à ses biens ou à ses énergies.

 

BAR : Ce débit de boisson, où le client peut consommer au comptoir, amplifie tous les aspects de la virilité, les élevant au niveau du machisme.  Le fréquenter témoigne d’un besoin de trouver de la compagnie dans l’anonymat protecteur de la foule, d’une volonté de se dégager temporairement des liens familiaux ou des obligations habituelles, d’une difficulté à trouver barautour de soi des appuis sûrs.  Il peut encore suggérer de mauvaises ingérences dans sa vie, comme la présence de mauvais conseillers ou de personnes indésirables, ou une stagnation de la conscience.  On désire mieux accepter certains aspects de sa vie;  échapper à la tension quotidienne;  se retirer dans un milieu léger où le plaisir abonde;  confier ses problèmes.

BARAQUE : Ce mot désigne toute construction légère et rudimentaire, en planches ou en matériaux simples, destinée à l’accueil ou au logement provisoire de personnes en transit ou dans le besoin.  De ce fait, elle indique l’existence d’un sentiment latent d’insécurité, de dénuement, de pénurie ou de précarité.

 

BÂTIMENT : Cette grande construction, souvent destinée à l’habitation, qui requiert l’intervention de plusieurs corps de métier, qu’elle soit en chantier ou terminée et habitée, induit dans une étude de son potentiel amoureux, en termes de fraternité et de solidarité.  Elle sert à évaluer la compatibilité et la complémentarité des rôles dans la coopération, la collaboration, l’échange et le partage.  Elle pose tout le problème de trouver un équilibre entre les pulsions égocentriques (le besoin d’indépendance et d’autonomie, découlant de la liberté personnelle) et les pulsions altruistes (le besoin de communiquer ou d’établir des relations saines, stimulantes et évolutives).  Elle amène à résoudre les problèmes d’organisation et de structure, ce qui ne peut se produire sans l’établissement clair des diverses responsabilités.

Le bâtiment implique autant la nécessité d’offrir le meilleur de soi que celle d’accepter le concours des autres, leur appui, leur soutien, afin d’établir un juste équilibre entre le don et l’accueil.  Il faut savoir donner autant qu’on reçoit ou recevoir autant qu’on donne, si on compte échapper au rejet et au mépris.  À trop donner, on s’expose à s’exploiter soi-même et à développer chez les autres une fausse perception, les induisant soi-même en erreur sur la part qu’il est légitime de leur offrir et qu’ils peuvent trop facilement prendre pour acquise.  À trop prendre, on s’expose à exploiter les autres, à les placer en servitude, à exercer des jeux de pouvoir, ce qui ne peut contribuer qu’à attiser en eux une sourde hostilité et un désir de fuite pour échapper à ses manœuvres frauduleuses.  Toute œuvre collective appelle à la formation d’une communauté vivante dans laquelle le bien particulier s’équilibre avec le bien collectif.

 

BAZAR : Ce marché public où l’on vend des marchandises hétéroclites, généralement de peu de valeur, se signale par son désordre, parfois par sa clameur et son tumulte.  Il souligne une quête d’excitation, un désir de se perdre dans l’anonymat de la foule, pour échapper à la monotonie, peut-être plutôt pour se lançer dans une petite aventure, ce que l’incognito permet plus facilement.  Mais ne le fait-on pas d’une façon un peu trop ostentatoire?

 

BIBLIOTHÈQUE : Ce local où l’on range et gère une collection de livres est associé à Mercure, le Messager des Dieux.  Il désigne la réserve du savoir, une allusion aux connaissances intellectuelles ou livresques, mais parfois à la connaissance spirituelle.  Il indique qu’on veut, de façon précise et pertinente, se renseigner sur certains aspects ou certaines phases de sa vbibliothequeie, s’instruire sur ses possibilités, trouver une direction sûre, obtenir des lumières sur sa personnalité,  découvrir des réponses ponctuelles à ses questions, être correctement guidé.  La Bibliothèque akashique identifie la Réalité qui contient et conserve toutes les Mémoires akashiques.  Elle existe dans les dimensions supérieures de l’Esprit universel.  Chacun peut y avoir recours en se détendant dans le silence et en recourant à son imagination.

 

BISTRO ou BISTROT : Ce mot recouvre le café, le débit de boisson et le petit restaurant où se rencontrent des habitués.  Ainsi, il attire l’attention sur des notions comme la camaraderie, les rapports simples et directs, les échanges joyeux, les confidences intimes, l’acceptation mutuelle des commensaux.

BLANCHISSERIE : Cette entreprise commerciale, qui se charge du lavage et du repassage du linge, démontre qu’on souhaiterait trouver, à l’extérieur de soi, un complice ou un compblancisseriearse qui accomplirait, à sa place, une transformation qu’on se sent incapable de faire ou qu’on répugne à entreprendre.  Peut-être ressent-on simplement le besoin de faire du changement dans un aspect de sa vie, de purifier un coin de sa conscience, de mettre de l’ordre en soi ou autour de soi.

BOUCHERIE : La boutique où l’on apprête la viande et la vend établit un lien avec tous les aspects sensoriels et sensuels de son être, avec tout ce qui touche ou agresse dans sa chair, avec tout ce qui remue profondément les tripes.

 

BOULANGERIE : Voilà la boutique de pain, l’endroit où l’on fabrique et vend le pain, l’aliment primordial de la vie.

BOUTIQUE : Ce local dans lequel un marchand étale et vend sa marchandise, dans lequel un artisan travaille et tient son commerce de détail, dans lequel un grand couturier vend sous sa griffe des accessoires ou des articles de confection, suggère une commerce spécialisé, par rapport aux magasins de grande surface qui proposent un peu de tout.  Voilà pourquoi la visite boutiqued’une boutique ou des boutiques peut suggérer, outre le désir de prendre un bain de foule, de se perdre dans l’anonymat du public, de s’accorder un moment de variété, celui de se procurer un objet, une solution, une réponse ou une connaissance spécifique, dont l’absence fait défaut et complique l’existence.  On peut également l’associer à la nécessité de l’échange, du don et du re-don, du donnant donnant, de l’implication personnelle pour obtenir ce qui comble ses attentes ou ses besoins.  Mais on retiendra que, pour fréquenter les boutiques, à moins qu’on n’y fasse que du lèche-vitrine, ce qui témoignerait d’un sentiment d’impuissance ou de pénurie, il faut avoir les moyens.  Voilà ce qui suggère qu’on possède déjà la valeur d’échange pour se procurer ce qu’on désire ou dont on a besoin, qu’il s’agisse d’un bien, d’un éclaircissement ou d’une solution.

 

BRASSERIE : Cet établissement où l’on sert de la bière et d’autres alcools, peut s’interpréter comme tout débit d’alcool, d’où on peut se référer aux mots bar, bistrot ou auberge.

 

BUANDERIE : Ce local domestique ou ce lieu commercial réservé à la lessive suggère la nécessité de faire un tri dans ses idées,  ses pensées ou ses sentiments, de mieux les apparier ou les agencer, de les clarifier, de les purifier ou de les rendre plus fluides.  On ressent le besoin de purifier ses actes;  de changer son image;  d’améliorer ses apparences.  On explore son inconscient.  On est appelé à réviser un aspect de son monde intime qui explique une perte possible de vitalité ou une chute de motivation, un moment de confusion, une impression de surcharge, un sentiment de souillure, la stagnation dans un cercle vicieux.

 

BUILDING : Ce vaste immeuble moderne à nombreux étage, immense phallus en érection, dressé comme un défi au Ciel, symbolise le triomphe temporaire de la surestimation virile, avec tous ses aspects hyperactifs, excessivement ou abusivement rationnels, dominateurs, artificiels, matérialistes et mercantiles, sur toutes les autres valeurs.  On peut l’associer à la Tour de Babel.

 

BUREAU DE POSTE : Cet établissement gouvernemental qui assure au public le service postal, notamment la collection et la distribution du courrier, réfère à la dynamique de la communication avec le monde extérieur.  Est-ce qu’on attend des nouvelles?  Veut-on rétablir le contact avec quelqu’un?    Se sent-on présentement esseulé ou isolé?  Aimerait-on recevoir bureau-de-postedes visiteurs?  A-t-on besoin d’un peu de dépaysement?  Se retient-on d’établir un contact avec quelqu’un?  Désirerait-on faire savoir quelque chose à une personne en particulier?  Cherche-t-on à lancer maladroitement un appel de détresse?  Espère-t-on maintenir ses croyances sur un sujet?  On reçoit probablement un message de son subconscient ou de son centre intime.

 

CABANE : La petite construction rudimentaire, souvent faite à la hâte à partir de matériaux grossiers, peut servir de lieu de refuge pour les humains ou d’abri pour les animaux.  Si on désire se retirer dans une cabane à l’écart du monde, si bucolique soit l’endroit, on témoigne probablement d’un désir de fuite : on cherche du réconfort ou du soutien dans ses activités, le moyen d’y faire une pause, d’y inclure plus de variété, de simplicité et de naturel, peut-être un peu d’aventure.  Placé devant certaines préoccupations ou devacabanent des résultats décevants, on réussit difficilement à concrétiser ses aspirations.  La cabane réfère souvent au soi non développé.  La cabane construite dans un arbre indique un désir de fuir ses problèmes ou ses responsabilités.  Dans une érablière, la cabane à sucre, l’endroit où se fabrique le sirop et le sucre d’érable, rappelle les bons moments que l’on a passés ou ceux qu’on espérerait passer.

 

CABARET : L’établissement de spectacle où l’on peut consommer des boissons, dîner et danser, traduit un désir de se laisser aller, pour se dégager de ses tensions, de ses responsabilités, de ses principes moraux, dans l’anonymat de la foule.  À moins qu’on souhaite inclure dans sa vie plus de variété, de divertissement, de fantaisie, d’aventure, de romanesque.  Voir à bar, auberge, hôtel, etc.

 

CAFÉ-THÉÂTRE : Cette petite salle de spectacle où se donnent des pièces de théâtre relativement courtes, mais en marge des circuits traditionnels, doit être associée à une créativité marginale, dans le sens d’unique, d’exceptionnelle, de particulièrement originale, ce qui fait qu’elle attire un public particulier, une clientèle dite spécialisée.  Elle souligne le besoin d’inclure dans sa vie des éléments un peu erratiques ou excentriques, d’explorer ses extrêmes, de trouver un exutoire à une révolte sourde, à une impatience contenue, à une tension soutenue, à des responsabilités lourdes ou à des obligations contraignantes, mais pas forcément par la violence.  On se donne une représentation de soi-même pour faire le point.

 

CAMPUS : En Amérique, ce mot désigne un vaste terrain couvert de bâtiments universitaires et de résidences d’étudiants, alors qu’en Europe, moins utilisé ou d’acception plus récente, il définit un ensemble universitaire établi hors d’une ville.  Dans un cas comme dans l’autre, il réfère à un niveau d’enseignement supérieur qui confère baccalauréats, licences, maîtrises et doctorats. La visite d’un campus peut suggérer la nostalgie du temps de ses études, le désir de retourner aux études pour se perfectionner, de s’adonner à un art, de participer à des activités intellectuelles, d’entrer en contact avec la jeunesse.  En songe, le fait de se retrouver dans ce qu’on appelle, en langage estudiantin, son Alma Mater, une maison d’enseignement où on a séjourné assez longtemps pour obtenir un grade, implique qu’on n’a pas su se dégager de l’autorité représentée, dans ce cas, par ses anciens maîtres.

  Par autorité, on entend tout ce qui ressort de l’influence d’un aîné, conçu, dans sa formation ou son éducation, comme un mentor ou un guide : propension à l’obéissance, à la discipline, à l’émulation, à l’exigence, à l’application soignée ou méticuleuse, au perfectionnisme, au pointillisme, à la rigueur, à la méthode, au dogmatisme, à l’affirmation péremptoire, à un encadrement strict ou étroit, à la direction, à l’approbation, à la référence extérieure jugée comme supérieure à la sienne.  Hypersensible, ambivalent, versatile, influençable, faible, crédule, naïf, candide –peu importent les motifs– on a été déformé et dépersonnalisé, on a appris à vivre par procuration, on n’est plus soi-même, on n’est plus que la caricature d’autrui, alors qu’on croyait être formé ou avoir été formé.  En fait, la formation professionnelle déforme souvent!

On n’a pas compris que l’éducation consiste à fournir à un être tout ce qui lui permettra de se débrouiller par lui-même et à se passer le plus qu’il le peut de l’aide des autres.  L’éducation doit conduire à la connaissance, à la créativité, à la sagesse, à l’indépendance et à l’autonomie.  Elle doit amener un être à égaler ou à dépasser ses maîtres et à s’en détacher, cela dit sans nuance de concurrence ni de rivalité, mais pour rappeler la nécessité d’exprimer son originalité et sa spontanéité après avoir accédé à la maturité ou au statut d’adulte.  Un éducateur intègre aidera toujours son pupille à se passer de lui le plus rapidement possible, au lieu de le garder sous sa coupe, car c’est sa mission de le faire.

 

CANTINE : Ce réfectoire où se prend le repas d’une collectivité prend le même sens que la cafétéria.  Il suggère un besoin de communication avec des collègues ou le désir de s’impliquer cantinedavantage dans la société.  On cherche un moyen facile, convenable et abordable de satisfaire ses besoins émotionnels ou sensuels.  Au Canada, la cantine désigne aussi un casse-croûte ou un restoroute.

CASERNE : Ce bâtiment affecté au logement des militaires ou des pompiers évoque probablement le machisme, dans son aspect le plus martial.  Toutefois, la caserne des pompiers, aussi appelée poste d’incendie, atteste d’un sens d’urgence pour éteindre le feu des émotions ou des passions avant qu’ils n’accomplissent tous leurs ravages.

CASINO : Cet établissement commercial offre diverses distractions comme des salles de jeux, un restaurant et, souvent, une salle de spectacle.  Mais la première connotation qui résonne dans la tête, à son sujet, c’est la propension risquée à recourir aux jeux de hasard.  De ce fait, il implique forcément une idée directe d’entreprise téméraire ou folichonne.  Peut-être est-on casinoappelé à tenter sa chance, comme on dit.  Mais on devrait mieux s’informer sur un projet au lieu de s’en remettre au sort.

CASSE-CROÛTE : Dans certains pays, le casse-croûte désigne parfois un snack-bar ou un restoroute. À ce moment, il évoque davantage le contexte social dans lequel on aimerait temporairement graviter ou s’insérer pour compenser ses limites temporaires.

CENTRE COMMERCIAL : Ce lieu destiné à la consommation de masse, où sont regroupés, généralement en banlieue, nombre de boutiques spécialisées et de magasins à grande surface, entouré de vastes espaces de stationnement, implique, dans un premier sens, qu’on a besoin de se distraire, qu’on a besoin de compagnie ou qu’on souhaite se perdre dans l’anonymat de la foule. Mais il est probable qu’on se révèle la recherche précise qu’on mène dans sa présente phase de vie pour obtenir des réponses à ses questions ocentre commercialu des solutions à ses problèmes.

CHALET : Cette maison principalement construite et décorée de bois, originellement construite en haute montagne, laisse présumer qu’on ressent un besoin de se reposer ou de se changer les idées.  On est invité à mieux répartir ses phases d’activité et de repos, à s’aménager des moments de détente, de réflexion ou de méditation pour faire le point sur sa vie.  On ressent un besoin de plus en plus pressant de se dégager des tensions d’un quotidien frustrant ou épuisant.  Au Canada, le chalet désigne toute résidence secondaire, souvent une simple cabane, située à la campagne, mais de préférence au bord d’un cours d’eau, pour rétablir un contact avec la Nature, durant le week-end, à l’occasion d’un congé ou pendant les vacances.

CHÂTEAU : Cette demeure royale ou seigneuriale, fortifié ou non, évoque un lieu d’habitation solide et sécuritaire, d’accès  difficile.  Ce qu’il enferme reste séparé du monde, ce qui suggère un désir de repli ou de retrait de la vie extérieure, de manière à devenir le plus inaccessible qu’il est possible.  Associé à la noblesse de la conduite, à l’élévation de l’esprit ou à la transcendance  spirituelle, il semble toujours abriter un pouvoir mystérieux et insaisissable.  Pour certains, il ne sert qu’à établir une conjonction, au niveau des fantasmes, entre la princesse puchateaure et le prince charmant, dans une période où ils sont esseulés, isolés, éplorés, privés d’amour.  Pour les autres, il renseigne sur la qualité de leurs ambitions, de leurs aspirations, de leur épanouissement intérieur.

Le château désigne la résidence d’un roi ou d’un noble, donc de celui qui occupe sa vraie place dans la vie, qui sait prendre ce qui lui revient, qui délimite et défend son territoire.  En ce sens, il peut confirmer le respect de soi, l’estime de soi, le sens de sa dignité personnelle, la fierté de ses réalisations, la reconnaissance de l’égalité  des êtres, la noblesse d’esprit.  On l’associe aux idées de récompense, de confort, d’aisance, d’honneur, de reconnaissance, d’hommages pour ses accomplissements.  Il peut révéler l’intensité d’une quête de bonheur, de progrès, d’accomplissement, de réalisation, d’expansion, d’ascension, d’évolution.  Il peut aussi démontrer la qualité des valeurs intimes ou des sentiments profonds.  Comme il peut exprimer le degré d’élévation de son idéal ou la puissance de sa détermination à accéder au savoir.  Il peut enfin établir une perspective prometteuse de promotion, d’élévation sociale, de reconnaissance de ses mérites, de notoriété.  Dans certains cas, il éclaire un besoin de sécurité et de protection qui amène à s’isoler des autres.

Bâtir des châteaux en Espagne ou en l’air revient à se lancer dans des projets irréalisables, vains et stériles ou à entretenir des espoirs chimériques.  Le château de cartes indique une réalisation sans solidité ou une réalité précaire et fragile.  Le château de sable désigne une réalité gratuite, mais fragile et éphémère.  Il peut suggérer les soucis sans cesse renaissants, l’esprit ludique, le désir de se dégager temporairement de ses responsabilités, de se divertir, de se rapprocher de la mer ou de la Nature.  Le château éclairé, associé au degré de conscience, parle de la vitalité physique, de l’ardeur du cœur, de l’intensité du désir, de la motivation dans la mise en œuvre d’un projet, de la volonté de s’accomplir.  Le château éteint, associé à l’ignorance ou à l’inconscience, parle d’une chute de la vitalité, de l’obscurcissement de l’inconscient, de la confusion mentale, de la mémoire diffuse, de l’indétermination du désir, de l’inertie ou de l’apathie dans l’agir, de la froideur des sentiments, du repli sur soi, de la mélancolie ou de la dépression.  Le château d’eau, un grand réservoir d’eau des municipalités ou des usines, renvoie aux émotions contenues ou au faux sentiment de sécurité.

CHÂTEAU DE FÉE : Ce château des contes évoque une incursion dans son monde intime ou un contact avec son centre spirituel pour éveiller ses facultés supérieures et les mettre au service de son progrès ou de son évolution.  Il souligne généralement une période où l’on explore de nouveaux horizons.  On est probablement supporté par une énergie exceptionnelle, par les Forces de la Lumière, par une assistance tutélaire du Ciel, par des personnages influents, par des auxiliaires bénéfique, par des moyens efficaces ou des aptitudes exceptionnelles.  Ainsi, on peut franchir allègrement les obstacles qu’on rencontre sur sa route.  Dans sa présente phase de vie, on trouve facilement les réponses à ses questions ou les solutions à ses problèmes.  Sa vie semble remplie de magie.

CHÂTEAU BLANC : Il est associé à l’accomplissement d’une destinée bien remplie et à la réalisation spirituelle dans la Perfection.

CHÂTEAU DE CRISTAL : En spiritualité, il désigne la Lumière spirituelle qui sommeille au cœur de la conscience.  On trouve en ce lieu le Graal, l’Amour pur.                                  

CHÂTEAU DE L’ILLUMINATION : À la cime des monts, flanqué sur la plus haute montagne, confondu avec le ciel, se dresse la demeure où l’âme épouse l’Esprit et s’unit à lui pour toujours afin de jouir, dans la perfection, de la plénitude et de la béatitude de sa présence.

CHÂTEAU DES MILLIONS D’ANNÉES : Dans la Tradition égyptienne, il désigne le temple funéraire d’un pharaon, construit au sommet de sa tombe ou à côté d’elle.

CHÂTEAU DU GRAAL : En spiritualité, il désigne le Château de cristal, le Vaisseau de Shamballah.  Il ne s’agit pas d’un lieu sûr où se réfugier ni d’un lieu de retraite, mais du véhicule énergétique qui sert de moyen de passage à l’homme qui s’est retrouvé (réalisé) et qui peut enfin participer, dans la plénitude, au flot de la vie.  Les rois-pêcheurs de la Tradition primordiale, Perceval et Galaad, n’y font qu’un.  Ils expriment, chacun à leur manière, les êtres incarnés qui découvrent le véritable sens de la vie à travers les multiples expériences compatibles et complémentaires, de vie en vie, évoluant de l’impuissance à la maîtrise.  L’énergie de ce château, qu’on pourrait appeler son sang, représente la sève de la Matière, la force vitale, le nectar de la vie.  Cette construction allégorique illustre la victoire de l’Homme sur l’homme, la victoire de l’homme nouveau sur le vieil homme, la domination de la Lumière sur l’obscurité, la résolution de la dualité, par la fusion dans l’Amour pur.  Voilà le Royaume de Jron, le pays de l’Amour, un état d’être vibrant et subtil d’envergure planétaire, englobant toute l’humanité, qui établit un lien avec tous les Frères et toutes les Sœurs du Cosmos.

CHÂTEAU FORT : En mystique, cette construction désigne le Centre des constellations du Zodiaque qui forme la Cime par laquelle le Créateur fait l’être et engendre l’Univers, lePoint qui condense tout ce qui, dans le Cosmos et dans l’Esprit, se différencie.  Elle désigne encore l’âme, le centre de conscience qui rend inexpugnable et confère la sécurité absolue parce qu’il protège contre les pulsions qui portent un être à tenter de se bâtir des maisons éphémères et artificielles avec du bois et des pierres.  Elle suggère un état de vacuité et de réceptichateau-fortvité, négation de l’action, qui permet d’intégrer un programme ou un plan de vie.  Voilà le Lieu de l’Unité pure où le regard seul de Dieu en trois hypostases peut pénétrer et qui met à l’abri de la perdition.  Dans certains cas, elle désigne l’ésotérisme, le mysticisme ou la spiritualité primordiale.

Dans un songe, le château fort peut éclairer l’état de conscience qui permet d’échapper à l’inefficacité des efforts, à l’échec dans les démarches, à la déception dans ses aspirations, aux obstacles conçus comme insurmontables.  Il peut évoquer le refuge qui permet d’échapper aux menaces.  Il suggère un regain de vitalité, une communication avec son centre spirituel, le support tutélaire de son âme ou l’appui de personnages influents ou d’auxiliaires puissants.

CHÂTEAU NOIR : Il est associé au rêve perdu, à l’errance dans l’exil, au désir condamné à rester à jamais inassouvi, à l’établissement d’un destin sans espoir de retour ni de changement.  C’est la demeure sans pont, éternellement vide, de l’âme solitaire (de l’infidèle, de l’impie, du damné, de l’athée, du révolté, du rebelle) qui erre sans fin entre ses murs.  Voilà le véritable enfer.

CHÂTEAU PRIMORDIAL : Dans la Tradition zen, il désigne l’Esprit, la Nature propre de la Réalité.

CHAUMIÈRE : Dans le contexte nord-américain ou européen, la petite maison recouverte de chaume ne devrait, dans un sens positif, que suggérer un besoin d’exotisme, d’aventure, de repos ou de vacances.  Autrement, elle suggère la désolation intérieure qui résulte d’un sentiment d’impuissance, de carence, de pénurie, surtout pour ce qui a trait à sa situation domestique.  Elle peut éclairer un désir de retourner à un mode de vie plus simple, qui implique moins d’investissements, de responsabilités, de tensions, de fébrilité.

CINÉMA : La salle de spectacle, destinée à la projection d’œuvres cinématographiques, requiert la concentration de l’esprit sur le film qui est projeté.  En effet, en songe, toute séance ou toute séquence de cinéma tente d’éclairer une situation particulière de sa vie qui, si elle est bien comprise, contribuera à rétablir en soi l’équilibre.  On tente de se protéger contre ses cinema émotions ou contre les effets de ses actions.  En projetant ses torts sur les autres, on peut prendre du recul face aux événements et se sentir moins impliqué.

CITADELLE : L’ouvrage fortifié qui protège et commande une ville symbolise, pour ainsi dire, la capitale de l’individu, son lieu de communication intime et son refuge principal en cas de danger.  En spiritualitcitadelleé, ce mot a donné naissance à l’expression citadelle solaire qui désigne le Centre spirituel primordial, siège de Manu.  La citadelle évoque un objectif difficile à atteindre ou un état d’être difficile à vaincre.

CONDOMINIUM (Propriété en) : Le bâtiment comprenant plusieurs unités de logement, dont chacun des occupants devient le propriétaire, mais dont les frais d’entretien général sont partagés au prorata de l’espace occupé par tous les propriétaires du bien immobilier, évoque une façon originale de participer à la vie sociale, tout en assurant son confort et son bien-être et en prcondominiumotégeant une large part de son intimité. Il peut renseigner sur son degré de sociabilité, son ouverture d’esprit, son sens du monde contemporain, sa capacité d’adaptation aux projets avant-gardistes.  Il témoigne d’une grande aptitude à échanger avec les autres, à collaborer avec eux, à accepter les modes, à répondre aux invitations, à recourir aux moyens modernes, à s’intégrer aux activités sociales.  Il atteste du fait qu’on se sent à l’aise dans le monde actuel et qu’on intègre facilement ses découvertes et ses commodités.

CONSTRUCTION (Édifice en) : Le bâtiment en construction symbolise la participation à la Manifestation cosmique ou à l’Activité créatrice universelle.  L’œuvre de la construction imite et renouvelle l’Œuvre de la Création qui permit l’ordonnance du Chaos (de la matière brute) selon les principes de la Loi divine.  Ainsi, la construction exprime la rigueur et la méthode avec lesquelles il faut mener l’expérience spirituelle pour atteindre la sagesse.  Du reste, le chantier de construction est relié à Saturne, la planète de l’approfondissement des choses dans l’ordre, la discipline, la constance, la persévérance.  Voilà comment on peut croire que le bâtiment en construction invite à édifier sa vie sur des principes constructifs, constructionconformément à ses plans, à ses valeurs profondes, à ses principes personnels, dans le respect de son unicité et de son originalité.  Il appelle à l’activité créatrice dans l’esprit de collaboration conformément au principe de la solidarité et de la responsabilité personnelle.  Il invite à bien choisir ses outils et ses auxiliaires de travail, à prendre son travail au sérieux et à le mener à terme, à s’ouvrir à de nouvelles connaissances.  Car les quatre vertus qui permettent de réaliser ses rêves ou d’accomplir ses buts sont : la concentration, la dévotion, la diligence et la responsabilité.   

CORDONNERIE : La boutique où on fait réparer ses chaussures attire l’attention sur la nécessité de faire une pause, dans le cours de sa vie, pour apporter un correctif à ses choix, présentement fragilisés.  Sent-on le besoin de refaire ses énergies, de trouver des idées neuves, d’améliorer ses apparences, de s’élever dans l’échelon social?

DÉPANNEUR : Ce mot réfère à un marché d’alimentation qui reste ouvert après les heures habituelles des affaires pour fournir les commodités qui répondent aux premières nécessités ou aux besoins pressants des gens d’un secteur d’habitation.  Il implique par définition un choix d’urgence ou de dernière minute qui entraîne de la tension mentale.

DISCOTHÈQUE : Cet établissement où l’on peut danser et écouter des disques, tout en consommant, devrait prévenir d’un degré plus ou moins avancé de dépersonnalisation.  Pour discotheque orienter sa vie, est-ce qu’on écoute sa propre conscience ou si on se laisse guider par l’avis prépondérant de son milieu?  A-t-on l’habitude d’adopter les préjugés, les stéréotypes et les clichés dominants de la société?  Est-on à l’écoute de soi ou à l’écoute du monde extérieur?  Est-on devenu trop vulnérable aux pressions ambiantes?

DISPENSAIRE : Cet établissement de soins médicaux ou de chirurgie mineure, où les malades ne sont pas hospitalisés, pourrait faire comprendre que, dans sa présente phase de vie, on a besoin d’un support ponctuel, d’où on ne devrait pas hésiter à demander de l’aide.

DISTILLERIE : Dans son sens le plus usuel, ce mot désigne une industrie qui s’occupe de la distillation industrielle, mais particulièrement de la fabrication des eaux-de-vie et du commerce de ces alcools et liqueurs.  En lui-même, le mot distillation suggère une transformation intime qui rend plus subtil, plus volatil, plus léger, plus délicat, plus raffiné.  Voir à alcool.

DOCK : Dans le langage maritime, ce mot recouvre l’ensemble des installations portuaires spécialement aménagées pour le chargement et le déchargement des navires, ce qui compdocksrend le bassin entouré de quais et les magasins d’entreposage des produits et des marchandises.  De ce fait, en songe, cette image devrait évoquer une étude des moyens, des instruments ou des connaissances qu’on cherche à se procurer, d’épisode en épisode, pour favoriser son avancement ou son périple évolutif.  Elle peut évoquer un travail laborieux ou une période besogneuse ou exprimer un désir de dépaysement.

DONJON : Cette grosse tour d’un château fort constituait généralement la demeure du seigneur, le lieu de conservation de son trésor et le dernier retranchement de sa garnison, en cdonjonas d’attaque sérieuse, d’où elle laisse planer l’idée d’une menace plus ou moins réelle ou justifiée.  Elle évoque naturellement un besoin de protection, d’aide, de soutien, de défense dans une période de tourments, d’inquiétudes, de solitude, d’impuissance à résoudre ses difficultés.  Évidemment, tout dépend du rôle qu’on y joue.  Si on

y est gardé prisonnier, on peut se croire affligé d’une culpabilité inconsciente.

DRIVE-IN : Voilà le ciné-parc, un cinéma de plein air où les spectateurs peuvent assister aux projections en restant confortablement installés dans leur voiture.  On peut lui attribuer le sens qui est dévolu au cinéma, sauf que la scène se déroule dans un milieu un peu plus naturel.  En outre, par l’usage que plusieurs en ont fait au cours de leur jeunesse, on peut lui ajouter une notion un peu plus suggestive qui implique la légèreté des mœurs et un relent de nostalgie.  Pourtant, le plus important c’est ce qui se passe sur l’écran, qui informe sur soi-même.

ÉCOLE : L’établissement où se donne l’enseignement et où se font les études réfère à une phase d’apprentissage pendant laquelle l’enfant acquiert les connaissances et développe les habiletés qui lui permettront de s’insérer correctement dans la vie, à l’âge adulte.  Aussi, cet établissement peut-il permettre d’évaluer son degré de maturité ou le degré d’imprégnation de l’enseignemecoleent de ses instituteurs, souvent les représentants, en rêve, de l’autorité paternelle.  Ce bâtiment peut évoquer que, malgré ses prétentions et sa propension à imposer son savoir aux autres, on en a encore à apprendre et qu’on gagnerait à s’ouvrir aux connaissances des autres dans l’esprit d’enfance, soit dans l’innocence, l’innocuité et l’esprit d’adaptation.  Cet édifice témoigne souvent d’insécurités développées au temps de l’enfance qu’on n’a pas encore résolues.  Par exemple, l’inclination à performer pour plaire aux autres.  Il peut attirer l’attention sur les leçons qu’on peut tirer de son expérience courante, soit de l’École de la Vie.

ÉCOLE DE LA RÉPONSE MAGNÉTIQUE : En spiritualité, cette expression curieuse réfère à la Terre comme sphère d’apprentissage de la densité.

ÉCOLE DE LA MAGIE : En spiritualité, cette expression désigne la Sphère d’Uranus.

ÉCOLE DES CINQ GRADES STRICTS : En spiritualité, cette expression identifie la Sphère de Vénus.

ÉCOLE DES ÊTRES DE LA FORCE QUADRUPLE : En spiritualité, cette expression évoque la Sphère de Jupiter.

ÉCOLE DES GUERRIERS : En spiritualité, cette expression se rapporte à la Sphère de Mars.

ÉCOLE DES MAGES : La doctrine du Mazdéisme, dérivée du Dieu suprême Ahura Mazda, le Dispensateur de la Lumière, dont Zoroastre n’est que le fondateur légendaire.  En effet, cette Tradition spirituelle remonte au-delà de l’histoire connue.

ÉCOLE DES MAGICIENS BIENFAISANTS : En spiritualité, cette expression se rapporte à la Sphère de Mercure.

ÉCOLE DES PIERRES FLAMBOYANTES : En spiritualité, cette expression tisse un lien avec la Sphère de Vulcain.

ÉCURIE : Ce lieu destiné à loger les représentants de l’espèce équine peut s’interpréter comme l’étable.  Il figure les motivations douteuses de l’être incarné qu’il faut purifier des pulsions trop animales, qui rendent notamment indociles et peu soumises à l’appel divin.

ÉCURIES D’AUGIAS : Dans la Tradition grecque, Héraclès nettoya les écuries du roi Augias en détournant deux fleuves, Alphée et Pénée, qu’on pourrait identifier à Ida et Pingala de la philosophie orientale, symboles des courants magnétiques et électriques qui circulent le long de la colonne vertébrale pour y animer les centres d’énergie (chakras) et purifient le subconscient de l’homme.  Cette réalisation épique évoque l’œuvre accomplie dans l’Ère du Taureau qui a consisté à purifier les centres d’énergie inférieurs de l’Arbre de Vie.

ÉDIFICE À LOGEMENTS : Ce bâtiment peut évoquer un désir de s’impliquer dans un groupe social ou de se rapprocher du monde ordinaire.  Il peut référer à la mentalité grégaire, cette propension à faire comme tout le monde par manquedifice-a-logementse d’estime soi ou par respect humain, soit par crainte de se singulariser et de s’attirer la réprobation en s’affirmant tel qu’on est ou en affirmant ce qu’on pense.

EMBARCADÈRE : Cet endroit, aménagé pour l’embarquement ou le déchargement des marchandises et des voyageurs, renseigne sur son désir de changer de vie ou de faire parvenir à quelqu’un un message ou un moyen de transformation.

ENTREPÔT : Ce lieu, où sont déposées des marchandises ou des denrées pour un temps limité, renseigne sur les ressources qui sont à sa disposition, notamment sur ses réserves affectives et sentimentales.  Il peut exprimer son aptitude à maintenir suffisant son potentiel énergétique dans son accomplissement quotidien ou dans sa réalisation spirituelle.  Il est toujours relié à une énergie en réserve, à des ressources cachées, à des souvenirs qui ressurgissent, à des buts bien arrêtés.

ÉTABLE : Dans les Textes sacrés, ce bâtiment couvert, destiné à loger les bestiaux, réfère généralement au corps de l’homme, qui le relie à l’animalité, ce temple physique qui a besoin d’êtreetable purifié et illuminé.  Dans un contexte onirique, cette construction peut référer au monde intérieur du sujet, menacé par des influences néfastes, probablement d’origine domestique.  La sécurité au foyer ou la situation financière pourraient être mises en danger.  À moins qu’on redoute l’avenir parce qu’on doute avoir accumulé suffisamment de réserves pour le traverser.  L’étable offre un contexte rustique, agreste, bucolique, qui peut parler autant de pénurie et d’indigence que d’abondance et de prospérité, pouvant inspirer souci ou confiance, ce que seul le contexte peut préciser.

FERME : Cette propriété rurale, dont on peut jouir de la terre par l’exploitation agricole, ne peut porter le même sens, selon qu’on vit à la campagne ou à la ville.  Pour le paysan ou le fermier, qu’on préfère aujourd’hui appeler agriculteur ou cultivateur, son domaine devrait représenter un questionnement ou un constat relatif à l’accroissement de ses biens, donc en regard de la gérance et de la prospérité de son exploitation.  On se sent prêt à croître ou à prendre de l’expansion.  On veut développer des aspects de soi.  On veut se sfermeervir de son potentiel.  Pour un citadin, le terroir devrait servir d’invitation à ralentir ses activités, à se rapprocher de la nature, à opter pour un rythme de vie plus naturel, de manière à refaire ses forces ou à redécouvrir le sens de la vie.

FERRONNERIE : Distinct de la quincaillerie, cet atelier ou ce commerce se spécialisent dans l’exécution et la vente d’objets de fer artistiquement travaillés ou de gros objets de métal.  Le travail du fer est relié à l’énergie martiale qui confère une vitalité ardente et un courage héroïque.  Cette énergie devient productive, constructive et artistique quand elle est pondérée par l’énergie vénusienne, impliquant alors une forme d’androgynat intérieur.  En principe, on devrait  choisir de se rendre dans un tel établissement pour évaluer sa créativité sous les aspects de la qualité de son dynamisme, de son intensité ou de ses effets.  Les objets qu’on s’y procure et l’usage qu’on entend en faire devraient fournir des réponses à son étude de soi.

FORGE : Ce mot désigne autant le fourneau à soufflerie, utilisé pour le travail à chaud des métaux et des alliages, que l’atelier où on travaille les métaux au feu et au marteau sur l’enclume.  En spiritualité, la forge réfère d’abord à la création cosmogonique, à la fusion des énergies, à la soudure des mondes et à la genèse de l’Être à partir du Non-être.  Elle identifie la grande fournaise, constituée par le Ciel et la Terre, où le Grand Fondeur, le Soleil, transforme tout.  On la relie à l’activité créatrice du Verbe par la parole et le chant qui active le feu caché forge ou souterrain.  Elle évoque parfois le cœur individuel où chacun peut se créer une vie passionnante en attisant sa motivation par la visée d’un idéal élevé.  Elle invite à apprendre à se servir des quatre élémentaux pour se donner une vie d’amour, de santé, d’abondance, de succès, d’ordre et d’équilibre, bref, une vie de plénitude.  Voilà qui implique une fusion harmonieuse des appels de la tête et du cœur, des impulsions et de l’intuition.  Car le travail de la forge commence par la maîtrise du feu, de manière à l’employer en combinaison adéquate avec les autres élémentaux (éléments subtils de l’Éther).

Le travail de la forge est relié à la créativité, cette faculté par laquelle on invente des armes magiques (des moyens d’expérience) conformes à son degré de dextérité, d’inventivité et d’ingéniosité.  Le feu de la forge est relié à l’ardeur (qui peut devenir agressivité ou passion), au courage et à l’héroïsme, à l’aspiration, à la motivation (qui peut devenir ambition).

FORT : Cet ouvrage bétonné de défense militaire, pourvu d’une artillerie, précise qu’on a choisi de se replier dans ses derniers retranchements, déterminé à se servir de ses dernières munitions (arguments et réserfortves d’énergie).  Il reste à savoir si on agit ainsi pour répondre à une nécessité impérieuse de se protéger ou par simple entêtement dans ses idées.  Il peut indiquer que, parce qu’on se sent menacé, on reste sur ses gardes ou on se place sur la défensive.  Voir à château fort, à forteresse et à fortification.

FORTERESSE : Ce lieu fortifié, destiné à recevoir une garnison, organisé pour la défense d’une ville, d’une région ou d’un pays, protège une frontière.  Il peut désigner le refuge intérieforteresseur et exprimer une culmination évolutive.  Mais, plus souvent, il réfère aux constructions mentales rigides, érigées par ses croyances personnelles et ses pulsions égoïstes.  Pour cette raison, on peut saisir dans cette image des exigences, des résistances ou des critiques.  Dans le Bhâgavad Gitâ de l’Inde, la forteresse aux neuf portes identifie le corps du yogi fermé aux perceptions et aux attachements extérieurs, par référence aux neuf chakras principaux de la colonne vertébrale.  Voir à château fort, à fort et à fortification.

FOURRIÈRE : Dans son sens de dépôt où l’on garde les animaux errants qui ont été capturés, dans l’attente du règlement d’une amende par leur propriétaire, cet établissement peut référer aux traits de forte sensualité qu’on ne parvient pas à reconnaître comme préjudiciables, parce qu’on les trouve normaux, ou qu’on ne veut pas trop admettre comme tels, parce qu’on ne désire pas en changer.  À moins que, par cette image désolante, on exprime une angoisse difficile à cerner, une culpabilité inconsciente ou la crainte d’être privé de quelque chose qui tient à cœur.

Dans son sens de dépôt de voitures saisies et retenues par la police jusqu’au paiement d’une amende ou de dommages causés, il s’agirait plutôt de travers de conduite dont on cherche, à tort ou à raison, à s’entretenir ou, autrement dit, qu’on cherche à faire remonter à sa conscience.  

FRIPERIE : Ce commerce de vêtements usagés ou d’occasion peut dénoter la propension à l’économie injustifiée, mais il éclaire sûrement bien davantage une propension à s’estimer au rabais ou à se laisser dépersonnaliser par l’influence des autres.

FUMOIR : Selon les sujets, la pièce ou le salon disposés pour les fumeurs produiront un effet agréable ou désagréable.  Pour certains, le fumoir représentera un état de griserie passagère, d’intoxication, de bonheur factice, d’illusion.  Pour d’autres, il éveillera plutôt des impressions de grande sérénité, d’échange amical, de fraternisation entre pairs, de partage sincère, de complicités profondes, de solidarité.  Comme il pourra rappeler le souvenir nostalgique d’un père, d’un mentor, d’un directeur de conscience ou d’un guide spirituel qui fumait.

Mais, comme lieu où l’on fume un aliment à conserver, c’est probablement l’aspect de la conservation à long terme qui ressortira du fumoir.  Peut-être qu’on se désole de voir le temps s’écouler si vite et qu’on cherche un moyen de le ralentir ou de le retenir, à défaut de pouvoir l’arrêter ou l’inverser.  Peut-être qu’on cherche à donner un peu de saveur à sa vie terne et monotone.

GALERIE : En tant que passage en longueur, mais couvert, conçu pour la circulation ou la promenade, à l’intérieur ou à l’extérieur d’un bâtiment ou d’une salle, cet aménagement prend le même sens que le corridor, sauf qu’il faut lui ajouter le sens d’un désir plus ou moins conscient de faire l’étalage d’un état d’être personnel ou d’apparences auxquelles on veut faire galerie galerie-d-art croire à son propre sujet.  Dans certains cas, elle exprime un contexte de bien-être, de détente, de temps qu’on prend pour soi.

La galerie d’art ou de tableaux, cette collection d’objets d’un musée, sert habituellement à attirer l’attention sur des attitudes apparemment valorisantes, mais dépassées, bien qu’elle serve également à faire ressortir les projets irréalisables ou les souhaits inaccessibles.  La galerie des glaces désigne un lieu où, tout à l’aise, on peut observer ses reflets négatifs, cause de mal-être, et ses reflets positifs, cause de bien-être, pour mieux se connaître et mieux orienter ses prochains choix.

GARAGE : Comme lieu couvert, qui sert d’abri à un véhicule, le garage devrait présager d’une pause, d’une étape intermédiaire entre deux situations, deux modes ou deux phases de vie.  On garagedevrait prévoir une période d’inactivité ou d’oisiveté.  On ne trouve pas sa direction.  On cherche un lieu de sécurité et de stabilité.  On remet sa vie en question ou on abandonne son but.

Comme entreprise commerciale qui s’occupe de tout ce qui concerne la garde, l’entretien et la réparation des automobiles, il devrait faire remonter à la conscience un momengarage1t de dépression ou un manque d’élan dans ses activités.  Puisque ces facteurs traduisent un fléchissement progressif de sa motivation, on devrait, sans délai, s’en occuper soi-même ou demander de l’aide d’instances compétentes.

GARDERIE : Ce lieu, où l’on garde en surveillance collective les jeunes enfants dont les parents ne peuvent s’occuper, peut éclairer un sentiment d’abandon.  On se sent dépaysé parce qu’on n’est pas pris en charge par les gens de son milieu habituel ou naturel.

GARE : Ce bâtiment, destiné au service des voyageurs désireux de se déplacer en train, désigne un lieu où se retrouvent les gens qui composent la réalité du monde humain ordinaire.  Dans ce lieu densément peuplé, à certaines heures, on est invité à sonder, au-dessus de sa tête, la mystérieuse volonté qui mène le destin commun des hommes.  Si on se rend à la gare gare   pour y prendre un train, on exprime qu’on a vaguement noté un point de départ évolutif au niveau de son inconscient.  Dans sa démarche intérieure, on s’apprête à prendre un nouveau départ ou à donner une nouvelle direction à sa vie.  Ainsi, si on vient de se lancer dans une novelle entreprise, on devrait s’assurer qu’on prend la direction qui convient.  Mais souvent, la gare ne sert qu’à faire ressortir un besoin d’évasion ou une quête de nouveauté.  Si on se voit arriver en gare, monté à bord d’un train, on peut présumer que, suite à l’œuvre souterraine de l’évolution, on a atteint une étape significative de sa destinée.

La gare de triage, le complexe de voies où se fait la répartition des wagons de marchandises et se forment les trains, implique des modifications majeures dans l’articulation de ses idées ou dans la structuration de ses plans.  Le chef de gare désigne le Moi transcendant et impersonnel qui pousse à avancer, à progresser, à évoluer ou à se réaliser.  Ce Guide intime constitue le directeur des forces actives de son être qui président à son destin.  Voir au mot train.

GRANGE : Ce bâtiment sert à abriter la récolte dans une exploitation agricole.  Il réfère aux sentiments enfouis dans son inconscient, aux pulsions réprimées, aux besoins naturels déniés, aux réserves d’énergie.

GRATTE-CIEL : L’immeuble de grande hauteur, à très nombreux étages, doit être relié à la puissance virile, souvent arrogante, qui croit pouvoir défier le Ciel et la Nature.  Il évoque l’épisode de l’incommensurable prétention humaine associé au souvenir adulé de la Tour de Babel.  Du reste, toutes les constructions en ensemble dénotent la décadence d’une civilisation qui, fixéegratte-ciel sur l’analyse, se perd dans son labyrinthe inconscient et perd les véritables objectifs de la vie.  Se croyant intelligente, malgré son manque de conscience, celle-ci se complaît dans les méandres stérilisants de sa pensée, axée sur l’efficacité, la productivité, la compétition et le profit, et elle refuse de trouver d’autres issues.  Elle installe ses citoyens, perçus comme des consommateurs, dans des stalles ou dans des cages à poulets.  Confondant l’asservissement des masses à la consommation avec le progrès, ne sachant plus ce qu’évoluer signifie, elle compense pour son désarroi en se lançant dans l’activité frénétique et dans les sports extrêmes : elle s’adonne à l’alpinisme, elle s’élance en ascenseur, elle se lance en parachute ou elle saute en bungee.

Dans le concret, le gratte-ciel évoque une notion du progrès ou de l’évolution fondée davantage sur les moyens intellectuels ou mentaux que sur les facteurs intuitifs.  Indice de créativité et d’ingéniosité, d’imagination claire, il peut correspondre à des idéaux élevés, à des projets grandioses ou mirobolants qui, bien qu’ils puissent susciter de grands espoirs, ne contribuent pas à l’élévation de la conscience et à l’envol spirituel.  On détient une vision très vaste et on vise haut en tout.  Il est à espérer qu’on ne vise pas trop haut.  Il peut annoncer un grand changement dans sa situation.  En général, sa hauteur correspond au degré de sa compréhension, de sa conscience ou de ses visées.  Les étages inférieurs renvoient aux pulsions primaires, notamment aux préoccupations sexuelles.

GYMNASE : Voilà la salle ou l’établissement où on se livre à des exercices physiques ou sportifs et où on peut le mieux mesurer l’intensité de son désir de paraître, d’entrer en compétition avec les autres, d’exercer des jeux de pouvoir.  La gymnastique démontre son désir de conserver l’initiative de ses décisions ou de parvenir à dominer les circonstances extérieures.  On devrait appliquer dans sa vie ce qu’on a appris.  On devrait incorporer dans sa vie courante ce qu’on sait déjà au lieu d’attendre pour agir  de tout savoir ou d’avoir atteint la perfection.  Dans sa présente phase de vie, comme l’athlète, on devrait s’investir dans la force, la persévérance, l’agilité et la grâce.

HIPPODROME : Il s’agit d’une piste ou d’un cirque aménagés pour les courses de chevaux et de chars.  Outre le fait que cet aménagement révèle la bêtise de l’être humain qui croit détenir le droit d’asservir les bêtes à ses fins, il met en évidence son inclination atavique à comparer les forces des individus, à jouir de la concurrence et de la rivalité.  De ce lieu, il devrait plutôt hippodromeapprendre comment on peut recourir à la force sans détruire ni être détruit.  Il pourrait comprendre que la force exercée jour après jour dans une tache, avec patience et  persévérance, malgré les efforts qu’elle implique, conduit au succès.  Il pourrait enfin découvrir qu’il faut parfois avoir le courage de renoncer à une conception de la liberté pour des motifs supérieurs.

HLM ou H.L.M. : L’habitation ou l’hôtel à loyer modique ou modéré peut cumuler toutes les grandeurs et toutes les faiblesses de la société ou de ce qu’il est convenu d’appeler le monde ordinaire.  Voir à immeuble résidentiel, à logement et à maison.

HÔPITAL : Ce lieu aménagé pour soigner les malades et traiter les blessés, qui regroupe les soins médicaux, chirurgicaux et obstétriques, traduit l’état de dépendance d’un sujet qui résulte d’un sentiment d’incompétence qui, peu à peu, a éveillé le désir inavoué, mais intense, d’être aidé et pris en charge.  On poursuit une quête d’aide à l’extérieur de soi.  Les infirmiers et les médecins des deux sexes renvoient à l’autorité parentale de la prime enfance et ils peuvent figurer les aptitudes intérieures latentes par lesquelles on croit pouhopitalvoir retrouver sa maîtrise émotionnelle ou affective.

En spiritualité, l’hôpital du zodiaque désigne le signe ou la constellation des Poissons.  L’hôpital psychiatrique implique un besoin de se reposer, de remettre de l’ordre dans son esprit, de liquider ses angoisses.  Dans un cas de besoin, on craint de demander de l’aide, ce qui amène les choses à se compliquer.  On se sent évité, rejeté ou ostracisé;  on se sent exclu, ignoré, laissé pour compte.  On est surmené mentalement.     

 

HOSPICE : Cette maison de charité, où on accueille les vieillards, les incurables et les orphelins, indique l’état pitoyable de la représentation que l’on se fait de soi-même.  On se perçoit comme un être incompétent, impuissant, sans ressources, qui doit être pris en charge.  Cet établissement peut servir à identifier en soi une grande détresse morale ou une sensibilité à fleur de peau.

HÔTEL : Cet établissement commercial, qui loue des chambres et des appartements meublés pour un prix journalier, indique qu’on ressent un besoin d’évasion, de distraction ou de repos temporaires dans un milieu anonyme, impersonnel.  Selon le contexte, il peut s’agir d’un milieu commun, huppé ou luxueux.  Mais, puisque le fait de coucher à l’hôtel amène à hoteldécoucher de chez soi, il implique une propension à participer à la mentalité grégaire de son milieu.  Ce qui est amplifié par le genre de divertissements qu’on y offre.  Ce milieu révèle un aspect artificiel de son psychisme qui, malgré un désir sincère de stabiliser ou d’harmoniser sa vie ou d’y apporter des changements, porte à recourir à des expédients, à des moyens vains, factices, inopérants, conventionnels, qui ne règlent pas vraiment son problème.  Ce sens est renforcé si on y consomme de l’alcool, indice d’une quête de griserie, d’ivresse, donc d’illusion.

HUTTE : Cette petite cabane, faite avec de la terre et des branches, cachette du chasseur ou abri du nomade, désigne un lieu de résidence passager, avec toute la fragilité, l’instabilité et la précarité qu’il inspire.  Toutefois, cette habitation exiguë convient parfaitement à la retraite dans la solitude, à la méditation ou à la contemplation et à la pratique de certains rituhutteels mystiques.  Elle peut servir de parvis qui introduit dans un autre monde ou dans l’Autre monde.  On y devient maître de l’invisible par la clé secrète.  Pour la majorité des mortels, elle exprime davantage la détresse morale ou affective, une période de pénurie ou de soucis, la nécessité de faire des sacrifices ou un besoin de réconfort ou de soutien.  On préfère parfois lui substituer les mots loge ou tente, comme dans loge ou tente de sudation.

IMMEUBLE RÉSIDENTIEL : Ce bâtiment urbain, réservé à l’habitation, offre divers niveaux d’espace, de confort et de bien-être.  En rêve, il sert généralement à étudier les diverses facettes de sa personnalité, déterminant leur degré d’intégration ou d’harmonisation.  Voir à HLM.

INSTITUT DE BEAUTÉ : Ce commerce, où on donne des soins d’esthétique, réfère à la coquetterie, à la vanité, aux apparences artificielles qu’on veut se donner.  Comme le salon de coiffure, il peut évoquer un lieu de soutien réconfortant, de confidences libératrices ou de commérages considérés anodins.

LABORATOIRE : Ce local muni des installations et du matériel appropriés pour mener des études et des recherches scientifiques (physique, chimie ou biologie), symbolise le corps humain lui-même qu’il faut transmuter progressivement par la force vitale.  Dans son sens plus pratique, il invite à se trouver un lieu d’étude et d’incubation, soit un lieu d’introspection ou laboratoire  d’intériorisation, pour s’étudier soi-même afin de mieux comprendre ses mouvements psychiques.  On y expérimente entre autre ses sentiments intimes, ses croyances, ses craintes.  On est probablement en quête de solutions plus adaptées à un projet ou à une situation parce que ses initiatives présentes n’aboutissent pas à des résultats concluants ou n’offrent pas les résultats conformes à ses attentes.  Autres hypothèses : on désire expérimenter une conception nouvelle; on se met à l’épreuve;  on se sent surveillé comme un cobaye;  on subit une transformation importante.

LAITERIE : Ce lieu où s’opère la collecte et le traitement du lait, indique qu’on ne manque de rien dans sa vie ou qu’on veille à ne manquer de rien jour après jour.

LATRINES : Ces lieux d’aisance, originellement installés dans un camp, une caserne, une prison, ont progressivement pris le sens général d’un cabinet d’aisance situé en n’importe quel lieu.  Ils sont toujours reliés à l’élimination des sentiments gluants qui résultent de l’affectivité et de la possessivité à l’endroit du conjoint, des membres de la famille et de ceux qu’on appelle les êtres chers.  L’homme peut latrinesencore s’y complaire de sa faculté toute virile de pisser debout ou de la possibilité de reluquer discrètement les attributs de ses pairs ou féaux, quand il n’assume pas ouvertement ses curiosités sexuelles.  Et la femme y trouve sûrement, par procuration, une satisfaction à l’un de ses phantasmes secrets.

LAVERIE : La blanchisserie publique, équipée de machines à laver individuelles, suggère un besoin de renouveau passablement important au niveau de l’ensemble de son être, mais probablement dirigé plus directement vers ses relations sociales.  Et il s’agit d’un renouvellement qu’on veut su et connu.  Changement des temps, changement de mœurs, il paraît que l’épicerie et la laverie sont devenues d’excellents endroits de rencontre et de drague pour les célibataires et les monoparentaux.

LIBRAIRIE : Le commerce de livres ou la boutique de libraire révèle qu’on cherche à élargir le champ de ses connaissances ou qu’on gagnerait à l’élargir.  On se lance dans une quête de librairieconnaissance parce qu’on éprouve une grande faim d’idées nouvelles.  On désire découvrir de nouvelles significations à la vie.  On a besoin d’étudier ou d’évaluer sa situation avant d’agir.  On repasse les connaissances qu’on a acquises dans son passé.  On tire les leçons de ses expériences antérieures.  On cherche dans le passé une correspondance avec un vécu présent.

LIBRE-SERVICE : Cet établissement de vente où on se sert soi-même indique qu’on aime s’occuper de ses propres affaires, qu’on préfère garder la maîtrise de son destin en tout temps, qu’on souhaite ne s’en remettre qu’à soi-même ou qu’on cherche un raccourci d’expérience.  Il peut mettre en lumière qu’on se perd dans l’activisme ou l’affairisme et qu’on passe à côté de l’essentiel.  Par exemple, il peut rappeler qu’à trop chercher à avoir, à posséder, à faire, à se savoir utile, à répondre à des obligations factices, on passe à côté de l’être.

LOFT : Cet ancien local, transformé en appartement ou en studio d’artiste, révèle qu’on a besoin d’espace pour exprimer sa créativité et pour s’épanouir.  Il évoque une vision globallofte qui inclut une pensée claire et juste;  une bonne circulation des énergies;  le suivi adéquat du déroulement de ses projets;  l’aisance qui résulte du succès obtenu dans ses entreprises;  une force de réalisation concentrée et concertée;  la participation à son propre bonheur;  une personnalité résolument ouverte, tolérante et accueillante.  Mais il dénote un besoin un peu compulsif ou obsessionnel de garder simultanément à l’œil tous les aspects de sa vie ou d’être entouré, reconnu, considéré.

 

LOGIS ou LOGEMENT : La partie d’une maison ou d’un immeuble où l’on habite donne une excellente idée de sa personnalité ou de son monde intérieur.  Voir à maison.

MAGASIN : Ce mot désigne d’abord une cavité, un contenant, un réceptacle ou une boîte hermétique, aménagés dans un objet pour emmagasiner des éléments (cartouches, bobines, rouleau de pellicule).  Il sert à révéler si on est correctement approvisionné en éléments de base en regard d’une activité.

Ce mot désigne aussi un lieu de dépôt et de conservation des marchandises, comme dans le cas du local destiné à recevoir les munitions et les fournitures nécessaires à l’armée.  Dans ce magasin  dernier cas, c’est l’usage que l’on fait de sa vitalité ou de son dynamisme, qui peut fluctuer de l’ardeur créatrice à l’agressivité destructrice, qu’on tente d’évaluer.

Ce mot désigne enfin le local qui reçoit et conserve les marchandises et les provisions qu’on veut offrir à la vente, en gros ou en détail.  Qu’il s’agisse d’une boutique spécialisée ou d’un grand magasin, ces lieux indiquent qu’on s’est manifestement mis à la recherche d’une solution efficace et adaptée à une situation difficultueuse ou problématique ou qu’on a décidé de combler un besoin fondamental.  Par exemple, le magasin à rayons démontre qu’on est habité par de nombreux désirs.  Par les objets qu’on s’y procurera, on se révélera les potentialités qu’on veille présentement à  développer ou à actualiser.  À moins qu’on ait choisi de se renseigner sur ses aptitudes à échanger sainement avec son entourage, sur son désir de faire des rencontres enrichissantes ou sur sa volonté d’opérer des changements importants dans sa vie.  Chose certaine, on constate que les choix ne manquent pas si jamais on décidait de modifier son existence ou de changer d’activité.

Du fait qu’on poursuit la recherche d’un élément qu’on estime important, le type de magasin sert à spécifier l’objet de sa quête.  Les comptoirs vides pourraient signaler qu’on manque d’opportunisme ou qu’on fait preuve de défaitisme, que l’occasion opportune ne s’est pas encore présentée, qu’un potentiel n’a pas atteint sa maturité, qu’on ne réussit pas à préciser clairement ses besoins.  Les comptoirs surchargés pourraient éclairer le fait qu’on se perd dans la multiplicité des sollicitations qui surgissent de l’environnement ou de son inconscient.  Le magasin d’usine, cet espace où on peut se procurer des articles de fabrication locale à des prix inférieurs à ceux du marché, prévient qu’on devra mettre plus d’effort qu’on le croit dans une affaire si on compte la mener à terme.  Mais il peut souligner qu’on a trouvé une aubaine ou qu’on est trop porté à l’économie.  Le magasin général, ce commerce à l’ancienne où on retrouve de tout dans un désordre ordonné, pourrait révéler qu’on fait preuve d’un esprit brouillon, négligent ou insouciant ou que, par nostalgie du passé, on n’est plus actualité aux temps présents.

MAIL : Cette allée bordée d’arbres d’une ville ou cette promenade bordée de boutiques d’un centre commercial réfère aux efforts que l’on produit pour susciter les impressions les plus favorables.  Associé à un contexte de vie matérialiste, il indique un désir de suivre les dernières tendances, de se procurer les dernières technologies, de s’abandonner à ses toquades du moment.

MANUFACTURE : Ce mot de moins en moins usité, à cause de l’accélération du machinisme ou de la mécanisation, désigne un vaste établissement industriel impliquant assez largement la transformation à la main des mamanufacturetières premières en produits finis.  Aujourd’hui, on emploie surtout le mot usine.  Il reporte aux efforts laborieux pour avancer, progresser ou évoluer.  Il figure le produit brut de son vécu qu’il faut transmuter au gré des circonstances.  Il décrit une phase de vie marquée par l’application contraignante qui mine les énergies.

MARCHÉ : Ce lieu public, couvert ou en plein air, où on expose et vend des produits alimentaires, notamment des produits agricoles, symbolise l’abondance de la Terre.  Il évoque les potentialités naturelles qu’il faut développer et partager avec les autres.  Il suggère l’aptitude à croître harmonieusement au contact de la Nature.  On peut encore y voir un lieu de rencontre, de communication et marchéd’échange.  Il éclaire le désir de se procurer les éléments physiques ou émotionnels qui manquent.  On a besoin de faire le plein d’énergie ou d’inspiration.  On désire combler les vides de sa vie.  On mène une vie frugale, réduite au strict minimum.  Le marché d’alimentation peut ajouter à ces considérations le fait qu’on effectue un brassage d’idées ou qu’on suppute divers choix.

MÉMORIAL : Ce monument commémoratif appelle à vérifier si on ne s’apprêterait pas à faire fi d’une lmemorialeçon d’expérience salutaire.  Espérons qu’il n’exprime pas un désir de passer à la postérité ou de se signaler immédiatement à l’attention du public, ce qui démontrerait un relent contraignant de l’ego.

MEUNERIE ou MINOTERIE : Ces mots désignent l’usine pour la transformation des grains en farine ou en mouture.  Ils éclairent généralement sur son degré d’activité ou de productivité.

MORGUE : Ce lieu sert de dépôt réfrigéré aux cadavres non identifiés, à ceux qui sont conservés dans l’attente du croque-mort ou à ceux qui sont justiciables d’une expertise médico-légale.  Il réfère à cette partie profonde du subconscient où on accumule les souvenirs des expériences douloureuses et traumatisantes qu’on a réprime jusqu’à l’oubli.  Il contient les aspects désuets de sa personnalité ou tout ce qui est périmé et dont il faut se défaire à tout prix pour retrouver la joie de vivre.  On réprime sa croissance personnelle en négligeant de se servir de ses talents et de ses aptitudes.

MOTEL : Cet hôtel, érigé à proximité des grands itinéraires routiers, spécialement aménagé pour accueillir les automobilistes économes ou pressés, parle par lui-même.  On ne semble pas vouloir investir beaucoup dans son plaisir ni trop s’attarder dans les lieux qu’on visite.  Il désigne souvent un lieu de rencontre minable ou anonyme, propice à la prostitution, qui moteltraduit un état d’esprit qui devrait rendre perplexe.  Quoi qu’il en soit, on vient y opérer une transition.  Probablement que, placé dans une situation précaire, on désire scruter ses potentialités et clarifier ses buts.  Il peut être relié à une phase de privations ou de frustrations sexuelles.

MUSÉE : Voilà l’endroit où est conservé et exposé, mis en valeur, une collection d’œuvres d’art, d’objets d’intérêt culturel, scientifique ou technique, ainsi que des curiosités de toutes sortes.  En rêve, il désigne un retour dans un passé désuet ou l’exploration de sa richesse ignorée.  Car il contient les éléments qui racontent sa propre histoire, à savoir ce qu’on a gagmuseené de ses expériences passées, comme ce à quoi on attribue de la valeur.  Mais on ne s’y présente pas gratuitement : on y vient pour comprendre comment on peut appliquer une leçon intégrée dans sa vie présente.  Il indique encore que l’univers de ses connaissances ou celui de ses relations s’ouvre de plus en plus.  Ainsi, on s’ajoute des connaissances plus enrichissantes ou des amis plus précieux.  Dans certains cas, le musée évoque le fait qu’on suit une voie hors des conventions, ce qui rend singulier et fait sortir des rangs.

NIGHT-CLUB : Cette boîte de nuit, un établissement de spectacle ouvert jusqu’aux petites heures du matin, évoque un besoin de se divertir et d’établir de nouvelles relations dans  night-club  l’anonymat de la foule.  Il peut évoquer des problèmes financiers ou une crise affective.  Il semble qu’on soit en quête de contacts sociaux stimulants.  Voir à hôtel et à bar.

OBSERVATOIRE : Ce mot désigne tout établissement spécialement affecté aux observations astronomiques, météorologiques ou volcanologiques et il éclaire des buts et des aspirations élevées.  Il invite souvent à prendre du recul par rapport aux faits.  Puisque le ciel contient le futur ou le devenir, le fait de scruter le ciel indique qu’on vit dans l’attente d’un événement, qu’on désire la révélation d’un fait prochain, qu’on cherche des signes prémonitoires ou qu’on implore muettement le Ciel d’intervenir en sa faveur.

 

OPÉRA (Salle d’) : Ne serait-on pas porté à exagérer la réalité ou à embellir les choses?  On gonfle ses sentiments ou ses démonstrations d’émotions.  On ne parvient pas à justifier ses prétentions.  On est en quête d’une vie plus exaltante et plus vaste.  On aime fréquenter le grand monde.  On mène un train de vie au-delà de ses moyens. opera

PAILLOTE : Cette hutte à toit de paille des pays chauds ne peut prendre le même sens pour un voyageur en provenance d’un pays froid ou tempéré que pour l’autochtone d’un pays chaud ou tropical.  Pour un étranger, elle exprime un désir d’évasion vers une destination soleil.  Pour un indigène, elle prend le sens très simple, mais combien significatif, de la maison, au sens de demeure ou de domicile.

PALAIS : La vaste et somptueuse résidence d’un chef d’État, d’un personnage de marque ou d’un riche particulier désigne, dans tous les cas, la demeure du souverain des lieux.  Car celui qui l’habite peut facilement se percevoir comme le centre de l’Univers ou du pays où sa demeure est bâtie.  Elle combine les images de luxe et de désir de jouissance ou elle conjugue la sommepalais de ses rêves personnels selon sa compréhension du sens de la vie.  Voilà la maison de la magnificence, des trésors et des secrets.  Elle figure une source et un produit de l’harmonie en raison de l’ordre qui y règne.  Elle offre tout ce qui échappe au commun des mortels : pouvoir, fortune, science, sécurité et confort.  Elle présente à peu près toujours une partie en rehaussement à la verticale, ce qui en fait un axe ou un pôle d’attraction.  Elle joint les trois niveaux de la conscience et ses trois fonctions : inconscient (secret), conscient (pouvoir et science), subconscient (trésor ou idéal).

Dans le concret, le palais témoigne d’un désir d’exprimer son plein potentiel, d’accéder à une position éminente, de devenir opulent et prospère, de s’extraite d’une condition minable.  Il peut indiquer qu’on rêve de réalités au-delà de ses moyens. Voir à château.                  

PALAIS DE CRISTAL : Dans la Tradition taoïste, il désigne l’endroit du cerveau où convergent dix bourgeons célestes connectés à dix ouvertures.  En fait, il comprend le thalamus, l’hypothalamus, la glande pituitaire et la glande pinéale.  Une fois activé, il s’illumine comme des millions de cristaux scintillants.  Dans la Tradition celte, il s’agit du Centre divin, le Cœur de l’Autre Monde, qui reçoit les énergies de l’Univers.  Il surgit de terre à volonté au commandement des fées.  L’une de ses salles, dont les murs sont en cristal de roche, y contient gravée toute l’histoire d’un sujet : chacun de ses actes s’y inscrit sur le mur.

PALAIS CÉLESTE : Dans la Tradition chinoise, il désigne la Grande Ourse.

PALAIS D’ARGENT : Le Centre de l’Essence universelle.

PALAIS DE LA FÉE : À l’origine, cette demeure magnifique constituait l’expression multiforme de la Terre-Mère.  Elle devint progressivement la résidence des esprits lunaires de la végétation et des eaux qui régissent l’inconscient.  C’est la maison sublime qui s’évanouit en un instant et ne laisse que le souvenir d’une belle illusion.  Elle désigne le pouvoir de l’être humain de construire en imagination les projets qu’il n’a pu réaliser ou de se livrer en rêverie à ses ambitions démesurées.  Elle sert de moyen compensatoire à ses aspirapalais de la feetions frustrées.  Elle invite à mieux s’adapter au réel et à s’accepter soi-même avec ses limites.

PALAIS DE LA HACHE : En ésotérisme et en spiritualité, cette expression réfère au Labyrinthe mystique.

PALAIS DE LA PRONONCIATION : Cette expression désigne les Ponts d’or de la onzième dimension spirituelle où les Maîtres d’Ascension sont préparés et d’où ils proviennent.

PALAIS DE L’OPULENCE : Cette expression désigne Jupiter.

PALAIS DES MALADES : Dans la Tradition cabalistique, il s’agit du Temple qui se dresse dans le Jardin d’Éden et où se donnent rendez-vous des représentants de toutes les faiblesses humaines.  Le Bon Berger s’y présente de temps à autre et, débordant de compassion, il prend une part active au soulagement de l’Humanité, prenant sur lui le fardeau de tous les malheureux présents.  Mais un jour, assure-t-on, le Messie sortira de sa Retraite édénique et il restaurera tout l’Univers.  Il mènera un Jugement rigoureux, au son de la trompette, sujet de joie pour l’un, sujet d’épouvante pour l’autre, selon la qualité secrète du cœur de chacun.

PALAIS MYSTÉRIEUX : En Alchimie, cette expression désigne l’Or vif ou philosophique.

PENSIONNAT : Cet établissement d’enseignement privé, qui reçoit des internes, des élèves pensionnaires, symbolise un lieu de savoir ou de connaissance et un lieu de socialisation entre pairs.  Mais il implique un arrachement prématuré, souvent très douloureux, à son milieu, ou un dressage trop rapide au sens des responsabilités.

PHARMACIE : Ce mot désigne d’abord le magasin ou le local où l’on prépare ou vend des médicaments.  Il désigne également la petite armoire ou la petite trousse dans laquelle on range les médicaments, les pansements et les articles de premiers soins.  On garde l’espoir d’une amélioration de sa situation dans la mesure où on reçoit un soutien affectif, comme un peu de pharmacie   maternage ou comme une amitié tendre et réconfortante.  On ressent le besoin de corriger ses pensées, d’ajuster ses attitudes, de guérir dans ses sentiments.  On s’en remet à l’aide extérieure au lieu de puiser dans ses ressources intimes.

PIANO-BAR : Ce bar, dans lequel un pianiste entretient une ambiance musicale, évoque un besoin d’entrer en contact, d’échanger, de rencontrer quelqu’un, de se confier, mais tout en maintenant son anonymat.

PIED-À-TERRE : Ce logement qu’on n’occupe qu’occasionnellement, en passant, réfère aux aspects de soi-même qu’on est porté à négliger, parce qu’on n’en a pas encore compris l’importance.  Il peut souligner un état d’aisance qui permet de vivre dans la sérénité.

POSTE : Ce terme générique réfère à tout local ou lieu affecté à une destination particulière et où un groupe remplit une fonction déterminée.

Le poste d’essence, l’installation conçue pour la distribution de l’essence et le ravitaillement des voyageurs, symbolise la Source inépuisable et inextinguible de la force vitale (fonctiposte-d-essenceon qui est dévolue à Geburah, la Sphère de Mars, dans la Cabale).  Il indique que la puissance, cette dynamique vitale, se renouvelle et se recharge par l’exercice de ses forces personnelles.  Il semble qu’on ait besoin de rétablir ses forces ou de refaire le plein d’énergie.  On a besoin d’aide ou de dépannage.

poste-d-incendieLe poste d’incendie, cette installation hydraulique pour lutter contre les grands feux, renvoie à l’usage que l’on fait de sa force vitale.  Présentement, par manque de maîtrise de sa force intime, on est porté à imposer son pouvoir ou à nourrir ses passions au détriment des autres ou de son évolution.  On sombre dans la passion ou dans les émotions.

Le poste de police désigne les locaux d’un service de police et il indique qu’on cherche la sécurité dans la soumission à ce qu’on reconnaît comme une autorité (influence virileposte-de-police ou paternelle)  ou qu’on se sent coupable d’une erreur ou d’un délit.

Enfin, le poste de radio ou de télévision identifie l’appareil récepteur des ondes radiophoniques ou télévisuelles.  Au Canada, il désigne également la station d’émission des ondes radiophoniques ou télévisuelles.

PRISON : Cet établissement, où est détenue une personne condamnée à une peine privative de liberté ou en instance de jugement, renvoie aux modèles karmiques qu’un sujet s’est tissés consciemment ou inconsciemment, en raison de l’ignorance de sa vraie nature ou de l’implication de son libre arbitre.  Il éclaire la répression des actes par le biais de la censure personnelle.  Par son rigorisme moral, par sa fermeture d’esprit, par sa rigidité mentale, par l’acceptation d’une autorité supérieure ou extérieure à la sienne, cet être engendre ses proprisonpres problèmes.  Il tente d’échapper à la voie qu’il s’est tracée, aux responsabilités qu’il s’est imposées ou au but qu’il s’est fixé dans la vie.  Il s’est enfermé dans une impasse, il s’est empêtré dans les obstacles, il s’est enfoncé dans les limitations du fait qu’il a négligé, jour après jour, d’agir en pleine conscience ou de recourir aux moyens qu’il détient.  Il traverse une phase de réflexion intense ou il désire se retirer dans la solitude.  Il ressent un sentiment d’impuissance ou il éprouve un état de paralysie.  Il exprime une volonté de se contenir ou il s’administre lui-même une punition.  Il indique qu’il ne se sent pas libre ou capable de s’exprimer librement.

Au plan spirituel, la prison exprime le rétrécissement, la contraction ou la limitation que les motivations inférieures, dites involutives, engendrent : sentiment de culpabilité, regrets ou remords, propension à la rancune, problème de conscience (angoisse morale), tension intérieure, rétention des émotions, répression des passions, impression de souillure, peur de vivre.  La voix intérieure, qui peut figurer l’Esprit intime ou l’idéal qu’on s’est fixé, exprime ses reproches, censure sa conduite, blâme, perturbe sa paix intérieure.  On doit calmer son inconscient moralisateur ou son mental tyrannique.  On doit apprendre à s’accepter comme on est, avec ses grandeurs et ses faiblesses, et cesser de projeter ses torts, de se faire des reproches ou de s’examiner avec autant de sévérité.

Mais la prison peut aussi référer aux pièges du mental qui séduisent et hypnotisent, entretiennent dans le rêve ou l’illusion, incline vers le sommeil spirituel.  Elle peut identifier les attaches du passé qui répriment le détachement et qui empêchent d’emprunter la voie de l’abandon.  Dans une expérience particulière, il se peut qu’après avoir connu un premier échec, on redoute de la répéter, ou qu’après avoir difficilement acquis un bien, on craigne de le perdre.  Mais il reste plus probable qu’on résiste à se libérer des charges qu’on s’est imposées.  Et c’est en activant ses ailes, par son amour de soi, qu’on réussira à se libérer.

La prison dorée désigne un être enfermé dans le faux bonheur de son paradis artificiel et qui justifie sa perversion par des arguments sublimes.  Voilà le parfait charlatan ou l’imbécile heureux qui manie l’art suprême de se leurrer sur le faux sentiment de sécurité que lui accorde la matière ou que lui confère sa situation privilégiée et de tromper les autres par ses conceptions erronées.

PUB : Ce mot, emprunté à l’anglais commun, désigne un débit d’alcool public, comme un hôtel, une brasserie ou une taverne, où on sert des boissons alcoolisées et où on se rassempubble entre amis en soirée ou après les heures de travail.  Il évoque les complicités et les connivences qui surgissent de l’amitié ou de la camaraderie, particulièrement, au sens figuré, la solidarité des larrons en foire.

QUINCAILLERIE : Il s’agit d’une industrie où l’on fabrique ou d’un commerce où l’on vend des objets et des ustensiles qui servent au ménage, à l’ameublement, à l’outillage, au bâtiment, à la réparation et à la construction (articles de poêlier, de serrurerie, de clouterie, produits semi-finis, etc.)  En rêve, un tel magasin indique qu’on cherche les meilleurs moyens ou qu’on porte les meilleures dispositions pour résoudre ses problèmes ou tracas divers, pour déjouer les obstacles du quotidien.  Selon les articles ou les outils qui attirent son attquinquaillerieention ou qu’on cherche à acquérir, on s’informe sur les moyens à employer pour parvenir à son but ou on évalue le degré de sa force de volonté.  On y trouve ce qui permet de s’améliorer et d’ajuster ses attitudes au niveau personnel.  Voir à magasin.

 

REFUGE : Ce mot désigne d’abord un lieu où on peut se retirer pour échapper à un danger, se mettre à l’abri, pour assurer sa sûreté, pour s’isoler des autres afin d’approfondir son propre moi.  Dans la Cabale, le refuge réfère à Hod (le Schème de la Lune).

RÉSIDENCE : Ce mot réfère généralement à un lieu construit, assez luxueux, où l’on s’établit de façon habituelle.  La résidence secondaire désigne un lieu d’habitation qui s’ajoute au logement habituel et où on séjourne pendant un congé, le week-end, les vacances.  Elle suggère un retrait de l’activité pour se reposer, s’isoler, refaire ses forces, étudier son moi profond.  Voir à demeure, domicile, habitation et maison.

RESTAURANT : Cet établissement public, où l’on sert des repas moyennement paiement, implique un désir de se retrouver dans un milieu social superficiel pour rehausser son restauranttaux d’énergie, pour établir des relations, pour partager sa tendresse ou sa sensualité, pour compenser à la contrainte de ses pulsions, pour échanger sur ses projets, pour établir des amitiés, pour acquérir des idées nouvelles.  On désire refaire ses énergies en dehors de son réseau social.  On se sent surchargé par les décisions à prendre ou par les choix à faire et on tente de s’en dégager un moment.

RESTOROUTE : Ce restaurant, aménagé au bord d’une grande route ou d’une autoroute, peut prendre le sens du restaurant.  Mais il ajoute à la notion de superficialité et de manque d’estime de soi par son concept de restauration rapide, donc d’alimentation de moindre qualité prise à la hâte.  Voir à casse-croûte.

rotonde  ROTONDE : Ce mot réfère à un édifice circulaire, souvent muni d’un dôme et de colonnes, et il évoque alors une idée de plongée dans la concentration, comme cela se produit dans l’introspection ou l’intériorisation.  Il sous-entend une protection naturelle.

SEX-SHOP : La Boutique de sexe, ce magasin spécialisé dans la vente de revues, de livres, de films, d’objets érotiques et de produits aphrodisiaques, éclaire des inhibitions sexuelles.  Naturellement, elle désigne une sexualité déconnectée de la réalité et des principes naturels.

 

SNACK-BAR : Ce café-restaurant sert des plats standardisés.  Voir à casse-croûte et à restoroute.

SPA : Ce centre de traitement naturel, généralement établi près d’une source minérale, souligne un désir de se dorloter, de se choyer, de compenser pour les difficultés de la vie, de se purifier de ses impuretés présumées, de se libérer de ses vieilles douleurs, d’écarter ses sentiments de souillure ou de culpabilité.  L’heure d’amorcer une guérison ou de prendre un nouveau départ semble avoir sonné.

STADE : Ce terrain aménagé pour la pratique du sport, qui peut accueillir des spectateurs, souligne la détermination à réussir sa vie ou à réaliser ses buts.  Souvent, il invite à devenir plus actif, à se faire plus dynamique, à se permettre plus d’audace.

STATION : Ce mot désigne un lieu où s’arrêtent des véhicules de transport en commun ou une installation, fixe ou mobile, qui remplit une mission déterminée.

Ainsi, la station d’autobus, ce lieu où s’arrête l’autobus pour prendre ou laisser des voyageurs, est en relation avec son niveau de conscience, son degré de ponctualité et son degré de pertinence pour saisir les bonnes occasions.  Voir à cette expression.

La station de métro, ce lieu où un train de métro prend et laisse les voyageurs, est également en relation avec son niveau d’évolution, son degré de ponctualité et son degré destation-de-metro pertinence pour saisir les bonnes occasions.  Voir à métro.

La station d’émission désigne un poste émetteur de radio ou de télévision.  La station-service, ce poste d’essence qui offre toutes les ressources nécessaires à la bonne marche d’un véhicule, y compris les dépannages d’urgence, suggère qu’on a besoin de refaire le plein d’énergie avant de s’engager dans une longue étape évolutive.

STUDIO : Ce mot désigne d’abord un logement formé d’une seule pièce principale, comme une garçonnière, ou un appartement  qui peut servir à la fois de pièce de travail, de salon, de salle à manger et de chambre à coucher.  Il indique que le monde extérieur importe plus pour soi que le monde extérieur ou que la vie sociale prend le pas sur la vie privée.  On réduit les réalités de la vie à un aspect de la vie, d’où on est porté à tout confondre.  Il implique souvent un grand pragmatisme.

Ce mot désigne ensuite le local d’un artiste, par exemple d’un photographe, d’un peintre, d’un sculpteur.  Il renvoie à alors à son niveau d’activité, de créativité ou de productivité.  Il peut attirer l’attention sur un aspect figé de soi pour mieux le reconnaître (photo, statue, peinture).

Ce mot peut encore s’appliquer à une salle de répétition de danse, à une salle aménagée pour les expositions artistiques, à un local de dimension réduite aménagé pour la projection de films pour les connaisseurs.  Il est lié à ses talents artistiques et à la teneur de ses sentiments profonds.  On souhaite étudier un épisode particulier de sa vie.

Ce mot réfère aussi à un local insonorisé où on peut enregistrer des disques.  Il indique un désir de se replier sur son monde et de plonger en soi pour mieux articuler ses pensées ou pour mieux comprendre et formuler ses sentiments.  Désir de célébrité ou de notoriété?

Ce mot réfère enfin à tout local aménagé pour les enregistrements destinés à la radiodiffusion, à la télévision et au cinéma.  Il suggère la révision d’un épisode plus ou moins long et prenant de son vécu récent pour mieux le comprendre et l’intégrer.  Il peut inclure une coloration égotique, narcissique ou exhibitionniste, s’il n’appelle pas à sortir de son repli sur soi pour mieux se faire connaître aux autres.

SUPER-MARCHÉ : Ce magasin de grande surface, qui offre des produits vendus en libre-service, renseigne surtout sur la recherche affective et sur les relations sociales d’un susuper-marchejet.  Il cherche à s’y procurer ce qui lui manque au niveau de la sensualité ou de la bonne communication.

TAUDIS : Le logement misérable, délabré ou malpropre, donc insalubre ou presque inhabitable, implique un idéal qui s’est effondré, la perte d’estime de soi, le sentiment d’impuissance ou d’indignité, de piètres valeurs morales.  Il se peut qu’on se perde dans sa négativité.   

TAVERNE : Selon les pays, il s’agit d’un cabaret ou d’un établissement où l’on donne à boire ou d’un débit de boisson réservé aux hommes.  Centre d’initiation, au sens de lieu de réunions des amis ou des confidents, de ceux qui partagent les mêmes secrets humains ou spirituels.

theatreT    HÉÂTRE : Cet édifice ou cet aménagement, destiné à la représentation de pièces et de spectacles dramatiques, désigne souvent, allégoriquement, la scène où on se donne souvent soi-même en spectacle pour faire ressortir les multiples aspects inconscients qui interviennent dans sa présent phase de vie et la rendent si étrange, originale ou authentique.  À titre d’acteur, on y tient son jeu de rôle ou on y réclame un nouveau rôle.  À titre de spectateur, on savoure le plaisir de faire de nouvelles rencontres.  L’entracte ou l’interlude font ressortir un moment de réflexion sur la trame d’un sentiment personnel, sur une séparation passagère, sur un moment de répit à la tâche ou sur une phase de calme circonstancielle dans son évolution.  En spiritualité, le théâtre du monde désigne l’Être manifesté dans une série de modalités qui, malgré leur réalité, apparaissent instables et changeantes, transitoires et illusoires.

TIPI : Cette habitation traditionnelle des peuples des Premières Nations d’Amérique (Amérindiens) offre un symbolisme impressionnant.  Par la forme ronde de son cerceau de base, elle illustre la danse du Soleil et le Cercle de la Vie.  Par sa pointe, elle rappelle la Source de Vie qui explique cette danse éternelle.  Par ses montants, elle éclaire la cohésion des tipiespèces.  Par la peau ou les écorces de recouvrement des montants, elle exprime l’Unité des vies et des niveaux de conscience.  Voir à tente, hutte et loge.

TOUR : Ce mot désigne d’abord un bâtiment de plan massé, construit en hauteur, nettement plus haut que large, dominant un  édifice ou un ensemble architectural, souvent destiné à la protetourction, à l’observation, à la défense militaire, à la retraite ou à la réclusion de personnes.  Dans toutes les Traditions spirituelles, il évoque l’Ancienne Sagesse et le passé.  Symbole de vigilance, d’ascension, de stabilité, de solidité, de fidélité de l’âme au Ciel, il indique un désir d’accéder à un savoir supérieur, à des idées nouvelles, à un niveau plus élevé de la hiérarchie.  Il devrait servir à se rapprocher de Dieu.  Et pourquoi pas à l’égaler et à s’approprier le Ciel.  En Alchimie, elle désigne l’athanor.

En spiritualité, la tour figure la purification des attaches de l’ego, notamment des liens du désir et de toute forme de sensualité.    Chaque étage marque une étape de son ascension dans le domaine qu’on privilégie ou la sphère qu’on convoite.  Lien entre soi et le Ciel, entre le Ciel et la Terre, comme elle capte les énergies cosmiques, on l’associe souvent au Zodiaque, parfois à Neptune.  Elle permet aux Dieux de descendre vers la Terre et aux être humains de s’élever vers les Dieux.  Elle atteste souvent d’une communication à la verticale consciente ou d’une présence à la conscience.  Mais elle reste une construction humaine qui peut s’écrouler si elle ne respecte pas les lois de la Création.  En ésotérisme, les Deux Tours désignent les Portes d’entrée du Temple de la Sagesse.  Dans un autre ordre d’idées, dans la Tradition musulmane, le mouvement des Trois Tours sur soi-même figure l’accomplissement intégral et une participation au Monde invisible qui décide d’un événement.

Dans le concret, la tour peut indiquer le but qu’on s’est proposé et qu’on cherche à atteindre, ses grands espoirs et ses aspirations nobles.  Elle peut démontrer qu’on cherche à s’élever pour mieux observer et comprendre ce qui se passe en soi ou autour de soi parce qu’on ressent le besoin de tout éclairer et éclaircir.  Ce bâtiment fournit une protection qui permet de se sentir en sécurité parce qu’il isole apparemment des contingences.  Mais il peut révéler que, par crainte de se perdre en agissant, on refuse de prendre des risques, même des risques calculés.  Or celui qui n’agit pas, de peur de se tromper, n’apprend rien, en vient à stagner, puis, puisque rien n’est statique, à régresser.  Aurait-on tendance à s’enfermer dans un monde idéal, loin de la réalité, du tourbillon des activités ou des tourments des êtres humains?  Se sentirait-on supérieur aux autres?  Témoignerait-on de prétentions de l’ego?

TOUR D’AIRAIN : Dans la Tradition grecque, il s’agit de la tour où Danaé, la femme du roi d’Argos, était enfermée.  Zeus, métamorphosé en pluie d’or la féconda et elle enfanta Persée.

TOUR DE BABEL : Cette tour des illusions humaines, mentionnée dans la Bible, évoque ce qui se construit hors des normes du Plan cosmique ou de la Volonté de Dieu par l’individualisme collectif ou l’égoïsme particulier.  Elle rappelle les élucubrations présomptueuses du mental humain, non éclairé, hors des normes de la Lumière éternelle, donc horstour-de-Babel des normes de la Sagesse, de l’Amour, de la Vérité et de l’Unité.  La raison choisit d’élaborer des constructions qui ne peuvent s’inscrire que dans le domaine du temporel et qui sont ainsi exposées à l’usure et à la ruine.  Dans le Tarot, on l’appelle la Tour foudroyée ou la Maison-Dieu qui est appelée à s’effondrer à l’aube d’une Ère nouvelle, l’Âge du Verseau.

TOUR DE CONTRÔLE: Ce bâtiment qui domine l’aire d’un aérodrome, muni des appareils de guidage, dont émanent les ordres d’envol, de vol et d’atterrissage, évoque la Conscientour-de-controlece cosmique qui guide le Monde ou l’Esprit divin qui guide le particulier.  Il indique qu’on est en quête de conseils sages ou judicieux.  Il faut attendre le signal intuitif avant d’agir.

TOUR DE FORAGE: Cette construction, aussi appelée derrick, une charpente métallique qui supporte le système de forage d’un puits de pétrole, suggère une plongée dans son monde inconscient pour en tirer des éléments qui favoriseront le progrès de ses activités, l’accomplissement de ses désirs, la réalisation de ses buts, l’expansion de sa conscience (sa croissance spirituelle).

TOUR DE LA FONCTION CRÉATIVE : Cette expression, tirée des Védas, réfère au Linga ou au Phallus divin.

TOUR D’IVOIRE : Elle évoque le repli sur soi, la fermeture, l’isolement et la retraite hautaine dans un monde idéal.  C’est l’attitude d’un être égoïste et hermétique qui, pour s’occuper uniquement de son bien-être personnel et de sa quiétude intérieure, abuse subtilement des énergies des autres et s’accapare innocemment de leurs réalisations.

TOUR DU POUVOIR : Symbole de la Sublime Présence Je Suis, le Soi divin, elle est plantée sur le Rocher de la Vérité, au sommet de l’existence de chacun.  Elle apporte l’aide dans les moments difficiles comme un phare qui luit dans la nuit et qui guide les âmes jusqu’au Port de la Réalité, dans le Royaume du Père-Mère.

TOUR FOUDROYÉE ou FULMINÉE : Cet arcan e ou cette lame du Tarot porte aussi le nom de Tour de Babel ou de Maison-Dieu.  Elle suggère l’élimination, de gré ou de force, des éléments dépassés (désuets, stériles, anachroniques, rétrogrades, involutifs) pour que ce qui peut renaître renaisse et que ce qui peut vivre se maintienne en vie, augmentant son potentiel.

TOURELLE : Pour ce mot, dans son sens de petite tour sur fondations ou en encorbellement, voir simplement à tour.  Dans son sens d’abri blindé, fixe ou mobile, contenant une ou plusieurs pièces d’artillerie, ce mot éclaire une situation où on aimerait exercer sa rétorsion ou sa vindicte dans l’impunité.

Dans son sens de monture circulaire et tournante portant un ou plusieurs objectifs qui permet le changement rapide, ce mot évoque une situation où, contrairement à son attente, l’on détient les solutions de rechange à sa portée.

Dans son sens de support d’outils de coupe d’une machine-outil, ce mot désigne simplement un support, un moyen ou un auxiliaire plus ou moins adéquat, efficace ou pertinent qui prolonge son action.

USINE : Cet établissement industriel où, à l’aide de machines sophistiquées, on transforme des matières premières ou semi-ouvrées en produits finis, illustre l’aberration du naturel qui usineperd son sens parce qu’on le dénature dans l’usage pratique et artificiel qu’on en fait.  On a l’impression qu’avant d’aboutir un projet devra passer par plusieurs étapes compliquées ou qu’il imposera bien des peines.

VILLA : Si on n’en est pas le propriétaire dans la réalité, cette vaste maison d’habitation ou de villégiature, entourée de jardins, éclaire des ambitions qui sont probablement hors de sa portée, du moins pour le moment.

WIGWAM : Ce mot micmac (mi’kmaq  ) vient de wikuom qui signifie habitation.  Il désigne une hutte ou une chaumière des habitants des Premières Nations d’Amérique du Nwigwam-1ord, généwigwamralement construite par les femmes.  Symboliquement, il implique un désir de retour aux sources, donc de se rapprocher de la Nature et d’adopter le mode de vie du nomade.  Voir à tipi, hutte et tente.

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