LES DROITS D’AUTEUR, UNE SERVICE À RENDRE…

Les droits d’auteur désignent les droits moraux et patrimoniaux d’un créateur sur son œuvre.  Beaucoup de créateurs offrent des œuvres vraiment tournées vers la nouvelle conscience.  Cela amène naturellement à parler des droits d’auteur et autres, car, par les facilités qu’offre la Toile mondiale, il y a de plus en plus de gens qui tentent de tout s’approprier sans y mettre leur valeur d’échange.  Il escopyright-91t vrai qu’il existe une polémique à ce sujet, certains affirmant que, dans l’ordre contingent,  «tout appartient à tout le monde» et, en métaphysique, que la Lumière ne se monnaye pas.  Peut-être que la Lumière ne se monnaye pas, mais il faut éviter de sombrer dans une confusion trop généralisée : si la Lumière ne se monnaye pas, l’investissement pour la transmettre, en temps et en travail, avec les moyens et supports requis, peuvent s’évaluer.  Sauf que ce sont ces inconscients, peu enclins à tenter de comprendre le sens de la valeur d’échange et de partage, qui ne tardent pas à se servir de cet argument cliché, une réflexion de chiche, répété de çà de là, pour s’emparer, sans le moindre complexe, du travail des artistes et artisans, parfois même pour partager, à leur tour, avec d’autres ou, pire, pour monnayer ce petit service.

 Si la connaissance est universelle, les sons, les couleurs, l’exécution, l’écriture, la parole et tout ce que fournit l’énergie, dans sa manifestation, appartient à tout le monde.  Toutefois, la production personnelle d’un être, qui organise ces éléments pour le proposer aux autres, lui appartient.  Et c’est normal que tout travail soit honoré, respecté et rémunéré à sa juste mesure, si la personne le requiert.  Si un auteur en fait l’offre gracieuse, il mérite tout de même qu’on cite son nom et, peut-être, ses coordonnées.  En cela, il faut cesser de croire qu’on peut tout s’approprier impunément et que cela va de soi dans la société contemporaine.

Qu’est-ce qu’une chanson, un texte, un livre, un disque, une photo, une vidéo, un film?  C’est l’aboutissement de mois de travail, de cogitations et, parfois, de nuits de veille, de réflexions à plusieurs, de corrections, bref de tout ce que l’œuvre demande pour se concrétiser.  Et ce projet vise divers objectifs, dont celui d’apporter aux autres de la création, ce qui implique de développer ses talents et de présenter de l’inédit.  Pour y arriver, il existe un droit essentiel, celui de pouvoir vivre de son travail.

Chaque fois qu’une création est enregistrée ou téléchargée illégalement, pour le simple plaisir de la posséder et sans offrir la moindre part d’échange à tous ceux qui l’ont créé, il y a vol, ce qui provoque une baisse énergétique et engendre une dette karmique.  C’est une bonne manière de commencer à limiter ses moyens et à se couper de l’abondance et de la prospérité.  Cette action envoie à l’esprit, de manière subtile, donc inconsciente, la notion de peur du manque, ce qu’il commence à créer.  Pour la personne, cela équivaut à dire qu’elle n’a pas les moyens d’acheter ce qu’elle consomme et, en conséquence, à la manière d’une commande subtile, ses moyens diminuent.  En outre, dans un juste retour, tôt ou tard, les autres commenceront à la traiter de la même manière, refusant de reconnaître la pleine valeur de son travail.

C’est la même chose pour le plagiat de livres, de sites, d’images ou d’autre chose.  Il est important de respecter le travail des autres, de témoigner sa reconnaissance à tous lesécrivain-auteur auteurs des œuvres et, pas seulement par un sourire ou un merci, mais en tirant des sous de sa bourse ou, à défaut de ce moyen, d’émettre vers eux un rayon d’Amour pur et de gratitude.

Beaucoup de gens disent qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter un disque ou un autre support de divertissement ou de connaissance.  Dans le même temps, ils gaspillent leur petits moyens pécuniaires dans du vent, soit en fumant, en s’adonnant aux jeux de hasard, en consommant immodérément de l’alcool ou de la drogue, en s’achetant des produits de beauté, en multipliant l’achat de gadgets, etc.  Ce faisant, sans s’en rendre compte, ils tentent de compenser un vide permanent qui n’est pas celui de l’argent, mais celui de l’amour, dans la forme de l’estime de soi, ce qui implique le respect de soi et celui d’autrui.

On pourrait dire que les premiers droits d’auteur à respecter, ce sont ceux qui s’appliquent à sa propre vie!  En s’aimant lui-même, en appréciant les bienfaits de la vie, en se respectant, en reconnaissant autant ses droits que ses devoirs, chacun parvient plus facilement à aimer et à respecter les autres, à semer l’harmonie, à préparer la collaboration.  Celui qui se démontre juste avec la vie et les autres créatures émet le message qu’il est en harmonie avec le Tout, ce qui permet, par le concours de l’Univers, l’amélioration de tous les aspects de son existence.

Pour mettre un terme à cette injustice du plagiat ou du repiquage, chacun peut commencer à débourser un peu d’argent en se félicitant de le faire.  Dès lors, il commence à émettre le message, que son subconscient ne tarde pas à capter, qu’il détient les moyens de le faire, ce qui appelle la Vie à accroître ses moyens.  C’est ainsi que la générosité bien comprise assure de beaux retours, ce qui commence par une expansion de conscience.  Échanger et partager pour obtenir un tel retour l’empêche de se produire, car il y a alors une attente avec de la résistance et de la tension.  Mais voler n’est pas mieux, puisque cela retire de l’énergie.  La Loi universelle, qui ne laisse rien au hasard, enregistre tout, ne laissant rien passer, pour le meilleur comme pour le pire.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Une réponse

  1. Philippe

    Est-ce que si j’emprunte un livre ou un DVD dans une bibliothèque, c’est un vol ? Je ne paie rien et pourtant je peux lire impunément un livre sans avoir donné une rétribution à l’auteur. Pourtant personne ne semble s’offusquer de cette situation.
    Evidemment il faut respecter le travail des autres, mais il me semble qu’avec la numérisation des livres et des films, il est illusoire de penser que la situation va changer bientôt. De plus avec les imprimantes 3D, on nous promet un jour la duplication des objets matériels
    Je sais que ma vision est peut-être naive et utopique, mais avec l’évolution des technologies et le coût de production qui n’arrête pas de baisser, dans le long terme, nous devrons passer d’une société de l’avoir à l’être. Ce qui veut dire que la subsistance matériel ne ce sera plus un problème et que le principal but de l’être humain ne sera pas d’avoir un salaire, mais de s’améliorer et de contribuer au bien être de la communauté dans la quelle il vit. Je parle d’une vision à long terme, car je ne suis pas idiot, et je constate comme tout le monde, que pour l’instant une grande partie de la société ne va pas dans cette direction.