LES DEVAS ET LES DEVIS, LES AUXILIAIRES DU CRÉATEUR…

La Tradition veut que, au début de la Vie, lorsque le Créateur suprême a engendré la Terre, qui s’est solidifiée et qu’il a donné forme aux êtres physiques, les Devas étaient si éloignés du système évolutif, qu’ils n’ont pas pu prendre forme.  Pour cette raison, la conscience de ces entités subtiles s’étend dans toutes les directions, ce qui n’est pas le cas de la conscience humaine, influencée et limitée par sdevas12on véhicule physique.  En réalité, tout être incarné veut se développer, prendre de l’expansion, tandis que le Deva rêve de créer.  En effet, il détient un Savoir inné d’où il ne cherche pas à accumuler des connaissances à travers ses interventions.  Il connaît spontanément les schémas, les relations et les harmonies cosmiques.  Le Deva, une réalité énergétique, ne présente pas de forme particulière, d’où chacun peut lui en attribuer une à sa guise, selon les fantaisies de son imagination.

En réalité, sur leur plan de conscience, le Deva ressemble à un tourbillon de Conscience cosmique constamment en mouvement.  Dès lors, si un être incarné en aperçoit un dans une forme précise, il ne peut que penser que celle-ci correspond à ses affinités mentales, psychiques et culturelles.  Il n’empêche que pareille entité détient une mémoire et qu’il apprend de ses expériences passées, ce qui lui permet d’affiner sans cesse ses nouvelles créations.  En cela, pour ainsi dire, les Devas ajustent leurs œuvres aux incitations qu’ils reçoivent des formes de vie dans le chantier qui leur est attribué, visant toujours au plus grand bien de chaque créature.  De fait, ils sont toujours disposés à aider les êtres humains de manière à ce que l’une et l’autre partie trouve son avantage.  Car ils acquièrent leur expérience en se centrant autant sur la conscience que sur l’action du moment alors que les êtres humains apprennent à s’abandonner, dans le silence, à leur conscience dévique et, du coup, à devenir sensibles aux énergies cosmiques.

La notion des Dévas procède de la Tradition hindoue.  Dans cette culture, le mot sanscrit «deva»(masculin) ou «devi» (féminin), qui signifie «ce qui brille puissamment», «ce qui se meut en toute liberté» ou «ce qui joue», désigne un être divin, une divinité mineure.  Au sens premier, ce mot recouvre tout le «Shema» ou le Ciel, qui a pour nombre 461.  Les trois principaux devas, appelés «Mahadevas», sont Brahmâ, Vishnou et Shiva (Çiva), les membres de la «Trimurti» ou Trinité.  Il désigne ensuite tout ce qui anime les phénomènes naturels, mentaux et spirituels.  Enfin, au sens large, il englobe tout être vertueux, serviteur divin, que l’Absolu a doté du pouvoir de régir un secteur de la Création universelle, afin de veiller aux besoins de tous les êtres.  Les devas s’opposent aux «asuras», les présences démoniaques, qu’ils tentent d’anéantir.  Ils sont dotés d’omnipotence sur leur Rayon spirituel.

L’existence des devas ne s’oppose en rien au monothéisme puisqu’ils représentent divers aspects de l’Absolu dans ses différentes fonctions à l’intérieur de sa Création.  Chaque deva, qui détient un rôle spécifique, un champ d’action particulier, démontre qu’il existe une Synarchie, soit une Hiérarchie de support, dans la Conscience divine.

Pour ce qui a trait particulièrement aux devas, ils apparaissent comme les Moteurs vivants, les Forces constructives des formes, les Grands Constructeurs et ils canalisent les énergies dont les Élémentaux se servent pour construire des corps éthériques, selon un modèle archétypique.  Il s’agit des Ouvriers spécialisés de la Nature qui, chacun, ne savent accomplir qu’une seule fonction : comme colorer les fleurs, conférer des formes géométriques, assurer la vitalité.  Ils incarnent l’Intelligence créatrice et ils transforment l’énergie en structures denses.  Membres de la Hiérarchie angélique, ils maintiennent le modèle archétypique d’une énergie particulière et ils canalisent l’énergie pour l’aider à prendre forme sur le plan physique (minéral, plante et animal).

En eux-mêmes, les devas n’ont pas de forme particulière, en correspondance avec une réalité énergétique, mais, pour faciliter la communication et la coopération avec les êtres humains, ils peuvent revêtir une forme visible significative pour celui qui l’aperçoit, forme qui peut varier d’un sujet à un autre.  Toujours en mouvement, ils vivent dans l’instant, comme des formes vivantes et changeantes.

Ces Forces conscientes qui imprègnent tout ne seraient pas supérieures aux êtres humais, mais simplement différents, dotés de pouvoirs que les humains ne possèdent pas, de par leur rôle fonctionnel.  Mais les êtres humains posséderaient également une puissance que ces Forces ne détiennent pas et qui leur reste étrangère.  De ce fait, c’est par le mariage commun de ces Forces subtiles et de l’espèce humaine que se crée l’Univers en mouvement.  Autrement dit, les devas ont besoin de l’être humain comme l’être humain a besoin des devas.  Ils seraient attirés dans les maisons par les fleurs, les fruits et les légumes frais dont ils continuent de s’occuper.

Les devas, qui ne semblent pas éternels, sont apparus dans l’ambiance de la Terre bien avant l’apparition de l’être humain de manière à la faire évoluer dans un sens devasqui leur soit favorable ou propice.  Leur conscience est dirigée vers l’expansion contrairement à la conscience humaine qui est focalisée et limitée par la forme du corps humain. Ils sont toujours conscients de leur environnement cosmique et ils veulent agrandir leur conscience de ce qui les entoure.  Par rapport à l’être humain, qui veut faire et se développer, eux, ils cherchent à être toujours davantage, se concentrant pour créer.

En outre, les Devas ont une connaissance instinctive des modèles, des rapports et des harmonies cosmiques. Leur monde est celui du plan astral, Royaume où ils sont comme des vortex ouverts à la conscience cosmique, mais des vortex qui peuvent prendre une apparence plus ou moins humaine lors d’une apparition.  Ils sont dotés de mémoire et ils apprennent de leurs expériences antérieures.  Conscients des archétypes du champ dans lequel ils travaillent, ils peuvent réagir et s’améliorer selon les influences physiques ou les formes de vie avec lesquelles ils travaillent.  Ils ne s’intéressent qu’à leur secteur de travail, bien qu’ils veillent à œuvrer dans l’ordre, l’harmonie et l’équilibre pour collaborer avec les Recteurs des autres règnes ou des autres créatures.

Dans la Tradition hindoue, essentiellement, les devas désignent «Shambou» (du «Maharloka», son Royaume), «Sadashiva» (de «Tapaloka»), «Vishnou» (de «Swarloka»), «Rudra» (de «Bhuvarloka»), «Ishvara» (de «Janaloka») et «Brahmâ» (de «Bhurloka»).  Mais on compte aussi des devas mineurs qui diffusent le bleu et le rose (par les Églises), les devas moyens, le bleu et le jaune (les chefs des Églises);  les devas majeurs, le blanc et l’or (les aspirants et les disciples);  et les devas supérieurs, sans forme ni couleur (les Maîtres réalisés).  Il s’agit parfois des Recteurs des Éléments ou Élémentaux (Éther, air, feu, eau et terre) ou des Élémentaux eux-mêmes.

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