LE PHARE DE LUMIÈRE DOIT ABANDONNER SES CRITÈRES MORAUX

   Abandonner ses critères moraux ne signifie pas renoncer à tout système de valeur, mais cesser de juger, car celui qui juge le fait toujours à partir de sa perception du bien et du mal, du vrai et du faux, du beau et du laid, du juste et de l’injuste, du bon et du mauvais, ce qui le maintient dans la dualité et l’opacité.

   Aussi, curieusement, pour votre salut, nous vous invitons à abandonner tout sens moral.  Nous ne vous invitons pas à devenir immoraux, mais amoraux.  La morale religieuse représente strictement une affaire de traditions, de coutumes, d’habitudes, de milieu.  Elle fige dans le temps ce qui ne peut plus se transformer,  s’adapter à son époque.  Surtout, moraleelle cantonne dans le dilemme de faire le bien pour éviter le mal, dans des prescriptions sévères et étroites, ce qui, maintenant dans la dualité, emprisonne dans la densité.  Or comme le règne de la densité achève, sur la planète Terre, par la dissolution accélérée de la troisième dimension ou le déchirement du voile d’Illusion, certains s’exposent à se retrouver bientôt dans de beaux draps.

   Comme Jésus, le dernier Grand Maître d’une Ère zodiacale, celle des Poissons, l’a si bien enseigné, en disant qu’il pouvait résumer tous les écrits anciens par un seul mot, celui d’amour, chacun devrait substituer à la morale l’expression de l’Amour pur.  Ce sont les règles sociales, religieuses, politiques d’un milieu et d’une époque qui ont engendré les prescriptions morales, avec les rituels et les dogmes, plus qu’un fondateur de religion.  On observera que, même chez les Chrétiens, dans leurs interprétations erronées, les disciples de Jésus et, particulièrement, Paul de Tarse, se sont montrés plus sévères dans leurs écrits que leur propre Maître spirituel.   Les vrais Maîtres spirituels ne se seraient jamais permis d’émettre autant d’entraves à la liberté individuelle et collective figées dans le temps.

   La morale découle de la propriété de la raison à répéter, ce qui a été localement repris de génération en génération.  Par leurs prescriptions rigides, inflexibles, des inventions pures, des sectes religieuses — toute religion représentant une secte du fait qu’aucune ne reçoit l’assentiment universel – ont établi leur empire sur les esprits de races entières.  Pourtant, le sens commun autant que la sagesse le dit, le seul critère de morale, c’est la conscience individuelle, animée par le Centre divin.  Dans ce contexte, la règle de vie devient la suivante : si  un acte (action, pensée, parole ou ressenti) a pour effet de retarder un être incarné sur la Voie du développement spirituel, d’entraver autrui, de lui nuire, de limiter sa liberté, d’attenter à sa vie ou de la réduire, alors il doit s’abstenir de le poser.  S’il est besoin d’un critère moral, c’est le seul qui peut tenir.

   La morale se superpose inutilement à la Loi divine qui, par ses principes, régit la vie de tous les êtres et de toutes les créatures.  La Providence, souvent appelée Justice immanente ou Approvisionnement universel, sait comment régir le Cosmos qu’elle a engendré.  Et, par l’intuition, elle sait fort bien faire saisir que, pour maintenir l’Unité, chaque être doit se considérer comme une partie vivante de la Vie infinie, solidaire des autres, d’où il doit exprimer l’Amour pur à chaque instant de sa vie.  La morale est une entrave à la liberté parce qu’elle a amené des êtres humains, peccables, à une époque moins évoluée ou éclairée, a fixer pour toujours, dans des codes de devoirs et d’interdits, ce qu’il faut faire et éviter, sous le fallacieux prétexte qu’ils étaient inspirés de Dieu.

   L’Absolu ne s’est jamais vraiment retiré du monde, il n’a que regagné ses coulisses, pour un court temps.  Ayant repris officiellement ses attributions, il peut à tout moment parler à chacun au plus profond de son cœur pour éclaire sa conduite.  Ne connaissant pas de limites ni d’entraves, il n’a pas besoin d’intermédiaires pour y arriver.  Nul être n’est divinement autorisé à interpréter le sens de la vie au nom d’un autre jusqu’au point de lui dicter sa conduite.

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