LES COMMÉMORATIONS, SURTOUT DE DRAMES TRAGIQUES, RAMÈNENT DANS UN PASSÉ DÉPASSÉ…

Sous le prétexte d’un devoir de mémoire, pour éviter les erreurs u passé, on nous rabat les oreilles et on nous inonde le regard de scènes de la dernière Grande Guerre mondiale.  Et c’est depuis ce triste évènement, qui a fait des millions de victimes militaires et civiles, qu’on nous force à célébrer, annuellement, en novembre, le Jour du Souvenir et l’héroïsme des combattants de notre bord.   Puis, d’année en année, on nous ramène celle de l’attentat de Boston et, en plus graNazismend et large, celle des attentats du 11 septembre 2001, au malheureux pays de l’oncle Sam, que jusqu’aux réseaux de télévision étrangers étirent pendant des jours, dans leurs reportages.  Pourtant, dans le contexte du processus de l’Ascension et de l’installation du Nouveau Monde, que tout un peuple pleure encore cet événement, tentant de faire vibrer avec intensité la fibre nationaliste de ses citoyens et de s’associer le monde dans l’étalage de ses souvenirs tristes, donc négatifs, relève purement d’un passéisme, même d’une névrose obsessionnelle collective.  Le passé, le présent et le futur ont fusionné dans l’Instant présent dans leque seul peut vibrer, dans un grand bonheur et une sublime perfection, celui qui se dégage du passé et de l’avenir et se laisse couler dans le mouvement du moment présent.

Chez-nous, au Canada, on tente présentement de nous impliquer et de nous émouvoir avec le génocide culturel des peuples des Premières Nations, comme si les acteurs de la présente phase de vie avaient une part de responsabilité dans ce drame ancien, qui s’éternise, de la détermination des droits des Amérindiens.  Ici, il n’est pas question de dire qu’il ne s’est pas commis d’injustices de la part de nos gouvernements et institutions religieuses dans ce fait historique et qu’il ne reste pas quelque chose à faire pour assurer l’égalité des gens et l’équité dans les traitements.  Sauf que, même si cela pouvait choquer, dans le bouleversant des conventions et des croyances, dont le Cosmos se fiche, comme il n’y a pas de hasard dans ce qui arrive ou est arrivé à qui que ce soit, même aux premiers habitants de notre territoire, et qu’il faut vivre centrés sur le présent, la demande d’excuses et de réparation ne tient pas la route dans la perspective de l‘Évolution qui sait toujours déloger ou détruire ce qui tente de stagner.  Il vaut mieux se réunir dans l’Amour, collaborer à la correction des inégalités et, par la suite, éviter de répéter les erreurs du passé.

Pour en revenir à la commémoration de l’attentat du World Trade Centre de new York, un certain 11 septembre, ces cérémonies qui sont allées jusqu’à amener le président actuel des États-Unis à faire appel au Ciel, dans l’expression «Dieu de l’Espoir», après avoir rappelé un passage de la Bible qui donnait le meilleur rôle à sa nation, mais en décriant en filigrane, sans trop de nuances, les actes barbares d’étrangers fanatiques et extrémistes, mais sans rappeler que cet acte représentait un juste retour d’une nation capitaliste impérieuse, qui a tant dominé et exploité les autre peuples, qui subit les conséquences d’une autodestruction, cela frise l’aberration.  Ici, au Canada, nous sommes bien placés pour saisir que cette nation s’est toujours comportée avec nous comme un éléphant qui ne dédaigne pas de menacer et d’écraser les souris quand elle risque de perdre quelque chose, même s’il serait légal, donc licite et légitime, qu’elle y perde un peu dans des concessions.

Car, peu importe le pays, lors de telles occasions, les commémorations douloureuses, que les gens de la Terre aiment encore célébrer, comme si les énergies n’avaient pas changé et que l’heure n’était pas à la célébration du Renouveau, dans l’ici et le maintenant, dénote l’inconscience des peuples qui se laissent encore prendre dans les manipulations subtiles d’autorinew-world-trade-centertés inconscientes ou machiavéliques qui ne veulent pas céder leur place.  Car il semble que, même dans les rets — le manque de liberté, l’attrition intellectuelle et le dénuement financier — l’esclave continue d’aimer ses chaînes et de célébrer ses bourreaux.

Il y a dans ce genre d’actes le témoignage d’une résistance au mouvement de la vie, donc à l’actualisation, soit une difficulté à abandonner un passé révolu, au moment où, seul l’Instant éternel comptant, tous les gens sont appelés à vivre l’immédiateté, sans projection dans le passé ou le futur.  Il y a encore une incompréhension du fait que, au niveau des peuples, comme des individus et des divers groupes, il existe des karmas positifs et négatifs, puisque, dans l’Ordre cosmique, tout  événement  résulte du juste retour d’actes, de pensées, de paroles ou de ressentis conscients ou inconscients.  Il y a l’incompréhension que, par ce qu’une collectivité vibre dans l’instant, elle forge une part de son destin.  Il y a, dans le cas particulier des célébrations d’aujourd’hui, l’oubli que tous les êtres humains font patrie de la même Famille spirituelle, vivent sur une même planète — où les la peur des autres et les frontières doivent s’abolir au plus tôt, dans l’acceptation inconditionnelle des différences qui enrichissent – et doivent se rassembler dans l’Unité.

En effet, les attentats du 11 septembre 2011 signalaient l’accélération de la chute d’un empire matérialiste, dominateur, partial, arbitraire, même secrètement ségrégationniste, donc fort injuste, qui a trop longtemps offert au monde le spectacle du meilleur au pire et a trop souvent appliqué le principe égotique du deux poids et deux mesure, l’une, toujours favorable, pour lui, mais l’autre, défavorable, pour les autres, plus faibles ou plus petits.  Et le pire, c’est que derrière son nationalisme exacerbé  et son «rêve américain», qu’il a tenté d’imposer au monde comme l’idéal suprême des Terriens, il est toujours parvenu à justifier ses pires interventions sous un voile de valeurs civiles étroites et religieuses puritaines et sectaires, la masquant par une générosité rarement désintéressée.  Car qui a inventé les maximes qu’en matière d’affaires, il n’y a pas d’amis;  qu’en sauvant les apparences, on sauve tout;  que le temps, c’est de l’argent;  que toujours plus grand et plus gros, c’est le mieux;  que c’est par l’exploitation sans conscience de ses semblables qu’on s’enrichit.

   N’est-ce pas oublier, comme l’a toujours démontré l’histoire, que tout ce qui monte doit redescendre un jour, et d’autant plus sûrement et profondément, et d’une manière d’autant plus vertigineuse qu’une collectivité a permis que cette élévation se fasse par des moyens frauduleux?  N’est-ce pas oublier que celui qui crache en l’air risque de s’éclabousser lui-même de son propre crachat?  N’est-ce pas omettre que tout ce qui est arrivé au peuple étasunien, comme ce qui arrive à tout peuple, il se l’était savamment attiré lui-même?

   Ce peuple, destiné à harmoniser les plus grands travers de l’humanité, à la manière d’un  creuset,  connaîtra une renaissance et il fireconciliation-genocide-culture-canadanira par étonner de nouveau le monde, mais pas avant qu’il n’ait épuisé les justes retours de la Causalité et que, ayant tiré les bonnes leçons de vie, il n’ait ouvert son cœur et il n’ait placé sa foi dans les valeurs spirituelles, au-delà de son immense orgueil et de son arrogance, de ses jeux de pouvoir éhontés, de son nationalisme étroit, de ses visées militaristes, de son amour de l’argent, de sa propagation des valeurs matérialistes et sensuelles, de son mépris des étrangers et de l’adoration de son étendard.

Mais comme personne ne gagne à déprécier une nation plus qu’une autre, chacun doit se rappeler que tout peuple ne peut que vivre ce qu’il s’attire par ses choix négatifs ou ses choix constructifs.  En cela, les commémorations qui amènent à broyer du noir encore et encore, polluant l’atmosphère de la Terre, à déresponsabilisent et à extraire du Nouveau Temps n’ont plus raison d’être.

© 2011-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.   

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