LE SYMBOLISME DE LA NOURRITURE ET DES BOISSONS…

La nourriture désigne toute denrée ordinaire qui sert à l’alimentation de l’être humain.  Il réfère ainsi à toute substance que celui-ci acquiert par son travail pour assurer sa survie physique.  Il peut désigner l’un des attributs de Dieu en ce qu’il peut inspirer ou guider.  Allégoriquement, cette notion s’agrandit pour inclure la force vitale qui nourrit le corps ou l’inspiration qui alimente l’âme.  Mais elle peut inclure la quête d’amour ou d’affection, la recherche de la vérité, une démarche de connaissance, l’intégration d’une qualité, l’acquisition d’un pouvoir, comme l’effortaliments-nourriture pour entrer en relation avec autrui.  Très souvent, l’aliment peut évoquer un désir sensuel ou érotique.

La «nourriture qui prend le goût qu’on désire» annonce une meilleure réalisation de ses désirs du fait qu’on devient de plus en plus réceptif.  Le fait de «donner à manger» insinue qu’on cherche à éveiller au sens de l’idéal et à orienter vers la Lumière ceux qui se laissent guider encore uniquement par leurs pulsions et leur intérêt.

Les «aliments» désignent toute substance qui sert à la nutrition, naturelle ou cuisinée, et ils peuvent prendre une connotation mystique, intellectuelle, affective ou érotique.  Ils indiquent ce à quoi on recourt pour refaire ses énergies.  Ils éclairent ce qu’on entend assimiler ou ce qu’on parvient à intégrer.  Ils révèlent l’incommensurable amour de Dieu.

Ainsi, «le simple fait de manger» témoigne de son désir de survivre, de participer à la joie du monde terrestre, de profiter des bienfaits de la vie.

Le «repas» réfère à l’ensemble des aliments (mets et boissons) qu’on prend chaque jour, mais en une fois, habituellement à heures réglées.  Il indique comment un sujet accroît ses connaissances, communique avec les autres, exprime sa sensualité (ses pulsions sensuelles ou sexuelles), s’unit à la vie, s’implique socialement.  Ainsi, il éclaire des aspects inédits de la personnalité.  On s’occupe trop des sujets triviaux, ce qui disperse son attention et empêche toute possibilité d’aborder les sujets qui doivent sérieusement engager.   Les «agapes collectives» donnent une idée du degré de l’implication sociale ou de la qualité des sentiments dans les relations humaines.  Voilà pourquoi le «repas solitaire» devrait suggérer l’isolement affectif, la solitude morale, une phase de tourments ou d’angoisses intimes, la perte d’une amitié.  «Manger seul» peut éclairer un sentiment d’isolement ou de misanthropie.  Le «repas en commun» précise une nature accueillante et altruiste, conviviale, un caractère ouvert à l’échange et au partage, un cœur comblé d’amour.  Le «repas à deux» peut exprimer le désir d’établir une amitié ou une relation de couple.  Le «réveillon» désigne d’abord un repas pris tard dans la nuit, mais particulièrement celui qui célèbre la nuit de Noël ou du jour de l’an et qui inclut les réjouissances qui l’accompagnent.  Bien qu’il prenne le sens du repas, mais d’un repas de fête, curieusement, il peut annoncer un renouveau, une transformation ou un nouveau départ dans la vie.

Le fait de «manger avec appétit» peut illustrer une période de quête intense dans un domaine particulier et l’harmonie dans la vie.  On s’invite peut-être à moins se contenir, se retenir, à laisser libre cours à ses pulsions ou à ses élans.

Quant au fait d’«offrir de la nourriture», il pourrait suggérer qu’on désire se rendre digne d’un bon sentiment dont quelqu’un témoigne à son endroit.

L’«incapacité de manger» pourrait attirer l’attention sur une indisposition temporaire, sur une surcharge ou sur une saturation psychique, mentale, intellectuelle ou émotive, même sur la réception d’une mauvaise nouvelle.

La «découpe d’un aliment» pourrait probablement induire qu’on veut préciser différentes facettes d’une situation pour s’y prendre autrement dans la vie.  On cherche probablement à analyser sa vie de façon minutieuse pour mieux comprendre ses élans ou ses freins.

Un «aliment fade» réfère souvent à une vérité relative ou approximative ou à l’ennui existentiel.  L’«aliment amer» ou «vinaigré» peut révéler des difficultés dans ses relations ou des manœuvres frauduleuses dans ses activités.  L’«aliment épicé» peut témoigner du fait que sa vie manque de stimulant ou de piquant ou qu’elle comporte des aspects qui éveillent son hostilité ou sa répulsion.  Puisque le sel ajoute de la saveur, l’«aliment salé» exprime le choix de réaliser promptement un désir, d’ajouter de l’agrément dans sa vie, de se faire plus cordial avec les gens, de tirer un contexte au clair, de transformer son environnement ou d’assurer la pérennité d’une situation.

Au sens large, le «mangeur» témoigne de son désir d’intégrer des valeurs nouvelles dans sa vie. 

La «faim» peut occasionnellement révéler un tourment de l’âme qui manque de nourriture spirituelle, une impression de carence intellectuelle ou une inquiétude de l’esprit face au manque de variété.  Manque-t-on de volonté pour réaliser ses projets?  Est-on en quête d’un meilleur équilibre affectif?  Affirme-t-on sa volonté de parvenir à des résultats sûrs et concrets?  S’est-on lancé dans l’atteinte d’un objectif inspiré ou espéré?  Ressent-on un manque d’amour ou de connaissance?  Se sent-on triste et solitaire?  Ressent-on une pulsion sexuelle par manque d’activité génésique ou par montée de sa libido?

Le fait de «goûter des aliments», c’est goûter la vie elle-même, combler des désirs réprimés dans le conscient, chercher à s’identifier à quelque chose ou à s’assimiler quelque chose.

En réalité, le fait de «manger» recouvre un processus quelconque d’identification à une réalité qu’on présume pouvoir augmenter son être ou témoigne d’une alchimie secrète dans les profondeurs de son être.  Alors, il convient d’étudier les aliments qu’on veut ingérer, car ils peuvent préciser la nature du processus d’identification ou de transformation en cours.  Le fait de manger peut encore démontrer qu’on ressent avoir beaucoup à offrir aux autres, qu’on désire établir une communication avec des gens qui pourraient partager ses visions ou aider à réaliser ses projets.

Les «aliments cuits» révèlent habituellement une accession à la maturité psychique ou une démonstration de sa créativité.  On les associe à un projet ou à une entreprise qui arrivent à terme, mais dont on tente de prévoir l’aboutissement.  Impliquant un degré de transformation, ils peuvent encore indiquer l’association de l’œuvre humaine à la volonté divine par l’inspiration.

La «mastication des aliments» peut traduire une agressivité qui résulte des appétits frustrés et annoncer une période de questionnement ou d’incertitude intérieurs.  Une «mastication prolongée» peut éclairer le désir de considérer un fait sous toutes ses facettes pour mieux l’assimiler ou l’intégrer.  Elle permet encore de diviser et de multiplier la réalité pour en décupler les forces psychiques ou spirituelles.  Elle illustre un degré certain de discernement et de lucidité ou le désir de les accroître.

Une «période de disette» peut couver un sentiment de solitude ou de privation pouvant aller jusqu’à la détresse intérieure.

Quant à la «boisson», ce nom générique recouvre, dans son premier sens, tout ce qui se boit, mais il désigne, dans un sens limité, un liquide alcoolisé destiné à la consommation.  Symboliquement, il est lié, selon sa limpidité et sa consistance, aux sources d’énergie auxquelles on se vivifie, notamment aux connaissances ou aux sentiments auxquels on s’abreuve.  Dans le psychisme profond, comme «boisson fermentée», il s’associe aux connaissances bouillonnantes qui permettent à l’esprit de dépasser ses limites habituelles pour atteindre, par l’intuition ou le rêve, la connaissance de la nature profonde ou du secret des choses.  Au sens initiatique, la «boisson sacrée» désigne le «soma», la force divine ou la coulée divine qui irrigue le corps et qui amène à participer à la béatitude spirituelle.  On l’appelle encore la «boisson communielle».

Les «provisions» désignent l’accumulation des choses nécessaires à une activité ou des produits alimentaires mis en réserve en vue d’un usage ultérieur ou conservés adéquatement en prévision d’une pénurie.  On peut les associer à toutes les réserves qu’on s’assure pour le maintien de la stabilité dans une courte période d’agitation ou dans une situation problématique.

La «ration» évoque la quantité d’aliments attribuée à quelqu’un pour une journée met en relief ce qu’on considère comme sa part de bonheur.  Ainsi, on peut déterminer si on s’évalue à sa juste valeur ou à rabais.

MAINTENANT, PASSONS AUX ALIMENTS PROPREMENT DITS…

ALCOOL : Ce produit de la fermentation, qui peut enivrer, symbolise la synthèse de l’eau et du feu qui engendre l’eau de feu ou l’eau de vie, élément qui s’évapore au contact de l’air ou disparaît sous l’action du feu.  Associé à la force vitale (feu sacré), reliée au soleil intérieur, il peut induire dans des états d’euphorie ou d’extase, s’il est pris avec modération.  Brûlant la langue, s’enflammant à la moindre étincelle, il peut évoquer le liquide enchanteur, celui qui engendre de la chaleur au creux de l’estomac et fait surgir ou converger mille expériences intimes exaltantes.  Mais il peut faire osciller de la volupté foudroyante à l’enchantement qui énerve et excite.  En général, il identifie le feu de la vie qui monte dans l’Arbre de Vie, qui alcooldéclenche l’aspiration spirituelle, attise l’inspiration créatrice, fait surgir le trait de génie, stimule les facultés intellectuelles ou spirituelles.

Associé à la boisson d’immortalité, l’alcool ouvre à une compréhension supérieure de la vie, dissipant les inhibitions d’une morale trop étroite ou étriquée.  Il aide à mieux s’adapter aux vibrations supérieures en annulant l’ennui ou les frustrations de la vie courante.  Il s’agit de savoir pourquoi on en consomme: veut-on échapper aux contingences du monde matériel et à ses responsabilités écrasantes?  Veut-on oublier ses soucis?  Vit-on dans le regret?  Se sent-on inadéquat?  Craint-on de se voir comme on est?  Souhaite-t-on à fuir une situation?  Entend-on à excuser une action?  Cherche-t-on à se complaire dans les jouissances de ce monde?  Tente-t-on d’accéder aux joies divines? Désire-t-on s’anesthésier pour oublier, fuir ou éviter ses difficultés évolutives? Manque-t-on de discernement ou de lucidité?  Pourtant, en général, l’alcool indique qu’on est plutôt satisfait des choix qu’on a faits ou des décisions qu’on a prises.  On croit au succès de ses entreprises.

L’ivresse, surtout celle qui est engendrée par le vin, traduit l’enivrement, l’émerveillement ou le ravissement autant dans le domaine concret (activités courantes, métier, profession ou carrière) que dans les domaines artistique ou mystique.  L’état d’ébriété ne peut conserver une signification constructive que dans la mesure où un sujet sait dans quoi il s’endort et dans quoi il se réveille.   La beuverie, qui suggère le choix délibéré d’expérimenter l’ivresse, servait d’exutoire dans nombre de civilisations du passé.  En Chine, on lui attribuait une valeur commerciale (stimulation des ventes) et une valeur d’alliance (scellement de contrats).  On s’y livrait encore pour restaurer les énergies vitales au début d’un nouveau cycle saisonnier.  Commune dans toutes les civilisations européennes primitives, on y recourait comme moyen de contact avec l’Autre Monde, dans un désir de se mettre en disponibilité passive pour accueillir l’influx d’une Divinité ou de se défouler après une période d’austérité ou de privations.

BACON : Qu’il s’agisse de la pièce de carcasse de porc désossée, salée et fumée, débitée en tranches minces des Anglo-saxons ou du filet de porc, salé et fumé, découpé en tranches minces des Français, cette viande renvoie aux denrées de base, aux commodités quotidiennes, aux produits essentiels, aux approvisionnements de survie, au degré du sentiment de sécurité et au degré d’aisance financière.  Il peut encore prendre le sens d’une viande.

BAGEL : Cet anneau de pâte de pain frit indique qu’on a l’impression qu’un élément essentiel manque à sa vie.  On ne se sent pas complet.  On a l’impression d’avancer sans bagelbut.  À moins qu’on ressente une excitation  sexuelle.

BEIGNET : Cette pâte fine, qui enveloppe souvent un aliment, qu’on fait cuire à grande friture, indique diversement qu’on se sent incomplet;  qu’on se sent perdu;  qu’on se cherche ou qu’on cherche son but;  qu’on ne trouve pas de pôle d’attraction.  Parfois, il évoque la relation entre le Soi et le moi.  Il peut indiquer qu’on cherche une compensation dans une situation de vide intérieur. Au Canada, on l’appelle beigne.

BEURRE : Ce produit alimentaire gras, extrait de la crème par barattage, semble désigner les occasions propices, la vie aisée, la réussite, l’accroissement de la prospérité, la sécurité domestique, les moyens fructueux, le changement d’un mode de vie.  On dit qu’il relie l’homme aux fluides cosmiques et qu’il figure la matière dans laquelle circulent toutes les énergies sacrées de l’Univers.  Pas étonnant puisqu’il provient de la vache, image de la Mère divine, de la Nature naturante, de la Substance universelle.

Dans la Tradition celtique, il servait de substitut au miel ou à la cire, dans les opérations magiques, car on le considérait comme une énergie vitale fixée.  Dans la Tradition hindoue, on le considère comme un élément essentiel du rituel du sacrifice, comme une substance d’oblation privilégiée.  On l’appelle le nombril de l’immortalité parce qu’il représente la coulée de la vie qui régénère le feu et le fait crépiter.  Ce concentré de forces vitales résume toutes les énergies dans leur aspect bienfaisant.  On le jette sur la braise pour exprimer la prière qui fait jaillir une source d’énergie sacrée propre à soulever l’Univers.

En général, ce produit gras et onctueux indique qu’on cherche des gratifications dans son agir.  Parfois, il éclaire le fait qu’on désire se lancer dans les plaisirs.  Culturellement, il évoque une entreprise facile ou l’amélioration de ses conditions.  En raison des sa consistance, le beurre d’arachides, qui est lié à l’esprit conformiste, indique une difficulté à communiquer ses pensées.  Du fait qu’on s’exprime mal, on se retrouve dans une mésentente.

BIÈRE : Chez les Celtes, cette boisson légèrement alcoolisée, plutôt appelée cervoise, obtenue de la fermentation du malt dans de  l’eau, parfumée avec du houblon, constituait la boisson de souveraineté, d’où on la réservait à la classe guerrière.  Dans notre civilisation, elle est probablement devenue la boisson la plus populaire et la plus démocratique à cause de la publicité, bièrede sa qualité, de son prix et de son effet légèrement euphorisant, propre à chasser promptement les inhibitions.  Elle s’associe au bonheur, à l’inspiration ou à un état de conscience brumeux.  Elle suggère qu’on mène une vie sociale simple et active.

Comme tous les alcools, la bière engendre l’ivresse qui, en songe, peut signifier une extase résultant d’un contact spécial avec une fréquence élevée ou d’une initiation.  Ce qui caractérise la bière, par rapport aux autres alcools, c’est qu’elle évoque la mentalité grégaire et le comportement commun de l’homme ordinaire et de l’alcoolique typique.  On l’associe spontanément à un produit prosaïque, voire un peu primitif, parfois vulgaire, même si elle semble avoir gagné ses lettres de noblesse.  C’est une boisson pour socialiser et pour célébrer les petits événements du quotidien.

BISCOTTE : Si elle ne retourne pas à un souvenir agréable ou désagréable de son passé, la tranche de pain de mie grillée au four devrait évoquer une réalité importante, difficile à assimiler, mais qui apportera de la saveur à sa vie, par les leçons salutaires qu’elle contient.  Pour quelqu’un qui aime naturellement la biscotte, elle pourrait alors devenir l’illustration simple d’un petit plaisir de la vie.

BISCUIT : Voilà une pâtisserie plate, durcie à la cuisson, composée de farine, d’œufs et de sucre, en vue d’une conservation prolongée.  En songe, le biscuit peut  surgir de l’inconscbiscuitient du dormeur comme simple illustration d’un dessert, soit d’un petit caprice anodin ou d’une petite fantaisie compensatoire.  Il peut encore resurgir des profondeurs pour la simple conservation prolongée qu’il assure ou pour le contenu affectif, développé dans un lointain passé, qu’il comporte.  N’arrive-t-il pas qu’on le propose à un jeune enfant pour le réconforter dans sa douleur, dans sa tristesse ou dans son chagrin?

BONBON : Cette friandise sucrée et aromatisée, plus ou moins dure, éclaire les petits plaisirs domestiques, les petites marques d’affection, les petites joies intimes ou les petits délices de la vie qubonboni servent de compensation à l’effort méritoire ou à la monotonie du quotidien pour accorder un petit moment de bien-être.  Dans sa présente phase de vie, on s’en permet ou on devrait s’en permettre : par exemple, on devrait se rapprocher de sa sensualité.  On s’accorde des petits plaisirs défendus.  Le bonbon dur renvoie à une situation tentante, mais délicate à gérer ou à maîtriser.

BOUDIN : Cette préparation culinaire, un mets de charcuterie cuite, à base de sang d’animal et de gras de porc, conservé dans un boyau, renvoie à une perversion dans l’usage du sang.  Bien que, au sens allégorique conventionnel, le boudin réfère à une initiative ou à une entreprise qui aboutit à l’échec, il est probable que le jaillissement de cette image, dans un songe, prenne un sens plus inquiétant, à moins qu’on soit un grand amateur de ce plat, dans la réalité courante.  On peut croire qu’il témoigne d’un aspect profond de son être qui a été atteint, d’un aspect presque vital, résultant d’une grande confusion.  Il importe d’établir de quoi il s’agit et d’y apporter promptement un correctif.

BOUILLIE : Voilà une mixture alimentaire, composée de farine, d’eau et de lait, portés ensemble à ébullition jusqu’à consistance pâteuse, qu’on sert généralement aux enfants en bas âge ou aux malades qui ont du mal à s’alimenter.  Elle peut symboliser la fusion parfaite d’éléments apparemment contraires, mais tout à fait compatibles et complémentaires, qui engendre l’équilibre ultime.  Mais en tant que substance trop cuite, qui a perdu toute consistance, elle évoque l’échec de celui qui a cru à la valeur exclusive de l’effort intense et soutenu.  Elle suggère une vie de contrainte ou de résignation, une existence fade, terne, monotone, morose, ennuyante.  Peut-être a-t-on négligé de tenir compte de la maxime qui invite à goûter à un peu de tout, mais sans abus.  A-t-on abusé de peu ou de tout?  La vie est-elle devenue pour soi inintelligible?  Vit-on dans une profonde confusion?  Se satisfait-on de ce qu’on trouve insipide?

BOUILLON : Ce mot peut désigner les bulles d’un liquide en ébullition, référant alors au degré d’activité physique, d’ardeur intellectuelle ou de ferveur spirituelle.  Alors, les remous engendrés par l’ébullition éclairent l’intensité de l’ardeur, de l’aspiration ou des sentiments, qui peuvent dégénérer en émotions.

Quand il définit l’eau dans laquelle a cuit un aliment, il réfère plutôt à l’essentiel d’une réalité, au meilleur d’une réalité, à l’union harmonieuse des contraires, à la grande vitalité d’un substrat.  Il devient alors la base de la vigueur, de la régénération, du retour à l’harmonie universelle, de la fusion dans l’Unité cosmique, de l’immortalité.  En spiritualité, il désigne souvent la quintessence de la vertu du Seigneur.  Avalé méthodiquement, il confère une harmonie supérieure.    Voilà le sens du bouillon de la marmite ou du chaudron des Celtes et des Scandinaves, relié à l’Alchimie spirituelle.  Le bouillon de culture, ce liquide préparé comme milieu de croissance bactériologique, symbolise un milieu favorable à une nouvelle réalisation.

BOUILLON DE JADE : Dans la Tradition chinoise, il s’agit de la salive, ce liquide visqueux et salé sécrété par les glandes buccales, qui avalé méthodiquement, dit-on, confère l’immortalité, du fait que sa salinité assure la conservation.         

BOUILLONS (Les Cinq) : Dans la Tradition hindoue, il s’agit des cinq brouets de riz qui accompagnent le sacrifice du bouc et qui symbolisent l’accomplissement de la totalité, la régénération céleste, le retour à l’Unité cosmique.

BOULETTE : En soi, la boulette représente une certaine quantité de quelque chose présenté sous la forme d’une petite boule.  En argot français, ce mot signifie un impair ou une bévue.  En alimentation, la boulette désigne une petite boule de pâte ou de chair hachée destinée à la consommation, après friture.  Dans ce dernier sens, elle souligne une alimentation considérée comme trop simple et ordinaire, qui ne mérite sûrement pas qu’on invite à dîner.  Symboliquement, la boulette exprime la quantité raisonnable qui se mastique bien, s’ingère bien, se digère bien, s’assimile bien, s’élimine bien.  C’est le produit qui la compose qui fait toute la différence.

BRETZEL : Cette pâtisserie d’origine allemande (alsacienne) en forme de huit, saupoudrée de sel et de graines de cumin, outre son sens d’aliment, pour les Européens, ou de friandise, pour les habitants des Amériques, évoque inconsciemment toute la symbolique du huit, avec son sens d’évolution cyclique, d’éternel retour, de circulation continue des énergies, d’union et d’inversion dbretzelu haut et du bas, de juste milieu ou d’équilibre parfait, de gage de fermeté, de solidité et de stabilité.

Pour nombre de personnes, elle est associée à la dévotion, aux croyances spirituelles et aux bons retours de la vie.  Elle donne l’image d’un être qui embrasse la vie ou qui s’offre à aider les autres.  En tant que friandise, elle évoque divers aspects du caprice, de la fantaisie ou de la frivolité d’un sujet, selon le sens qu’elle prend, à partir de ses expériences personnelles, récentes ou éloignées.  Il semble qu’on se préoccupe d’un sujet complexe.  On n’est pas sûr de la manière d’aborder une situation.  Très salée, elle implique le sens du désir de la conservation ou de la pérennité du plaisir.

BREUVAGE : Dans la majorité des pays francophones, le breuvage désigne principalement une boisson médicamenteuse, une potion pour les animaux ou, péjorativement, un liquide insipide ou détestable.  Mais les Canadiens d’expression française ne font aucune distinction entre un breuvage et une boisson, d’où ils pourront simplement donner à ce mot le sens de boisson.  Pour les autres francophones, on aura compris que le symbolisme du mot tient déjà dans sa définition.

BRIOCHE : Cette pâtisserie légère, faite avec de la farine, du beurre, des œufs et un brin de levure, qui prend généralement une forme de boule surmontée d’une boule plus petitOLYMPUS DIGITAL CAMERAe, évoque les petits plaisirs suaves de la vie, les connaissances agréables à acquérir, les tâches divertissantes à accomplir, les échanges subtils et délicats, tout ce qui permet de faire une pause réconfortante dans le cours de ses activités quotidiennes.

BURGER : Ce sandwich rond de la restauration rapide, comprenant généralement une boulette de viande avec des condiments, attire l’attention sur un mode de vie trépidant dans lequel on ne tient pas compte convenablement des exigences de la nature.

CASSE-CROÛTE : En tant que collation légère absorbée rapidement pour restaurer ses forces, le casse-croûte prend le sens de l’aliment, sauf qu’il lui ajoute les notions d’expédient alimentaire et de fast-food  (prêt à manger), donc de nourriture peu adéquate.  On est probablement porté à se nourrir intellectuellement ou spirituellement un peu à la va-vite, de façon expéditive et négligée.

 

CAVIAR : Ce mets formé d’œufs d’esturgeon égrenés, calibrés et salés évoque une satisfaction particulière, celle qui marque la réalité des forts ou des puissants, de ceux qui détiennent des grands moyens financiers.  Mais il peut référer aux petites réalités qu’on tire peu à peu de son inconscient pour mieux comprendre ce qui s’y passe ou aux petits germes de nouveauté qui permettront de prendre un nouveau départ ou une nouvelle orientation dans la vie. Il peut annoncer un avenir plus fructueux ou plus prospère.

 

CÉRÉALE : Cet aliment, consommé surtout dans l’enfance ou au réveil, signale un nouveau départ dans la vie.  Il peut exprimer le besoin de se restaurer de façon soutenante.

 

CHAMPAGNE : Ce vin blanc mousseux, d’appellation contrôlée, préparé en Champagne, réfère à la mère et à tous les sentiments maternels.  Il identifie généralement un beschampagneoin de protection, de tendresse, de cajoleries, de chaleur, de douce ivresse.  Mais c’est aussi le grand vin des célébrations majeures de sa vie, symbole de pétillement, d’effervescence, d’exubérance, d’enthousiasme, d’euphorie ou d’extase.  Il peut référer à une réalisation ou à un accomplissement dont on est fier.  Il est parfois lié à l’acte sexuel.  Dans la majorité des cas, il suggère un besoin de socialiser.

 

CHAPELURE : La croûte de pain séchée au four, écrasée ou râpée, qui sert à enrober certains aliments avant de les frire ou de les gratiner, leur donne une meilleure apparence, leur confère un meilleur goût ou facilite leur transformation.  Pour ces raisons, la chapelure, reliée à l’aliment essentiel de la vie, évoque ce qui donne de la consistance aux idées ou aux faits;  ce qui permet de mieux cerner une réalité;  ce qui ajoute du plaisir ou de la saveur à la vie;  ce qui améliore quelque chose dans sa présentation.   

 

CHOCOLAT : Cette pâte alimentaire solidifiée, préparée avec de la poudre de cacao, du sucre, du lait ou de l’eau, parfois du beurre de cacao, et présenté sous diverses formes, est associée, par sa couleur brune et foncée, aux petits plaisirs de la Terre ou aux petites joies de l’existence.  Des recherches récentes ont démontré que le cacao contenait une protéine qui engenchocolatsdrait une certaine euphorie en déclenchant une sécrétion spéciale d’une glande du cerveau, d’où il servait, par réflexe inconscient, de compensation, chez nombre de sujets, dans les moments de frustration affective, de solitude ou de mélancolie.  Pour cette raison, il peut suggérer une quête de détente, d’accompagnement.  Il peut encore apparaître comme une promesse d’un accroissement de son bonheur ou de son agrément à la maison.

 

CIDRE : Cette boisson alcoolique obtenue par la fermentation du jus de pomme prend le sens d’un alcool, lui ajoutant la notion d’un désir exalté, surtout d’un désir de connaître par des expériences qui affermissent le discernement.

 

CITRONNADE : Cette boisson amère et acidulée, préparée avec du jus de citron, symbolise l’amertume des détachements, la sûreté et la rapidité de la réflexion, la lucidité par rapport aux événements, la tonicité des énergies, mais il peut irriter l’estomac, image de la faculté de digestion, d’assimilation ou d’intégration des faits.  Elle est reliée au monde féminin dans ses aspects solaires.

 

CONFISERIE : On peut associer ce magasin où on vend des produits confits et des sucreries diverses à un besoin de compensation dans une phase plus ou moins stérile, monotone ou ennuyante de sa vie.

 

CONFITURE : La préparation de fruits frais et de sucre, cuits ensemble en proportion égale, pour en assure la conservation, prend le même sens que la compote.  Elle sert souvent de moyen compensatoire dans une phase de vie monotone.  Elle souligne une vie agréable à la maison.  On peut l’associer aux surprises agréables et aux nouvelles découvertes.  Elconfiturele peut exprimer le bonheur qui résulte d’une liaison amoureuse, une assurance de richesse, un juste retour de la vie, des amitiés fidèles et durables, des plaisirs et des joies domestiques, etc.  Mais, du fait qu’elle consiste en un produit de réserve, comme provision d’hiver, elle peut attirer l’attention sur la peur du manque, la crainte de la pénurie, la peur d’une trahison ou sur une propension à la fantaisie, au caprice ou à la mièvrerie.  À moins qu’on se trouve pris dans des petits problèmes collants.  Parfois, elle a trait à la manière dont on se traite ou se sent redevable de quelque chose.

 

CORNET : Le cornet de glace devrait évoquer le contexte d’une compensation toute enfantine, à moins qu’on le ressente comme un désir de se rafraîchir les sentiments ou les idées.   Le cornet de papier utilisé pour boire éclaire, derrière l’affairisme ou le sens de l’économie, déguisés en sens pratique, le manque d’estime de soi ou des autres ou le peu d’attention qu’on porte à la valeur du moment présent.  Il éclaire sur l’importance qu’on accorde à ses sentiments.

 

CRACKER : Symboliquement, ce petit biscuit salé et croustillant devrait identifier un élément de connaissance de grande valeur, mais qui est loin d’être dénué d’aridité.  Mais, pour éviter de dévoyer le sens de cette image, on aurait intérêt à étudier sa relation avec cet élément comestible, dans son passé.   À quelle occasion le consommait-on et dans quel contexte?  Évoque-t-il des souvenirs agréables ou désagréables?

 

CRÊPE : Ce tissu léger, d’aspect gaufré, fait de soie brute ou de laine très fine, révèle l’aisance financière avec toutes les circonstances heureuses qu’elle comporte : bien-être et confort domestiques, sérénité d’esprit, prestige, bonheur au niveau affectif, relations harmonieuses, etc.  Le morceau de crêpe noir porté en signe de deuil évoque tout le contraire : échec, dépression, sentiment de culpabilité, encombrement de la conscience, manque d’aspiration spirituelle, etc.

crêpe Quant à la galette de pâte mince de forme ronde, faite de farine, de lait, d’œufs et d’une pincée de sel, qui résulte de la cuisson à la poêle ou sur une plaque, elle symbolise l’aliment essentiel.  Elle évoque un désir de s’accorder une gratification dans une situation un peu difficile ou compliquée.  Elle invite à inclure le plaisir dans son travail ou ses relations.  Elle est liée à un mode de vie simple qui peut être marqué par la pénurie.  Elle peut aussi éveiller la nostalgie de l’enfance.

 

CROQUETTE : Cette boulette de nourriture, enrobée et frite, démontre comment un amalgame d’éléments ou d’ingrédients, bien dosés et bien apprêtés, parce qu’on connaît la recette, apaisent sa faim de savoir.  Autrement dit, les expériences bien assimilées accroissent ses connaissances et ouvrent sa conscience.  

 

CROUSTADE : Cet apprêt en pâte brisée ou feuilletée, que l’on remplit de garnitures diverses, illustre les connaissances que l’on acquiert en décortiquant ses expériences, avant de les reconstituer en un tout.  Ces délices de la vie servent de support à d’autres plus grands délices, tout en servant de fondement au savoir véritable.

 

DESSERT : On devrait probablement associer ce mets sucré, servi à la fin d’un repas, aux petites joies de la vie ou aux petits plaisirs sensuels qu’on désire s’accorder.  Il éclaire souvent un désir de compensdesserter pour les frustrations du quotidien ou un désir d’être apaisé ou soutenu dans une période trouble.  Dans certains cas, il exprime le désir de réussir au terme d’un projet.

 

DRAGÉE : S’il s’agit de la pilule ou du comprimé enrobés de sucre poli, il se peut qu’on se laisse dorer la pilule.  Alors, voir à pilule.  S’il s’agit de l’amande ou de la noisette enrobée de sucre durci, voir à friandise ou à bonbon.

 

EN-CAS (ENCAS) : Ce goûter léger, préparé en cas de besoin, suggère un sens de prévision.  Il indique qu’on peut compter sur des réserves d’énergie.

 

FARCE : Ce hachis d’herbes, de légumes et de viande, dont on garnit l’intérieur d’une volaille ou d’un autre aliment, constitue d’abord un aliment.  De ce fait, il éclaire ce que l’on consomme, ce dont on se nourrit et qu’on intègre à un autre niveau.  Il indique ce qu’on accepte d’avaler, de digérer, d’assimiler dans son être total.  Or la farce se signale par le fait qu’elle rehausse le goût d’un aliment ordinaire par l’incorporation d’ingrédients goûteux et délicieux.  Elle éclaire ce qu’on ajoute à un apprentissage pour le rendre plus agréable.

 

FARINE : C’est par l’œuvre de Saturne que l’homme a reçu la méthode pour produire ce grain moulu en poudre, tiré de diverses céréales et légumineuses, surtout du blé.  En spiritualité, la farine désigne la parole issue de la pensée des Sages, semence d’immortalité et promesse de renaissance, et la nourriture essentielle obtenue par l’exercice du discernement, ce choixfarinet judfarine1icieux, au cours de son expérience en incarnation.  Il semblerait que cette nourriture homogène rend tous les êtres semblables à un niveau supérieur de la conscience.  À un point de vue plus concret, ce produit évoque l’aisance et la sécurité dans la vie quotidienne.  À l’occasion, il peut annoncer une surprise agréable ou des activités lucratives.  On associe la farine à une vie frugale, mais heureuse, qui résulte d’un travail pénible et honnête.

 

FÉCULE : En cuisine, l’amidon, une matière amylacée de réserve, qui se présente sous forme de poudre blanche et qu’on extrait de certaines parties des végétaux (grains, tiges, racines, tubercules), sert généralement à lier ou à épaissir le jus des aliments.  Pour cette raison, il identifie ce qui donne de la texture, de la consistance ou de la densité à autre chose.

 

FEUILLANTINE : Cette pâtisserie feuilletée indique que, présentement, on aimerait acquérir ses connaissances par la présentation de notions plus simples et plus légères ou qu’on feuillantineaimerait intégrer plus de douceur, de délicatesse, de fantaisie dans sa vie.  Soit qu’on ait besoin de contact ou de tendresse ou qu’on soit ouvert à des moments de partage et de complicité qui impliquent peu de conséquences, à part la satisfaction personnelle.

 

FLAN : Deux spécialités culinaires, un dessert et un plat principal, portent ce nom.  Dans un cas, il s’agit d’une crème renversée.  On doit l’interpréter comme un dessert, mais en tenant compte de sa texture molle, onctueuse et veloutée, qui met la sensualité en éveil.  Dans l’autre cas, il s’agit d’une tarte garnie de crème aux œufs, d’asperges et de fruits de mer.  Elle allie les vertus des produits de la basse-cour et du potager, souvent des produits domestiques, et de la mer, un produit de l’extérieur ou de l’étranger (à moins qu’on habite sur la côte).  Elle éclaire une incursion dans son monde inconscient et irrationnel.

 

FRIANDISE : Ce mot désigne autant la petite pièce de confiserie ou de pâtisserie, que la petite portion d’une préparation sucrée ou salée, d’un goût délicat, qu’on mange avec les doits, très souvent par gourmandise.  Ce petit régal peut évoquer le recours à une compensation, comme on le faisait au temps de l’enfance, quand on a du chagrin, quand on rencontrfriandisee une difficulté, quand on manque d’attention ou d’affection.  Il peut constituer une manifestation secondaire, comme la mise en exergue de sa différence, qui vise à satisfaire son orgueil.

FRICASSÉE : Comme tous les plats à base carnée, ce ragoût de viande blanche (volaille ou lapin), coupée en morceaux et cuite dans une sauce, devrait subtilement souligner une montée de la libido ou, à l’inverse, une chute de la vitalité.  Mais, en principe, dans un rêve, tout mets composé de viande suggère des désirs sensuels ou une attirance sexuelle dans une période de carence forcée ou de privation volontaire.  Il peut encore attirer l’attention sur un mélange d’éléments disparates.

 

FRITURE : Les aliments cuits par immersion dans un corps gras bouillant peuvent diversement faire ressortir le sentiment de lassitude qu’on ressent dans l’exécution de son travail;   l’impression de lourdeur qu’on éprouve dans ses relations avec les autres, surtout avec des êtres chers;  le manque de convenance qu’on note dans le comportement d’êtres qui se disent des amis;  la colère provoquée par des proches que l’on retient;  ou les agacements multiples qui surgissent de son présent quotidien.

 

FROMAGE : Souvent affiné, cet aliment obtenu par la coagulation ou la fermentation de la crème, habituellement présenté en  masse moulée, représente un produit de consommation de choix et résume la quintessence d’une réalité.  De ce fait, il peut référer à la qualité d’un accueil ou à un désir de célébrer dignement un événement (comme dans le cas d’une dégustation).  fromageEn lui-même, il suggère les idées d’avantage, d’aisance, d’abondance, de confort, de sécurité, de sérénité, de rassasiement, même de l’amélioration de sa condition.  En rêve, on peut choisir cet aliment pour qualifier une connaissance qu’on vient d’apprendre.  Dans ce cas, c’est la consistance, la texture ou l’arôme qu’on lui reconnaît qui fournit le qualificatif à donner à ce qu’on vient d’intégrer.  Mais un aliment implique généralement un désir de communiquer avec un autre pour mieux le connaître, pour s’approprier le meilleur de lui, pour être satisfait par lui dans son besoin inconscient de sensualité.  Alors, ce qualificatif pourrait se reporter à l’influence ou à l’impression qu’on reconnaît que cette personne exerce sur soi.

 

FRUITS DE MER : On donne ce nom aux divers mollusques et crustacés comestibles récoltés dans la mer.  Ils éclairent une reconnaissance de ses besoins inconscients.  Sa spiritualité semble devenir plus consciente.

 

GALETTE : En Europe, ce gâteau plat et rond, cuit au four, à la poêle ou sous la cendre, a longtemps servi à désigner la fortune, au sens d’aisance financière, d’où il peut avoir acquis, pour certains, un sens de gains, de protection amicale ou de partage sensuel.  Pour d’autres, parce qu’il désigne aussi un biscuit dur et plat, il peut comporter un sens d’ennui, de pénurie ou galette galette-des-roisde limitation.  En Amérique, la crêpe salée à base de farine de sarrasin ou de maïs, consommée depuis les temps de la colonisation, véhicule un peu ce sens de vie simple, mais limitée, à la campagne.  La galette des Rois, confectionnée à l’occasion de la fête des Rois Mages, le 6 janvier, qui contient une fève permettant de désigner un roi ou une reine parmi les invités, atteste d’un besoin d’être considéré davantage dans son milieu, et, pourquoi pas, d’y occuper l’avant-scène pour un temps.

 

GÂTEAU : Cette pâtisserie réalisée à partir d’une pâte de base, formée de farine, de beurre et d’œufs, employée seule ou diversement agrémentée, représente, pour beaucoup, le dessert commun ou conventionnel par excellence.  Selon l’individu, il peut évoquer un moment heureux, un échange agréable de sentiments, une quête de volupté, les bénéfices mérités d’une affaire ou l’apprentissage du partage.  On doit savoir prendre sa part au lieu de chercher à tout prendre.  On a l’impression de ne pas recevoir sa juste part.  On jouit d’une situation aisée.  On contemple ses accomplissements.  On désire vivre des relations tendres, faire des rencontres stimulantes, partager des confidences.  On devrait traverser une période de bonheur marquée gâteaupar le bien-être et l’aisance au foyer.  Culturellement, le gâteau désigne quelque chose d’agréable à faire et de facile à réaliser.

Le gâteau d’anniversaire marque les retombées de la fin d’un cycle évolutif.  On en éteint les bougies pour commémorer la persistance du souffle de vie au-delà du nombre d’années vécues, malgré les hauts et les bas de l’expérience terrestre.  On désire réaliser ses plus grands vœux.  On détient cette aptitude d’accueillir cordialement les autres et de les laisser partager sa vie.

gauffre GAUFRE : Cette pâtisserie légère, cuite entre deux fers qui lui impriment des dessins en creux, à l’imitation des alvéoles d’une ruche d’abeilles, prend le sens d’un dessert exquis, donc d’une compensation dans une phase de vie morne ou difficile.  On fait la fine bouche.  On est difficile, délicat, Dédaigneux, pointilleux, peut-être un peu précieux.

 

GAUFRETTE : Ce biscuit sec et feuilleté, parfois fourré de crème ou de confiture, suggère une compensation agréable ou une joie imprévue.  Voir à dessert.

 

GÉLATINE : Cettegélatine matière azotée, albuminoïde, soluble dans l’eau chaude, qui se prend en gelée en refroidissant, est obtenue du collagène des os et des cartilages des animaux, ainsi que de certaines algues.  Elle démontre comment l’énergie, avec le temps, se densifie et se fige dans un moule de pensée, en épousant parfaitement la forme.  On l’associe à une réalité d’apparence flasque, irréelle ou trompeuse, qui peut décevoir.  Quelque chose prend forme.  On commence à saisir une réalité.

 

GELÉE : Ce suc de viande ou de fruit qui s’est coagulé, soit qui a pris, en refroidissant, une consistance molle.  Selon sa provenance, on peut lui donner le sens d’un aliment simple, mais gelée consistant et nutritif ou d’un dessert savoureux, simple et léger.  Car le suc désigne la partie la plus substantielle et la plus agissante des substances organiques.  On reçoit des éclairs d’information sur une situation qui inquiète.  Quelque chose prend forme ou on commence à comprendre quelque chose.  On entretient une relation agréable.  On est rempli de suspicion.

 

GOMME : La gomme à mâcher, cette pâte à mastiquer aromatisée à base de latex de sapotier, elle réfère aux erreurs du passé qu’on rumine.  On hésite, on tergiverse, on se sent impuissant à agir ou incapable de s’exprimer correctement.  On se retrouve dans une situation gluante ou collante.  On est tendu : on ressent de la frustration, on est nerveux, on est accagommeblé de gommessoucis.  On éprouve bien du mal à d’oublier des faits lointains qui ont blessé ou des émotions lointaines qui ont profondément perturbé.  De ce fait, on se sent incapable de s’insérer de façon créative dans le présent.  Parfois, elle fait ressortir la situation quasi insoluble des contestations incessantes qui s’expriment dans son entourage immédiat.  Dans d’autres cas, elle éclaire simplement une réalité transitoire, qui s’use vite ou perd rapidement de sa saveur.  Aussi devrait-on réagir promptement pour tenter de comprendre un message.  Enfin, il se peut qu’à titre de petite douceur, elle ne serve qu’à identifier la quête d’une compensation à son mal de vivre.

 

GRAISSE : Cette substance lipidique onctueuse, blanchâtre ou jaunâtre, prélevée des tissus animaux ou végétaux, peut servir diversement à l’alimentation, à la lubrification ou à la protection.   On dit qu’elle conserve la force vitale à la manière d’une pile.  Si elle ne sert pas à matérialiser le pouvoir particulier d’un animal ou d’une plante, elle devrait symboliser l’abondance, la prospérité, voire l’opulence.  Parce qu’elle est bien difficile à supprimer, la tache de graisse suggère une propension légère à l’obsession dans un cas particulier.

 

GRANITÉ : Ce sorbet granuleux, fait de glace au sirop peu sucré, servi ainsi cristallisé, souligne un désir de se renouveler, de rafraîchir ou de rajeunir ses sentiments ou ses idées.  À moins qu’on cherche un moyen agréable de réprimer ses ardeurs?  Ou qu’on cherche une petite compensation dans une phase de vie monotone ou dans un contexte devenu ennuyeux?

 

GRATIN : Par leur saveur, la partie d’un mets qui s’attache au fond d’une casserole ou la croûte grillée qui recouvre certains mets représentent, l’un et l’autre, un délice.  Culturellement, le gratin désigne l’élite, le niveau social formé des personnes les plus en vue d’une société ou d’un milieu.  En spiritualité, ce qui colle au fond du chaudron représente ce qui n’a pas encore atteint le degré de subtilité requis, ce qui alourdit encore la conscience, ce qui retarde l’élection spirituelle.

 

GRUAU : Cette céréale de gains grossièrement moulus, dont on fait une bouillie ou une tisane, est associée à la nourriture essentielle et substantielle.  Elle indique qu’on est bien enrgruauaciné dans son monde et qu’on maîtrise son destin.  Comme on la sert aux enfants surtout au petit déjeuner ou en période de convalescence, c’est souvent ce contexte ou cette ambiance du passé qu’elle fait resurgir.

 

GRUMEAU : Cette petite masse de matière pulvérulente coagulée, comme on en trouve dans une sauce où la farine a été mal délayée, fait ressortir du mécontentement et de la déception.  Comme on n’a pas atteint la perfection d’un résultat, on se sent insatisfait de soi.  Cette petite portion de matière agglutinée en grain représente souvent les émotions qu’on avale au lieu de les expulser.

 

HACHIS : Ce mets, fait d’aliments hachés menus, identifie une vérité qu’on a morcelée ou considérée sous tous ses aspects pour mieux la comprendre et l’intégrer.  Pour le reste, chaque ingrédient qui le compose ajoute sa part de lumière pour cerner la vérité qui est délivrée.

 

HAMBURGER : Ce mets à l’américaine, formé d’une boulette de viande aplatie et grillée, placée entre les deux tranches d’un petit pain rond, assaisonnée et recouverte de différents hamburger condiments, parfois de fromage, indique qu’on se sent divisé et insatisfait dans une relation.  On devrait considérer l’ensemble d’une situation.  On devrait ralentir son rythme de vie pour mieux s’alimenter.  Le meilleur est au milieu.

 

HORS-D’ŒUVRE : Ce petit mets, servi au début d’un repas, donne généralement une idée de ce qu’on va déguster par la suite.  Il annonce généralement l’imminence d’une hors-d-oeuvrepériode plus heureuse.  Parfois, il traduit une petite compensation dans les moments sombres ou monotones.

 

HUILE : Cette substance grasse, onctueuse et inflammable, extraite des plantes, symbolise diversement : l’onction, l’élection, l’autorité, le pouvoir, la puissance, la gloire, le renoncement, le sacrifice nécessaire, le changement vibratoire, la motivation d’évoluer, la force, l’union, la pénétration spirituelle, la purification, la pureté, la prospérité, la Lumière divine, l’âme végétative ou le Principe de Vie, le Lien intermédiaire de la Réalité.  En Alchimie, elle figure le Feu secret des Sages employé avec le sel et le soufre et on l’identifie par les symboles qui apparaisshuileent ci-contre.  Dans son sens le plus profond, elle désigne le lien qui unit l’Humanité à Dieu (l’Homme à son Centre divin) du fait qu’autrefois, cette denrée précieuse lui était donnée en même temps qu’elle manifestait sa présence.  De nos jours, on l’emploie encore au moment du baptême d’un enfant, de la préparation d’un mourant, d’une célébration importante, d’un mariage, d’une ordination sacerdotale ou pour parfumer un corps (l’imprégnant alors d’aromate).  On s’en sert également lors du couronnement d’un roi, d’un chef suprême ou de l’intronisation d’un grand prêtre ou d’un pape, leur en versant une petite quantité sur la tête.  Le Christ lui-même est désigné comme l’Oint, donc comme le Consacré par l’huile, ce qui le désigne au respect de tous.  Mais on s’en sert surtout pour la nutrition, la lubrification et l’éclairage, à titre d’élixir d’amour qui  rend plus souple et plus joyeux.  Voilà l’aliment du Feu qui entretient la flamme (l’ardeur, l’aspiration, la motivation) et la nourrit (la régénère ou l’entretient).

Fondamentalement, l’huile désigne ce qui rend plus luisant ou brillant, donc le Substrat de la Lumière spirituelle, dont le plus grand dépositaire reste, pour nous, le soleil.  Cette substance subtile se capte au cours de la méditation alors qu’on s’unit à son Centre spirituel.  Elle infuse dans l’être la Présence divine et la Lumière vivante.  Elle communique l’Esprit de Dieu, consacre, distingue et sépare des autres, met à part, range dans la catégorie des élus.  Elle sépare du monde ordinaire.  Elle adoucit, fortifie, purifie et rend sacré, oint.  Par sa consistancehuile1 fluidique, elle donne l’image de l’Indifférenciation primordiale, le Néant cosmique, le Centre de Réintégration.  Elle coupe des influences extérieures grossières, conférant, si elle est bénie ou chargée, une grande protection.  On se rappellera que l’huile ne se mélange pas à l’eau, à moins qu’on lui ajoute un produit émulsifiant.  Elle illustre par là que le Spirituel et le matériel ne se mélangent pas à moins qu’on ait recours à un processus de transmutation alchimique : l’aspiration spirituelle ou l’ascension de la conscience.  Elle laisse entendre qu’il faut éviter de confondre la fin de l’expérience d’incarnation avec les moyens qu’on utilise pour la rendre possible, c’est-à-dire mettre les biens matériels au service de son évolution spirituelle.

Dans le cadre de la vie courante, l’huile réfère au degré de vitalité d’un individu ou d’affinités avec ses semblables.  Elle peut exprimer une impression d’engluement, par exemple une réalité qu’on voudrait voir disparaître, mais qui prend d’autant d’ampleur qu’on s’obstine à la chasser, qui prend de la force quand on veut la voir faiblir.  Elle peut encore suggérer un besoin de douceur, de réconfort, de consolation, d’attention.  En plus de suggérer l’onction, elle peut suggérer un désir d’amener les choses à rouler plus doucement ou plus rondement.  Peut-être ressent-on le besoin d’exprimer plus d’amour et de compassion dans sa vie?

Manquer d’huile, c’est manquer de Lumière spirituelle par manque de discernement et de sagesse, ce qui fait qu’on reste profane (membre du troupeau ou du monde ordinaire), ce qui est folie aux yeux de Dieu.  Cette expression signifie encore s’étioler, vieillir et mourir à petit feu.

INFUSION : Ce liquide aromatisé, qui résulte de la macération d’une plante (souvent médicinale) dans l’eau bouillante pour en recueillir les principes solubles, indique une intention de retenir l’essentiel ou la quintessence d’une réalité.  Quelque chose doit être concentré pour qu’on en comprenne mieux l’importance.  Évidemment, il peut suggérer un besoin de refaire ses forces, de se détendre ou de se reposer.

 jambon

JAMBON : La cuisse ou l’épaule de porc, préparée par trempage dans la saumure, par séchage et, souvent, par fumage, pour en assurer la conservation, symbolise une réserve d’énergie ou d’affection.  On peut le relier au désir de fêter, de se réunir avec des êtres chers ou des gens de bonne compagnie, d’obtenir de l’attention.  Il annonce une phase de prospérité.

 

JUS : Ce mot désigne le liquide extrait des fruits, des légumes ou des plantes, mais également le suc résultant de la cuisson d’une viande.  Dans les deux cas, il symbolise le don de vie, d’où il peut écljusairer le degré de vitalité et de conformité à la Nature.  Souvent, il a trait à la sagesse acquise par l’expérience qui confère, entre autre, l’aptitude de la savourer.  En ce sens, il rappelle la nécessité de prendre ses expériences en considération, en prenant un peu de recul des événements, pour en retirer les leçons essentielles.  Dans un sens plus prosaïque, il peut suggérer qu’on est l’objet de l’expression d’hommages, de sentiments consistants et raffinés, de la part d’amis ou d’êtres chers.  Comme il peut suggérer qu’on est porté à compenser pour une carence affective, sensuelle ou sexuelle.

 

KETCHUP : Ce condimKetchupent à base de tomates, présenté en sauce épaisse, de saveur piquante, laisse présumer qu’on cherche à relever une existence terne par de petites sensations fortes, des petits faits excitants, des petits attraits stimulants.

 

LAIT : Ce produit de sécrétion des glandes mammaires des femelles des mammifères symbolise la nutrition universelle et il évoque toutes les pulsions maternelles.  Il traduit une quête d’amour ou de soins maternels.  Il exprime souvent la félicité au foyer et la nutrition intime.  Il se peut qu’on se sente materné, couvé, trop enveloppé.  Le liquide nourricier des mamelles des mammilaitfères rend la vie blanche et lumineuse.  Il symbolise la nourriture sacrée ou spirituelle qui découle de l’Origine de toute vie et spiritualise l’être.

 C’est le Mercure alchimique, d’énergie magnétique ou lunaire, qui sublime le désir.  Première boisson et première nourriture en laquelle toutes les autres existent à l’état virtuel, il exprime l’abondance, la générosité, la fertilité, la connaissance, la douceur de vivre, le devenir, l’éveil spirituel, la promesse d’accomplissement, le don de toutes les potentialités, les énergies primordiales, la spiritualité pure et l’immortalité.  Il désigne la religion naturelle et la science des pasteurs nomades.  Cet aliment maternel, primitif et complet, image de la Vérité ou de l’Intelligence cosmique, riche d’un potentiel vital non encore exprimé, nourriture de l’âme, du corps, et de l’esprit, conserve toutes les facettes et les valeurs de l’affectivité et de l’amour.  Pour un adulte, il identifie un sentiment conservateur et rétrograde, le désir de retourner dans le giron ou les bras maternels.  L’enfant y puise la force de survivre et d’assurer sur la terre sa mission souveraine d’évolution.  Détenant une énergie de nature à favoriser la croissance et l’accroissement spirituel, il délivre un enseignement divin : il illustre le processus de l’Éternel Principe de Vie et le Germe de la Connaissance suprême.  Il rappelle son adoption par la Mère divine qui veille sur son destin.  Il éclaire la montée de la pensée et du semen vers le centre ombilical.  C’est le symbole lunaire et féminin par excellence, lié au renouveau printanier.  En vision, le lait exprime les forces spirituelles ou les petites attentions que les Guides de l’Évolution dispensent au nom de la Mère divine, témoignant de l’abondance illimitée de l’Univers et du Cosmos.  Voilà la nourriture concrète et spirituelle qui délivre des imperfections, guérit les maladies, soulage des tensions et des angoisses, réconforte et apaise, délivre de ses limites.  Il témoigne de la bonté et de la générosité illimitées de l’Univers qui déverse dans sa vie, à profusion, ses bienfaits et ses bénédictions pour régénérer son être, solutionner ses problèmes apparemment insolvables, éclairer son mental, combler ses désirs et assurer son évolution.

LAIT CAILLÉ : Symbole des pasteurs, il désigne la nature humaine dans sa conception originelle.  Le fait d’avoir caillé identifie simplement le processus de cristallisation des formes.  Il indique l’entrée sur la bonne voie.  C’est la substance même de la Voie lactée.

LAIT DE LA VIERGE : Expression alchimique désignant soit le mercure hermétique ou la pierre philosophale, nourriture d’immortalité.

LAIT DE LION : En Turquie, il s’agit du raki, l’eau-de-vie de prune ou de raisin assaisonnée à l’anis, illustration de la boisson d’immortalité, de l’ambroisie.

LAIT DU CIEL : Expression mystique désignant la pluie.

LASAGNE : Voilà une pâte italienne en forme de larges rubans, qu’on dispose en couches alternées avec un hachis de viande et qu’on fait gratiner.  Certes, ce plat culinaire identifielasagne une nourriture populaire, agréable au goût, soutenante, fort digeste, qui fait souvent partie de l’ordinaire de nombreuses familles à travers le monde.  Et toute nourriture réfère aux connaissances qu’on intègre ou souhaite intégrer, au contexte familial qu’on aimerait créer, aux compensations qu’on cherche à s’offrir ou aux désirs sensuels qu’on éprouve.  Voilà pourquoi chacun devra vérifier par lui-même le genre de relation qu’il entretient avec ce genre de mets et ce qu’il fait surgir en lui comme impressions.  En soi, il implique la notion d’une superposition d’éléments qui donnent un tout fonctionnel.

 

LEVAIN : La culture de micro-organismes, utilisée pour induire la fermentation dans un produit ou pour faire lever la pâte d’une pâtisserie, symbolise le feu sacré, source de vitalité, de dynamisme, d’enthousiasme, qui fait passer l’être à travers un processus de libération de la forme dense (sublimation ou raréfaction).  Elle figure l’Esprit, le Principe actif de la transformation spirituelle, qui œuvre en chacun pour l’illuminer progressivement.  On l’associe souvent au ferment de l’amour ou de la foi.  Elle désigne tout ce qui active un processus ou un projet, tout ce qui supporte un accomplissement ou une réalisation, tout ce qui amplifie un état, tout ce qui fait évoluer une situation vers son meilleur dénouement.

Dans son sens concret, la levure indique qu’on expérimente un renouveau d’énergie qui accroît sa motivation.  On subit une transformation intérieure profonde qui amène un grand changement ou qui marque un passage déterminant.  Une fusion constructive s’opère à un niveau de son être et il apporte une nouvelle manière de comprendre son cheminement.  On désire qu’une nouvelle direction de vie se révèle.  Cette période de croissance ou d’épanouissement s’étend jusqu’au niveau cellulaire.  On procède à des ajustements dans sa vie personnelle.  On se lance dans une quête intellectuelle ou spirituelle.

 

LIMONADE : Cette boisson plate ou gazeuse, faite de jus d’agrumes et d’eau sucrée, se signale par son goût aigre-doux, qui, dans le symbolisme, exprime une réalité qui contient un soupçon d’acidité, mi-acerbe, mi-bienveillante, juste assez stimulante ou intrigante, pour mettre l’attention ou les sens en alerte.  On l’associe à la joie familiale, à la sérénité joyeuse, à limonadel’alimonade1ffection simple et modeste, à une compensation qui dynamise.  Il semble qu’on ait besoin de se rafraîchir les idées ou de renouveler ses sentiments.  On ne craint pas de tout faire pour plaire aux autres, même si cela implique des frais.

 

LIQUEUR : Ce mot qui désigne toute substance liquide composée, désigne particulièrement la boisson aromatisée, préparée à partir d’eau-de-vie, de produits végétaux et de sirop, mais sans fermentation;  le digestif, sucré ou non, qu’on prend après un repas;  et une préparation pharmaceutique liquide.  En spiritualité, souvent associé à la boisson des liqueurdieux, il réfère à une énergie raffinée qui éveille l’émerveillement ou l’enthousiasme ou à une énergie sacrée qui induit dans l’ivresse de l’extase.  Voir à alcool.

 

MACARON : Comme petit gâteau rond ou ovale, sec ou moelleux, à base de pâte d’amandes, de blancs d’œufs et de sucre, occasionnellement de noix de coco râpée, le macaron macaroncorrespond à une gâterie compensatoire.

MACARONI : Ce plat de pâtes alimentaires de semoule de blé dur, moulées en tubes creux, réfère à un regroupement de choses  homogènes et successives, fort ordinaires, qui engendrent une impression de monotonie et d’ennui, même si on essaie de changer la manière de les présenter.  Il renvoie aux bons moments passés en famille.  Parfois, il souligne les petites pertes, le besoin d’économiser, l’intention de mettre de l’argent de côté.

 

MAÏS À ÉCLATER (Appareil à faire le) : Cet appareil culinaire exprime un besoin pressant, urgent, presque vital, d’extérioriser une idée;  de faire ouvrir sa coquille de résistance trop longtemps contenue;  de proférer un aveu lancinant;  de manifester une passion cachée ou de projeter une émotion secrète;  de démontrer sa propre valeur;  de provoquer le monde maïs-à-écalter-machine maïs-à-éclaterextérieur;  de récupérer sa liberté;  de sortir de sa rigidité.  On a besoin de prendre toute son expansion ou de prendre son envol définitif.  On doit rester présent à ses besoins profonds qui finissent par s’impatienter quand on les contraint avec trop de dureté ou de sévérité.

Le maïs éclaté, qu’on appelle souvent «pop-corn», indique qu’on est rempli d’idées.  On prend conscience de plusieurs petites vérités ou de nombreux petits faits qui se complètent ou qui s’éclairent mutuellement.

 

MALT : L’orge germée artificiellement, séchée et réduite en farine, qu’on utilise notamment pour faire la bière, est reliée à Saturne.  Elle réfère à l’amertume qui résulte de l’obligation de comprendre, dans l’effort constant, patient et persévérant, les répercussions de ses transgressions de la Loi jusqu’à l’épuisement complet de la causalité afin d’accéder à une sagesse supérieure.  On peut l’associer à la loi de la nécessité.

 

MARGARINE : Cette substance grasse et molle, comestible, faite avec des huiles et des graisses végétales, sert de substitut moins coûteux au beurre.  Elle indique une période de privation relative ou une propension à l’économie.  Elle peut signaler le remplacement d’un principe par un pastiche, ce qui marque le travestissement du vice en vertu.

 

MARINADE : Ce mot désigne le mélange liquide aromatique composé de vinaigre, de sel et d’épices pour conserver certains aliments, les attendrir ou leur donner un arôme particulier et, par extension, le produit mariné lui-même.  Il réfère aux éléments qui apportent plus de saveur, de piquant, de pérennité, de valeur, d’excitation à la vie.

 

MARMELADE : Originellement composée de coings, il s’agit désormais d’une compote de fruits sucrés, coupés en morceaux ou écrasés, mais cuits jusqu’à ce qu’ils prennent umarmeladene consistance de purée.  En Amérique, il s’agit surtout d’une purée d’agrumes parfumée de zestes.  On peut la relier à la vie de couple ou à la vie de famille avec leurs hauts et leurs bas.  Voir à confiture et à purée.

 

MAYONNAISE : Cette sauce froide composée, à la base, d’une émulsion de jaune d’œuf et d’huile, qu’on peut parfumer ou varier à son goût, éclaire des satisfactions ou des désappointements.  Chez le peuple, on l’associe souvent aux insultes et aux manques de respect, mais elle évoque surtout ce qui donne du liant dans une rencontre ou à ce qui ajoute une mayonnaise stimulation dans le cours de ses activités quotidiennes.  Il peut s’agir de petits plaisirs anodins, sans grande importance, qui n’en rendent pas moins une atmosphère plus agréable. On ressent le besoin de lier agréablement des éléments.

 

MÉLASSE : On doit interpréter ce produit, un résidu sirupeux jaune brun, non cristallisé, de la fabrication du sucre, selon les impressions qu’il suscite quand on s’en sert.  Pour nombre de personnes, il évoquera la pénurie, la misère, les privations des jours d’antan.  Pour d’autres, il évoquera plutôt la chaleur et la simplicité du foyer, la sincérité des liens familiaux, l’heureuse union des membres de la famille dans les moments difficiles, une petite compensation stimulante dans un moment d’ennui.  Pour d’autres encore, il évoquera un mélange curieux, par exemple les liens gluants dont on a du mal à se défaire.  Souvent, elle renvoie aux plaisirs et aux surprises qui proviennent d’êtres hospitaliers ou généreux.  On pourrait être désappointé en amour.  Culturellement, il désigne parfois un brouillard épais ou de la boue.  L’expression être dans la mélasse signifie se retrouver dans une situation confuse, pénible, inextricable, miséreuse.

 

MERINGUE : Cette pâtisserie légère, à base de blancs d’œufs battus et de sucre, cuite au four à feu doux, constitue un délice de simplicité et légèreté.  Elle entre dans la catégormeringueie des desserts, donc des compensations sensuelles à une vie qui manque de stimulant.

 

MIE : La partie intérieure du pain, dégagée de la croûte, réfère, selon le point de vue, à ce qui a le plus ou le moins de valeur dans une réalité.

 

MIETTE : En soi, le petit fragment qui tombe d’un pain ou d’une pâtisserie, quand on les manipule ou les coupe, réfère à une bribe qui vaut ce qu’elle vaut.  On la dit généralement insignifiante.  Mais à porter trop d’attention aux miettes, on ne témoigne plus d’un naturellement économe, mais d’un esprit inquiet ou obsessif, d’une peur de la pénurie.

 

MILK-SHAKE : Cette boisson frappée, à base de lait aromatisé, établit un lien avec une compensation qui associe les souvenirs de la mère et l’enfance.

 

MILLE-FEUILLE : Ce gâteau de pâte feuilletée, garni de crème pâtissière, renvoie aux petites surprises qui surgissent à travers l’effort du quotidien pour comprendre les divmille-feuilleers aspects de la vie.  Il démontre que c’est au cœur d’une réalité qu’on découvre le meilleur.  Il donne l’image d’une compensation légèreté, fine, raffinée.

 

MOKA : Ce gâteau est fait d’une génomokaise fourrée d’une crème au beurre parfumée au moka (café fort, donc riche en caféine) ou au chocolat.  Il souligne qu’on désire s’accorder une petite compensation qui engendrera comme un réveil de tous ses sens et qui fera oublier ses déboires affectifs ou amoureux.  On ressent des aspirations esthétiques.

 

MORTADELLE : Ce gros saucisson italien, fait d’un mélange de viande, de gras et d’épices, évoque la sensualité lourde et poisseuse.  On peut l’associer à la virilité.

 

MOUSSE : Cette préparation culinaire d’ingrédients battus, qui présente une consistance onctueuse, devrait traduire une quête de douceur, de tendresse, de câlinerie, de chouchoutage ou un désir de cocooning.

 

MOUTARDE : Le condiment, préparé avec des graines de moutarde broyées et du vinaigre, allie l’amertume à l’aigreur (à l’acidité).  On cherche à ajouter du mordant, du grinçant ou du  moutarde corrosif dans sa vie.  Et si la moutarde monte au nez, on ressent de l’impatience ou on sent la colère monter en soi.

 

MUESLI : Ce mélange de flocons de céréales diverses et de fruits secs variés, sur lequel on verse du lait froid, destiné à la consommation au petit déjeuner ou au goûter, représente un aliment complet et reconstituant.  Outre les références personnelles qu’il fait surgir, on peut l’associer à des connaissances consistantes ou à un mode de vie rapproché de la Nature.

MUFFIN : Outre les souvenmuffinirs personnels qu’il évoque, ce petit pain au lait à pâte levée, qu’on sert avec le thé ou au petit déjeuner, à la mode anglaise, réfère à un goûter agréable, à la fois léger et nourrissant.  Il indique qu’on récoltera le fruit de son travail.  On exprime un goût pour les choses exquises et financièrement onéreuses.

 

NOUGAT : Il s’agit d’une confiserie de sucre, de miel et de blancs d’œufs, additionnés d’amandes, de noisettes, de pistaches grillées et hachées.  Cette friandise compensatoire devrait nougat référer à la tendresse, à la compréhension et au réconfort de l’amour maternel.

NOUILLE : Ce mot désigne une pâte alimentaire à base de semoule de blé dur et d’œufs, présentée en lamelle plate ou en ficelle ronde, coupée en morceaux de longueur moyenne.  Au niveau de la présentation, cette pâte se distingue du vermicelle par son épaisseur supérieure, du spaghetti par sa moindre longueur et du macaroni par le fait qu’elle est pleine à l’intérieur.  Elnouillenouillesle réfère à une réalité sans trop de consistance, plutôt fade et ordinaire, si elle n’est pas relevée d’éléments piquants.  Par l’enchevêtrement de ses éléments, suite à la cuisson,elle peut évoquer des complications qui suscitent un climat hostile, peu propice au dialogue, à la compréhension, au maintien de l’harmonie.

OMELETTE : Les œufs battus, cuits dans une poêle, constituent un aliment léger, nutritif, digestible, de préparation rapide et facile.  Avec le potage et la bouillie de céréales, on se voyait souvent offrir une omelette en période de convalescence.  On peut la considérer comme le plat passe-partout des gens affairés ou pressés.  Elle peut attirer l’attention sur un mélange d’éléments disparates qui finissent par donner un résultat agréable ou désagréable, un résultat probant ou préjudiciable.  Mais on ne peut la faire sans casser des œufs.  Aussi annonce-t-elle souvent une trahison, une déception, un échec ou la flatterie.

 

ORANGEADE : Cette boisson faite de jus d’orange, de sucre et d’eau est reliée au soleil et aux joies de l’été.  Voir à jus et à limonade.

 

PAIN : Cet aliment fait d’une pâte essentiellement composée de farine, d’eau, de sel et de levure, pétrie et fermentée, puis cuite au four, symbolise la nourriture substantielle et essentielle ou l’aliment de vie, qui donne un signe d’évolution.  Dans l’Initiation, associé aux petits mystères, il indique la présence symbolique de Dieu en tant que Substance de la Mère divine, donc de nourriture concrète et nécessaire à l’être incarné.  Dans le rite cérémoniel de la communion (eucharistie), associé au vin, image du feu sacré, il désigne le principe lunaire et la Terre réceptive qui reçoit ce principe solaire.  En psychologie, il traduit l’acquisition, par l’esprit, de ce qui lui manque et qui représente sa nourriture indispensable.  Il exprime qu’il est légitime  painde jouir des biens de ce monde dans la mesure où on s’en sert comme moyen pour élever sa conscience.  Car, en spiritualité, il désigne le corps de chair dont se nourrit l’Esprit vivant.

Le pain désigne ce qui donne son véritable sens ou son sens véridique à la vie.  Il exprime l’amour de la vie, l’action des forces universelles, l’abondance à tous les niveaux.  Image de la nourriture autant matérielle que spirituelle, il suggère la transformation intime qui mène au résultat souhaité ou au but visé.  On l’associe parfois à la bonté, à la sécurité et au pardon.

Les petits pains, gages de la vie, représentent les valeurs nouvelles qui prennent naissance en son être.  Ils évoquent naturellement les communications spirituelles qu’on reçoit par l’intuition, le partage humanitaire auquel il faut participer au nom de l’amour inconditionnel et de la bonté divine.  En général, ils invitent à saisir sa part de bonheur pains-petitsà travers les événements quotidiens.

Dans ce contexte, le partage du pain traduit l’esprit de fraternité et de solidarité, la compassion universelle, l’amour du prochain, le don de soi, le sens de l’échange universel, la générosité innée qu’il faut retrouver.  On peut ressentir légitimement la joie de vivre parmi les siens (sa famille, ses amis, ses êtres chers).  On devrait poser plus souvent des gestes de secours ou d’assistance dans le silence, sans attente, afin de se libérer de certaines dettes karmiques.

La séparation ou la fragmentation du pain évoque l’esprit qui se nourrit, à divers niveaux, d’idées simples, mais efficaces et pleinement créatrices.  Une force universelle envahit son être jusqu’au plus profond de ses cellules et confère le courage de continuer ce qui a été entrepris.  On peut être assuré de recevoir sa part dans la vie dans la mesure où on participe entièrement à son processus d’expansion.  Il faut éveiller ses potentialités inexplorées, ce qui permettra de connaître une vie prospère et de s’accomplir dans le vrai sens du terme.

Le pain qui lève souligne une période de transformation qui implique un ajustement intime, un équilibrage profond et une fortification globale de la vie intérieure en raison de l’intégration de forces nouvelles.  On est en train de faire peau neuve, soit de se régénérer et de se réaliser de façon plus constructive.  On renouvelle progressivement ses forces vitales.  S’élabore en soi une vie prometteuse d’excellents résultats qui en inspirera plus d’un.  On traverse une phase de vie ordonnée ou de convalescence bénéfique.  Les forces de la croissance et de l’expansion universelles sont à l’œuvre.

Quant à la cuisson du pain, elle réfère à la matérialisation de ses désirs et de ses aspirations et donne la promesse d’une prospérité accrue.  On traverse une période qui sert à concrétiser ses plus beaux espoirs de réussite ou d’accomplissement.  On atteint une étape où on se verra probablement valorisé dans son travail ou propulsé dans sa réalisation.  Sous peu, on récoltera le fruit de ses efforts par des résultats bénéfiques et probants.

Le fait de manger du pain indique qu’on est doté d’une conscience éveillée, ce qui permet de mieux régir ses pensées, ses sentiments et ses actions.  On devrait accorder une confiance inébranlable à Dieu dans sa Manifestation universelle.  On réussit à manifester concrètement ses pensées dans sa vie. Comme un livre ouvert, on démontre qui on est vraiment à l’intérieur de soi.  L’expression ne pas vivre seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, atteste le fait que, comme il existe un aliment terrestre pour nourrir le corps physique, ainsi il existe un aliment spirituel pour nourrir l’âme.  L’Esprit permet alors au Moi supérieur de prendre la place du petit moi (ego).

La multiplication des pains évoque la manifestation de la loi de l’Accroissement ou de l’Approvisionnement universel pour celui qui sait bénir la vie et faire confiance à la Providence.  Tout commence par l’aptitude à bénir sincèrement l’Univers pour ce qu’on possède déjà et à remercier pour ce qui s’ajoute sans cesse.

PAIN AZYME : Il s’agit du pain sans levain, consommé par les Hébreux et pain azymeles Juifs à la Pâque, entre autre, et de l’hostie des Chrétiens.  Il donne l’image de la nature humaine pain-azyme  primitive qui conserve la mémoire de ses origines célestes.  Sous cette forme, le pain désigne une nourriture d’ordre purement spirituel.  Il perpétue l’affliction de la privation de la vision divine et il prépare à la purification rituelle.  Il constitue un symbole de pureté, de sacrifice, de pénitence et de deuil.

PAIN DE PROPOSITION : D’après la Bible, il s’agit des douze pains placés sur la Table du Temple, appelés les pains des faces divines, illustrant les mois de l’année.  Chez les Hébreux, ils traduisent l’exercice de la justice qui amène à nourrir les affamés en leur distribuant des pains.

PAIN DE VIE : Cette expression désigne tantôt la Force vitale universelle tantôt, ce qui revient au même, l’AUM cristallisé.

PAIN DU SEIGNEUR : Il réfère à la Pierre philosophale.

PAIN et SEL : La coutume des Hébreux d’offrir du pain et du sel a pris le sens du partage d’une amitié indestructible.     

PAIN et VIN : Ces deux éléments du rituel de la messe chrétienne rappellent les symboles alchimiques du mercure (le courant lunaire ou la Mère céleste) et du soufre (le courant solaire ou le Père divin) qui engendrent le Fils ou le Christ dans leur coït mystique ou allégorique.  Ils traduisent la force d’union avec la Vie universelle qui permet à l’âme de s’élever vers les niveapain-et-vinux supérieurs de la Conscience cosmique.  Ils indiquent une communion peu commune avec les Forces universelles qui répondent en conférant une initiation majeure.  Mais ce rituel a surtout servi à mettre un terme à l’usage abusif du sacrifice sanglant des animaux, ce rite cruel et barbare dont les dieux-démons ou anges noirs se repaissent dans les âges sombres.  À partir d’un âge de fer, l’être humain croit pouvoir vaincre la mort en faisant dévier la vie d’autres créatures vivantes vers la mort.  Il croit s’assurer des bons offices des entités souterraines en leur offrant le sang des animaux qu’il sacrifie.  Le pain et le vin expriment un mariage réussi, une alliance puissante entre le Ciel et la Terre et toutes les unions constructives.

PAIN QUOTIDIEN : Il définit précisément la loi de l’Abondance qui fournit, à qui y croit, tout ce dont il a besoin jour après jour.  Et s’il vient à croire qu’il lui manque quelque chose, c’est qu’il ne comprend pas la leçon qu’il doit tirer du présent jour qu’il vit, avec ce qu’il possède déjà, d’où il s’expose à sombrer dans la confusion.  À chaque jour suffit son expérience.

PANIER DE FRUITS : En remplacement de la Corne d’abondance, il symbolise la suprême abondance de la vie.  Mais cette image traduit surtout la bienveillance, la générosité du cœur et les échanges heureux.  Il peut suggérer diversement : qu’il faut saisir les bonnes occasions au moment opportun;  qu’il faut introduire une meilleure prévision dans ses planifications;  panier de fruitsqu’il faut inclure la diversité dans ses choix;  qu’il faut tourner la page et passer à autre chose.  On peut être appelé à mieux partager ses talents;  à accorder son pardon;  à passer l’éponge sur une erreur.  Parfois, on est invité à considérer sérieusement ce qui importe le plus, pour soi, en regard de son progrès, de son accomplissement, de sa réalisation ou de son évolution.

 

PAPILLOTE : Ce mot répapillotefère d’abord à un bonbon enveloppé dans un papier.  Il renvoie à l’enfance heureuse et à ses compensations simples.  Il évoque un petit trésor à découvrir ou un bon moment à apprécier.

Ce mot désigne également un aliment enveloppé dans un papier beurré, huilé ou en aluminium, pour le cuir au four ou à la vapeur.  Il réfère à une notion, à une connaissance ou à une réalité qu’il faut garder dans son actualité ou qu’il faut laisser se développer à l’intérieur de soi afin d’en saisir toute la portée.  Il implique le sens d’une notion cachée à découvrir.

 

PASTILLE : Epastillen rêve, ce petit morceau de pâte de sucre à sucer, produit de confiserie ou de pharmacie, renvoie à une fixation au stade oral.  On aime ressasser longtemps une même idée ou un même grief.  On se délecte d’un fait qui perdure ou on souhaite qu’un fait se prolonge.

 

PÂTE : Cette farine détrempée à l’eau ou au lait, pétrie avec du sel, du sucre et de la levure, est destinée à être consommée cuite, sous forme de pain ou de gâteau.  Image d’une fécondité qui mène à une gestation, elle invite à unir deux aspects de sa vie dans la complémentarité.  Au niveau symbolique, cette matière informe, un mélange de liquide et d’un produit solide de la  pâte terre, constitue un des schèmes fondamentaux de la matérialité et du matérialisme.  Elle évoque les ferments spirituels qui transforment le corps et la matière et les aspects malléables de son être.  Elle établit un lien avec l’héritage ou les antécédents ancestraux.  On peut l’associer aux œuvres qu’on accomplit dans sa vie.  Elle annonce qu’une grande transformation, déjà en cours, modifiera les fondements de son progrès ou de son évolution.  On reçoit le gage d’une réalisation déjà assurée.

Le pétrissage de la pâte réfère à la sagesse qui s’active en soi et qui servira à réformer son caractère et son comportement.  On gagnerait à revenir sur une décision ou à relancer un projet.  On traverse une période qui implique le lâcher prise parce qu’elle introduira des éléments imprévus qui engendreront une transformation profonde.  Les forces créatrices se renouvellent en soi.  On peut s’attendre à faire une avancée évolutive intéressante, voire stimulante.  On entre dans un contexte évolutif différent qui répondra mieux à ses besoins.  On recevra des compensations inattendues pour ce qu’on croit perdre au change afin de conserver son équilibre intérieur.  Le fait de pétrir une pâte implique un geste de créateur et il traduit une volonté de réaliser un projet.  Il permet d’acquérir ou d’exercer une puissance spéciale.  Il implique le désir de pénétrer à l’intérieur de la substance et d’entrer en contact avec une force élémentaire.  La pâte qui lève réfère à une alchimie interne, à une transformation intérieure perçue comme magique parce qu’on a l’impression qu’elle se fait tout seul.

PÂTÉ : Ce mets, à base de viande ou de poisson hachés, préparé dans une croûte ou une terrine, implique deux notions révélatrices.  Il s’agit d’un plat composé de chair, mais depâté chair réduite en fragments infimes.  De ce fait, il implique d’abord une connotation très sensuelle au niveau du partage.  Ensuite, il implique le désir d’en profiter au maximum pour en tirer le plus grand plaisir et la plus grande connaissance.

 

PÂTISSERIE : Ce terme générique désigne toute préparation sucrée ou salée, confectionnée à partir d’une pâte travaillée, garnie de façons diverses et cuite au four.  Elle prend le sens d’un aliment ou d’une nourriture, plus précisément d’un moment d’agrément, d’un plaisir sensuel, d’une impression de contentement.  On accueille les retours de la vie.  On prend du plaisir dans la vie.  On peut aller voir à ces mots, ainsi qu’aux mots pâte, pain, gâteau, galette, biscuit et dessert.

 

PÂTON : Pour ce morceau de pâte à pain, mis en forme avant la cuisson, voir aux mots pâte et pain.  Il révèle qu’un processus de transformation est très avancé ou qu’un résultat apparaît imminent.

 

PETIT-BEURRE : On sert surtout ce petit gâteau (biscuit) sec, de forme rectangulaire, fait au beurre, en collation ou en goûter.  Il invite à s’accorder des petites compensations ou des petit-beurre  petites pauses de ressourcement.  Il invite à socialiser davantage pour s’actualiser ou pour sortir de soi.

 

PETIT-FOUR : Cette menue pâtisserie, servie en assortiment, dont la taille dépasse rarement une bouchée, représente généralement une petite quantité d’une réalité délicate, raffinée, exquise.  Elle rappellpetit-foure que l’excès est l’ennemi du bien qui se situe dans le juste milieu.  Beaucoup de petites choses finissent par valoir autant qu’une grande.  Comme on dit, dans les petits pots, les meilleurs onguents (bien que les grands puissent en contenir d’excellents).  On obtient un avant goût de ce qui va suivre au niveau de ses expériences.

 

PIZZA : Cette tarte italienne salée, garnie de tomates, de légumes hachés, d’anchois, de rondelles de charcuterie, d’olives et de fromage ou d’un mélange au goût du client, comme on dit, évoque la convivialité, la chaleur et une puissante sensualité.

 

PLATEAU-REPAS : Ce plateau compartimenté sert à servir tous les éléments d’un repas dans un avion ou un libre-service, par exemple.  Il peut attirer l’attention sur le faiplateau-repast qu’on détient, à son insu, tous les éléments de réponse à une question ou de solution à un problème.  Mais il peut tout autant démontrer qu’on mène une vie trop active qui amène à se négliger dans son bien-être ou qu’on se préoccupe plus de l’aspect pratique d’une réalité que de son aspect utilitaire.

 

POMME CHIP : Cette expression désigne une friandise grasse, sèche et salée, à base de pommes de terre coupées en fines tranches (ou cuites en purée, puis compressées en fines pomme-chiplamelles) et frites.  Elle indique qu’on se laisse aller à tous les plaisirs, qu’on succombe à toutes ses fantaisies ou caprices ou qu’on manque de retenue.

 

PORTO : Ce vin de liqueur, produit sur les rives du Douro, au Portugal, se signale par son goût sucré, sa texture veloutée et onctueuse, son effet chaleureux, apaisant et réconfortant.  Il éclaire des sentiments cordiaux.  Voir à vin et à alcool.

 

POTAGE : Ce bouillon, préparé diversement à partir de viandes, de poissons, de légumes ou de farineux, renvoie au plaisir de vivre chez soi, de recevoir des amis dans la simplicité et la quiétude.  Il réfère à la détente du climat au foyer.  Il peut éclairer le degré de fluidité des acquisitions mentales ou psychiques.

 

POTÉE : Ce plat, composé de viandes diverses et de légumes variés, avec des pommes de terre, cuits à l’étouffée, prend à peu près le même sens que le pot-au-feu.  Il ramène à la vie très ordinaire au foyer et à des échanges primitifs avec les autres.

PUDDING (POUDING) : Voilà un entremets sucré à base de farine, de sucre et de beurre (de lait), en proportions égales, et garni de fruits.  Voir à dessert.pudding

 

PUNCH : Cette boisson aromatisée des pays tropicaux, originellement à base de rhum, de sirop de canne et de jus de fruits, éclaire un contexte de détente exotique dans la joie et la  punchchaleur.  On ressent le besoin de se reposer, de se divertir, de refaire le plein d’énergie, de s’évader, d’inclure de la variété dans sa vie, de se griser.  Symbole de vitalité et de renouveau, il invite à célébrer.

 

PURÉE : Cette préparation culinaire, faite avec des légumes cuits à l’eau et écrasés, suggère un désir d’approcher autrement une notion complexe ou de la diluer pour mieux la comprendre, l’assimiler, l’intégrer.  Pour un temps, on gagnerait à mettre plus d’amour ou de sensibilité dans ses activités quotidiennes.  Culturellement, la purée réfère à un contexte fade, minable ou misérable de pauvreté ou de dénuement.

 

QUICHE : Il s’agit d’un mets d’origine alsacienne, soit d’une tarte à croûte salée, en pâte brisée, garnie de lardons et recouverte, en principe, d’un mélange d’œufs battus, de crème et de quichefromage.  Ce plat est reconnu internationalement pour sa simplicité et sa facilité d’apprêt en plus d’être odorant, goûteux, appétissant, nourrissant et digeste.

 

QUIGNON : Pour ce gros morceau de pain ou pour cette extrémité d’un pain long, fortement croûté, voir à pain.  On peut l’associer à la simplicité rustique.

 

RAFRAICHISSEMENT : Ce mot recouvre toute boisson fraîche offerte lors d’une réunion qui se déroule en dehors des repas.  On comprendra que le frais est l’antithèse du tiède, degré moindre du chaud, qui détermine, symboliquement, le degré d’action, d’ardeur, de vitalité, de passion, de cordialité.  On veut rafraîchir ses idées, renouveler ses pensées, stimuler ses sentiments, égayer un contexte.

 

RAGOÛT : Ce plat de viandes ou de poissons, agrémenté de légumes, le tout coupé en morceaux et cuit dans une sauce, réfère à une nourriture substantielle.  Il peut éclairer une situation trouble et confuse qui résulte du défaut d’avoir présenté des arguments clairs et précis du fait qu’on n’en voyait pas l’utilité.  Il peut renvoyer aux bons moments sécurisants de l’enfance ou de la vie familiale.

 

RAVIOLI : Comme tous les aliments fourrés, ce petit carré de pâte à nouille, farci de viande ou d’herbes hachées, poché avant de le servir, évoque une acquisition dont on ignorait ravioliqu’on la considérerait comme un petit trésor.  Il peut évoquer la chaleur expansive et exubérante des Italiens ou la sensualité bien enrobée.

 

RESTES : Selon le contexte, ce qui n’a pas été consommé au cours d’un repas peut suggérer un surplus ou une carence d’énergie.  Il peut être associé à la disparition de l’intégrité.  Psychiquement, le mot reste établit un lien avec l’idée de débris ou relief et à celle de mise de côté, pour le meilleur ou pour le pire.

 

RÔTI : Cette pièce de viande, cuite à la broche ou au four, traduit la satisfaction personnelle qui résulte de l’aisance, de la réussite, du bonheur conjugal, du confort et du bien-être à la maison.  Mais on peut difficilement la dissocier d’un désir sensuel ou sexuel.  On dit qu’il évoque la mélancolie au foyer, la trahison sentimentale, le secret affectif.  Il se peut qu’on se sente pris à parti, comme mis sur le gril.

 

ROULÉ : rouléCe gâteau, dont la pâte est enduite de confiture, est roulé en bûche sur elle-même, autant pour des raisons pratiques que dans un souci d’apparence.  Il prend le sens d’une compensation qui porte une connotation très sensuelle.

 

SAINDOUX : Ce corps gras, obtenu de la fonte de la graisse du porc, qu’on appelle aussi axonge, évoque les grandes gratifications.  Culturellement, un signe d’aisance, il exprime l’amélioration de son état de fortune, la montée dans l’échelle sociale, l’abondance financière.  À l’occasion, il peut servir de lubrifiant.  

 

SALADE : Ce plat, composé de diverses laitues ou de légumes crus, assaisonnés avec une vinaigrette, parfois additionné de viandes, de poissons ou de fromage, renvoie allégoriquement à un mélange confus et hétéroclite qui n’en est pas moins naturel, vitalisant, instructif, enrichissant.  Il éclaire sur la complexité d’une relation ou il invite à mettre de l’ordre dans ses idées, salade salade-de-fruitsses sentiments ou ses projets.  Il traduit l’influence positive qui favorise sa croissance.  Au Canada, on confond souvent la laitue avec la salade elle-même.

La salade de fruits devrait être interprétée comme un dessert, donc comme une compensation à une frustration affective, à moins qu’elle implique un désir de rafraîchir, de renouveler ou de rajeunir ses sentiments.

 

SALAMI :salami   Ce saucisson sec et épicé à l’italienne peut éclairer un conflit d’image, un problème sexuel ou un contexte relationnel.  Il porte une connotation sexuelle évidente.

 

SANDWICH : Ce mets sandwichconstitué de tranches de pain, entre lesquelles on place des aliments froids, exprime un besoin de réconfort dans une période déprimante et austère.  Il dénote un recours à des expédients.

 

SAUCE : Cette préparation culinaire, formée d’éléments gras et aromatiques, plus ou moins liquide et onctueuse, sert à accommoder certains mets secs ou fades.  On l’associe à la sagesse et à la puissance mentale.  Elle réfère à tout ce qui donne du liant ou de la saveur à ses expériences, soit à ce qui permet de mieux participer aux plaisirs de la vie.  Elle éclaire un être rempli d’une vive sensualité, bien capable de défier les conventions sociales ou les valeurs intimes pour trouver un exutoire à ses pulsions.

Dans certains cas, la sauce désigne un moyen commode pour se tirer d’embarras ou pour faire passer une vérité.  Dans d’autres, elle éclaire un moyen qui est insipide, accessoire ou presque inutile.  Il arrive qu’elle renvoie à la manière qu’on veut prendre pour attaquer et vaincre.  Enfin, elle peut désigner un mélange gâché par l’addition abusive d’ingrédients (d’éléments).  On devrait s’affirmer de façon plus directe et audacieuse, même si cela ne semble pas approprié.  Par son usage abusif dans la restauration rapide, la sauce au jus que les anglais appellent gravy devrait souligner une santé déficiente, un désappointement en affaires ou une frustration dans ses relations.

 

SAUCISSE et SAUCISSON : Ces aliments, des charcuteries de viande maigre hachée et de gras de porc, plus ou moins fortement assaisonnés, qui remplissent des boyaux naturels ou artificiels, ne se distinguent que par leur grosseur et par le fait que le premier se sert cuit ou réchauffé alors que le deuxième peut se consommer tel quel.  Ils évoquent la simplicité dans la vie intime, soit dans ce qsaucissonui se passe à l’abri des fréquentations fausses et intéressées.  Mais on ne peut nier qu’ils impliquent une connotation de grande matérialité, de forte sensualité et un symbolisme phallique (viril) évident.

 

SIROP : Ce liquide onctueux, formé de sucre en solution concentrée et de substances aromatiques ou médicamenteuses, évoque les plaisirs éphémères, les petits profits, les élans sentimentaux, le retour nostalgique sur le passé, un besoin de compensation dans une phase difficile.  Parfois, il indique la nécessité de se reposer, de refaire ses énergies, de se mettre en convalescence.  Il peut éclairer une situation collante qui requiert le laisser aller ou le lâcher prise.

 

SODA : Cette boisson gazeuse, faite d’eau chargée de gaz carbonique et de sirop de fruit, qu’on appelle liqueur au Canada, suggère que, dans la phase présente de sa vie, on cherche un élément de variété pour compenser à la monotonie ou au manque de valorisation de son existence.  Elle peut encore suggérer une régression dans l’enfance (complexe oral).

SORBET :  sorbet   Cette glace légère, à base de jus de fruits, parfois parfumée d’une liqueur, indique qu’on souhaite adoucir une peine, anesthésier un chagrin, endormir une émotion, écarter une idée.

 

SOUPE : Ce bouillon comestible, épaissi avec des légumes, du fromage, des éléments solides non passés ou des tranches de pain, traduit un besoin de nourriture émotionnelle.  On chercsoupehe du réconfort ou on subit un processus de guérison.  En effet, ce mets est généralement lié à un symptôme physique morbide, comme une obsession intérieure, qu’on veut éliminer.  Dans certains cas, il peut exprimer la quiétude du foyer, la sérénité dans ses affaires, une phase d’aise, de joie et de bonheur.  On peut aller voir à potage et à bouillon.

 

SPAGHETTI : Cette variété de pâtes alimentaires pleines, fines et longues, réfère à une situation confuse ou inconfortable qui requiert beaucoup d’habileté pour la régler ou la débrouiller.  On se sent pris soaghettidans une relation compliquée.

 

SUCETTE : Ce bonbon de sucre d’orge ou de sucre cuit aromatisé, fixé à l’extrémité d’un bâtonnet, illustre une phase d’agrément, de sensualité ou de vie plaisante.  Il suggère usucette1sucettene plongée dans le monde heureux de l’enfance, donc une régression.  Il invite parfois à procéder avec vigilance dans une relation ou dans une situation.  On l’appelle suçon au Canada.  

 

SUCRE : Ce produit alimentaire de cristaux blancs, de saveur très douce, soluble dans l’eau, extrait de la canne à sucre ou de la betterave sucrière, indique qu’on se prive de plaisir, de joie, d’agrésucrement ou de sensualité dans la vie.  On doit s’en permettre davantage sans se soucier de ce que disent les autres.  Tout indique que le temps de se réjouir est venu.  Le susucre1cre glace, un sucre en poudre extrêmement fin par un broyage très poussé, parfois additionné d’un peu d’amidon, utilisé en pâtisserie, indique qu’on devrait faire de sa vie une fête au lieu d’autant peiner ou de prendre les choses aussi au sérieux.  Parfois, relié à Vénus, il illustre un état raffiné de la conscience ou des sentiments. En ce sens, il est plutôt lié aux délices de l’amour ou de l’affection dans leur valeur purement sentimentale et romanesque.

 

SUCRERIE : Généralement employé au pluriel, ce mot réfère à une friandise à base de sucre ou à un dessert très sucré.  Il exprime la complaisance dans le plaisir ou la sensualité, le goût du plaisir défendu, une compensation dans une phase difficile, une récompense conçue comme méritée pour son travail.  Il peut suggérer un manque de plaisir, de joie, d’agrément ou de sensualité dans la vie.  On ne pense qu’au travail ou qu’à ses responsabilités.  Il peut éclairer sur un état de santé ou de prospérité.  Il peut évoquer le plaisir des confidences discrètes ou l’agrément des rencontres familiales.  Il illustre un état raffiné de la conscience ou des sentiments.

 

SUSHI : Par son exotissushime, ce mets d’origine japonaise, une boulette de riz couronnée de lamelles de poisson cru ou enroulée dans une feuille d’algue, comprend un désir d’évasion, de changement, de variété, de nouveauté.  Il peut suggérer une plongée dans l’inconscient pour y identifier des éléments erratiques.

TARTE : Cette pâtisserie, faite d’une pâte amincie au rouleau, étendue en abaisse au fond d’une assiette, garnie de crème, de fruits, de légumes ou d’autres aliments, puis recouverte d’une même pâte refermée sur tout le rebord et cuite au four, constitue un dessert simple et conventionnel, mais satisfaisant.  Cet aliment, souvent empreint de nostalgie, peut servir de tarte  récompense après un dur labeur ou à un travail bien fait.  À moins qu’elle indique qu’on voit trop grand pour ses possibilités.  Présentée tranchée en pointes, elle peut inviter à savoir prendre sa juste part.

TARTINE : Cette trtartineanche de pain recouverte de beurre ou de confiture (ou des deux), rôtie ou non, ramène à une situation nostalgique de l’enfance ou à sa situation plus ou moins limitée du moment présent.  Ici, c’est son degré d’appréciation personnelle de cet aliment, fréquemment consommé au petit déjeuner, qui fournit la réponse.

 

TERRINE : Ce récipient de terre vernissée ou de métal, généralement en forme de tronc de cône évasé vers le haut, parfois muni d’un couvercle, sert à la cuisson des aliments, mais surtout à cuirterrinee et à mouler certaines viandes que l’on conserve pour la consommation à froid.  Il évoque les ingrédients composites, plus ou moins agréables, que l’on a cuisinés ou concoctés dans le passé et dont il faut s’alimenter dans le présent.

 

TISANE : Relié à Vénus, ce liquide obtenu par l’action de l’eau sur des substances végétales (solution, macération, infusion ou décoction) sert de boisson tonifiante ou de véhicule à certains principes médicamenteux naturels.  Fondé sur une connaissance des vertus des plantes et sur une habileté à les doser et à les mélanger, il inspire la confiance dans ses inspirations pour régler ses difficultés, notamment ses problèmes de santé.  Il peut suggérer la nécessité de se soumettre à une expérience temporaire, plus ou moins agréable, afin d’obtenir des bénéfices supérieurs.

 

TOURTE : Pour ce pâté rond, garni de fruits, de légumes, de viande, de poisson ou d’autres aliments, voir à tarte.

 

TRUFFE : Il s’agit d’une friandise à base de chocolat, saupoudrée de poudre de cacao, qui imite la forme d’un champignon du même nom, un moyen de compenser pour ses déboires affectifs, ses frustrations sentimentales et ses carences sensuelles.

vacherin

VACHERIN : Ce gâteau meringue, garni de glace et de crème Chantilly, prend le sens du dessert, en lui ajoutant la nuance d’une compensation raffinée, délicate, qui implique le désir de fêter ou de célébrer.

VELOUTÉ : Ce potage onctueux, lié aux jaunes d’œufs, évoque les effets de douceur qu’il faut introduire dans sa conduite à son égard ou à l’égard des autres.

 

VERMICELLE : Cette pâte à potage, en forme de filaments plus ou moins longs, donne une impression de fadeur, d’uniformité ou de mélange (situation complexe) difficile à démêvermicelleler.

 

VIANDE : Cet aliment, tiré des muscles des animaux, synonyme de chair, symbolise la nature brute, animale, sauvage et passionnée d’un sujet.  Il révèle la place que la sensualité et la génitalité (la satisfaction des sens) occupent dans sa vie.  Il indique une aptitude à plonger au cœur des choses.  Parfois, il dépeint les obstacles, avec le découragement ou la démobilisviandeation qui s’ensuivent, dans la poursuite des objectifs et du but.  Les viandes salées précisent des difficultés et des hostilités.  Les viandes épicées éclairent un être au sang chaud, donc passionné et conquérant, enclin à la surestimation virile.

 

VIN : Cette boisson fermentée, préparée à partir des raisins frais, symbole d’initiation en raison de l’ivresse (de l’extase) et de l’oubli de tout ce qui existe au monde qu’il provoque, constitue une essence de plante, la sève de la grappe, une évocation du sang de la vie.  Il provient de la vigne enracinée dans la Terre-Mère.  En Alchimie, associé au Soleil et au soufre, le principe mâle, l’agent actif et générateur du Grand Œuvre, il devient la boisson communielle dans les religions juive et chrétienne.  En ésotérisme, il désigne les Grands Mystères.  Ce don vin du Père divin fait aux hommes contient en lui les notions d’amour, de sagesse, de joie et de délices spirituelles, avec le désir ardent de ressembler à sa Source.  Il exprime la Lumière qui brille en tout lieu, au-delà des apparences, l’Existence véritable et l’appel véridique à sa mission évolutive.  Mais s’il est la boisson de joie des vivants, pris en excès il peut devenir la joyeuse boisson des bons vivants.  Dans son sens inversé, il incite à la débauche, amène à s’égarer dans les joies profanes, ce qui éveille la colère des Dieux.

Dans l’Antiquité, le vin, une boisson cordiale, constituait la liqueur des Dieux et l’attribut de Dionysos.  Il identifia la religion transcendante et enivrante des agriculteurs, les êtres humains devenus sédentaires.  Il incorpore la Lumière, la sagesse et la pureté.  Il fournit l’indice de la présence du feu sacré, d’une vie cachée, promesse de fécondité, et d’un enseignement divin, donc d’une connaissance spirituelle ou d’une intuition divine qui dévoile totalement les Mystères apparents.  Il illustre la connaissance supérieure du Savoir.  Il permet d’accéder au nom intérieur qu’on possède.  Il confère le pouvoir de ranimer les vivants et les morts.

Ce nectar divin qui fertilise le cœur provient de la force de l’être qui fertilise la Terre et les étoiles.  Il s’associe au pain, le mercure, le principe femelle, l’agent passif et civilisateur du Grand Œuvre.  En fait, il désigne l’Esprit qui donne la vie et qui inculque ses convictions à la conscience de l’être conditionné.  Dans le rituel de la messe chrétienne, il figure l’Énergie divine, substitut du sang, pour que cesse l’abattage des animaux.  Il symbolise la communion avec l’Universel et la remontée à la Source de toute délivrance.  Il est solaire et électrique, pendant que le pain est lunaire et magnétique.

En psychologie, le vin peut suggérer la réalisation d’un vœu;  la synthèse de ce qu’on veut accomplir;  la reconnaissance de ce que l’on sent vrai.  Pris modérément, il permet d’éveiller les pouvoirs et de faire éclater les barrières psychiques, les dernières inhibitions du refus.  Source de gaieté, de spontanéité et de joie de vivre, il implique un sursaut des forces de l’esprit et un élan de l’imagination.  Il peut marquer la joie débordante d’avoir réussi qui ne doit toutefois pas amener à perdre la tête.  Il souligne l’harmonie des situations qui se favorisent mutuellement.  Il invite à assumer sa force, à partager avec les autres et à leur rendre service.  Il indique qu’on exerce une influence plus grande qu’on le croit.  On est doté de grands talents de communicateur.  En rêve, il révèle une vie intérieure saine et un esprit libre de toute attache indue.

La bouteille de vin suggère l’oubli des soucis quotidiens, le désir d’évasion, les nouvelles rencontres, la détente au niveau émotif, la joie au foyer ou la célébration entre amis.

On réussit à changer l’eau en vin quand on croit que l’impossible peut devenir possible, qu’on accepte tout ce qu’on sent profondément comme part de sa vérité et comme digne d’être réalisé.  Car alors l’Esprit donne naissance à ses convictions.

Les vendanges portent une idée de récolte de ses semences, de richesse accrue, de prospérité, de paix retrouvée, de bonheur profond, de joie affective.

Le vin d’honneur, cette petite cérémonie offerte par les municipalités, les sociétés, les clubs sociaux ou d’autres organismes, au cours de laquelle on boit du vin pour souligner la valeur ou les mérites de quelqu’un ou pour le fêter, implique une bonne compréhension de la fraternité et de la solidarité des êtres.  En rêve, il peut exprimer un rituel profane compensatoire à son manque de confiance en soi ou d’estime de soi.  Il peut faire ressortir la prétention.

VIN DE LA JOIE : Dans la Tradition musulmane, il désigne le nectar des saints du Paradis et il est offert dans la Coupe de l’amour.

VIN NOUVEAU : En spiritualité, ce vin de l’année, distribué rapidement après la vinification, symbolise la naissance à la vie spirituelle.  On l’associe à la Nouvelle Lumière, à l’aspiration spirituelle et à la vérité intuitive.

VIN SPIRITUEL : En spiritualité, il désigne l’amour pur, mais avec une insistance sur ses aspects de don de soi, de compréhension, de compassion, d’acceptation des différences et de pardon universel.

 

VINAIGRE : Ce produit de fermentation, qui donne une solution aqueuse riche en acide acétique, utilisé comme condiment pour l’assaisonnement, la conservation et de multvinaigreiples autres usages, révèle que les choses prennent une mauvaise tournure.  On l’associe à moment d’amertume ou de déplaisir, aux contrariétés, ennuis et querelles, aux contacts sociaux peu affables, aux comportements sans souci des convenances ni du respect à son endroit, aux propos acides.  On est aigri.  Une relation a tourné à l’aigre.  On est inquiet.

 

VINAIGRETTE : Cette sauce froide, préparée avec du vinaigre, de l’huile et des condiments, sert à assaisonner les salades et les crudités.  Or on assaisonne ce qu’on trouve fade, insipide, banal en soi.  On désire mettre du piquant dans sa vie.

 vol-au-vent

VOL-AU-VENT : Cette croûte ronde, en pâte feuilletée, garnie de compositions diverses (viande, poissons, champignons, quenelles, etc.) éclaire un désir de rencontre pour folâtrer dans la légèreté, soit sans trop de conséquences, et pour partager quelques secrets intimes.  On a besoin de se sustenter légèrement, dans une atmosphère simple, joyeuse ou festive.

© 2009-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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