LES QUATRE ÂGES

L’«Âge», appelés «Yuga» en sanscrit, désigne un «cycle évolutif», une «ère de Création» ou une «phase cosmique». d’environ 25 000 ans.  Dans la Tradition védique, les Univers passent par des ères cosmiques divisés en quatre cycles : le «Satya-yuga» (âge de vérité), le «Treta-yuga» ou «Trita-yuga»  (âge du commencement des mélanges où se perd un quart de la vérité) ; le «Dvaparatout-yuga» (âge de la demi-vérité) et le «Kali-yuga» (âge d’immoralité par perte du mot de passe).  Puis, tout recommence, en plus évolué, par un «Satya-yuga» qui représente un changement complet de gamme vibratoire.  En cela, les quatre âges se divisent en âges d’Or, d’Argent, d’Airain (Bronze ou Cuivre) et de Fer. Tout univers dense évolue à travers ces quatre âges qui se succèdent sans cesse jusqu’à ce qu’il puisse produire son ascension et entrer dans l’Âge de diamant.  Conformément au processus de densification, tout commence par un Âge d’or, une ère de Lumière, qui culmine dans un Âge de fer, une ère de déchéance presque complète, qui fait basculer, par une réaction générale, dans un nouvel Âge d’or.

L’Âge de fer désigne une ère cosmique de déchéance complète, marquée par la brutalité, la dureté et la tyrannie, l’aboutissement de la densification ou de la solidification cyclique.  L’être humain est devenu mortel du fait que, artisan de crimes, il ne respecte plus la justice, le bien, les serments proférés.  Ainsi, il ne reconnaît plus, comme droit, que la force brute, mise au service d’ambitions démesurées, mais dépourvues de conscience.  Ainsi, cette phase évolutive résume un long cycle de régression spirituelle marqué par le matérialisme exacerbé et les activités consciemment ou inconsciemment brutales et cruelles.  Mais, bientôt tout s’apprête à  passer ou à casser.  Et l’être humain doit choisir de retrouver la Lumière qu’il a perdue, sans quoi il peut se détruire inexorablement, avec tout son monde.  Il s’agit d’une phase qui ressemble à celle que l’humanité vient de traverser pendant laquelle les gens sont plus attirés par les valeurs du paradis artificiel que par les véritables valeurs spirituelles.

L’Âge de cuivre concerne une ère cosmique pendant laquelle règne la science pervertie, ce qui limite l’action de Dieu et rend le Monde malade des fausses croyances qu’il chérit.  Il sonne le glas du sommeil, marquant le réveil progressif de la Création endormie, mais en stimulant en lui le désir de conquérir la Matière, plutôt que le Ciel, par un développement effréné de la science profane  Et celle-ci ne dédaigne pas de tenter des expériences démoniaques sur les êtres humains et la Nature, ce qui ne tarde pas à déséquilibrer les règnes et à provoquer de violents changements climatiques.  Les âmes qui ont fui l’effort se retrouvent au plus profond des enfers, soumises à la discipline des Démons.  Les nombreux abus de l’être humain le mènent à la catastrophe, l’amenant à détruire sa civilisation.  Alors, s’accélère le déclin moral et physique, comme la révolte de plus en plus ouverte contre Dieu.  Les âmes, qui ont oublié les Lois divines, deviennent pour ainsi dire robotisées par les dogmes religieux, sociaux et politiques.  Apparaissent les prémices du karma : création des premiers abîmes, premières guerres cycliques, début de la persécution des serviteurs de Dieu, sélection scientifique des peuples, création d’ordinateurs de désintégration.  Cette période est associée au sang chaud (cristaux pourpres), à la conquête de la Matière et de l’espace-temps, mais au détriment de l’évolution.  Alors, Dieu, qui tient en laisse le Dragon, se retire progressivement.  De ce fait, les individus sont tentés de pactiser avec le mal en échange de pouvoir sur la matière.  À travers les catastrophes, la peur de la mort croît, initiant toute une période ou le déséquilibre, en faveur de la destruction, devient finalement total.  Cette ère donne naissance à «Mara», une entité allégorique ou typique qui désigne une individualité non soumise à Dieu.

L’Âge d’argent évoque une ère évolutive porteuse du mal cosmique au cours duquel un monde commence à s’assoupir, commence à s’endormir, devenant moins efficace spirituellement.  En général, il sanctionne la lassitude et la tendance au sommeil des initiés.  Ainsi, le brasier des antimondes s’éteint et le mal germe progressivement, engendrant les premiers paradis d’illusion dans lesquels s’enferment pour des millénaires les âmes sages qui ont fui les difficultés de la Matière.  Il est marqué par un refus de l’effort, par la quête des paradis artificiels, l’égoïsme des initiés, le refus d’enseigner des Sages.  Alors, peu à peu, les Portes du Royaume se ferment et commence la chute dans les abîmes.  Il se développe par la programmation erratique des minéraux, des végétaux, des animaux et des êtres humains.  Les animaux vivent en bonne intelligence avec les hommes.  En général, une telle période d’indolence est marquée par la rareté des conflits et des guerres, de la douleur et de la souffrance.  Les peuples parlent généralement une seule et même langue, bien qu’ils disposent encore largement de leur faculté de télépathie.  Ainsi, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais tout sombre lentement dans la confusion.

L’Âge d’or représente une ère cosmique ou s’exprime la Loi : évoluer ou mourir.  En elle-même, elle désigne une période remplie de Lumière, de vérité, de vertu, d’innocence, de sagesse, de sincérité, de tendresse et d’unité.  Elle permet d’accéder à la connaissance parfaite de soi en éliminant toute ignorance, toute limitation, toute forme d’esclavage, de division, de confusion et de désespoir.  Ainsi disparaissent la moindre trace d’ignorance et de vice.  Dieu, qui revient vers son peuple, y règne en Roi et Maître et chaque cellule voit l’un des visages du Messie.  Car c‘est une phase de sélection des âmes pendant laquelle celles qui sont méritantes reçoivent la révélation des Grandes Vérités du Cosmos.  S’ouvre la Porte du rachat individuel et collectif.  Ce lieu de passage implique la nécessité de s’accorder le pardon et de l’accorder à tous les autres.  Suite à ses efforts pour se libérer, l’âme peut enfin accéder à l’Unité en abandonnant ses illusions et en donnant l’exemple du bon choix.  Celles qui tenteraient de traîner les pieds perdraient leur droit de se réincarner.  Le ressentant, l’Humanité dans son ensemble tend à maintenir un haut idéal d’harmonie, de synthèse, d’acceptation et de tolérance.  Avant de présenter la Lumière totale, cette période amène progressivement les êtres humains à profiter des épreuves de l’existence pour développer leurs qualités spirituelles.  Elle sert de phase d’entraînement pour échapper à l’alternance des joievolution-spirituellees fugitives et des peines.  Elle offre à chacun une occasion d’élever son taux vibratoire afin de parvenir au vrai bonheur dans l’extase de la félicité.  Elle engage à protéger tous les êtres vivants, mais sans s’immiscer dans les prérogatives du Principe de vie qui équilibre et régularise les différentes espèces.  Elle permet de développer les forces morales qui permettent d’atteindre la Perfection, ce qui commence par la maîtrise des monstres intimes.  On y connaît l’expérience du Libéré vivant.

Mais il faut signaler un cinquième Âge, au terme d’une phase d’Ascension.  Dans ce contexte, l’Âge de diamant réfère à une ère cosmique qui transcende les quatre temps de la Création et où les âmes qui acceptent de renoncer à leurs souvenirs dramatiques peuvent monter vers les Royaumes supérieurs de la Lumière.  Pour accéder à ce Royaume sublime, il faut avoir dégonflé son ego, dissout son orgueil et sa vanité, lessivé sa jalousie, soit s’être délivré de toutes les médiocrités et de toutes les maladies du psychisme qui empêchent de voir la Sublime Unité du Diamant cosmique.  C’est la période où s’éteignent la douleur et la souffrance parce qu’elle n’est pas soumise au temps.  Le Royaume de Dieu, jusque là caché derrière le voile des illusions et des opacités, se révèle pleinement.  L’âme fusionne à la Source et ne plus se séparer d’elle.  À ce niveau de conscience, il n’existe nulle division : il n’y a que l’Un qui est Éternité, Infinité, Immortalité et Lumière.  C’est une ère de fusion totale en Dieu où toutes les cellules, bien qu’elles gardent leur individualité, vibrent dans l’Unité absolue, libérées de la Loi des Cycles ou de la Roue des Renaissances.  Tout individu accède au but de la vie révélée.  On l’appelle parfois l’Âge de la Vérité ou du Miroir purifié.

© 2007-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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