L’ÉPREUVE, UN PASSAGE OBLIGÉ SUR LA VOIE INITIATIQUE

L’épreuve, qui n’arrive pas par hasard ni en vain, rappelle une expérience difficile qui permet de confirmer la valeur d’une idée, la qualité du savoir, la valeur morale, le degré du courage ou la force de résistance.  Elle représente une voie de croissance ou d’expansion spirituelle.  Elle atteste du degré de compréhension d’une loi naturelle ou d’un principe cosmique ou du degré d’intégration d’un enseignement spirituel de la part des Maîtres incarnés ou subtils.

 En fait, il n’apparaît comme épreuve que ce qui échappe à la compréhension et à la maîtrise d’un être.  La notion même d’épreuve ressort d’un ego blessé qui ne comprend rien à la vie en incarnation.  Car les hauts et les bas font partie de l’expérience de la troisième dimension, un plan de dualité, d’inertie et de densité.  En fait, tout est une expérience, ni bonne ni mauvaise.  Rien ne survient pour punir, rien ne se produit au hasard, tout arrive à son heure pour faire prendre la meilleure leçon de vie et forcer à l’activation des potentialités individuelles.  En effet, qu’est-ce que l’Illumination, si ce n’est la démonstration de la parfaite maîtrise de soi, acquise à travers les expériences variées qui font alterner entre les aspects polaires des Ténèbres à la Lumière afin d’en savoir autant que son Créateur?  L’épreuve permet de découvrir ce qui est à corriger.

Toute épreuve comporte une fin, qui est le dépassement de soi, l’évolution spirituelle.  Elle invite à marquer un temps d’arrêt pour trouver un passage.  Sinon, elle devient une prison qui fait involuer et mourir à petit feu.  Dans toute épreuve, l’être est appelé à redécouvrir un potentiel de créativité, de lumière et de joie.  Malheureusement, il s’en sertnuit-night1 davantage pour se torturer et se déprimer que pour se motiver.  Pour régler son problème, on recourt alors, après réflexion, à des expédients, aux moyens ordinaires qui surgissent dans sa conscience objective, considérés comme les moyens les plus pratiques et les pus efficaces.

Pourtant, en général, la solution ne peut se loger que dans un autre espace, transcendant.  Il faudrait s’y élever pour trouver des moyens qui dépassent les murs de sa prison.  Il faudrait trouver cet espace précis dans lequel on pourrait tout ramener facilement à l’ordre.  Ce qui se passe assez bien dans le jeûne et la méditation, car toute épreuve appelle à un renoncement.  Annick de Souzenelle a déclaré: «Les épreuves sont ces gardiens du seuil, dévoreurs de celui qui ne veut pas quitter sa prison, de celui qui a peur, et constructeurs de celui qui, lâchant ses prises illusoirement sécurisantes, devient l’Homme et le Dieu qu’il était jusque là en potentiel.»

Mais, pour ce qui concerne la spiritualité, l’aspect le plus significatif de l’épreuve, c’est qu’elle peut être initiatique.  En général, l’épreuve initiatique permet d’évaluer le besoin d’information, de renseignement ou d’apprentissage ou la motivation évolutive d’un candidat.  Au moment de franchir un portail évolutif, chacun est soumis à un test probatoire qui lui permet de faire prendre conscience de son degré de maîtrise personnelle et de l’ampleur de son désir de mieux se couler dans le fleuve de la vie.  À chaque portail, la conscience individuelle est examinée afin de déterminer ce qui a été appris et sur ce qu’il reste à apprendre.  Nul ne peut franchir un tel portail sans porter le taux vibratoire qui lui correspond, car c’est ce taux qui en permet précisément l’ouverture.

L’épreuve initiatique aide à passer à travers une réalité, à la conquérir et à la transmuter.  Surtout, elle favorise le détachement et l’assouplissement de l’ego.  Souvent, elle implique une mise en face d’énergies et d’entités d’apparence ténébreuse.  Cette confrontation aide à comprendre que ses aspects négatifs viennent pour fusionner avec soi parce qu’elles font partie de soi et qu’elles aspirent à entrer dans la Lumière.  En effet, il existe des parties de son être qui se terrent dans les ténèbres, ne sachant comment accéder à la Lumière, sauf si cela se produit à travers soi.  Aussi, l’épreuve initiatique amène-t-elle un aspirant à traverser une période d’intériorisation et d’intégration des données reçues qui dure plus ou moins longtemps.  Ce défi est déterminé et planifié de manière à être résolu, à recevoir une solution, non à être simplement toléré ou enduré.  Toujours, la solution réside dans le degré d’amour et de sagesse.  En cas de réussite, le candidat n’est pas récompensé, mais il est célébré.

L’épreuve la plus cuisante, pour un être avancé dans la Lumière, qui en vient à se croire à part des autres, c’est celle qui le touche autant dans son corps que dans son psychisme, dans son amour-propre, et qui l’amène à reconnaître qu’il est comme les autres et qu’il peut, à tout moment, commettre des erreurs apparentes.  À partir de ce moment, il n’a plus envie de projeter ses propres torts sur les autres.  Et il n’a plus en vie de se croire à part des autres, différents d’eux, supérieur à eux.

Une autre manière de le dire…

L’épreuve désigne une expérience difficile qui permet de confirmer la valeur d’une idée, la qualité du savoir, la valeur morale, le degré du courage ou la force de résistance.  Sauf que l’épreuve n’amène pas forcément à mener une existence laborieuse, à la manière d’une bête de somme toujours soumise à l’effort.  Car celle-ci se transmute d’autant mieux qu’un chercheur se place au timon de sa charrette pendant que son Centre divin, placé derrière celle-ci, inculque la poussée requise pour atteindre le but déterminé.  Il s’agit de savoir allier harmonieusement le Vouloir et le Pouvoir, deux instances de son entité cosmique ou spirituelle, appelées à collaborer constamment.

Dans le Grand Jeu amoureux de la vie, toute épreuve comporte une fin, celle de souligner qu’on a erré et qu’on a quitté la Voie de la Remontée.  Dans ce contexte, elle appelle au dépassement de soi et à l’évolution spirituelle.  Elle invite à marquer un temps d’arrêt pour trouver un passage entre deux états.  Sinon, elle devient une prison qui fait involuer et mourir à petit feu.

Dans toute épreuve, l’être est appelé à redécouvrir un potentiel de créativité, de lumière et de joie.  Malheureusement, il s’en sert davantage pour se torturer et se déprimer que pour se motiver.  Alors, pomarche-dans-nuitur régler son problème, après réflexion, on recourt à des expédients, aux moyens ordinaires qui surgissent dans sa conscience objective, considérés comme les moyens les plus pratiques et les plus efficaces.  Pourtant, en général, la solution ne peut se loger que dans un autre espace, transcendant.  Il faudrait s’y élever pour trouver des moyens qui dépassent les murs de sa prison.  Il faudrait trouver cet espace précis dans lequel on pourrait tout ramener facilement à l’ordre.  Ce qui se passe assez bien dans le jeûne et la méditation, car toute épreuve appelle à un renoncement.  Annick de Souzenelle a déclaré: «Les épreuves sont ces gardiens du seuil, dévoreurs de celui qui ne veut pas quitter sa prison, de celui qui a peur, et constructeurs de celui qui, lâchant ses prises illusoirement sécurisantes, devient l’Homme et le Dieu qu’il était jusque là en potentiel.»

L’épreuve peut encore représenter un test initiatique qui, s’il est maîtrisé, permet de mettre un terme à un cycle évolutif pour en ouvrir un autre, plus subtil, afin de parvenir à une réalisation plus complète ou achevée.  Ainsi, l’épreuve initiatique permet d’évaluer le besoin d’information, de renseignement ou d’apprentissage ou la motivation évolutive.

Au moment de franchir un portail évolutif, chacun est soumis à un test probatoire qui lui permet de faire prendre conscience de son degré de maîtrise personnelle et de l’ampleur de son désir de mieux se couler dans le fleuve de la vie.  C’est forcément ce qui se produira pour chacun au moment d’accéder à l’Ascension.

À chaque portail, la conscience individuelle est examinée afin de déterminer ce qui a été appris et sur ce qu’il reste à apprendre.  Nul ne peut franchir un tel portail sans porter le taux vibratoire qui lui correspond, car c’est précisément ce taux qui en permet l’ouverture.  L’épreuve initiatique aide à passer à travers une réalité, à la conquérir et à la transmuter.  Souvent, elle implique une mise en face d’énergies et d’entités d’apparence ténébreuse.  Cette confrontation aide à comprendre que ses aspects négatifs viennent pour fusionner avec soi parce qu’elles font partie de soi et qu’elles aspirent à entrer dans la Lumière.

En effet, il existe des parties de son être qui se terrent dans les ténèbres, ne sachant comment accéder à la Lumière, sauf si cela se produit à travers soi.  Aussi, l’épreuve initiatique amène-t-elle un aspirant à traverser une période d’intériorisation et d’intégration des données reçues qui dure plus ou moins longtemps.  Ce défi est déterminé et planifié de manière à être résolu, à recevoir une solution, non à être simplement toléré ou enduré.  Toujours, la solution réside dans le degré d’amour et de sagesse.  En cas de réussite, le candidat n’est pas récompensé, mais il est célébré.

Dans le contexte de l’épreuve, il faut considérer la notion d’«obstacle», soit de ce qui s’oppose au passage, qui empêche d’avancer, qui contrarie le progrès ou qui gêne le mouvement, au sens concret comme au sens figuré, forçant le chercheur à se préparer adéquatement pour le supprimer, puisqu’il possède en lui tous les moyens d’y arriver.   L’obstacle amène à se mesurer à soi-même, à développer de nouveaux talents, à former la compétence ou à découvrir de nouvelles facultés, à explorer de nouvelles possibilités, à ouvrir de nouveaux secteurs de la connaissance.  Sa fonction consiste à instruire et à renforcer, d’où sa taille dépend toujours de l’œil qui l’observe.   Au nombre des obstacles spirituels, les Maîtres identifient l’extériorisation à outrance, la prolifération des désirs, l’ignorance, la peur, la paresse, la distraction (la dispersion) et la confusion.  C’est par eux que la Vie éprouve la force et la confiance des êtres évolutifs.

Dans la Tradition védique des Hindous, «Celui qui suscite les obstacles», c’est Ganesa (aussi orthographié Ganesha).   Il s’agit du dieu à tête d’éléphant, Seigneur de la Sagesse, de la Littérature (des Lettres ou des Écritures), des Arts, des Sciences et du Succès mondial, fils d’«Ishvara» («Ishwara») et de «Parvati» («MahaDevi»), né au moment où son père se trouvait en détresse, comme impuissant, après avoir tué «Talasura» et d’avoir déjoué «Ravana»., deux démons malicieux.  Il fut le Maître des Armées de «Shiva» («Çiva»), son père.  Lorsque sa mère le présenta à son géniteur, ce dernier lui détruisit la tête de son simple regard et il la remplaça par une tête d’éléphant (qu’on lui fait parfois porter, sur les illustrations, en défenses cassées).  On le représente souvent par un corps énorme, déformé, bedonnant de glouton, assis sur un véhicule minuscule, une souris ou un lotus, coiffé d’une espèce de tiare.  Ses oreilles vannent les impuretés, les mauvaises paroles, le mal, permettant l’accès à la connaissance et à la perfection spirituelle.

Ganesha représente sûrement le Dieu le plus populaire du Panthéon hindou et on l’invoque pour s’attirer le succès dans ses entreprises.  On le considère comme le Patron de la numérologie.  Ganesa représente le Principe de la Manifestation avec toutes ses aventures dans le monde mouvant et illogique des apparences, des réalités éphémères.  Il évoque toutes les possibilités et toutes les expressions de la vie, jusqu’aux plus burlesques, dans le temps et l’espace.   Il symbolise la compréhension sur terre de l’universel, le dépassement de soi, la confiance dans la Force spirituelle.   Il s’oppose à la force brute et à l’attraction matérielle.  Il est le Recteur de la Voie des Ancêtres («PitriYana») et de la Voie des Dieux (DevaYana) et le Chef des Ganas, ces démiurges au service de Shiva.  On l’appelle encore «Ganapati» ou «Vineshvara», le Maître des Désirs et de tous les Commencements.  Il personnifie l’Initiateur et l’instructeur qui écarte les obstacles et les peurs, inculquant l’intrépidité, et il met fin au dialogue intime, qu’on appelle le «bruit du mental».  Il figure l’union de l’Amour et de la Sagesse.  En fait, il pose les difficultés sur la voie d’un candidat à seule fin de l’aider ensuite à les surmonter afin qu’il puisse accéder à un état d’être plus pur et plus conscient en activant ses virtualités.

 

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