L’ÉMANCIPATION FÉMININE, QUE D’AUTRES PRÉFÈRENT APPELER LA «LIBÉRATION DE LA FEMME», A PROCÉDÉ D’UNE NÉCESSAIRE VAGUE DE FÉMINISME, QUI ENTRETIENT N’ENTRETIENT PAS MOINS ‘UN DÉSÉQUILIBRE PLANÉTAIRE, ATTIRANT NOTAMMENT, EN CHOC EN RETOUR, CERTAINS ACCÈS DE VIOLENCE PLUS GRANDS OU PLUS SUBTILS À L’ENDROIT DE LA GENT FÉMININE…

Ne s’agit-il pas là du meilleur sujet pour se mettre à dos la moitié de l’humanité ou presque?  Alors, allons-y gaiement avec les clichés… et quelques propositions lucides, peut-être inspirées.  À chacun d’en faire le départage selon sa compréhension.  Ainsi, on peut commencer par dire que chaque sexe porte au plus profond de lui la polarité inverse du genre qu’il incarne, ce qui l’habilite, moyennant le respect de sa nature, de son rôle fonctionnel et de ses aspirations propres, à tenter un apprentissage des aspects compatibles et complémentaires de sa réalité globale.

Le mouvement féministe de la libération de la femme vise à délivrer la femme de la servitude, des inégalités de rôle sexuel et des injustices sociales dans un monde supposément d’abord conçu pour les hommes.  Jusqu’à ce jour, l’humanité à évolué à travers de longs cycles d’alternance de la montée des énergies féminines et des énergies masculines et elle devrait maintenant, dans l’Ère nouvelle, illustrer l’harmonie de la fusion des polarités.  Mais, pour le bras-de-fer-madame-monsieurmoment, pour vouloir entrer en concurrence avec les hommes, au lieu de chercher à comprendre sa véritable nature et le véritable sens de son rôle fonctionnel, la femme s’impose de n’être que leur piètre imitation, leur pâle reflet.  Pour vouloir se battre afin  de récupérer ses droits, dans ses maladresses, elle s’attire malencontreusement bien des violences, comme en témoignent les actualités.

En courant après des droits, au lieu d’approfondir le sens de la compatibilité et de la complémentarité de son rôle, par rapport à l’homme, la femme s’aigrit et se dessèche, car elle passe à côté de sa mission.  Elle s’impose ainsi de devenir tout ce qu’elle reproche aux hommes trop logiques, rigides, dominateurs et réalistes à devenir sclérosants.  Une femme intellectuelle, comme une femme pratique, cela existe, mais c’est l’exception.  Celles-là peuvent travailler à l’extérieur, mais elles ont intérêt à rester célibataires et ne gagnent rien à tenter de faire sortir les autres femmes du foyer, ce qui doit surgir d’une motivation personnelle.

Bien qu’ayant droit de se mettre à tout, en général, la place de la femme, c’est au foyer pour créer de la vie autour d’elle, pour nourrir le cœur, éveiller l’âme, former l’esprit, donner des soins, s’occuper de l’alimentation et de l’hygiène, produire l’harmonie et la concorde, entraîner à l’esprit de service, inculquer le sens du partage, de l’échange et du détachement.  Ce n’est pas dire que la femme doit se confier au foyer, mais que, si elle choisit de rayonner ailleurs ou dans un autre domaine, elle doit se rappeler sa nature propre (ou la découvrir) et l’y incarner.   Il est normal et légitime que la femme jouisse des mêmes droits que l’homme et puisse exercer n’importe quel métier et profession.  Par son esprit analytique et synthétique, bien supporté par l’intuition, elle peut ainsi faire ressurgir des éléments importants qui peuvent échapper à l’homme, trop intellectuel, trop pragmatique, trop superficiel et trop direct.

La femme peut s’insérer dans tous les milieux et toutes les activités du monde dans la mesure où c’est un désir qu’elle porte profondément en elle, au lieu d’y trouver uniquement un moyen d’assurer son autonomie et son indépendance qui l’aide à prendre sa place en ce bas monde.  Mais il faut reconnaître que la majorité des femmes n’ont pas l’esprit préparé à une carrière extérieure et elles auraient tort de se le cacher.  Il y a là un apprentissage à faire, ce qui est difficile et prendra du temps en l’absence de repères et de modèles antérieurs.  La société non plus qui, par sa recherche d’une carrière, voit le noyau familial se fragiliser, même éclater.  Les filles doivent recevoir une éducation aussi soignée que les garçons du fait qu’elles sont les éducatrices des générations montantes, mais cette formation doit surtout contribuer à développer ses talents d’organisatrice de la cellule familiale et de la société, au lieu d’en faire des femmes savantes, des répliques conformes de l’homme.

On aura beau apporter tous les arguments contraires, il reste une évidence: l’homme et la femme sont différents dans leur sexe.  Il est certain qu’ils le sont autant dans leur mentalité et dans leur rôle fonctionnel.  L’homme finit toujours par nier ce dont il s’est séparé: il n’accorde d’attention qu’au monde concret et n’accorde de valeur qu’à ce dont il peut se donner l’évidence.  Qui pourra faire disparaître ce hiatus?  La femme, capable de capter par l’intuition les réalités invisibles et intérieures, capable de réunir ce que l’homme a séparé.

C’est la femme qui sauvera le monde pour autant elle prendra confiance en elle-même et retrouvera la dignité de sa vocation ou mission, qui est don de soi et accueil des autres, l’organisation et l’harmonisation des groupes.  Elle peut même aider l’autre part du monde, la gent masculine, à trouver son équilibre polaire, à se rapprocher de l’androgynie.   Peut-être devrions-nous plutôt dire que c’est l’Énergie féminine qui va sauver le monde.  Il est évident que le grand privilège de la femme, c’est d’être en mesure d’employer ses talents d’organisatrice et les qualités de son cœur pour relancer la société dans une voie sensée au lieu de répéter les erreurs de l’homme, trop attaché à la renommée, à la jouissance, à la possession, à la puissance, à la performance, à la concurrence, à la rentabilité, à la productivité.

L’homme et la femme sont incontestablement égaux, mais ils sont spécialisés.  Tant qu’ils n’auront par recomposé l’état d’androgynie, leur activité ne s’exercera utilement que si elle se complète et devient complémentaire, chacun subordonnant son rôle aux lois supérieures de l’harmonie, instituées par le Créateur.  La femme doit être la civilisatrice de l’homme, ce qui est urgent.  Elle doit faire comprendre le sens de la réceptivité à l’Esprit de Vie.  L’homme doit être un pourvoyeur en transformant la matière, en incarnant les idées, en pétrissant les choses, en les façonnant en œuvres objectives.  La femme doit purifier l’Univers et indiquer la voie de l’accomplissement.  Pour favoriser l’inversion ou le renversement de la conscience mondiale, l’homme gagnerait à incarner la sagesse dans l’amour; la femme, l’intelligence dans l’amour.

Plus la femme va se viriliser, en adoptant des comportements masculins, plus l’homme sera forcé de se féminiser, pour rétablir l’équilibre.  Peut-être est-on en train, individuellement et collectivement, de sonder l’énigme de l’Androgyne primordial?  Chose certaine, dans sa quête d’émancipation, la femme doit retenir qu’elle doit se réinventer à tous égards au lieu de simplement agir à la manière des hommes.  Dans sa présente montée, il est certain qu’elle sera assez intelligente pour mettre un terme à la guerre des sexes, au lieu d’encourager les rivalités sexuelles comme l’avait fait la société patriarcale.  Mieux que l’homme, c’est la propriété de la femme d’oublier et de savoir pardonner pour rétablir l’harmonie.  La femme n’aime pas la concurrence et la zizanie dans les relations, ce qui représente une bénédiction pour l’humanité, car c’est ce qui mettra un terme aux guerres séculaires.

 

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