L’ÉCONOMIE A FAIT DE CE QUI N’EST QU’UN MOYEN, L’ARGENT, UNE FIN. 

L’économie désigne l’art de bien administrer une maison, de bien gérer ses biens ou ceux d’un autre ou de bien régir un État, soit de réduire les dépenses dans la gestion de ses biens et de ses revenus.  Elle englobe également ce qu’un être épargne ou évite de dépenser, la somme d’argent mise de côté, souvent en vue de dépenses avenir.  Enfin, elle recouvre l’ensemble des activités d’une collectivité humaine relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses.

Au premier sens, en elle-même,  la propension à l’économie lance un mauvais signal cosmique puisqu’elle clame subtilement partout qu’on n’est pas digne d’une réalité si elle coûte cher, au sens de son évaluation personnelle.  Par la proclamation qu’elle contient implicitement, à son insu, elle prépare la pénurie.  Un être peut penser gagner sur le coup, mais il perd au bout du compte.  Chacun peut profiter d’une économieéconomie-mondiale , si elle lui est offerte sur son parcours, mais il gagnerait à éviter de courir après les aubaines.

Dans un autre aspect, si l’humanité persiste à se servir de son système économique comme elle le fait, la Terre pourrait bientôt jouer un rôle important pour la faire tomber, voire disparaître.  Il lui suffirait de provoquer des désastres majeurs pour engendrer la ruine des compagnies d’assurances, ce qui entraînerait immédiatement l’effondrement des entreprises bancaires et d’autres systèmes annexes.  Couplés avec une guerre et l’accroissement de l’économie au noir, tout le système financier tomberait rapidement.

Depuis trente ans, la transformation du système économique a consacré la domination absolue du capital financier, engendrant d’importantes inégalités.  Dans le dernier quart du XXe siècle, la plupart des pays avancés ont basculé vers un nouveau système économique, le capitalisme financier, dans lequel les acteurs privés et publics sont passés sous l’emprise de la finance.  Ce capitalisme repose sur un nouveau partage des richesses et sur le rôle central joué par les marchés financiers et la création de richesse financière par les entreprises en représente le cœur.  Cette situation a amené quelques centaines de familles à s’enrichir à l’extrême tandis que la majorité des êtres humains triment dur pour assurer leur subsistance quotidienne et que des millions d’autres vivent dans la pauvreté, jusqu’à crever de faim.  La société de consommation a poussé la majorité des pays à un endettement tel, bien plus grand que chacun d’eux ne veut l’admettre, que l’économie mondiale risque de vaciller à tout moment.

Maintenant, depuis 20 ans, la société humaine voit s’amplifier d’une manière exponentielle les dérives d’un système qui a révélé ses tristes rouages dans la crise financière de 2007 et 2008 dont l’humanité tarde à se relever.  La démesure de l’économie spéculative, par rapport à l’économie réelle, la dégradation du capital naturel, aggravée par les désastres écologiques, la disproportion croissante entre les salaires les plus hauts et les plus bas, le triomphe de l’injustice et des inégalités sociales, la flambée de la corruption, le rapport inversé entre développement économique et développement humain, la pression psychologique due à la compétition à outrance et la crise de la dette donnent le triste constat d’un système à bout de souffle inscrit dans une logique qui ne peut que l’amener à sa chute.  Il ne pourrait s’ensuivre qu’une crise mondiale sans précédent qui amènerait à compliquer tous les échanges et à en remettre les modalités en cause.

Le système économique de nos sociétés capitalistes, fondé sur la concurrence, le profit à tout prix, l’exploitation de la force de travail, la consommation effrénée, menace de s’effondrer.  Les phénomènes d’inflation, de récession, de dévaluation des monnaies révèlent la faillite d’un système pyramidal, séparant de plus en plus les riches des pauvres et faisant basculer la classe moyenne dans la pauvreté.  Il nie le potentiel créateur de l’individu, lui déniant un droit de participation équitable aux décisions économiques et au partage des gains.  Ainsi, la domination des riches sur les pauvres engendre la révolte et la violence sociale des moins favorisés, entretenus dans l’esclavage ou la dépendance dans l’échelle du pouvoir.  La solution est simple : quand tout va trop mal, on lance une guerre, ce qui relance la production.  Il faudrait se rappeler que l’avoir, qui permet d’obtenir les moyens, doit être mis au service de l’être incarné, non l’inverse.  Et en cela, l’être incarné doit d’abord mettre ses ressources dans le plus être, dans ce qui l’amène à vibrer davantage et à grandir en conscience.

Au lieu d’être mis au service de l’Homme et de la préservation de la nature, l’économie, et plus encore, l’argent, sont devenus une finalité. La finance a pris la première place, le profit est devenu un objectif et l’homme est devenu un simple instrument, réduit au rôle de producteur et de consommateur, pour alimenter la croissance du PIB (produit intérieur brut d’un pays) érigé en condition du progrès et en salut social.  La perte du sens des valeurs a entrainé l’asservissement au monde par la perversion du désir qui, par l’exacerbation de la convoitise, de l’envie et de l’avidité, est devenu le moteur de l’économie. La racine de la crise est dans l’esprit de l’homme, elle tire son origine de son manque de spiritualité.  Sans un changement de sa vision du monde et de sa mentalité conditionné, allié à une réforme de ses comportements, nul être humain ne pourra sortir de la logique actuelle qui conduit l’humanité dans l’impasse.  Le levier de la mutation des sociétés humaines du monde réside en chacun.  Il revient à chaque être incarné la responsabilité de ramener le sens évolutif et, par lui, l’enthousiasme, dans le monde par ses choix éthiques et solidaires.

Chaque être doit devenir un acteur responsable de la mutation des sociétés humaines au lieu d’en être les victimes.  Une insurrection des consciences, fondée sur des valeurs spirituelles, s’impose pour amener à replacer la justice sociale et l’urgence écologique, alliés à la solidarité et à une refonte anthropologique,  comme la priorité des liens, dominant sur l’économie des biens, au cœur de la société de demain.

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L’Économie cosmique recouvre l’ensemble des activités universelles ou du processus évolutif.  En termes simples, la loi de l’Économie de la force invite chacun à employer la force vitale avec discernement, s’appuyant sur un sens profond des valeurs, pour la distribuer sagement, avec audace, mais sans zèle excessif ni témérité, au moment opportun.  Tout abus de la force fait flétrir et dépérir.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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