Le mot «vaudou», qu’il convient de prononcer «vodoun», représente l’adaptation par le Fon d’un mot Yoruba signifiant «dieu».  Ce qui laisse entendre que le vaudou désigne les pratiques par lesquelles des êtres incarnés tentent de se concilier la puissance ou la bienveillance de l’ensemble des dieux ou des forces invisibles.  Il sert d’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi de l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci.

Ainsi, le vaudou désigne un culte animiste, sous forme de sorcellerie et de magie noire, né en Afrique, il y a environ cinq cent mille ans, mais qui reste encore très vivant à Haïti, dans les Caraïbes  et un peu au Brésil, aux États-Unis (Louisiane) et dans quelques pays du continent d’origine.  En fait, malgré les prescriptions d’Afra, le Grand Maître spirituel du contient noir, de bannir cette pratique, on peut encore dénombrer plus de 50 millions d’adeptes dans le monde.  Ce dernier se fonde sur le postulat qu’il vaut mieux s’adresser aux divinités de la Nature qu’à Dieu, un Être trop transcendant, donc trop lointain et trop noble ou respectable.

Le panthéon vaudou est avant tout constitué des forces de la nature, comme dans le chamanisme. Les vaudou («loa» ou «lwa») et leurs relations renvoient aux puissances naturelles que sont la foudre, la mer, la maladie, etc.  Mais ce culte s’adresse aussi à d’autres entités surnaturelles, telles que les ancêtres divinisés et les monstres, voire à d’autres animaux, dont le terrible serpent.

VaudouParmi les vaudousa ou dieux vaudous, on compte Mawu (prononcer «man-whou»), qui signifie l’«Inaccessible», la divinité suprême qui règne sur les autres dieux, très bienveillant envers toutes les créatures. Puisqu’il n’a pas de forme, il n’est donc jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets, comme le sont les autres vaudous.  Ce dieu, incréé, mais créateur de tous les autres vaudous, n’intervient pas dans la vie des êtres humains.  Cependant, il aurait engendré les autres vaudous pour qu’ils soient en relation avec les hommes et le monde.  Ainsi, à proprement parler, il ne fait partie du panthéon vaudou, ne consistant qu’en un concept, en une entité, plutôt qu’en une personne.  C’est ce qui explique qu’il n’y a nulle part dans l’aire du vaudou un culte pour ce dernier, d’où on ne fait que le remercier et le glorifier.

Dans le lignage, le panthéon vaudou est ensuite constitué d’une multitude de loas, qui sont des esprits, des divinités inférieures, pouvant entrer en communication et même collaborer avec les humains. Ceux-ci se matérialisent le plus souvent dans des objets inanimés de la nature, tel des pierres et des arbres.  Un des plus importants Loas est la déesse Erzulie (ou Freda), la rectrice de l’amour. On dénombre aussi Gu (l’Ogun des Yorubas), dieu de la guerre et des forgerons);  Sakpata, dieu de la variole (et plus généralement de la maladie, de la guérison et de la Terre);  Damballa, l’esprit de la connaissance;  ainsi que le puissant Hebieso, le dieu de l’orage et de la foudre.  Ce dernier s’accompagne d’un nain ou d’un homoncule chargé de forger ses éclairs.  Pour sa part, Papa Legba occupe une fonction d’intermédiaire et de messager des dieux. Dans le vaudou syncrétiste d’Haïti, il est assimilé à Saint Pierre, détenant les clefs du Paradis et de l’Enfer.  Dans le vaudou africain, les concepts de paradis et d’enfer n’existant pas, Legba (ou Eshu) devient le dieu le plus important puisque, à titre de dieu de la réflexion, il gère les croisements, son rôle d’intermédiaire ne venant que par la suite. Avec la divinité Fa (ou Ifa), il forme un couple, porteur de la pédagogie de cette culture2.

On rend un culte particulier à Mami Wata (aussi appelée Yemendja, dans la tradition du vaudou brésilien), la déesse, mère des eaux, une divinité redoutée des pêcheurs.  Elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l’océan destructeur.  Divinité avant tout éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigéria, au Cameroum, au Congo-Brazzaville) où elle symbolise la puissance suprême. Mami Wata est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d’une sirène ou d’une belle jeune femme brandissant des serpents. Enfin, pour les Fon, Dan désigne le serpent, plus particulièrement le python, un animal sacré que nul ne doit tuer.  En plus d’avoir assisté à la création, c’est le dieu soutient l’univers. Son culte est surtout répandu à Ouidah et sa région, où l’on trouve de nombreuses maisons aux serpents.

Comme nous ne sommes pas un spécialiste en la matière, il se peut que nous ayons oublié des entités de ce culte.  Quoi qu’il en soit, de nos jours, ce culte syncrétique fusionne des croyances animistes et des croyances chrétiennes à des pratiques de magie et de sorcellerie.  En Amérique surtout, résultat du traitement des esclaves, les différents rituels vaudous encore pratiqués représentent des variantes et des restes de la religion d’origine. En effet les esclaves interdits de pratiquer leurs langues et cultes n’ont réussi à conserver qu’une infime partie de leur patrimoine culturel et il est souvent pratiqué pour susciter la frayeur, notamment dans des cas où quelqu’un souhaite exprimer un envoutement ou une vengeance.

Ce que trop de membres de ces sectes ne savent pas, c’est que ce culte rappelle l’intervention d’extraterrestres et d’anges déchus qui ont envahi la Terre, il y a très longtemps, et qui entendaient semer la zizanie entre les races bleue et violette, dans l’espoir de les anéantir.  On a beau dire qu’il est né de la rencontre des pratiques traditionnelles des dieux yorubas des Orishas et des divinités «fon» et «ewe», lors de la création puis l’expansion du royaume Fon d’Abomey, aux xviie et xviiie siècles, il remonte à bien plus loin que cela.

Ces êtres hostiles, issus d’une planète en déclin, conçurent de mener leur projet à terme en introduisant des distorsions dans les rituels sacrés et les arts spirituels de ces races et en poussant ces peuples vers la superstition, la haine, la recherche du pouvoir et les rivalités raciales.  En détournant l’attention des gens de leur Présence divine réelle, ils les rendirent plus vulnérables à leurs manœuvres de division.  Parvenant à scinder la nation africaine en factions, les tribus se mirent à se faire la guerre, ce par quoi ils purent les asservir et s’aménager un territoire de survie.  Ainsi, ils soumirent l’Afrique au règne des ténèbres.

La religion vaudou a longtemps été réprimée et diabolisée. Les clichés, lieux communs et fantasmes véhiculés par le passé ont laissé leurs traces.  Ainsi, celui qui dit s’inspirer du vaudou est facilement perçu comme un être recourant au satanisme, au cannibalisme, à la sorcellerie et aux envoûtements pour lancer des sorts ou opérer des destructions.  En ce sens, ce qui est largement repris par le cinéma, l’objet qui représente le mieux cette perception négative du vaudou est la poupée vaudou, considérée comme un instrument magique de torture à distance.

Nous n’irions pas jusqu’à suspecter tous les praticiens du vaudou de mœurs et d’intentions répréhensibles, mais, bien que nous n’ayons pas l’habitude de nous prononcer nommément sur les divers cultes et sectes, nous savons qu’il doit être déconseillé parce qu’il maintient un taux vibratoire inopportun et inadéquat à la présente aventure ascensionnelle de la Terre.  C’est un culte dépassé que le Maître Afra (Afra El Goeb M Talah), Régent des peuples noirs et de l’Afrique, réprouve au plus haut point et demande d’abandonner sans délai.  À chacun ses choix, dans le rappel de ses responsabilités, à savoir que tout comporte une conséquence, même pour celui qui choisit de défier les décrets cosmiques…  À ce propos, Haïti devrait comprendre que ses malheurs collectifs résultent pour une large part de ces pratiques.

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